Non -seulement, dit-il, l'appellation de
Application B canoniques, mais encore de saintes et divines
du système , f . m ' - ,,
de Leibniz » Ecritures , était alors (des les premiers sied^CattS. * c'es ) employée abusivement ; et c'était
1 Lettre de Leibniz, du 14 mai, §xxvih, pag. 401 et 402.
» l'usage de ces temps-là , de donner dans un ï excès étrange sur les titres et sur les épi- » thètes. Un Évêque était traité de Votre j> Sainteté par ceux qui l'accusaient et par- » laient de le déposer. Un Empereur chrétien » disait , Nostrum Numen 3 et ne laissait pres- » que rien à Dieu , pas même l'éternité. Il ne » faut donc pas s'étonner des termes du Con- » cile me de Carthage, que d'autres croient » avoir été le ve, ni les prendre a la rigueur, » lorsque le Concile dit : Placuit ut , prœter j> Scripturas canonicas , nihil in Ecclesia » legatur sub nomine divinarum Scriptura- » rum ! . »
On en conviendra , c'est aller chercher bien 23loin l'interprétation d'un canon dont chaque de ce décret ligne révèle le véritable sens. En effet , après manifestement
^ l opposée
les paroles qu'on vient de lire, le Concile ajoute : à
« Les Écritures canoniques sont, la Genèse, 1D erpdrg » l'Exode...., cinq livres de Salomon , douze ce philosophe.
» livres des petits Prophètes , Isaïe , Tobie, p™»™.
» Judith , Esther, deux livres d'Esdras, deux » livres des Machabées 2. » N'est-il pas manifeste que les écrits relégués par Leibniz au
1 Lettre de Leibniz, du 24 mai, § lxxxv , pag. 431.
2 Voyez ci-devant, pag. 212 et 213, not, 2.
second rang sont ici placés au premier, avec la même qualification d'Écritures canoniques , et , suivant l'expression du savant Évêque anglican de Saint- Asaph , ènutnèrés d'un seul trait sous la même teneur, et sans nulle distinction? Ne faut-il pas être doué d'une admirable sagacité pour discerner , entre les cinq livres de Salomon également attribués à cet auteur inspiré, les livres abusivement canoniques, savoir, la Sagesse et l'Ecclésiastique, d'avec les livres proprement canoniques , tels que les Proverbes, FEcclésiaste et le Cantique des cantiques ?