D— :ANTIQUITE'S
:E'Abtille du: Nord a publié une lettre d’Erzeroum,, dans ls quelleion remrarque les détails suivanis: 4 © Au nombré des édifices remarquables à Erzerount, ap: partient un. ancien couvent grec, situé près de la Porte orien. tale, dans lintérieur de la forteresse, dont l'existence, au diré des habitans, remonte à l'antiquité la plus réculée, et qui, dans les derniers temps, servait dé magasin à poudre et d'are sengl aux Turcs. Parmi les différens objets de matériel'-d'artillerie dont les cellules étaient encombrées, on a trouvé-aveé surprise des choses rares et dignes de fixer l’atténtion des anti- Qquaires ; c'étuient des boucliers, des çasques, des arcs, des
èches, des halleburdes et des lames de glaives semblables aux espadons des cuirassiers; les boucliers sont faits de planches minces, recouvertes de cuir ; ils sont grands, quadrangulaires, et peints de couleurs d’une composition particulière, recouverts d'un vénis qui leur a fait conserver toute leur fraicheur ; la plupart de ces boucliers sont peints en biais, de raies de diferentes ébuleurs ; quelques uns’séulement portent des aigles noires aux ailes déployées et aux serres étendues, d’autres seu- | lémerit des ailes terminées par des serres, d’autres encore des pes tenus par une main d'or, ou un croissant avec ane étoir ej &c: Les casques sont ce qu'il y avait de plus remarquables;
tors en usage qu‘on a vues
des patriates » la grandeur.
:hambre modu canon, et rite d’être ex (4 Auparavant
e cette pièce nment tombé, ut, oise il exploits. Si
e on la affirdont son suc»
tce qu'on ne helot:a rendu que. ce. fut sur te de Québec.
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oum,, dans Îm
YZeroun, ape a Porte orient tence, au dire culée, et qui, oudre et d'ars atériel'-d'ara trauvé-aveg ntion des antides arcs, des emblables aux ts de planches adrangulaires, ère, recouverts.
fraicheur ; la raies de diffeent des aiples
res encore des avec üne étoi remarquables
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d'autres seu- |
Mroligie ss
de étaient tous rouillés et il a fallu avoir recours à des procés dés chimiques pour les nettoyer ; l'un de ces casques était toit vonvert d'or, ‘et d’un dessin très fini} la plus grande partie des autres l'étaient en argent, avec des inscriptions syriaques ; Jeur forme. est très variée ; ils sont d’une seule pièce du meih: éur acier, sahis soudure, damagquinés en or et en argent, avec des vixières, mentonnières et hauberts. On ne peut s’absteui d'admirer, d’après ces monumens, la pe.F ctiondans les arts, ls force physique et l'esprit chevalercsquie des anciens eonquérans de l'Asie, 1l ny a point de tloute que toys ces objets h'aient aps partenu aux Arabes du temps des kalifes. Plus de cent des plus beaux casques, et quelques boucliérs vont être transportés
Tidis, d’où ils seront sans doute envoyés à Pétersbourg et À Moscou, pour satisfaire la curiosité des antiquaires. On a trans: porté également à T'iflis le seul canon de bronze qui soit sorti de la fonderie que les Turcs avaient établie dans l'églisé armé: 4 ; th A ne ‘ MEDECINE
—Le Notitie del Giorno, journal de Rome, donne des dé- Yails circonstanciés de plusieurs expériences faites sur diverses personnes de tout âge et de tout sexe de ceîte capitale, et qui wniten'le müccès le plus heureux. Il ne s'agissait de rien moins que de guérir radicalement de la goutte, du rhumatismeet de la sciatique, maladies réputées jusqu'alors incurables.+ Le re« mède consiste à administrer au malade 48 dos:s d'eau très chaude, chaque dose du poids de huit onces, qu'il faut pren: drr, de quart d’heute en quart d‘heure, dans le paroxisme de la maladie. Le résultat de cette boisson, dont l'effet est diuréti= que et excite la transpiration, commence à se remarquer à la dixième ou onzième dose, et quelquefois à la première, Les docteurs affirment que, bien que cette quantité de boisson oc-
. Casione des nausées et provoque le vomissement, on ne doit
pas néanmoins diminuer les doses. Ce remède, qui est rafrais chissant et anti-plogistique, est éonforme à la doctrine des docteuts Aasors et Zhmassini,
NÉCROLOGIE, &c.
Ptctots :—À Kamouraska, le 27 Jañvier dernier, Dame Reine Panhvzr, épouse de François Gauvreau; écuyer:
À Montréal, le 38 Mr. James O'Cônnell, Architécte, Agé de 52 ans; .
A St Vincent de Paule, le.27, Dlie Elisabeth Lacanpx, âgée de 78
Négroligie
… À Québec, le 80, Dlle Amelis Yoene. Alle de feu l'hon. John Young et sœur de 'l, À, Young, écr. M. P. ; Add A St Roch le même jour, à l'âge de 18ans, Dile Josephine Charlotté “s'Onsonsens; Lis À Québec, le 3 du prétent mois, Dame Sasanne Bouhasss, épuse de .doseph Laaueux, écuyer | si À Montréal, le 5, Missire Michél Candide Lzsauznien, Prêtre du 86. minaire et Curé d'ofhcs de la paroisse. Nous traduisons ln nolice suivante du Montreal Gaselet 5! Michel Candide: Lesnulnier nâquit èn 1758, dans le: dioctse de Coui tance, province de Normandie, en France, Il éfudia à l'université de …Cuen en 1776, et deux AY 11 se rendit À Paris, Le il éjydin la théol gie, et devint licencié de In Ê rbonne. En 1788, il fut ag gs au Sémi- ‘“haire de St. Sulpice, et fut envoyé à Toujotse, d'année Süivante, Au ‘commencement de In révolution françiise, il se retira dun l'ile de Jersey, d'où 1Ù passn en Angleterre, et il arriva en 1795, à Montréal, où il à rempi les devoirs de son état pendant trente-cinq ans, jusqu'à sa mort, qui : eu lieu vendredi dernier, après une longue et pénible maladie, Affnble, prudent, éloquent, 1 a rempli tous ses devoirs de prêtre avec exnctitu et fidélité, et a fait honhetr à 1x blade qu'il occupait par sa conduite el er de de ses principes. Il a fait ériger plusietrs écoles pour les paul vres dans les limites dela paroisse; et fl a puissamment contribué de psrole et d’aétion, à l'érection de ce suberbe édifice, la nouvelle église pa: ruissiale. Sa bienfaisance s'étendait à tous, sans distinction de langue, de atrie ou de religion. Ses rares talens lui avaient acquis le respect dù us leg habitaus de cette province, théAtre de ses fonctions pastorales, et A correspondance étendue avec les membres éminents de l'église catholi. ue prouve combien il était estirné au-dehors.
s Ses funérailles ont eu lieu le 8, en présence d’un concours aussi nomi
reux qu'il a coutume de l’être aux grandes solennités. Le:service a étd célébré par M. Roques, grand-vicaire, et Mgnr: l'Évèque de Telmesse pré: sent 4 la vo #4 a dit l’Introit et fait l'Absoute. Sa Grandeur avait
pourassistans M. Hunenr, du Séminaire, et M. Tunctbn de Québec: . À Montréal, le 8, à l'age de 80 ans et 6 mois, Dame Marie Geneviève Banruscer, veuve de feu Dominique Hubert Lacroix, écuyer ; Au même lieu, le 9, Dile Jennne Monxav, âgée de 19 ans et 6 mbis; ‘Au même lieu, le 12, Dile Charlotte P£rnauLrT, âgée de 42 ans. Dernièrement, à ln Côte St. Léonard, paroisse de In, Longue Pointe, Madame veuve AzLanp dite Loncrné, âgée de 100 ans, 8 mois et quel: ques jours.
. L'automne dernier, dans l'ile du Prince Edouard (£:..:1), à l'âge de 107 ans, Dame Mary Gibbans, native de Hollande ; Dan l'ile de la Jamaique, le 24 de Novembre «cri, line Judia Æ€nawronp, àgée, dit-on, de 151 ans. |
Manré :—à St. Grégoire, le 9 du présent mois, par M. Daurhs, Aug: Lurvanc, écuyer, À Dile Julie Htsrnr. À Ccex:ssronnt : —Mr, Louis Janxor, Notaire publie:
John Young ine Charlotté sa, épruse de
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Tour IX. ler. MARS 1830. Nuweno XVII
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HISTOIRE DU CANADA
(CONTINUATION
Au commencement de Juillet, les Anglais, sous le comman: dement des généraux Pridenux et Johnson, se mirent en marche pour aller assiéger Niägara, où commandait M. Pouchot, cnmme on l'a vu plus hâut. En passant à l’empouchure de la rivière de Chouagüen, ils y laissèrent un détachement de deux mille hommes, ‘avec l’ordre de rebâtir Je fort
: détruit d'Ontario. Le chevalier de là Corne s'avança du , même côté, dans le dessein de harceler lès Anglais, et dé
les empêcher, s’il était possible, d'avancer vers Niagara. Les Français et les Anglais se trouvèrent en présence les uns des autres, mais comme le combat allait s'engager, la terreur s'empara du détachement de la Corne, qui fut contraint de s'éloigner. Ilcroyait pouvoir renouvellet la tentative le lendemain ; mais il trouva l'ennemi sur ses gardes et trop bien retrauché pour qu'il füt prudent de l'attaquer. R M. Pouchot ne fût averti qu'il allait ètre attaqué, que par Ja vue des Anglais, qui arrivèrent devant son fort le 6 Juillet.
: Dès le soir, Prideaufx l’envoya sommer de se rendre. Pou-
chot lui fit réponse que sa garnison était brave, que sa place était forte, et qu’il comptait mériter l’estine des Anglais par la défense qu’il y ferait. Il dépêcha aussitôt des couriers à M. p'Ausryv'et à M. de Lignery, qui commandaient a l’ouest, pour leur mander de le venir joindre avec autant d'hommes qu'ils le pourraient,
Sur la réponse du commandant de Niagnra, les Anglais mi: rent le siège devant c« fort, et le poussérent avec vigueur et habileté ; mais la défense ne fut ni moins vigoureuse ni moins habile. Le 21, le général Prideaux fut tué, et remplacé dans le commandement par Sir William Johnson. Le 22, M. Pouchot reçut une lettre de M. d’Aubry, lui annonçant qu'il arrivait avec quinze cents hommes, Français ét sauvages, assemblés du Détroit, du fort Le Bœuf, de la Presqu'ile et de Vénango, et qu'ilse proposait d'attaquer les Anglais, dans l’espoir de leur faire lever le siège de son fort Le combat
Tous IX. N°, XVII
CN
526 Histoire du Canada.
eut lieu, en effet, le lendemain : les Français commencèrent l'attaque, à leur ordinaire, avec beaucoup d’impétuosité ; mais soit que leur commandant se fût laissé investir par des forces supérieures, comme il est dit dans les Mémoires du chevalier de Lévis, soit qu’il eût été abandonné par ses sauvages, comre le porte une autre relation, au bout d’une heure, ils se trouvèrent hors d’état de résister, Tous les officiers, au nombre de 17, y compris M. d’Aubry, (*) M. de Lignery, et M, Marin, officier canadien de mérite, st presque tous les Français ou Canadiens qui n’avaient pas été tué dans l'action, furent faits pri- ‘ sonniers. Le lendemain, Johnson envoya un trompette au commandant français, avec une liste des dix-sept officiers faits “risonniers, pour le convaincre de l’inutilité d’une défense pro- {ongée. M. Pouchot se montra persuadé de cette vérité, et il fut signé une capitulation, en vertu de laquelle la garnison, forte de six cents hommes, sortit du fort avec les honneurs de la guerre, pour être ensuite emparquée sur le lac Ontario, .et conduite à New-York, Les femmes et les enfans furert envoyés à Montréal. * STE L es,
: La défaite du corps de d’Aubry et la prise du fort de Niagara firent une vive sensation dans la colonie, d‘autant plus
que’ la communication avec le Détroit se trouvait çoupée, et
qui devenait nécessaire d‘évacuer plusieurs autres postes, On ut persuadé que les ennemis. se présenteraient de suite, aux Rapides, d‘où M, de la Corne avait écrit, qu'il était hors d'état de résister, et quil serait contraint de se retirer à l‘approche des Anglais. Le général Ambherst arriva en effet, au commencement d‘Août, à Carillon, qu'il trouva àbandonné et détruit, en conséquence des ordres qu'avaient reçus M. d‘Hr- BECOURT, qui y commandait, de se renlier de poste en poste, à l‘approche de forces supérieures. M. d‘Hébecourt se retira d‘abord à la Pointe à la Chevelure, où il fit sauter le fort St, Frédéric, et ensuite à l‘Isle aux Noix, où M. de Bourlamaque avait élevé des retranchemens, et avait une garnison de trois mille deux soixante hommes. Amherst ayant appris que le fort St. Frédéric avait aussi été abandonné, il s‘y rendit avec son armée, forte d‘environ dix mille hommes, y fit camper ses troupes, et y construisit un nauveau fort, qui prit le nom anglais de Crown Point. -
Pour nous rapp
rocher de Québec, le général Wolfe despé-
* C’est la première fois que nots voyons le nom de ce M. d’Aubry figurer dans l’histoire du Capada, et nous ne sauridns devenir pour quelle raison il avait, en cette occasion, le pasgur M. de Lis nery, qui avait déjà été chargé de commandemens imporw@nts, et qui s’était distingué en plu- : bre contres, si ce ‘n’est que le premier etait Francais, et le seconc,
anadien. ; sat J
imencèrent Dsité ; mais des forces chevalier ges, comure, ils se au nombre + Marin, ais ou Cat faits primpette au Hiciers faits éfense proérité, et il garnison, onneurs de Ontario, . et furect en-
de Niautant plus coupée, et' ostes, On suite, aux Ha d'é- | l‘approa effet, au ndonné et M. d'Hren poste, t se retira le fort St, arlamaque .de trois ris qué le ndit avec amper ses nom an-
fe despé:
Lubry figuquelle raiavait déjà 16 en plu- le seçoné,
“Histoire du Canada. 227 rant de pouvoir effectuer un débarquement au-dessus de cette ville, résolut d'attaquer le marquis de Montcalm, dans ses retranchemens, entre Beauport et la rivière Montmorency. Dans ce dessein, il fit échouer deux navires à fond plat vis-avis de la principale redoute, et fit placer un vaisseau ‘de soixante pièces de’ canon entre ces deux hâtimens. Les brigades de Townshend et de. Murray furent mises en bataille, pour teñter le passage du gué quand l‘ordre leur en serait oué ; et celle de Monkton eut ordre de traverser de la Pointe Lévy; pour soutenir les deux premières, s‘il était nécessaire.
A une heure de l‘après-midi, le 81 Juillet, le chevalier de Lévis fut informé que deux mille hommes de troupes anglaises étaient en mouvement du côté du gué; il fit aussitôt partir cinq cents hnmmes et les sauvages pour renforcer ce poste, et donna ordre au sieur Duprat, capitaine des volontaires, de suivre le mouvement des ennemis, et de l‘informer de ce qui se passerait. Sfétant apperçu que les troupes anglaises ernbarquées dans des berges et des chaloupes paraissaient se diriger vers le partie du camp retranché qui était vis-à-vis de la pointe de lile d‘Orléans, il y fit marcher le régiment de Roussillon, avec ordre de communiquer par sa droite avec les troupes qui s‘avançaient du centre de l‘armée vers les rédou-
tes du Sault. Le marquis de Montcalm, joingnit M. de Lévis,
vers deux heures, et approuva les dispositions qu'il avait faites, Les berges anglaises faisaient divers mouvemens propres: à inquiéter les Français, en les mettant dans ‘impossibilité de devenir dans quel endroit se ferait l‘attaque principale, ou platôt en leur donnant à croire re seraient attaqués en même temps en différents endroits. Ces mouvemens divers venaient en grande partie de ce que la plupart des berges s‘échouèrent sur des bas-fonds ; ce qui fit que les troupes ne purent débarquer aussitôt que le al l'aurait désiré. . La brigade de Townshend attaqua la .première, et contre l‘ordre qui lui avait été donné, avant d'être à portée d'être soutenue par les deuxautres, les retranchemens du Sault, et füt reçue par un feu si vifet si meurtrier d'artillerie et de mousqueterie, que dès l‘abord, les grenadiers, qui s‘étaient avancés assez en désordre, à la tête des autres troupes, perdirent un grand nombre d‘hommes et surtout d'officiers. Le chevalier de Lévis s‘étant apperçu que les Anglais s‘étaient déterminés à ne faire qu'une seule attaque, fit renforcer le point attaqué des regimens de Cayenne et de Roussillon. Les Anglais redoublèrent d'efforts soutenus par «le feu dé leur vaisseau: de soixante canons, mais toujours sans succès'et en perdant beaucoup de monde. Vers cinq heures, la confusion se mit dans leurs rangs, il commencèrent à plier et à se retirer, ‘et il survintune espèce de tempête qui les dé-
se … Histoire di Canada.
robe pour quelque temps à la vue-de leurs ennemis. Lorsque
les Français les revirent, ils s‘embarquaient dans leurs ber-
ges, derrière leurs navires échoués.
Le’ gain de la bataille de Montmorency, fut principalement dû aux judicieuses dispositions et à l‘activité du chevalier de Lévis. La perte des Anglais fut de mille à douze cents ‘1ommes tués, blessés et prisonniers : celle.des Français ne fut que
d'une trentdine de soldats tués, et de quelques officiers blessés, - Aussitôt après cet échec, le brigadier Murray fut détaché a. vec douze cents hommes, afin dfaider l'amiral Holmes, qui avait été envoyé au-dessus de Québec avec quatre vaisseaux, pour tenter de détruire les deux frégates françaises. Murra tenta deux fois de descendre à la Pointe aux Trembles, et fut repoussé, chaque fois, par M. de Bougainville, qui y com-+ mandait. Le général anglais réussit néanmoins à effectuer une descente à Déchambault, où il brula quelque bagage ap-
partenant aux officiers de l‘armée française; après quoi il: se rembarqua. ‘. Ré . Les Anglnis‘passèrent tout le mois d‘Août à canonner Québec et le camp de Montmorency, et à faire sur l‘eau divers mouvemens propres à inquiéter les Français, ainsi qu'à faire ‘plusieurs expéditions déprédatoires dans les campagnes. Le ler, Août, un détachement, commandé par le capitaine Gore- HAM, fut envoyé à la Baie Sh Paul, pour y faire des vivres. Une Sbébe convoyait le détachement, ayant jetté l‘ancre vi-â-vise lle aux Coudres; elle fut saluée par une dé. charge de mousqueterie, qui lui tua un homme et lui en blessa huit: Sur quoi le capitaine Goreham fit débarquer ses gens, chargea les habitans et les mit en fuite. Peu content de cette facile vicioire, il: brula toutes les maisons et ne laissa sur pied que l‘ég ie, sur la porte de laquelle il mit, suivant M. Smith, un écriteau portant qu'on en avait agi, et qu'on en agirait encore avec cette rigueur envers les Canadiens, en conséquence . du peu de cas qu'ils avaient fait de la proclamation du général Wolfé, et de l‘inhumanité avec laquelle ils avaient traité les * Anglais, er plusieurs rencontres. Le même historien rend un compte détaillé du butin que fit le capitaine Gorehgm en cette occasion : il consista en vingt bêtes à cornes, quarante moutous, plusieurs cochons, une grande quantité de volaille, des livres, des meubles, des hardes, et autres objets de pillage. Suivant le même Mr. Smith, le général Wolfe ayant appris, que le curé du Chateau-Richer s'était fortifié dans une grande inaison, avec environ quatre-vingts de ses paroissielis, y envoya un détachement avec un: pièce de canon et un obusier. Au premier coup de canon tirée sur la maison fortifiée, les Canadiens en sortirent pour aller au-devyant de l’ennemii ; rsais
allan ksF yeto oui
. Lors s leurs mi
cipalement hevaliér de cents ‘1oms ne fut que iers blessés, t détaché a.
mes, qui = + vaisseaux, 8. Murra bles, et fut qui y coma effectuer agage ap- S quoi il: se
onner Qué.
l‘eau divers si qu'à faire pagnes. Le uine Goree des vivres.
t jetté l‘anpar une dé.
ui en blessa er ses gens, nt de cette issa sur pied t M. Smith, | agirait enconséquence | du général nt traité les ien rend un 2m en cette rante mouolaille, des : pillage.
yant appris, une grande Iel:s, y enin obusier, ortifiée, les nemii ; rhais
Histoire du Canada. : 182
stombèrent dans un embascade qui leur avait. été dressée à l'entrée du bois; il y en eut trente de tués, et les Anglais leur enlevérent la chevelure, en conséquence, ajoute l’historien anghis, de ce qu'ils s'étaient déguisés en sauvages, Les Anglais r'eurent que cinq hommes blessés, 4 À
Un autre détachement mie envoyé du côté de Beaumont, ysurprit une vingtaine d‘habitans occupés à faire la révolte. Ceux-ci prirent leurs armes, se retirèrent derrière un bois taillés,.et tirèrent avant que les ennemis fussent à-la portée du fusil. Sur quoi, l’oflicier anglais partagea ses gens en trois bandes, our prendre les Canadiens en front et sur les deux flancs. Ces derniers tirèrent sur {a bande du centre, qui s’avançait au petit pas ; sur quoi les deux aütres précipitérent leur marche, et tombèrent à l’improviste sur les Canadiens, dont cinq furent tués et. quatre faits prisonniers. Les Anglais n’eurent que dex hommes blessés légèrement. d
Quelques jours après la bataille de Montmorency, M. de Lévis fut envoyé dans le gouvernement de Montréal. Il fit uhe excursion jusqu’à Catarocouy, et ordonna sur la route, en allant et revenant, les travaux et les dispositions qu’il crut être les plus utiles pour la défense de cette partie de la colonie. De retour À Montréal, il alla à l’Ile aux Noix, où il trouva les ouvrages. ordonnés presque achevés, et la garnison tenue en bon état par les soins de M, de Bourlamaque.
Qn avait formé le dessein de faire descendre les deux frégates pour attaquer les quatre vaisseaux (entre lesquels il y en avait un de ligne,) que des Anglais avaient fait passer au-dessus de Québec ; mais cinq autres vaisseaux étant venus ‘renforcer les quatre prewiers, le 28 Août, et quatre autres, le 81, le projet d’attaque devint inexécutable : :
Dans les : premiers jours de Septembre, le général Wolfe voyant la saison avancée, et désespérant de pouvoir forcer les Français dans leurs lignes de Beauport et de Montmorency, résolut, d’après l’avis de son conseil de guerre, de changer % position, et d’essayer de combattre le marquis de Montcalm dans une situation moins désavantagetse, une victoire étant à peu près devenue pour les assaillans la seule alternative de salut, En conséquence, après avoir incendié les campagnes des environs, l’armée anglaise abandonna le Sault de Montmorency pour revenir à la Pointe Lévy,
(Æ continuer.)