‹ La Bible, mutilée par les protestantsChapitre 71 sur 84 · Ce qui fait soupçonner la falsification de · texte numérisé non relu

Ce qui fait soupçonner la falsification de

3 Le^dSre?6 * ce canon> c'est (\ue les livres des Machabées ,

de Carthage » qui sont insérés clans les exemplaires latins

de falsification. » de ce Concile , ne le sont pas dans tous , ni

» dans aucun des anciens manuscrits ou exem-

» plaires grecs 2. »

Tout à l'heure le seul défaut du décret de

1 Concilium Carthaginense nomine tertium , probatum a Leone IV. Ibid. , pag. 481.

2 Rép. au Mand. , ubi suprà.

taisons 'ënérales

Carthage, était le manque d'approbation. A présent on le soupçonne d'être falsifié. Soupçon assurément bien fondé, et revêtu de tout l'appareil de la science et de l'érudition : exemplaires latins, et l'on sait quelle est la force de nos savants dans cet idiome ; ajoutez maint exemplaire grec , sans compter les anciens manuscrits , etc.

Si les Réformés ont apprécié au j uste la valeur de cette objection, ils font preuve de quelque adresse en s'abstenant de marquer le quF détruisent nombre et la qualité de ces exemplaires grecs l : soupç011et latijis, où les livres des Machabées ne sont pas insérés. Puis donc qu'on a mieux aimé laisser cette objection dans le vague, nous répondrons que le soupçon de falsification du canon de Carthage se trouve détruit , 1° par l'autorité de l'Église d'Occident qui, depuis quatorze siècles, conserve ce monument authentique de sa croyance à l'inspiration des Machabées et des autres livres sacrés1 ; 2° par le témoignage irrécusable de saint Augustin , qu'on croit avoir assisté à ce Concile , auquel

lBiN. Collecl. Concil. , tom. m,pag. 479. — Labb. Concil. , tom. n , col. 1177. — Harduin Concil. , tom. i , col. 968.

il renvoie fréquemment1 ; il ajoute môme que l'Église reçoit les Machabèes comme canoniques2, et il les comprend dans son catalogue des Écritures 3 ; 3° enfin, par l'aveu des plus doctes Protestants , dont les efforts se bornent à éluder ce décret, en lui donnant une interprétation arbitraire, ainsi que nous l'expliquerons dans la suite. Cette réponse, plus que suffisante pour dissiper jusqu'au moindre soupçon de falsification , acquiert une nouvelle force de l'examen détaillé des prétextes dont on colore cet odieux soupçon.

Page 1