Tel est le témoignage précis, invariable r
rendu par saint Augustin aux livres contestés j
des témoignage exactement conforme à celui de ses
passages , - , , , , .
de s. Augustin, prédécesseurs et au décret de Gartnage. Donc , loin que la doctrine de l'Église du temps de saint Augustin ait été celle des Protestants d'aujourd'hui2, il est manifeste que la doctrine de l'Église Romaine d'aujourd'hui est parfaitement identique avec celle que profes-
1 Lettre de Bossuel à Leibniz , ibid., § xlv et suiv. Ibid. , pag. 496 , 497 , 498.
2 Lettre de Leibniz à Bossuet , ibid. , § xcix , pag. 438.
Résumé : la discussion
sait , il y a quatorze siècles , un des plus grands Évêques et le plus beau génie du christianisme.
« On doit donner la même interprétation à *o,
> la lettre du Pape Innocent I, écrite à Exu- interprétation » père, Évêque de Toulouse, en 405 * ; son but dêcrètah
, r , , ■ ,- ■ , du Pape
» ayant ete de marquer les livres autorises s. innocent, d ( pour la lecture publique) ou canoniques , ,tn fa"?UI
*r r t.. y t. » du système.
j> pris largement , ou opposés aux apocry- » phes , pris en un mauvais sens ; puisque ces » livres autorisés se trouvaient joints aux liï vres véritablement divins, et se lisaient aussi » avec eux2. »
Voilà , il faut en convenir, un raisonnement bien peu digne du célèbre philosophe : Les livres dont on permettait la lecture publique, se trouvaient joints aux livres véritablement divins , et se lisaient avec eux ; donc le but d'Innocent 1 a été de marquer dans son catalogue, et les livres véritablement divins, et les écrits canoniques selon le sens large, ou simplement ecclésiastiques et d'une autorité purement humaine !
1 II est important de noter l'aveu de Leibniz sur la véritable date de cette décrétale.
2 Lettre de Leibniz à Bossuet , du 14 mai 1700 , § xxvn , pag. 401.
«■ Pour procéder logiquement, il fallait dire :
de laVeïrïtaie Le PaPe fait le dénombrement des livres reçus
s'oppose dans le canon des Écritures ; ce n'est pas as-
à cette , £
interprétation, sez qu il ne laisse apercevoir entre eux la plus légère nuance : à l'exemple du Concile de Cartilage, il réunit, sous un même titre, les cinq livres de Salomon ; il compte Tobie> Judith et les deux livres des Mâcha 'bées parmi les Écrits historiques de l'ancien Testament , les classe sans distinction au rang des Écritures excellemment canoniques ; et il passe ensuite à celles du nouveau Testament : donc , à moins de nouvelles preuves , il regardait comme inspirés tous les livres contenus dans ce catalogue.