POESIE CHINOISE
Le Canton Register dit que l’empereur de la Chine à côm= |
, posé une de sur la prise et la destruction, de la. forteresse de
Changkihur, où quelques rebelles résistaient, depuis quelque temps, à l'autorité du gouvernement, Cette ude a été impri-
. mée, et il en a été envoyé une copie à chacun des princes et
ands dignitaires de l'empire, qui en ont tous accusé la ré-
œeption, duns les termes les plus flatteurs pour le poëte impé:
risl. Aussi sa Majesté Céleste a-t-elle jugé à propos de faire imprimer toutes leurs lettres de remerciment dans la Gazette de Pekin. L'ode qui a attiré à l’empereur ce torrent de louan- : ges, ou de critique admiratrice, comme s'exprime le Régister, ést composée de vingt-quatre lignes. L :
Convention entre les Turcs et les Grecs,
ve Nous soussignés Ossak” Aga, Osman Aga ct Aslan Bey
“Monhourdan, ayant. été battus dans une bataille contre les Grecs à Pietra, le 12 de ce mois, et étant trop faibles pout : portir de cette position, par force ouverte, avons prié le come
” stadant"en chef Démétrius Ipsilanti, qui commandait les + ae ‘r DU dt ; “+ 85 A 6 de A EDS:
Giéce., 7
= Grecs dans le dit engagement, de nous permettre de passer sans être molestés, et nous avons obtenu son consentement aux sonditions suivantes : x 4 + Art, lér. Le Shaturck Démétrius Tpsilanti s'engage à :éva. cuer les fortifications supérieures. de Pietra, commandées par le Chilisock Cnristodulo H. Pétro, à la pointe du jour et quand les otages auront été échangés.
Art. 2e. Il remettra tous les Turcs qui sont prisonniers dans le camp grec, aussitôt que les Turcs auront mis en liberté tous les Grecs qui sont prisonniers dans leur camp, ‘Art. 4e. Il accompagnera les troupes turques avec une force convenable, jusqu’à. Boudonitza, afin de garantir leur sureté; et alors les otages seront échangés.
Ossuk Aga, Osman Aga et Aslan Bey, prennent de leur côté, les engngr mens suivans :
Art. 5e. Dans leur route à Boudonitza, ils ne céuseront au. cun préjudice aux habitans, aux maisons où aux bestiaux..
Art. Ge. Ils emmeneront avec eux les gnrnisons qui sont maintenant en Livadie, dans le ‘Khan de. Cudi Turchoie et Pontans ; c'est-à-dire laisseront les garnisons de Boudonitza, Ke. toutes celles établies jusqu'aux Thermopyles et Alamaner dans l'état où elles sont maintenant et sans les fortifisr.
Ait. Te. Les troupes turques commenceront leur marche, quand le Shaturk leur aura fait savoir que les fortifications supérieures de Piétra auront été évacuées et que les otages aurout été échangés. A af
Art. 8e. Les prisonniers grecs seront reini“ Avant que les turcs.sortent de Pietra, ;
Aît. %e, En foi de auoïi, &c. fait au camp 2e Pietra le 18 {25). Septembre 1829,
Candie, 9 Octobre. Le de ce mois, la garnison, par ordre de Solinan- Pacha, à fait une saillie contre les Grecs qui s’étaient. rassemblés:en grand nombre, à la distance de deux lieues de cette ville et qui paraissaient vouloir la bloquer étroitement. L'effet de cette sortie a été fatale aux insurgens qui ont été chassés de leur position avec une perte de 140 hommes. La perte des Turcs a été d’enviran 80 hommes.
Moon, ler Novrmbre. Depuis qu'il a paru dans le Moni-
teur cette phrase dans laquelle il est dit qu’en considération de la paix, le roi de France retirera ses troupes de la Morée, les Auglais croisent continuellement deyant Navayin. La brigade française l'occupation, aussi bien que les Grecs pensent que le lendemain même de notre départ, un çorpr, qui est tout prêt dun: les Iles-loniennes, débarquer ici et prendra possession fles points que nous avons mis en état de défense. Le président n'ayant pas de troupes pour prendre en même temps pos:
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Petite Chronique Canadienne. 253
session d'Athènes et de Navarin, les Anglais feront facilement
Jeur entrée sans coup férir. ; Ainsi nous auront mis la Morée dans un état de défense afin
qu'elle puisse devenir une-annexe des Iles Joniennes. Ict cha-
| un est étonné et dégoûté d'uné mesure qui fait de l'expédition E Ju maréchal Maison ut moyen de conquête pour nos voisins dés
Lords de” la Tamise. Les Grecs, surtout, sont dans le plus rofond désespoir de se voir ainsi livrés. Nous aurons perdu Vearin au bénéfice de l'Angleterre, qui ne rendra pas un ort de cette importance.—{ Journal des Débats.) ARC Ancône, 3 Nov mbre, Deux régimens anglais sont attendus de Malte à Corfou, On dit aussi que les Anglais occuperont Missolonghi.
Il parait que l'Angleterre a l'intention d'agir comme médiatrice, sur le continent grec, comme ln France a agi dans la Morée, et que le lord haut-commissaire a reçu de Londres des dépèches, qui sont principalement relatives à cet objet.
‘PETITE CHRONIQUE CANADIENNE
À une assemblée de la Société Littéraire et Historique, tenue au Vieux Château, avec la permission de Son Excellence, Mardi dernier (5) au wir, uu des membres a lu un parier intéressant sur les coraux, et un autre a exhibé un modèle admirable de mécanisine à vapeur. Il a aussi été examiné à cette assemblée un nombre de curiosités et d’antiquités ; après quoi plus eurs nouveaux membres ont été élus par ballote.— Gaz. Office.
Le lecteur a dù remarquer que M. Wiki se propose de donner un cours de leçons de Philosophie Morale. Le docteur EE Pnciéis jeudi(14) à Sheures, va donner dans les chambres de là Société Littéraire et His'o:ique, une leçon sur le galvanisme, accompagnée d’un nombre d’expériences sur qne forte batterie. — Gaz. de Québec. jé ‘ On dit qu’il a été intenté une poursuite, de la part da gouvernement tontre M. le protonotuire PErrauLr, pour £4000, comme cxution pour autant du ci-devant schéril De Ga:p:, Qui failli cn 144 av noriart ce £27,000 d'argent déposé entre ses mains, rar suite de jugemens de la cour du banc du roi dans la saisie et exécution de biens fonciers.—1bid,
Nous apprenons que le Procureur Général fit motion‘hier (15) en cour d'appel pour une ordonnance de cour contre M. le Juge Uniacke du Banc de Montréal, contre M. Rolland, avocat, dernièrement nominé pour succéder au Juge Foucher, contre M. Henry McKenzie et M. le Schéril Gugy, pour voir dire pourquoi il ne sortirait pas contre eux une prise de corps, pour avoir été concernés dans la seconde saisie de quelques livres et papiers de la. compagnie du Nord-Ouest, en conséquence de laquelle Je jugement de la Cour d'Appel déclarant la première saisie illégale, n’a pas reçu son exécution. On dit que l'ordonnance pour Ja seconde saisie est sortie sous une forme différente de la première, celle-ci ayant été une saisie-gagerie, et la seconde un scellé. — Ibid.
Nous apprenons qu'il a été nommé un comité de magistrats pour prendre en considération les honoraires payés au bureau de La police où
|. 1 … Régistre Provincial.
bureau de ls pais, dans la vue deiles rendre moins À charge nu pnbjis F1 y n deux ans, un projet de la mêmie nature était devant les magistrats mais nous croyons qu'il a produit bien peu d’allègement pour le nan La composition du comité actuel porte À espérer davantage dé la mesure en question. Nous apprenoïs qu'une amende de quelques schielins, engari. que pour contravention aux réglémens de police, produit souvent, outre }a perte du temps, des frais dé huit.à neuf piastres ; ce qui a l'effet. d’em. her les poursuites entièrement, ou de les laisser entreprendre pur des lateurs qui en font un métier, et qui peuvent presque ruiner une pauvre famille, pour une simple peccadille, pour la violation de règlemens dont putilité est quelquefois fort douteuse.— Ibid.
M. Aupr, peintre, vient d'achever une copie du portrait de Sa Majestg, maintenant exposé dans les chambres de l’assemblée. : Elle est eïce nté et ne le cède en rien à celle de M. Lteané. M, Audy n’x jamais eu l'a. vantage de visiter l’Europe et a été son propre maître. Ces exemples vont , à montrer qu'il y a dans le pays, pour la peinture, des tälens qui ne de: ent que de Ja culture, pour faire honneur au pays qui les ge
esse + ? RÉCISTRE PROVINCIAL.
Manrts, À Ste Anne de la Pérade ; le 3 du présent mois, Pierre Ci.
REsT, écuyer, open des Grondines, à Demoiselle Adélnide Meruor; ‘ A Montréal, le 3, T, À Rsezr, écuyer, à Dame CanTWwRieurr, veuve de feu Huen Fraser, écuyer, eu .: Au même lieu, le même, ‘jour, le Révd. Arthur Norman, ministre-ng ‘siésant de l'église de Christ, à Dile Mary Julia, fille de feu Hugh Fraser,
pue ve hd as kon £ctots: À Montréal, le 2 du présent mois, Pierre BsRTRELET, écuyer, us MNégociant, âgé de 84 ans ; sus a. : Québec, le même jour, Pierre LanaLoïs, éeuyer, Marchand, 4gé de mil -0V ans; EU , me:
: À Montréal, le 4, a l’Age de 88 ans, Sir John Jonnsox, Baronet; mem: che bre du Conseil Législatif de cette province, et Surintendant au : départe- M: ment des Sauvages. Sir John Johnson était fils du général Sir Villiam ete célébre dans l'histoire des colonies anglaises de l'Ambriqueet du . : anada. x L A Montréal, le.6, Mr, Simnel Hzocz, âgé de 58 ans; de din à Québec, le 8, John D'Ésrimauvizze, écuyer, Trésorier des C ch mins ; :
A Montréal, le 9, regrettée de tous ceux qui ont eu l'avantage de la di consritre particulièrement, Dame Marie Rose Dunansrau, épouse de Mr, au ‘J. Bte Bañeur: : ml PA lieu, le 15, H. P. lsoner, écuyer, Médecin et Chirargien, be ans. C i sn R L | Cowmissionnés : Jean Roch Rozcano, écuyer, un des Juges puinésd # Ja Coar du Banc du Roi, pour le District dé Montréal, à‘lé place 1 VHonorable L. C. Foucher, décédé ; rt R. Hunter Garnpnen, écuyer, Avocat et Procureur; : ‘: : ci . JM, L. À. Monsav, Joseph Beczs, Remy Ousecer, Notaires, lé
D Duvent, outre
le est eice N'Jamais eu j'a.
dlens qui ne dé:
i les voit natte, Ibid. :
is, Pierre Cri.
lnid de Meruor j aetrr, veure
Ministres.
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'HELET, écuyer, rchandy âgé de Baronet, mem.
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| Le Bibliothèque Canédienne.:
| ol Isis FEVRIER, 180. Nue XVLT
rt HISTOIRE DU. CANADA,
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LE toHeeir de guerre, assemblé pour Motte en ‘eoncidétés
tlôn les moyens de défendre plus efficacemerit la colonie, dans
‘tas où elle: sernit attiquée, ff, à la fin de Mai, le rapport:
dés di: positioirs qu'il’ eonvendit de fairé, ‘et de In manière dont
da comibättre et Pei r'daris tout lé cours-de la campagne: . Mie pes HA &e, évaient être, èn substance, conime é
# fr La big: de‘ ile Qüébéc, composée de trois mille cinq és hommes, él'commarnüée : par M: de St: Oùrs, ‘enmperk sur [E didite ? la brigätlé tt Frois-Rivières, forte {fe héuf cent vingt homes, Koûs' le éémmandement de M. de Borme, :campera dussi sur la droite, ‘A'la f gauche de la brigade de Québec * la milicé de Montréal; ont én ônze Cent éinquante hommes, sons lés ‘ürdrés’dé’M RÜDHOMME, campera à la gou-
che dés forces dé'tetré,' et la’ ‘HHgñdé üelh ville et de l’île de. Montréal, forte'de!! deux: Eee cents’hommes, sous les ordres de-M: Hergiw, Torfhera gauche de la ligne. La ré: serve se composéra ‘de 4 cavaleñe, (au ndrhbre de trois cent. cinquante hommes; }"! dés” troupes légères, “composées d'un choix des troupes’ de! Ta tolone ét dé quélques volontaires ncn< dièns, formarit millé ‘qufre Cents hommes” et des : siüivages, sü némbre dé’ quai cent cinquante ;' faisant un “total de deux
. file deux ‘cents ho is, sous les ‘prdres dé M.°de Boïshés
bert, L'artillérie, les effets et provisions,” sous la difectioif de ; Métcier, seront ph ginsi ‘que là réserve, dans'les éntés” qui ‘paraîtront” s plus convenubles,"sélôn qu’ils Jr sé rodt' “ gré. ‘La ‘mikiée de : Qùÿ JEbdé, cdp oSée ‘deisix cént citijuant Rorninés, Sera Faissée’ an arnison Fine la ville, sois né dé RUtte ‘dé M'de Rät À Le de rôt. :
8 ‘la riviè l “St
+ 3 ee dés fréÿ âtes échôuées trs vhisséatié qui Serônt” désirés ét EE Mr it, L dit ‘dans PA À ci “if
Re: FPE Pedro
306 | H soir du Conade.
batteries. : Tous les vaisseaux, battenux, &e. seront aux on dres de M. VauGueuiN, commodore de la baie, qui les em. ploiern, de la manière qui lui paraîtra ln plus avantageue, d'après l'exigence des cas, - T'elles seront les dispositions pour s'opposer à la descente: l'an. mée pamera la rivière St. Charles ; la droite, composée des briga- ‘des des pouvernemens de Québec et des Trois-Rivières, campera . sur la saine, depuis la redoute de la Canardière jusqu'à celle de l'embouchure de la petite rivière de Brauport. Ces deux
brigndes retrancheront le front de leur cump pour le mettre
œouvert dit canon de l'ennemi. Les troupes de ligne, formant le centre de l’armé 4 camperont sur les hauteurs de Beauport, et le long du chemin qui suit la petite rivière de ce nom. La
uche, composée iles brigades de la ville et du gnuvernement de Montréal, campera à la gauche de l’église de Beauport, et s'étendra le long du sommet de la grande escarpe, ou côte élevée qui règne . sur les derrières de cette paroisse. La ré. serve.se postera sur le niveau de la chûte de Montmorency, et étendra sa droite le long de la hauteur dont on vient de parler, afin de joindre la gauche de la ligne. Dans cette position, l’armée retranchera la totalité de son front, pour se mettre à l'abri du canon de l'ennemi : on fortifiera aussi les endroits qui paraitront propres à servir de communication avec le corps principal, et -où l'ennemi pourrait faire les plus-grands effets, .: Dans le cas où la retraite deviendrait nécessaire, après une défaite, l'armée principale devait retraverser la rivière St, Charles, au pont de bateaux, et la réserve suivre le chemin de Charlebourg, et même se retirer jusqu'à Lorette, sielle était. trop pressée qe les ennemis, en tenant ferme à chaque défilé, afin de retarder leurs progrès. . Tout ce qu’il y avait à faire,
dans ce cas extrème est également détaillé dans le rapport du
conseil. de guerre, où l’on paraît avoir prévu tout ce qui se pouyait faire de mieux avec le peu de forces que l'on avait, soit pour l'attaque, soit pour la défense, ou enfin pour la retraite. Le but principal était d'empêcher que Québec ne tombât au pouvoir des Anglais; car on était bien convaincu que du sort de la capitale dépendait celu: de la ccloñie.
Ce n’était pas assez d’avoir fait, ou ordonné les meilleurs dispositions, et assemblé le plus de soldats et de miliciens qu'il avait été possible ; il fallait encore trouver le moyen de nourrir ces troupes : c'était l'affaire de l’intendant, et il faut convenir ge ÿ mit un zèle plus qu’ordinaire : pour rencontrer moins de
ificuité dans l’achat du bled, il emprunta sur sa garantie, s- . 8n de je payer en argent et au prix du marché, au lieu de le payer en ordonnances et à un prix déterminé par lui, conime 1l avait fait précédemment. Il adressa une cireulaire sux cu-
DUT TS de ‘in “D e'-0
ec le co rands effets, » Après une rivière: St, Chemin de si elle était.
que défilé, ait à faire, “pport. du
ce qui se l'on avait, our la reec ne tom.
incu que
meilleurs iens qu'il le nourrir convenir moins de antie, fe eu de le ) conime aux cu-
ont aux qui les fe Vantageuie,
scente:. |’ ée des brigee
Bstoire du Cros. sor
re de .edmpagne, pour les induire à rendre sunimes, ce
qu'ils avaient reçu pour dimes, et à exhorter leurs psroissiens à vendre ce qu'ils en avaient de reste, au gouvernement, au. prix, courant, . Plusieurs Français et, Canadiens s0 firent un devoir de seconder l'intendant dans ses efforts, et
particulièrement M. D'Escuamnayer, qui offrit généreuse
ment tout l'argent qu’il possédait, et alla même en personne
“dans différentes paroisses, afin d‘y acheter du bled et de la fatine pour les troupes. Mais malgré .le zèle des curés et de | quelques particuliers, le gouvernement ne put s'en .pracurer
qu'une assez médiocre quantité, soit parce qu'il y en avait en effet peu à vendre, ou que plusieurs des cultivateurs ne le voulussent pas vendre au prix courant, qui était de quinze à vingt livres, dans l'espoir d‘en avoir, un peu plus terd, un prix plus avantageux, Fe
L'escadre qui devait descendre le St; Laurent, avec les troupes destiñées à mettre le siége devant Québec, avait fait voile d'Angleterre vers le milieu de: Février, sous les ordres des amiraux Saunders et Hoi.mes, Îls'arrivèrent devant. Louisbourg le 21 d'Avril ; mais ils trouvèrent Le port tellement em-
barassé de glaces, qu’ils. se virent obligés de relâcher à Hali-
fax, dans la Nouvelle Ecosse, De là le contre-amiral DuRELL, fut détaché avec une petite escadre pour le fleuve St. Laurent, qu'il devait descendie jusqu'à l’île ous Coudres, afin d'intercepter ious les secours ou approvisionnemens qui auraient pu être envoyés de France pour Québec ; mais lorsqu'il arriva à l'endroit qui lui avait été assigné, une flotte de dix-sept navires, portant des effets militaires, des provisions de bouche et quelques recrues, était déjà arrivée à Québec, ;sous convoi de trois ® régates. |
Cependant l'amiral Sunders étant revenu à Louisbourg, jaur embarquer les troupes qui n’étaient pas nécessaires pour garhisonuer la place, fit voile pour le. fleuye St. Laurent, qu'il descendit, sans accident jusqu’à l’île d'Orléans. Les troupes de terre, commandées par le major-général Wolfe, ayant sous lui les brigadiérs Monxron, TownsHenD et Murray, débarquèrent sur cette île le27 Juin, et aussitôt lé commandant anglais fit répandre parmi les Canadiens un manifeste portant, en substance : ‘Que le roi son maître, justement irrité de la conduite du monarque français, avait fait un armement consi- | dérable pour.humilier, sun orgueil, an lui enlevant les princiles de ses passessions d'Amérique; que ce n’était point aux industrieux paysans, non plus qu'à leurs femmes, à leurs enfans et: à leur:religion qu’il prétendait faire la guerre ; qu’au con traire, .il leue offrait sa protection, etieur promettait de les maintenir dans la possession de leurs biens'et dans le libre ex-
30$ sisqire du Canada.
ercice de leur culte, pourvu qu'ils se tinssent tranquilles et ne prissent phiit patt ah'dirérent qui # était élevé perl “+ chürÿnnes; que l# neutralité était pour eux le parti le plûs à et'lé”plus sûr, véquée les Angläis étaient maîtres du St: Le rétit’et pouvaient empêcher qu'il ne leur arrivât‘aucuh secouts de France, et pue de leuts arinées, a0us lo général Amheérot, lét'att-querait bientôt, du côté dé terre ; que les crunutés exer. cées p ne 34 ges alliés des Français’ sur les/sujets: de ‘é majesté oritanmiqué, l'autoriserdient à user de représoïlles sut les ‘habitans du Canada; mais qu'il espérait qu’ils ne l’obligel raïent ‘pas à en venir à des'inesurés violerites, en réjettant le avantages qu'il leur offrait. | ras "Ce manisfeste ne produisit pas le moindre effet sur l'esprit ‘des Cânadiens ; il£ n’en farent ni moins disposés à’ affronter là pus et les fatigues de la igierre, auxquels ils étaient depuis ongtems acCOUtUMÉS, ni,moins attachés à leur gouvernèmént, quelques injustices qu’ils eussènt éprouvées de la part de’quel. ques uns de ses emp y ‘{l'faut convenir'aussi que l'exeir. le récent dü‘traitement fait aux colons français de ln Nouvelle "Ecosse et de l'Isle ‘St. Jean, n'était pas propre ‘à inspirer À cetix du Canada beaucoup dé confiance dans lès assürances de protection du général angJhis ; et l'én'ne doit pas être surpris, comine le paraît être Mr, Sniith, ‘qu'ils aient miéukaimé abat. dônner leurs hübitations et éxposer leurs familles d'la ruine, que d'âdopter un plan qui devait leur paraître bien moins prié tu flashé, ‘et nidignie de toute! leur ‘conduite passée, Lemarquis de Montcalm avait posté un détachement nvee ‘du canon, à la Ponte Levy, dans:la Vué de hatrasser la flotte ‘anglaise, Torsqu'ellé arrivérait à la hauteur de cette place. Le ‘commandant ‘anglais ‘n'eut juis plutôt été informé du fait, qu'il détacha le brigadier Monkton avec quatre bataillons pour allér déloger les’ Français, Mohkton traversifla rivière de nuit, bligés de'sé retiter, pôste fut Aussitôt occupé par es Ant ‘glais. M.'de Montcalm, * raignañt que le but dés Anglais, ‘eh établiséänt en ‘cet éndroit, ne fût d'y érigér'utié batterie ‘dé mortièrs et de canons,’ te battrels vie: envbge un ds. Chement de sei2e éenits hoinmes! pbur ‘âttiquér et détruire 1 quvraÿés de l‘ehteri, avant qu'ils fussent! achevés, : Malheit-
‘et fit son âttiqe dès la spéïp e dû jour : les Frañçais furent 62. | ve
is
Yeusemient, la Confüsion -se’nit/parini’eés froupés+ 165 s0ldéfs Urérent les uns sur lés'autrés, et'le détachement: rétraversa te fleuve dns Te‘blus grand'détordre. ‘ La’ battétie de !rôrtiors et de
chhons fut établie, et ‘brénté} là "Basse ville 46 fat” plus in Hoibdan A he à 0 00 ut à |
Pb tréûpes ABS nÉuréntphs pu SAR et iLtte
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Fistoine: du Canada.
des gros vaisseaux chassèrent sur lenrg suerezi, lets bäti. pd gl transport perdirent ir ag et un ba nd nombre dévaissenux plus petits coulèrens à fond, ou se.brisérent l'un contre l'autre. Profitant de l’obeurité de la nuit et du désordres du la floite ennemie, le général françuis fs, partir huit brulots wla réduire en cendres, Hommes.et vaisseaux eussent dé Kliblement péri, si l'opération avait.été conduite avec le. çou- , le sang froid et l'intelligence qu'elle exigeait ; mais ceux area int été chargés, ne possédaient aucune de ces:qualités, ou du moins ne les réunissaient pas toutes. Impatients d'assurer leur retour âterre, il mirent beaucoup trop tôt le | feu aux bâtimens dont ils avaient la direction. Aussi les.Ah- | ais, avertis à temps du a qui les menaçait, vinrent-ils about de s'en para par leur audace et leur-uctivité ; : ils touèrei:t les brulots sur le rivage, où ils brulèrent à fleur d’eau, etil ne leur en couta que deux faibles navires, Le 9 Juillet, le général Wolfe traversa de l'île, d'Orléans
r'éjettant lei
sur l'esprit affronter là nient depuis uvernèmént, art de ‘quel.
Que l'exéir. srla côte du notd, et campa à la gauche des Français {sur la Nouvelle lerive gauche de la, rivière Montmorency. Il espérait, qu’en À inspirér À montant le long de cette rivière, il,pourrait. la traverser à gué, surances de ét attaquer le marquis de Montcalm avec plus d'avantage que égre sürpris dans:ses. retranchemens.. Mais le général français, qui: avait Kaïmé abat. reconnu la rivière Montmorency, avait eu la précaution d'élea ruiné, que ver des retranchemens à l'endroit du gué, le seul qui offrit un oins pru passage. praticable. - Le détachement que Wolfe..y ‘envoya, passée, fut attaqué deux fois dans sa route, et contraint de sten retou- 1ement navet per; après avoir perdu une cinquantaine d'hommes. , : : ! ser la’ flotte : Le général Wolfe voyant peu d'apparence desuccès de. ce bôté, place. : Le passa devant Québéc, le 18 Yuillet, avec quelques vaisseaux porné du fait, tant des troupes, afin de reconnaître les bords du fleuve du côté aillons pour de cette ville, et voir s’il ne s’y trouverait pas un endroit favoraière de nuit, ble-à la descente, : Ayant :trouvé partout la côte inaccessible, is furent @- entre Québec et le Cap Rouge, il se contenta d'envoyer le cpar tes'Ans lonel CanLeton à la Pointe aux Trembles,. où.on lui avait dit Anglais, ‘eh qu'ilgravait des magazins d'armes et de:munitions, et s’ers rebattérié ‘d tourna découragé et désespérant presque du succès ‘de-l’entrea un ds prise-contré La capitale du Canada, : : : - : détruire tés 6:61 BE F Joy VE Tv! ! De
Mälhett : (Aéohtinuer.) :
"s10 :!"'MRMOIRES DE M. DE MONTLOSIER.
-11 Nous avons signalé, il y n quelque temps, l'abus de ces moiresfde fabrique, qui L ‘font sous des il de morts, tt des extraits d'autres Mémoires, amplifiés en style d'éculier, Mais le même jour ‘et dans le même article, nous mettiony soigneusement à part les Mémoires qui paraissent du vivant et sous la sabilité de leurs auteurs. Si ceux qui livrent ainsi au public l'histoire de leur vie, et qui lui font confidence du lears souvenirs, ont joué un rôle politique, il urrive que leurs Mémoires sont d’excellens matériaux pour l'histoire ; si de plus, comme écrivain#et comme hommes d'esprit, ils ont : acquis de la célébrité, il arrive que leurs Mémoires peuvent être déjà de l'histoire. C'est ee qu'on peut dire justement . d’une publication qui doit intéresser vivément les lecteurs, qui se fuit attendre en ce moment avec une grande: imputience, le publication-des Mémoires de M. de Montlosier,
i' re services rendus à la liberté et à la monarchie, üne vie politique répandue dans tous Jes événemens qui ont eu lieu
depuis:quarante ans, un caractère singulièrement’ loyal, un style vif, heurté, plein de créations, une franchise austère de sées et de paroles, recommandent à un haut degré le nom
de M. de Monulosier. : Nous avons sous les yeux quelques . fragmens de ses Mémoires. C'est le mème esprit, si vert dans
sa Vicillespe, si ffanc dans : ses révélations, que nous avons temarqué dans ses dérnières brochures, : |
Jl y a dansices Mémoires, à côté des souvenirs politiques quelques récits dé vie privée, qui plairont singulièrement par un choix piquant d'anecdotes, et un abandon plein de naïveté ‘dans les aveux. M: de Montlosier est un habitant du désert ; vous parle quelquefois avec passion de ses vents frais de Randane; avec bonhômie de ses troupeaux, avec science et intésêt deises excursions géologiques dans les âpres montagnes.de Auvergne ; cela repose agréablement dés récits de sn vie po litique. : C'est unicaractère original qui ne sent pas le cour, et qui la connaît mieux toutefois que beaucoup: de ceux qui:en ont Jleton. C'est une figure singulière, quelquefois bizarre, qui plait beaucoup, parce qu’on n’y est pas habitué dans notre monde, où il y en a tant d’une régularité. ° : Voici un passage de ces Mémuites, qui nous ont été communiqués. 11 en donnera une idée à nos lecteurs, et justifier nos éloges, Ce sont quelques portraits frappans, que l'on pourrait détacher pièce à pièce de ces Mémoires, pour les . transporter dans une histoire. Comme pensée et comme style, ils y tiendraient bien leur place. Il s'agit de quelques hommes éminens, qui ont parn avec éclat dans la révolution. Ce ne sont pas les premiers portraits qu’on en a faits; ce ne sout pss