CONCLUSION
Au point où se trouve amenée la discussion , on ne peut s'empêcher de reconnaître la véde Trente rite et la justesse des paroles du décret de
des attaques Trente \ « PoUR SUIVRE L'EXEMPLE DES PÈRES
delà Réforme. » orthodoxes, le Concile reçoit et vénère, avec » le même sentiment de piété et avec le même » respect, tous les livres, tant de F ancien que » du nouveau Testament * , » parmi lesquels sont inscrits les prétendus apocryphes. Comment, après cela, n'être pas confondu d'éton-
» livres canoniques de l'ancien Testament, qu'ils n'ont » déjà que trop allaqués par les arguments même » qu'on emploie aujourd'hui contre la chronologie ,
» l'histoire , le dogme et la morale Dès le siècle
» dernier, la critique , armée de la philologie et de » l'histoire ,... exerça sur les livres saints toute son » AC\\on jus qu'à Valus le plus affligeant , jusqu'à nier » tantôt leur authenticité ou leur intégrité, et tantôt
» leur diviise inspiration Le nouveau ïeslament
» fut soumis à la même censure... Ainsi tout le re- « cueil des saints livres fut rendu apocryphe ou sous » un rapport ou sous un autre : et, au milieu de ce » chaos, comment les incrédules n'auraient-ils pas dit: » Où est la parole de Dieu ? » Notice sur les livres apocryphes de l'ancien Testament , page 7 , 174-79. 1 Concil. Trident. Sess. iv , Décret, de Scripl. can.
nement, quand on voit les écrivains de la secte reprocher aux Pères de Trente « de s'être ha- « sardes d'attribuer l'inspiration à tous les » livres de la Bible , en haine seulement des » Protestants , et contre la doctrine constante » de l'Église i ? » quand on les entend accuser ce Concile « d'avoir introduit dans » l'Église une des plus visibles et des plus » étranges nouveautés2, ayant toutes les marr> ques d'un soulèvement schismatique 3 ? » N'est-il pas démontré que le sacré Concile n'a fait que prononcer juridiquement sur l'inspiration de tous nos Écrits bibliques , selon les monuments publics et authentiques de la Tradition primitive ?
Ce fait posé , la Réforme est convaincue v d'avoir mutilé les saintes Écritures par le La Réforme retranchement de sept livres entiers et de quelques fragments indubitablement révérés comme divins , depuis l'origine du christianisme.
Mais la principale cause du ressentiment des Prostestants contre le Concile, c'est Yana-
1 Lettre de Leibniz, du 14 mai 1700 , § xxvm , ubi suprà , pag. 402.
2 Lettre de Leibniz, du 2't mai , § cxxiv , pag. 451.
3 Lettre de Leibniz , du 14 mai, § lxiii , pag. 418.
convaiacue
d'avoir mutile
les divines
Écritures.
Légitimité
de Yanatheme
thème qui termine le décret. Voilà , à les en croire , « la plus étrange chose du monde * , » une entreprise de novateurs contre ceux qui » maintiennent la pureté de la vérité catholi- » que2, la plus grande marque, en un mot,