‹ La Bible, mutilée par les protestantsChapitre 41 sur 84 · On appelle livres des Machabées l'histoire · texte numérisé non relu

On appelle livres des Machabées l'histoire

Sujet jgg juifs sous ie Gouvernement de Judas, sur-

de ces livres :

en quelle nommé Machabée , et de ses frères qui héritèie premier rent de son nom et de sa dignité. Saint Jérôme nous apprend qu'il a trouvé le premier de ces livres écrit en hébreu l.

On ne saurait révoquer en doute l'autorité de cette histoire ; car elle s'accorde parfaitement avec ce que rapportent les auteurs profanes , du règne et de la mort d'Antiochus Épiphane et de ses successeurs 2. Josèphe ,

» dévouement à la mort , courage à agir en foi pour » accomplir un grand dessein en vue de Dieu et du » bien public , ferveur constante pour la prière , mo- » destie qui fait l'honneur de son sexe , tels sont les » plus précieux joyaux de Judith de Béthulie. » Notice sur les livres apocryphes de l'ancien Testament , etc. , pag. 40 , 41 et 49.

1 « Machabaeorum primum librum, hebraicum re- » péri. » S. Hieron. Prœf. in omnib. lib. vet. Testam. , tom. i , col. 321-22.

2 Vide Polyb. , Appian. , apud Rollin , Hisl. des successeurs d'Âlexand. , liv. xix , art. 2, § 2 et suiv. passim. — Prideaux ., Hist. des Juifs, Uv.xi, passïmi

historien juif, en a inséré la majeure partie dans ses Antiquités judaïques J et dans l'ouvrage qui a pour titre : De l'empire de la raison'1. Aussi les plus habiles Protestants, 48-

contraires d'ailleurs à l'inspiration des Ma- imporlants

ues

eliabèes, n'ont pu s'empêcher d'en reconnaître dcciliel<iu

J l l auteurs

du moins l'autorité humaine. « C'est un monu- Protestants,

... ., i • t -ht- touchant

» ment historique d un grand prix, dit Jjli- l'authenticité » chaëlis, écrit avec beaucoup de soin et de et l£* TéraciJe'

1 des Machabees.

» fidélité, et qui mérite plus de confiance que » les écrits de Josèphe : cet auteur a emprunté » de ce livre ses matériaux 3. » Le docteur Prideaux avait déjà fait l'aveu « que le pre- » mier livre des Machabees est une histoire » exacte , excellente, et qui approche plus du » style et du génie des livres historiques du y> canon qu'aucun autre livre 4. C'est toujours , » ajoute-t-il , une grande confirmation de la

1 Joseph. Antiquil. , lib. xn , cap. 5 et seq. ; et lib. xiii , cap. 1 et seq. passim, tom. i, edil. Haverc. 1726 , pag. 608 et seq.

2 Joseph, de Mâchai, seu de Iiationis imperio , tom. ii oper. , edit. Haverc. , pag. 497 et seq.

3 Michaelis, Introduction aux Écrits sacres , etc., chap. 3 , pag. 103 , traduct. de Chenevières , édit. de Genève 1822.

4 Prideaux , Hist. des Juifs , liv. xi , édil. d'Amsterd. et de Leipsik 1755 , pag. 21o.

» vérité de la relation de Josèphe et des deux » livres des Machabèes , que la vengeance » extraordinaire de Dieu sur le tyran Antio- » chus se trouve attestée par Polybe , auteur » païen1. » Il n'est pas jusqu'à Grotius, si déclaré d'ailleurs contre les prétendus apocryphes, qui ne convienne que « le premier » livre a été écrit avec soin , et qu'il s'accorde » fort bien avec Josèphe 2. » Et quant au second , il confesse que « tous les anciens Chré- » tiens ont cru qu'il contenait une histoire » véritable*, et qu'il a toujours été chez eux d'une grande autorité 4. »

Sentiment Calvin, tout en rejetant l'inspiration des

de Calvin Machabèes , les distingue des auteurs pro fasur ce point. ,J -* u

1 Prideaux , Ibid. , pag. 543.

2 « Est autem liber primus ( Machabaeonim ) scrip- » tus diligenter , et cum Josepho benè convenit. » Grotius , Prolog, ad Mach. i , tora. i , pag. 723 , edit. Basil. 1732.

3 «Christianusbenèprudens nàiWaveteribus Chris- » liants omnibus pro vera agnitam historiam Macca- » baici secundi, » Idem, Discuss. apol. Rivet. , tom. iv, pag. 716, col. 1 , et 705 , col. i.

4 « In Maccabaico n libro , magnœ semper apud » Chrislianos auclorilatis , refertur somnium , ut ibi » dicitur dignum fide ; apparuisse Judse Machabœo » Oniam vitâ functum , » etc. Grotius , Volum pro pacc, lom. iv , pag. 666 , col. 2.

nés l ; il s'en sert presque à chaque page de ses Commentaires sur Daniel* , et il n'hésite pas à assurer que « celui qui veut lire avec fruit » les oracles de ce prophète, doit s'appliquer y> a méditer les livres des Machabées , et rete- » nir par cœur toute cette histoire 3. »

Le docte Beveridge, Évêque anglican de 50. Saint- Asaph, va encore plus loin. Il soutient jf^St, que, « longtemps avant le Concile de Nicèe , reconnue

, ■ f par Beveridge,

y> les Machabées ont été comptés au nombre des Évêque » livres sacrés ; » ce qu'il prouve par le té- an8 lcan* moignage de saint Cyprien et d'Origène4. D'où il conclut : « il est évident que l'église

» CATHOLIQUE DE CES PREMIERS SIÈCLES était

1 Calvin , Prœlect. in Daniel. , cap. xi , pag. 183 et 191, edit. Amstelod. 1687.

2 Ibid. , pag. 184-91.

3 Ibid. , pag. 185.

4 « Isti enim libri ( Maccabaici ) , longé ante Con- » cilium Nicsenum , inter sacros numerali sunt. Quod , » quoniam à Dallœo... negatur, paucis probatum da- » bimus. D. Cyprianus , Epistolâ ad Cornelium, etc.. » Quin etiam Origenes , » etc. Beveridg. Cod. canon. Ecclesiœ primitives , cap. 9 , n. 3 ; Pair. Apostol. vol. il, edit. Clerici, Amstelodam. 1724, pag. 110, col. 2 , et 111 , col. 1.

Nous citerons tout à l'heure les textes de ces deux anciens Pères.

» dans l'usage de compte?* ces livres parmi

» les ÉCRITURES CANONIQUES 1. »

Mais revenons à nos Docteurs. Clément d'Alexandrie indique, parmi les faits principaux de l'ancien Testament , les exploits des Machabées, et joint cette histoire à celle d'Esther2. Saint Hippolyte, martyr, signale, dans le plus célèbre de ses traités , l'audace sacrilège d'Antiochus , la mort cruelle et ignominieuse qui en fut le châtiment , et renvoie le lecteur, pour de plus amples détails, au livre des Machabées*. Saint Jérôme4, saint Ephrem5

1 « Cùm Cyprianus... hos libros ( Maccabaicos ) in- » ter canonicos , eodem , ul ita loquar, habitu , eâdem » série, nullà prorsùs adhibilâ distinctione citaverit ,

}> CATHOLICAM ISTIUS MTATIS ECCLESIAM eOS Unà

» cum canon icis numerare solitam fuisse palam » est. » Ibid. , pag. 111 , col. 1.

2 Clément. Alex. Slrom., lib. v, cap. 14, pag. 705, edit. Oxon. 1715 ; et lib. i , cap. 21, pag. 392.

3 S. Hippolyt. de Ânlichrislo , cap. 49 , vol. i oper. , edit. Hamburg. 1716 , pag. 24 et 25.

4 S. Hiep.OlN. Comment, in Daniel, cap. 8, tom. m, col. 1105 ; et in cap. xi, col. 1129 et 1130.

5 S. Ephrem. Comment, in Zach., cap. 14 , tom. ri ©per.syriac.-latin.,tom.n, pag. 308, edit. Rom. 1740; Comment, in Daniel. , cap. 8 et 11 , ibid., pag. 218 , et sœpè alibi.

et Théodoret * , dans leurs Commentaires sur les Prophètes , reviennent souvent sur ces écrits historiques , et montrent , par les événements qui y sont consignés , l'accomplissement des oracles sacrés. Saint Chrysostome2 et saint Augustin3 exaltent le courage et la patience de cette famille de héros , et racontent les circonstances de leur martyre telles qu'on les lit clans notre Yulgate. La plus grossière ignorance ou une obstination passionnée pourraient donc seules méconnaître l'autorité d'une histoire , que tous les monuments sacrés et profanes placent au plus haut degré de la certitude humaine 4.

1 Théodoret. Comment, in Dan. , lib. ix , cap. ult. , pag. 666 , et lib. x, pag. 682, 684 et seq.

2 S. Chuysost. Hom. i , n et m in Mâchai., tom. n , pag. 622 et seq. 5 et in Psalm. xliii , n. 1 , pag. 143 ; et Homil. xxxvi in Mallh. , tom. vu , pag. 411.

3 S. August. Serm. 300 et 301 , in Solemnit. Machab. , tom. v , col. 1218 et seq.

4 N'est-il pas étrange , après cela , que quelques Réformés de nos jours aient osé reproduire une objection mille fois réfutée par les docteurs catholiques? « Il se i) trouve , disent-ils, dans ces livres , des choses absur- » des : ils font mourir le roi Antiochus de trois ma- » nicres différentes; et jamais, au mépris du bon sens, » l'Église Romaine n'en fera croire la possibilité. » ( Rcp. au Mandement , pag. 162. ) Nous nous borne-

Leur

inspiration

attestée

par les Pères

Il n'est pas moins constant que l'Église chrétienne des premiers siècles a reçu ces deux livres comme divinement inspirés. Nous venons du d'entendre un savant Évêque de Y Église éta-

siècie. bUe en faire l'aveu le plus formel. Voici les preuves.

Dès le second siècle , Tertullien opposait aux Juifs le premier livre des Machabées pour montrer que la loi du Sabbat était une loi temporaire, et qu'elle n'obligeait point en certains cas1. Origène cite fréquemment le second livre , dans ses Commentaires et dans ses ouvrages de morale, pour établir la doctrine de l'intercession des Saints ou d'autres vérités chrétiennes2 ; il lui attribue la même autorité qu'aux

rons à demander au lecteur de bonne foi de quel côté se trouve ici le bon sens , ou de l'antiquité profane et ecclésiastique la plus éclairée , qui , dès l'origine , a constamment supposé ou reconnu la vérité des faits consignés dans ces livres ; ou du côté de quelques Réformés modernes , qui , écrivant environ deux mille ans après les événements , se vantent de voir , dans un monument public, estimé de la nation dont il contient l'histoire , des absurdités inaperçues aux esprits les plus clairvoyants.

1 Tertull. adv. Judœos, cap. 4 , pag. 187 , edit. Rigalt., Lut. Paris. 1664. Voyez la note de l'éditeur au bas de la page.

2 « Quôd Jeremias , ut in Machabeeorum libris ha-

PAR LES PROTESTANTS. t7T

paroles de Moïse , des Prophètes , des Évangélistes , en un mot , de l'Ecriture '. Les traités et les lettres de saint Gyprien sont remplis de semblables citations. On trouve des chapitres du IIe livre des Machabées transcrits presque en entier dans son Exhortation au martyre 2, où , comme nous l'avons déjà remarqué , le saint Martyr avertit qu'il n'emploiera que des passages tirés des divines Écritures*. Qu'on lise encore ses Témoignages contre les Juifs , et l'on verra le fréquent usage qu'il fait du

» bctur , apparuerit et gloriâ eximius ita ut mirabilis » quœdam et maximi decoris fuerit prseslantia circa » illum ; extenderilque dexlram et dederil Judae gla- » diura aureum ; de quo testatus est alius sanctus qui » antè obierat : Hic est qui mullùm oral pro po- » pulo , et sancta civitale , Jeremias propheta Dei. » ( IL Mach. xv, 13 , 14 , 15.) Origein. de Oralione , n. 11, lom. i, pag. 213. Idem, Comment, in Exod. , tom. n , pag. 113.

1 « Arbitror me utilissimè ad propositum hsec bre- » viter (exeerpta ex martyrioMachabjcorum) è Scrip- » tura proposuisse, ut videamus quid adversùs cru- » cialus acerbissimos et gravissima tormenla possit » pietas et amor Dei , quovis amore longé potentior. » Idem, Exhortât, ad Martyr. , n. 27 , tom. i, pag. 290.

2 S. Cyprian. Epist. ad Forlunal. , de Exhortai. Martyr. , pag. 270 , 271 , edit. Baluz.

3 Ibid. , Prœfat. , pag. 261 et 202.

siècle

premier et du second livre, en confirmation de plusieurs dogmes delà religion chrétienne1. Enfin, écrivant au Pape saint Corneille, il rapporte de suite plusieurs textes du Ier livre des Machabées, du Prophète Habacuc et des Psaumes , sous le même titre d'Écriture divine 2. 52- A des témoignages si décisifs ajoutons ceux

confirmée des autres Églises. Le Pape saint Léon , dans parles trois de ses Sermons, relève les vertus des

SS. Docteurs

du ive et du y* sept frères Machabées, d'après ce que lui ont enseigné l'Histoire sacrée , les pages divines, la sainte Écriture 3. Saint Hilaire de Poitiers ,

1 S. Cyprian. Testimon., lib.m, cap. 15, pag. 309. Ibid. , cap. 17, pag. 311 ; et cap. 53 , pag. 319.

2 « Sed non idcircô , Frater carissime, relinqucnda » est ecclesiastica disciplina, aut sacerdotalis solvenda » censura , quoniam conviciis infestamur aut terrori- » bus quatimur ; quandô occurrat et moneat Scriptura » divina ; Qui dilatavit quasi infernus animam » suam. (Habac. n.) Et iterùm : Et verba viri pecca- » toris ne limuerilis, quiagloria ejus in stercora erit » et in vermes. Hodiè extollitur, et crus non inve- » nielur ; quoniam conversus est in terram suam , et » cogilatio ejus peribit. ( I. Mac. n , 62 , 63. ) Et » iterùm : Vidi impium superexallatum et extolli » super cedros Libani , » etc. ( Ps. xxxvi. ) Idem , Epist. 59 , ad Cornel. , pag. 127 , cdit. Oxon.

3 S. Léon. Serm. 84 et 85, in Natali SS. Machab., tom. i oper. , pag. 242, 244, 245, edit. Rom. 1753.

s'adressant à l'empereur Constance, justifie la liberté avec laquelle il combat ce prince dogmatiseur, en citant plusieurs traits du IIe livre des Machabées, auquel il donne le même rang qu'à l'Évangile1 ; et, dans ses Commentaires sur les Psaumes, il s'appuie de l'autorité de Moïse et des Machabées'1. Quel magnifique tableau ne nous offre pas saint Ambroise de la grandeur d'âme et de la constance invincible de ces saints Martyrs et de leur admirable mère ! Non-seulement il signale ce bel exemple , entre une foule d'autres de l'ancien Testament , mais il consacre son éloquence à célébrer les combats et les victoires de ces héros de l'ancienne loi 3.

Lucifer de Cagliari , que saint Athanase loue pour sa profonde connaissance de la Tradition et des Écritures sacrées4, allègue les deux livres des Machabées et les qualifie tf Écriture,

1 S. Hilar. Pictav. Lit. contra Constant. , n. 6 , tom. n , col. 56o , edit. Yeron. 1730.

2 Idem, Tract, in Psalm. cxxxir , n. 25 , tom. i , col. 537.

3 S. Ambros. de Jacob et Vila beata , lib. h , cap. 9, in finem ; et cap. 10 , 11 et 12 , tom. i , col. 474 et seq.

4 S. Athanas. Epist. ad Lucif. , tom. i , part, n , pag. 966.

d'Écriture sainte1. Saint Jérôme lui-même, zélé défenseur du canon des Hébreux , et non moins ardent à maintenir la Tradition , se sert de ces mêmes écrits ; il exhorte son lecteur à les étudier, s'il veut acquérir une parfaite intelligence du Prophète Daniel ; il témoigne que l'Église les lit 2 ; et , dans ses Commen-

1 « Loquilur sacra Scriptura dicens in Machabaeo- » rum primo libro : Et scripsil rex (Anliochus) omni » reyno suo , ul essel universas populus unus; et re- » linquerel unusqaisque legem suam, » etc. (I. Mach. i , 43-56 511,1,6,7, 11-29 , 40-69 ; m , 1-9. ) Lucifer. Calaril. Episc. lib. de non parcendo in Deum delinquent. (Biblioth. Pair., tom. iv , pag. 231 et 232, edii. Lugdun. 1677.) — « Legisti (Constanlium » alloquitur) quartus (Machabseorum) quid respondit » ( Antiocho).... Nempè dicit .- Polius est ab homini- » bus morli dalos spem exspeclare à Deo, etc. (II. Mach. » vu, 14).... Quinlus quoque cùm admolus fuisset et » vexatus, dixisse loquilur Scriptura régi : Poleslalem » inier hommes habens , cùm sis corruplibilis , etc.

» (Ibid., 16, 17) Quid eliam sextus dixerit ins-

» pice....: Noli frustra errare , non enim propler nos- » melipsos hocpalimur, etc. [Ibid., 18 et 19)... An- » liochus aulem contemni se arbilrans, el ejus qui » increpabatvocem despiciens, etc. (Ibid., 24, usque » ad 39).... Misil, inquit Scriptura, rex senem An- » Hochenum qui compellerel Judœos, ul se trans ferrent » à palriis et Dei legibus , » etc. (IL Mach. vi, 1- 12. ) Ibid. , pag. 235 , 236 et 241.

2 S.Hieroin. Prœf. in lib. Salom., tom. i, col. 939-40.

taires sur haïe, il appelle Écriture le premier de ces livres '. Saint Augustin puise des préceptes divins et des exemples de vertu dans ces Ecritures dictées par le même Esprit que celles du nouveau Testament*. Il en explique

1 « Onus TyrL... de terra Celhim revelatum est

» eis Plerique noslrûm, et maxime Machabseorum

» principium , Cethim Italise Macedonieeque insulas » arbitrantur. Hoc enim Scriplura commémorai , quôd » Alexander Rex Macedonum egressus sit de ferra » Cethim. » (I. Macb. i , 1.) S. Hieron. Comment, in Isai. , cap. 23 , tom. m , col. 143.

2 « Quid ergo hic novi Testamenti aucloritates colli-

>> gam?.... De veleri poliùs Testamenlo Excitabo

» exemplum patientia? Offerunt mihi Scripturœ

» illœ stupendœ fortitudinis feminam , et ad eam jam me » transire compellunt. Quse cum septem liberis ly- » ranno atque carnifici priùs viscera omnia, quàm » unum verbum sacrilegum impendit.... (II. Mach. » vu. ) An non audierat : Pretiosa in conspeclu Dort mini mors sanctorum ejus ? etc. Imô verô et hœc et » alia plura perceperat, quae unosanctoDei Spiritu , » ut in istis novi Testamenti, sic in Mis (veteris Tes- » tamenti), qui soli adhuc erant, libris , divina prœ- » cepla fortitudinis conscripta svjnt. » S. August. de Moribus Ecclesiœ , lib. i, cap. 23, n. 43 , tom. i , col. 703. — « In Machabseorum libris legimus (II. Mach. » xii, 43) oblatum pro mortuis sacrificium. Sed et si » nusquàm in Scripluris veteribus ( seu veteris Tes- » tamenti) omnino legeretur, non parva est universap » Ecclesia* , qua? in hac consuetudine claret auctoritas.»

Preuve générale

des passages contre les Donatistes ' qui , les supposant inspirés, y cherchaient une excuse aux fureurs des fanatiques Circoncellions 2.

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