‹ La Bible travestieChapitre 11 sur 23 · XII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XII INTRODUCTION

capables de tenter avec succès toutes les voies qui mènent à la fortune.

(/) « Enfin, c'est à l'empreinte laissée par Tesprit ionien sur les légendes héroïques qu'il faut attribuer le sans-façon avec lequel on y parle des dieux et de la religion. A l'exception d'Apollon, le patron de la vieille lonie, tous les dieux sont traités avec une certaine ironie ; l'Olympe est une copie du inonde avec toutes ses faiblesses. Les plus sérieuses aspirations de la conscience humaine sont reléguées à Tarrièreplan; ce qui pourrait déranger dans leurs aises les auditeurs est écarté ; les dieux homériques n'arrachent personne à la pleine jouissance de la vie sensuelle. » [Ibid,) — L'ancienne religion des Israélites personnifiés par Homère, explique le respect qu'ils avaient pour Apollon, en qui ils voyaient un représentant mythique, soit de David, comme nous venons de le voir, soit de Moïse, comme nous le verrons plus loin ; mais leur apostasie seule rend compte du sans-façon avec lequel ils ont traité la Divinité.

Des diverses considérations qui précèdent, nous croyons pouvoir conclure : i® qu'Homère appartient à la captivité dont parle Joël ; 2^ qu'il personnifie les prêtres de cette captivité et leurs descendants qui, à différentes époques, ont composé les poèmes désignés sous son nom.

Les principales parties de l'Iliade, celles qui forment le noyau autour duquel toutes les autres sont venues

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