Les Pères de l'Église grecque nous offrent
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unanime la même Tradition. Clément d'Alexandrie a redes Pères grecs, cours ^ ce liyre de y Écriture , quand il veut en particulier relever le mérite du jeûne joint à la prière2.
d'Origène, J J V
sur la divinité
de ce livre. » idem, Fili, ex substantia fac eleemosynam. (Tob. » iv , 7.) Sed et Joannes , etc.,... Et in Evangelio, etc.. » Ideô hœc in unura congessimus,... quia (ut dicunt » Ariani ) ipsum vocabulum in divinis Scripturis » nusquàm inveniretur. Ergo si neque ipsum vocabu- » lum substantiœ sacris Ulleris novum est , » etc. S. Phoebad. Lib. contra Arianos. ( Biblioth. Patr. , tom. iv , pag. 301 , edit. Lugdun. 1677. )
1 « Sunt, et Moyse testante, secundùm numerum An- » gelorum fines gentium Adae filiis constituti. Sunt , » et Domino docente, pusillorum Angeli quolidièDeum » videntes. Sunt, secundùm Raphaël ad Tobiam loin quenlem , Angeli assislentes ante claritalem Dei, et » or ationes deprecanlium ad Deum déférentes. » (Tob. xn , 12 , 15. ) S. Hilar. Tract, in Psalm. cxxix , n. 7 , tom. i , pag. 494 , edit. Veron. 1730.
2 « Orat ergo ( perfectus ) etiam cogitatione , omni » borâ , per cbaritatem Deo conjunctus.... , exaudiens » Scripluram quee dicil : Bonum est jejunium cum » oralione. ( Tob. xn , 8. ) Jejunia autem significant » omnem generalem abstinenliam ab omnibus prorsùs a malis.» Clément. Alexand. Slrom., lib. vi,cap. 12, pag. 791, edit. Oxon. 1715.
Un de ses successeurs les plus célèbres dans l'École d'Alexandrie , saint Denis , appelé par saint Athanase , le Docteur de l'Église catholique, cite également Tobie dans une de ses lettres *, dont Eusèbe nous a conservé un fragment 2. Héritier de sa doctrine , ainsi que de son siège , le même saint Athanase , dans son Apologie adressée a l'Empereur Constance et dans un Concile d'Alexandrie, donne à cet Ecrit la même autorité qu'à Isaïe et à l'Évangile 3.
1 « Vereor ne in dementiara ac stuporem lapsus esse
» videar, dû m re ferre cogor admirabilem erga nosDei » providentiam ac dispensationem. Sed quoniam arca- » num quidera régis occullare , ut ait Scriptura , » laudandum est , Dei autem opéra prœdicare glo- » riosum, » etc. ( Tob. xn, 7 , sec. lxx. ) S. Dion. Alex. Episc. Epist. 11, n. 4, pag. 169, edit. Rom.
2 Euseb, Eist. , lib. vu , cap. 2, pag. 257 , edit. Vales. Paris. 1659.
3 « Quid ergo dixerit calumniator ? Imo potiùs , » quid prudentes ac veri christiani dixerint ? Hos in- » terroga, Imperator : nam de illis quidem Scriplum « est : S lui tus slulta loquilur. ( Isai. xxxn , 6. ) De » his verô : Âb omni sapicnle consilium accipe, » etc. » ( Tob. iv, 19. ) S. Athanas. Âpolog. ad Imp. Cons- » (ont. , n. 17 , tom. i , pag. 305. — «Nec pudet eos » ( Arianos)coram catcchumenis, et, quodpejus est.
Ecoutons encore un antique Docteur de l'Orient. Origène, écrivant à Jules Africain, assure que les Églises se servent de Tobie * ; il cite cette Écriture , en traitant de la prière2, et au livre ve contre CelseK Mais rien n'est plus formel que ce qu'il dit dans son Homélie xxvm sur les Nombres : « La vraie nour- » riture de l'âme raisonnable est la parole de » Dieu. Or, de même qu'il y a des aliments
» coram ethnïcïs , mysteria haec traducere. Cùm opor- » teat, ut Scriptum est , sacramentum régis abscon- » dere. ( Tob. xn , 7. ) Et , ut Dorainus prœcepit : » Nolite sancta dare canibus , » etc. ( Matth. vu , 6. ) Synod. Alex, omnibus Eccl. calhol. Episc. , n. 11 , inter oper. S. Athanas. , tom. i, pag. 133.
1 Origen. Epist. adAfrican. , n. 13 , tom. i, pag. 26.
2 « Quae indè patent quôd Raphaël obtulerit Deo » rationabile obsequium Tobiœ et Saree. Nam , post » utriusque orationem , exaudita est , inquit Scrip- » lura , deprecatio utrorumque coram gloria magni » Raphaël, et missus est ad sanandosambos. (Tob. m, » 24, 25, sec. lxx.) Quinetipse Raphaël... , ait : Et » nunc quandô orasti tu, etc. {Ibid. xn, 12.) Et post » pauca : Ego sum Raphaël unus ex septem , etc. » ( Tob. xn , 15 , sec. lxx. ) Itaque juxta Raphaelis » sermonem : Bonum oratio cum jejunio , » etc. ( Ibid. , 8. ) Origen. de Oratione , n. il , tom. i , pag. 213.
3 Origen. contra Celsum , lib. v , n. 18 , tom. i , pag. 591 ; et ibid. , n. 29 , pag. 599.
s corporels proportionnés aux plus faibles tem- » péraments, il y a aussi dans la parole divine d une nourriture semblable au lait , j'entends » cette doctrine plus simple et plus intelligible, » que l'on trouve ordinairement dans les sujets a de morale. C'est aussi de cette sorte d'alii> ments qu'on a coutume de nourrir ceux qui » commencent à étudier les divines Écritures, t> et auxquels on donne les premiers éléments s d'une instruction raisonnable. Quand donc, » en lisant les Écrits sacrés, nous faisons choix » de ceux qui ne présentent rien que de clair, » comme sont , par exemple , les livres d'Ess> ther, de Judith et de Tobie ou les maximes » de la Sagesse, ils les écoutent volontiers et » avec plaisir ; tandis qu'ils n'entendent qu'avec » répugnance et dégoût la lecture du Léviti- » que '. » Origène regardait donc le livre de
i « Cibus autem verus naturœ rationalis Sermo Dei
» est Undè ad similitudinem corporaiïs exempli est
» aliquibus etiam in Verbo Dei cibus lactis ; apertior » scilicet simpliciorque doctrina , ut de moralibus esse » solet, quee prœberi consuevit iis , qui initia habent » in divinis studiis , et prima eruditionis rationabilis » elementa suscipiunl. His ergo cùm recitatur talis i) aliqua divinorum voluminum lectio , in qua non » videatur aliquid obscurum , libenter accipiunt : verbi » causa ut est libellus Hester aut Judith , tel etiam
Sentiment de S. Jé;ôme
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Tobie comme faisant partie des Écrits sacrés, des divines Écritures ; et il ne mettait entre ce livre et le Lévitique d'autre différence , sinon que le premier est plus simple et plus à la portée des commençants.