‹ La Bibliothèque canadienne [microforme]Chapitre 116 sur 177 · MONUMENS DE ‘MONTREAL · texte numérisé non relu

MONUMENS DE ‘MONTREAL

Une collection de Vues des édifices publics les plus remar. quables de la ville de Montréal, et d'autres objets frappants des environs; nous a été montrée dernièrement par uñ Monsieur de cette ville, (J Vixen, éer.) Les différents édifices sont dessinés avec beaucoup de fidélité, et l‘on peut dire: que les dessins sont les portraits en miniature des Fe dr : L'an giénne Püiroisse, la nouvelle Eglise paroissinle, IEglise épisco< pes le: Masonic- Hall, le Théâtre, de Palnis de Justice, la Prison, Ja Colonne de Nelson, sont représentés très correcte. ment, avec partie des rues où its se trouvent:situés, ainsi que plusieurs autres bâtimens que nous ne pouvons citer de mémoire, mais qui sont exécutés avec Autant de fidélité que ceux que nôus vénons d‘énumérer. À

Les vues des environs de Montréal sont principalement cel. les d‘anciennes maisons, moulins, &c. bâtis dans les comméncemens de l‘établissement du pays, lorsque la maison de chaque habitant était ' son château-fort, non dans le sens civil,

mais dans un sens strictement militaire, les relations entre les nouveaux colons et les naturels du pays étant telles que les premiers devaient construire leurs niaisons de manière à ÿ trouver noh seulement un abri contre les injures du temps Mais encore ue espèce de rampart contre les attaques des derniers. La vué du château (ou fort) de Longueïl est une de celles de la collection, et elle <oit paraitre d‘autant plus précieuse que le bâtiment est maintenant détruit, et qu’elle four-

parlons. * Les tours des angles et les ‘hautes et étroites fenêtres rappellent à l’esprit les anciennes maisons baroniales qui existent encore, en ruines vénérables, dans différentes parties do l'Angleterre. Nous apprenons que le possesseur de cette col lection se propose de la publier, s‘il rencontre un encouigement suffisant, Nous souhaitons fort qu'il puisse mettre son dessein à exécution j car nous sommes persuadés que l‘ouvrage ne pourrait manquer déètre intéressant non seulement pour les habitans de Montréal, mais encore pour tous ceux qui ont ré: sidé ou voyagé en cette province. Mercury.

Ayant eu le plaisir de voir la collection en question, nous sommes entièrement de l'avis de l'éditeur du Mercury, et nous regretterions que le manque d’encouragement mît obstacle à une publication qui ferait honneur aux talens de l’urtiste, ainsi

pnployé.

nit un échantillon de la manière de bâtir, à l’époque dont nous

qu'au zèle patriotique et à l'esprit public du Monsieur qui l'a.

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set- + 1 DISSERTATION, :

“furie Curion de bronze trouvé danse St. Laurent, en ‘1080 : ER v A. BERTHELOT, Ecuyer.

| CF . Lire ;, 4 ‘ VA BERTHELOT, écuÿer, dont les connaissances historiques

sont probnblement connues de plusieurs de nos lecteurs, vient de publier une courte Dissertation sur le canon de bronze tréuvé en 1826, dans les bas-fonds du St. Lauren, vis-A-vis de la paroisse de Champlain, dans le district des Trois-Rivières, d'muintenant dans le musée de Mr. Chasseur, : ‘ La découverte faite par liazand de ce canon par des gens qui yssaient un train de bois, où cageux, qui s'était échoué, a donné lieu à des observations très intéressantes de la part dé M. Berthelot. : Nous croyons que les recherches de ce Motsieur ont ébrañnlé et rendu plus que problématique la persua:

\ sion ch l‘ün était généralement, que Jacques Carrier fut lé

mier qui découvrit le Canada, et qu'elles prouvent, pres-

di évidence, que VERAZANI, qui.fit son Üerniet voyage sous les auspices de François I, roi de France, en 1525, fut le premier Européen qui remonta le St Laurent, ét qu'il y

trouva la fin tragique dont on a ignoré, jusqu‘ä présent, et le

genre ete lieu | en Ilest hors de doute que c'était une tradition parmi les hebi- {ans du Canada, que dans la première moitié du dix-septième siècle, il y avait eu un naufrage d‘hommes blancs au-dessus . de uébec. Chalevyoix, qui parait avoir souvent éçrit à la hâte, ditque le vaisseau se perdit sur ‘Ja roche de Jacques Cartier,” a l'embouchure de la ais iere qui porte présentement ce nom; il a évidemment confondu cette rivière avec celle de Ste, Croix, appellée présentement St. Charles, qui tombe dans le St. Laurent, à Québec. Il se trompe également quand il dit ue le vaisseau naÿfra é était un des trois que commandait Hduee Cartier, Jlest de fuit que Jacques Cartier ne retour na en France qu'avec deux dé ses vaisseaux ; mais il est égale» ment certain que le troisième vaisseau se brisa dans la rivière St. Charles, près dy présent ppnt de Dorchester, où il avait iiverné, et où le scorbut, (dont tous ses équipages auraient été es victimes, sans la tisanne de sapinette dont leÿ naturels lui gnseignérent l‘usage comme remede,) lui avaient enlevé un si grand nombre dents quil fut contraint de l‘abandonner, Après ses opérations contre les établissemens espagnols de la Floride, on peut voir Verazani cinglant vers le golfe de St. Laurent, et l'on trouve même dans des relations historiques qu'il remonta ce fleuve. Le canon en question correspond

ses Antiquités.

exactement avec ln description: de Martillerie alors en uenge parmi les Espagnols, et ressemble aux pièces qu'on a vues tout rétemment en la possession de quelques uns des'patriates de l‘Amérique Méridionale, Ilest à peu près de la grandeur d'un çanon de six livres, de bronze, avec ue chambre mo. bile, où la charge est mise, lorsqu'elle est tirée du canon, et ensuite replacée et fixée avec un coin. Il mérite d’être ex: rue Aucun canon de cette sorte n'avait été xy auparavant gnada, : dre La tradition d‘un naufrage, la découverte de cette pièce d'artillerie et les erreurs 4 Charlevoix est évidemment tombé, ont porté à-conclure que ce fut sur le St. Laureut, au-dessus de Québec, que Vérazapi termina sex nombreux exploits. S4l aiété mangé ou massacré par les sauvages, comme on la affirmés:,s’il s'est noyé, ou s‘ilest mort du scorbut, dont son suc cesseur pensa être la victime, ç‘est. probablement ce qu'on ne saurs jamais; mais nous pensons que. M. Berthelot:a rend yssi. indubitable qu'il était possible de le fuire,. que ce fut sur {a &t Laurent qu'il termina sa carrière. (Gasetie de Québec..]

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