Ce Père ne raisonne donc pas sur les
Corollaires 7. -. ri
de la livres canoniques dans un sensjort ample et démonstration général, entendant tout ce qui était autorisé
précédente. O ■ ■ * 1
Premier dans l'Église. Il raisonne, au contraire, selon le sens propre et le plus étroit , et compose son catalogue des Écrits divinement inspirés , a l'exclusion de tous les autres. Sans doute , il assigne comme règle sûre de discernement des livres canoniques le nombre et l'autorité des Eglises ; mais Leibniz en induit sans raison que les livres contestés avaient leur autorité de l'Église seulement -, puisque , supposé
roli
coronaire.
même leur inspiration , il est encore besoin de l'intervention de l'Église, non pour leur conférer une autorité qu'ils auraient déjà et qu'ils tiennent'de Dieu seul , mais pour la constater par un témoignage irréfragable.
2° C'est donc calomnier saint Augustin de dire qu'il fait consister précisément la canonicité de nos écrits bibliques en ce qu'on les lisait clans l'Église , laquelle, pour cela , les aurait reçus en l'autorité et clans une manière de canon , ou comme purement ecclésiastiques. On Fa vu, ce Père désigne ces livres sous le titre d'Écritures ca?ioniqucs ; et il ne reconnaît pour telles que les livres exempts d'erreurs , d'une autorité suréminente , ait' dessus de tout témoignage humain , et, par conséquent , infaillibles.
3° On ne peut donc s'empêcher de taxer de pure chicane l'objection de Leibniz représentant saint Augustin flottant dans ces expressions : « Les Machabées ne se trouvent pas i> dans les saintes Écritures, mais l'Église les » tient pour canoniques ; » d'où Leibniz infère : c'est donc dans un autre sens inférieur que l'Église admet leur canonicité. Comme si le saint Docteur ne s'était pas clairement expliqué , en ajoutant que ces livres , canoniques
Deuxième corollaire.
Troisième corollaire.
dans l'Église chrétienne, ne l'étaient pas chez les Juifs ; ou qu'il n'eût pas constamment attribué a l'Église le droit de prononcer sur la parfaite canonicité des Écritures.