‹ La Bible, mutilée par les protestantsChapitre 59 sur 84 · De plus , le Concile ordonne que , « à l'ex · texte numérisé non relu

De plus , le Concile ordonne que , « à l'ex

Deuxieme , ,

preuve. » ception des Ecritures canoniques, dont il » fait le dénombrement, on ne lise rien dans » l'Église sous le nom d'Écritures divines *. » Le Concile appelle donc divines les mêmes Écritures qu'il avait déjà nommées canoniques ; or nous venons de montrer qu'il emploie cette dernière dénomination dans le sens propre et rigoureux. La première série des livres canoniques terminée, les Pères ajoutent : « Et pour » le nouveau Testament , les quatre Évangiles , y> etc. 2. Les livres précédemment dé-

1 Voyez ci-dessus , pag, 212 et 213 , not. 2.

2 Ibid. , pag. 213.

et troisième preuve.

nombres appartiennent donc a l'ancien Testament , c'est-à-dire , au corps des Écritures immédiatement divines ou inspirées , suivant le langage commun de l'Église.

Mais , dit Leibniz , « On avait accoutumé 25. » d'appeler abusivement du nom d'Écritures Réponse

,.. it • 1 • ■ t à une difficulté,

» divines tous les livres qui se lisaient dans » l'Église ' , et de les comprendre dans le ca- » non. » Qu'il nous suffise de répondre, pour le moment , que le Concile de Cartilage nous offre la preuve sans réplique de la fausseté de cette affirmation. Fidèles aux enseignements de leurs prédécesseurs, ce n'est qu'après avoir fermé le canon des Écritures divines que les Evêques font mention des « Actes des martyrs, » et en permettent la lecture 2. » Voilà bien ces écrits purement humains et ecclésiastiques, impropres a conformer les dogmes de la foi , quoiqu* utiles a lire pour l'édification du peuple ; mais les voilà aussi écartés du canon sacré , et séparés des livres du premier rang ou canoniques par excellence.

A ces observations vient s'ajouter un fait qui ne laisse aucune issue à la plus subtile

Quatrième

et dernière

preuve.

1 Lettre de Leibniz , du 24 mai pag. 431.

2 Voyez plus haut , pag. 213.

§ LXXXVIH ,

chicane. On sait que le Concile avertit , en terminant son canon, « qu'il a appris des Pères » à lire dans l'Église, et sous le nom d'Écri- » turcs divines et canoniques l , » les livres dont il dresse le catalogue. Mais il est démontré que les Pères , et en particulier les Africains , antérieurs au Concile de Carthage , ont cité ces mêmes livres comme Écritures inspirées, prophétiques . comme les oracles , les préceptes , la voix du Seigneur et de ls Esprit- Saint ; qu'ils les ont produits pour confirmer les articles de la foi chrétienne contre les Gentils , les Juifs et les hérétiques* . Le Concile proclame donc V infaillibilité de l'inspiration divine et la véritable canonicilé des livres contenus dans son décret.

27 • D'ailleurs , qui mieux que saint Augustin

de s a Augustin connaissait l'esprit de ce Concile, auquel il dont Leibniz avait assisté , et dont il cite fréquemment les

s'efforce ' ...

d'étayer canons dans ses ouvrages3 ? Toutefois , Leibniz «on système, &Qu^enj; que je saint Docteur n'a eu , sur les

écrits dont il s'agit , d'autres sentiments que ceux de la Réforme.

« Saint Augustin , qui a été présent , a ce

i Voyez plus haut, pag. 213.

2 Voir ci-dessus , ne part. , chap. 3 , passim.

3 Voyez ci-après , chap. 3, n. 69, noie.

» qu'on croit , au Concile 111e de Carthage, et » quelques autres.... se sont servis des mots » canoniques et divins d'une manière plus » générale et dans une signification fort infé- » rieure , prenant canonique fsicj pour ce que

» les canons de l'Église autorisent , et

» divin, pour ce qui contient des instructions » excellentes sur les choses divines. Et puisque » le même saint Augustin s'explique fort net- » tement en d'autres endroits , où il marque » précisément , après tant d'autres , l'infèrio- » rite de ces livres, je crois que les règles d'une » bonne interprétation demandent que les pas- » sages , où l'on parle d'une manière plus » vague, soient expliqués par ceux où l'auteur » s'explique avec distinction l. »

Quels sont donc ces endroits où saint Augustin s'explique fort nettement et avec distinction , cl marque précisément l'infériorité de ces livres ? « Les voici : Cette Écriture , » qu'on appelle des Machabêes , n'est pas » chez les Juifs comme la Loi , les Prophètes » et les Psaumes , à" qui notre Seigneur a » rendu témoignage comme à ses témoins. Ce-

1 Lettre de Leibniz , du 14 mai , § xxv, pag. 400 et 401.

» pendant l'Église l'a reçue avec utilité , » pourvu qu'on la lise sobrement ; ce qu'on a s fait principalement h cause de ces Macha- » bées, qui ont souffert en vrais martyrs pour » la loi de Dieu , etc. *. »

« Et dans la Cité de Dieu : » « Les trois » livres de Salomon ont été reçus dans l'auto- » rite canonique fsicj ; savoir, les Proverbes , s l'Ecclésiaste et le Cantique des cantiques. » Mais les deux autres, qu'on appelle la Sa- » gesse et F Ecclésiastique....*. , ont pourtant » été reçus anciennement dans l'autorité par

» l'Église occidentale principalement Mais

» ce qui n'est pas dans le canon des Hébreux » n'a pas celle force contre les contredisants » que ce qui y est fsicj 2. »

« Et encore dans le même ouvrage : » « La » supputation du temps , depuis la restitution » du temple , ne se trouve pas dans les saintes » Écritures qu'on appelle canoniques ; mais » dans quelques autres, que, non les Juifs, mais t> l'Église tient pour canoniques , à cause des » admirables souffrances des martyrs, etc. 3. »

i Lettre du même , du 24 mai , § xcix > pag. 438 et 439.

2 Ibid. , § c , pag. 439.

3 Ibid., § Ci , pag. 439 el 440.

passages.

De tous ces textes, Leibniz conclut : 1° « 11 28-

» Y a, selon saint Ausustin, des degrés dans Conséquences

•> ' o O qu'il déduit

» l'autorité ; il y a une autorité canonique de

» dans le sens le plus noble , qui n'appartient

» qu'aux véritables livres de Salomon, compris

» dans le canon des Hébreux ; mais il y a aussi

» une autorité inférieure , que l'Église Occi-

» dentale surtout avait accordée aux livres qui

s> ne sont pas dans le canon hébraïque , et qui

» consiste dans la lecture publique pour l'édi-

» Jicalion du peuple ; mais non pas dans l'in-

» faillibUité , qui est nécessaire pour prouver

» les dogmes de la foi contre les contredi-

» sanls ', »

2° « On voit combien saint Augustin est » flottant dans ses expressions ; mais c'est tou- » jours le même sens. Il dit que les Macha- » bées ne se trouvent pas dans les saintes » Écritures qu'on appelle canoniques ; et puis » il dit que Y Église les tient pour canoniques. » C'est donc dans un autre sens inférieur, que » la raison qu'il ajoute fait connaître : car les » admirables exemples de la souffrance des » martyrs, propres à fortifier les chrétiens » durant les persécutions , faisaient juger que

1 Lettre de Leibniz, du 24 mai, § c, pag. 439 et 440.

3 la lecture de ces livres serait très-utile. C'est » pour cela que l'Église les a reçus dans l'au- » torité et dans une manière de canon , c'est- » à-dire, comme ecclésiastiques ou utiles ; mais » non pas comme divins et infaillibles : car » cela ne dépend pas de l'Église, mais de la » révélation de Dieu, faite par la bouche de ses » Prophètes ou Apôtres *. »

« Enfin , saint Augustin , dans son livre de » la Doctrine chrétienne, raisonne sur les livres y> canoniques dans un sens fort ample et gé- •» ncral, entendant tout ce qui était autorisé » dans l'Église. C'est pourquoi il dit que pour » en juger, il faut en faire estime selon le » nombre et l'autorité des Églises : puis il vient y> au dénombrement....; et il nomme les mêmes » que le Pape Innocent I : ce qui fait visible- » ment connaître qu'en parlant du canon, il y> n'entendait pas seulement les livres divins » incontestables , mais encore ceux qu'on re- » gardait diversement , et qui avaient leur » autorité de l'Église seulement , ou des » Églises , et nullement d'une révélation di- » vine 2. »

1 Lettre de Leibniz , du 24 mai , § ci , pag. 440.

2 Ibid. , § eu , pag. 440 et 441.

Quel mélange bizarre d'erreurs et de vérités ! Prouvons que ce n'est là qu'un indigne travestissement de la doctrine de saint Augustin : montrons , de plus , que des vrais principes de ce Père suivent des conséquences directement opposées à celles du Philosophethéologien.

Je consulte de nouveau les œuvres de saint 29. Augustin ; de nombreuses pages m'attestent L'lnsPiratl011 l'autorité infaillible de tous nos livres sa- livres contestés crés. On l'a dit , le catalogue de ce Père est ce^e^él entièrement conforme à celui de Carthage. „ Par .

, . . °- Augustin.

Suivant l'autorité des Eglises catholiques , il Première met les prétendus apocryphes au rang des ionéanok Écritures divines et canoniques de l'ancien des Écritures. Testament ^ en faisant précéder leur dénombrement de ces mots : « Tout le canon des » Écritures est renfermé dans les livres qui » suivent , etc. ; Totus canon Scripturarum » his libi'is co7iti?iciur ', t> etc. Il compte la Sagesse et l'Ecclésiastique > avec les Psaumes de David et les deux livres qu'on attribue à Salomon, au nombre des livres prophétiques2,

1 S. August. de Doct. christ. , lib. 11 , cap. 8 , n. 12 el 13, tom. m, col. 23.

2 Ibid. , n. 13 , col. 23 et 24. Voir le lexle , ci-dessus , pag. 219, noie 1.

Deuxième

preuve :

La notion

que donne

le S. Docteur

des

Ecritures

canoniques.

292 LA BIBLK MUTILÉE

ajoutant ces termes plus expressifs que ceux du début : « L'autorité de l'ancien Testament t> se borne à ces quarante-quatre livres , His » quadraginta quatuor libris Testamenti y> veteris terminaturauctoritas*. » Il témoigne enfin que « ces Écritures contiennent les » vérités de la foi et les règles des mœurs ; » que le Chrétien, instruit par elles des vérités » de la foi j lira avec plus de sécurité les au- » très livres j et se garantira des erreurs qu'il » pourrait y rencontrer 2 : » autant de caractères évidents des seuls livres divinement inspirés.

Puis, était-il permis à Leibniz d'ignorer ces maximes répétées en cent endroits de saint

1 S. August. de Doct. christ., lib. n, cap. 8, n. 13, col. 2ï.

2 « Illa quse in eis ( Scripturis canonicîs ) apertè » posita sunt, vel prœcepla vivendi, vel regulœ cre- » dendi , solertiùs diligenliùsque investiganda sunt... » In iis enira... inveniunlur omnia quse continent » fidem moresque vivendi , etc. » Ibid. , n. 14 , col. 24. — « Erit igitur divinarum Scripturarum sort lertissimus indagator, qui primo totas legerit... dun- » taxât eas quse appellantur canonicœ. Nanti cœleras » securiùs leget fide veritalis inslructus, ne praeoccu- » pent imbecillum animum , et periculosis mendaciis » eludentcs prpejudicent aliquid contra sanara intelli- » gentiam. » Ibid. , n. 14 , col. 24.

Augustin : « Dieu étant l'auteur des Écritures » canoniques , elles ont l'autorité la plus émi- » nenle ; et , seules exemptes de toute erreur, » elles sont au-dessus de tout témoignage hu- » main ' 1 » Mais tout cela , Leibniz avait in-

1 « Hic ( Dcus ) priùs per Prophetas , deindè per se » ipsum , posleà per Apostolos, quantum salis esse » judieavit, locutus, etiam Scripturam condidit, quee » cajnonica. nominalur, eminenlissimœ aucloritatis , » cui fidem habcmus de his rébus quas ignorare non » expedit , nec per nosmetipsos nosse idonei sumus. » S. August. de Civilale Dci, lib.xi, cap. 3, tom. vu, col. 273. — « Sanctam Scripturam , in summo et cœ- » lesli aucloritatis culmine collocatam , de veritate » ejus certus acsecurus legam. » — « Solis eis Scrip- » lurarum libris , qui jam canonici appellantur, didici » hune timorem honoremque déferre , ut nullum eo- » rum auclorem scribendo aliquid errasse firmissimè » credam. » — « Tanlummodô Scripturis camomciS » hanc ingenuam debeam servitutem , quâ eas solas » ita sequar, ut conscriptores earum nihil in eis om- » ninô errasse non dubilem. » S. August. Episl. 82, ad Hieron. , n. 3 , S , 24 , tom. il , col. 190 , 191 , 199. — « Cùm essemus infirmi ad inveniendam lift quidâ ratione verilalem , et ob hoc nobis opus esset » aucloritate sanclarum litlerarum , jam credere cœ- » peram nullo modo te fuisse tributurum tam excellen- » lem illi Scriptura? peromnes jam terras auclorila- » lem , nisi et per ipsam tibi credi , et per ipsam te » credi voluisses. » Idem , Confess. , lib. vi , cap. S , n. 8, tom. i , col. 123.

térêt de le dissimuler. Il ne dit pas non plus, qu'au passage objecté pour donner atteinte à l'inspiration de la Sagesse et de /' ' Ecclésiastique1 y il supprime plus de trente lignes où saint Augustin prétend si bien que ces deux livres sont prophétiques, qu'il en rapporte deux prophéties très-claires et très-expresses , l'une de la Passion du Fils de Dieu, l'autre de la Conversion des Gentils -.

1 Voyez ci-dessus , pag. 288.

2 Voici le texte de S. Augustin en son entier : nous mettrons entre des crochets tout ce qui a été supprimé par Leibniz. « Très ( Salomonis libri ) recepti sunt » in auctorilalem canonicam, Froverbia, Ecclesiastes, « et Canticum canticorum. A!ii verô duo , quorum » unus Sapientia, alter Ecclesiaslicus dicitur, propter » eloquii nonnullam similitudinem , ut Salomonis di- » cantur [ obtinuit consuetudo] : non autem esse ip- » sius , non dubitant doctiores : eos tamen in aucto- » ritatem , maxime occidentalis , antiquitùs recepit » Ecclesia : [ quorum in uno , qui appellatur Sapientia » Salomonis, passioChristi apertissimè prophetatur. » Impii quippè interfectores ejus commemorantur di- » cenles : Circumveniamus justum , quoniam in- » suavis est nobis , et contrarius est operibus noslris , » et improperat nobis peccata legis , et infamal in nos » peccata disciplinas nostrœ. Promillit scienliam Dei » se habere, et F 'ilium Dei se nominat. Faclusest » nobis in (raduclionem cogilalionum nostrarum. » Gravis est nobis eliam ad videndum , quoniam dis-

Venons a l'usage que fait notre admirable si.

Docteur des écrits contestés , puisque c'est la Troisih™e meilleure preuve du sentiment qu'il en avait. Les

, . qualifications

S'il les cite, il n'a pas de termes assez energi- qu'il

attribue aux

» similis est aliis vila illius , el immulatœ viœ ejus. livres contestés.

» Tanquam nugaces œstimali sumus ab illo , el abs-

» linet se à viis noslris quasi ab immundiliis : prœ-

» ferl novissima juslorum , et gloriatur Patrem

» Deumse hjbere. Videamus ergà sisermones illius

» veri sinl , et lentemus quœ Ventura sunl illi , et

» sciemus quœ erunl novissima ejus. Si enim Juslus

» est Filins Dei , suscipiet illum , et liberabil eum de

n manu contrarier um. Contumeliâ el tormenlo in-

» lerrogemus illum, ut sciamus reverenliam illius ,

» et probantes palientiam ipsius. Morte turpissima

» condemnemus illum : eril enim ci respeelus ex ser-

» monibus illius. Hcec cogitavernnt el erravcmnl :

» excescavil enim illos malilia ipsorum.» « In Eccle-

» siastico aulem fuies Gentium futura prjedicitur isto

» modo : Miserere nostri dominator Deus omnium ,

» et immille limorem luum super omnes génies : ex-

» tende manum tuam super génies aliénas, el videant

» polenliam tuam. Sicul coram Mis sanclificalus es

» in nobis , ila coram nobis magnificeris in Mis ,

» et agnoscant le, et nos agnovimus le , quia non est

» Deus prœler te , Domine. » « Hanc oplandi et pre-

» candi specie prophetiam per Jesum Chrislum vide-

» mus implelam ] ; sed adversùs contradietores non

» tantâ firmitate proferunlur, quse scripta non sunt in

» canone Judseorum. » S. August. de Civil. Dei ,

lib. xvii , cap. 20 , n. 1 , tom. vu , col. 483.

ques pour exprimer leur divine inspiration. Il semble renchérir , à cet égard , sur Fillustre Évêque de Carthage. Ces Écritures sont la loi , les préceptes * , la voix2 ^ le langage 3 , les oracles *, le témoignage de Dieu

1 « Quod operum lex minando imperat , hoc fidei » lex credendo irapetrat. Ista dicit , Non concupisces » ( Exod. xx, 17 ). Ista dicit , Cùm scirem quia nemo » pôles t esse conlinens , nisi Deus del, et hoc ipsum » eral sapientiœ, scire cujus essel hoc donum. » (Sap. vin, 21). S.August. de Spiril. elLUt., cap. 13, n. 22, tom. x , col. 97. Voyez aussi lib. de Patient. , n. 11 , tom. vi , col. 538 , et Confess. lib. xm , cap. 21 , n. 31 , tom. i , col. 235 , etc.

2 « Audio voce m- jubenlis Deimei : Non gravenlur » corda vcslra in crapula et ebrietate (Luc. xxi , 34 ). « Audivi aliam vocem tuam : Post concupiscenlias » tuas non eas , et à voluntale lua averlere » (Eccli. xviii, 30), etc. Idem , Confession, lib. x, cap. 31, n. 45 , tom. i , col. 186.

3 « Neque hinc ipsa divina adversantur eloquia r » quia Scriplum est, Deus morlem nonfecit (Sap. i, » 13 ) ; ilemque Scriplum est, Vila et mors à Domino » Deo ( Eccli. xi , 14 ) ; quia deceplor hominis caussa » mortisestdiabolus, quam non ut primus auctor ejus, » sed ut peccali ultor intulit Deus. » Idem, contra Julian., lib. v , cap. 9 , tom. x , col. 648. Voir encore de Dono persever. , cap. 17 , n. 43 , tom. x , col. 845 , et cap. 20 , n. 51 ; conlra Adimant. manich. , cap. 7 , tom. vin , col. 118 , et alibi.

4 Pour éviter les répétitions, voy. page suiv. not. 2.

même î. 11 répète jusqu'à huit fois en deux ou trois pages, que la Sagesse et l 'Ecclésiastique sont les oracles , les paroles d'un Prophète , comme les Écrits de Moïse et de David ; et , y joignant un passage des Machabées , il affirme que « c'est par l'inspiration d'un seul et même » Esprit qu'ont été dictés tous ces livres de » l'ancien Testament 2. »

1 « Scriplum est, et in Proverbiis Saloraonis, Quo- » niam Vominus dal sapienliam. Et de continentia » legitur in libro Sapientise..., Cùm scirem quia nemo » polest esse conlinens , nisi Deus del , etc. (Sap. vin, » 21). Hœc ergo Dei dona sunt..., quod Scripluris » ejus leslibus comprobatur. » Idem , de Dono persever. , cap. 17 , n. 43 , tom. x, col. 845. Voyez aussi de Nalura boni advers. Manich., cap. 24, tom. vm , col. 507.

2 « Nemo ex me quserat sentenliam meam , sed po- » tiùs audiamus oracula , nostrasque ratiunculas di- » vinis submittamus affalibus. Videamus ergo , etc.. » Etvila, inquit , eral lux hominum ( Joan. i ) : po- » tuitne quidquam magis concinere bis testimoniis , » quàm illud quod in vetere(Testamentodictumest)...? » CùmPROPHETA dicat... , Sobrielalem Sapienlia(id » est Dei Filius) docel , eljusliliam et virtulem , etc. » (Sap. vin , 7 )... Deindè cùm Paulus dicat , Fi- » lium Dei esse Sapienliam , et ipse Dominus , Nemo » novit Patrem nisi Filius , quid potuit à propheta » congruentiùs dici..., El lecum Sapientia quœ novit » opéra tua , elc. (Sap. ix , 9 )... Postremo dicit ipsa

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