‹ La Bibliothèque canadienne [microforme]Chapitre 160 sur 177 · OUVRAGES SURPRENANTS DE ME'CANIQUE · texte numérisé non relu

OUVRAGES SURPRENANTS DE ME'CANIQUE

UN des plus grands mécaniciens que l’Europe ait eus, c’est L Trucuer, .carme, plus connu sous le nom de-P, SE’BASTIEN." Il avait inventé pour Louis XIV, une machine à traasporter de gros arbres tout entiers, sans les endommagér ; de sorte, dit le célèbre FoNTENELLE, son historien, que du jour au lendemain Marly changeait de face, et était orné de longues allées arrivées de la veille. "© à (ue hi

Deux tableaux mouyants, que le même mécanicien avait faits pour Louis XIV, n'étaient-pas moins dignes d’admiration : le premier, que le roi appellait son petit opéra, chargeait cinq fois de décoration, à un Coup de sifflet qui sortait du tableau: inême: c'était une petite boule, placée au bas de Ja bordure, qui donnait ce;coup, quand on la tirait un peu : elle était aussi le principe de tout le mouvement de cet opéra. Les cinq actes étaient représentés par des figures qui- jouaient par leurs” gestes, et exprimaient ainsi les sujets dont il s'gissait. Cet opéra recommençait quatre ou ciaq fois de suite, sans qu’il fût besoin de‘rémonter les ressorts. Ce tableau, long de 16 pouces 6 lignes, sans la bordure, et haut de 13 pouces 4 lignes,

n’avait qu'un pouce trois ligues pour renfermer les machines ; douit le nombre était aussi prodigieux que leur délicatesse.

Le second tableau, plus grand et plus ingénieux encore, représentait un paysage où tout était animé ; une rivière y coulaits des tritons, des syrènes, des dauphins, nageaient de tems en tems, dans une mer qui bornait l'horison : on chassait, on pêchait, des soldats allaient monter la garde dans une citadelle élevée sur une montagne; des vaisseaux arrivaient dans un port; le P. Sébastien lui-même était là, qui sortait d'une église pour remercier le roi d’une grâce nouvellement obtenue ; le roi y passait en chassant, avec toute sa suite,

‘Il n’est presque personné qui n’ait entendu parler du flûteur automate fait par Vaucanson, vers l'an 1738. C'est une statue de bois, de cinq pieds et demi de haut, copiée sur le faune de Covysevox, qu'on voit aux Thuileries, ‘assise, comme lui, sur un bout de rocher, et placée sur un piédestal carré, de quatre.

ieds et demi de haut, sur trois pieds et demi de Jarge. Cette statue qui, sous le ciseau de Coysevox, paraît jouer de Ja flûte

40 Ouvrages surprenanta de Mécanique, traversière, exécutait réellement, grâce aux soins de Vancanson, douze airs différents, avec une précision étonnante ; et cela, au moyen. d'un mécanisme extrèment curieux, mais trop long a détailler. étŸ |

Ea 1754, on a fait voir à Paris un autre automate, qui n’a pas moins excité l'attention des curieux et des physiciens : il articulait des mots et faisait des mouvemens semblables à ceux d'uné figure animée. Le roi fit démonter la machine devant lui, parce qu’on répandait le bruit qu’un enfant, caché dans l’intérieur, était cause de toutes ces opérations, dont le principe:est toujours une énigme pour le spectateur ordinaire. + On-reconnit par l'examen, .que l’auteur, pour imiter le son dela voix, s'était servi. d’une hanche de haut-bots, qu’un souffiet faisait jouer. : L’articulaton était aussi formée par le moyen d’un cylindre, qui faisait mouvoir des lèvres, pour rendre le son plus analogue à celui de la voix humaine.‘ El y avait un tonneau, placé de manière: qu’il répondait aux deux autres piêces. ‘La puissancé qui mettait la machirie en mouvément était:toute renfermée dans une petite boîte. La simplicité de de:cèt ouvrage était ce qui le-rendait plus surprenunt.…

-M. de K£mbet, conseiller: aulique ‘et directeur-général des salines,; en Hongrie, s‘ést montré digne rival de Vaucanson. On voit dans son cabinet à Presbourg; un automate qu'il a achené en, 1769, et qui peut jouer aux échecs contre le plus habile joueur. Cet dutomate représente un homme de grandeur' naturelle, habillé à la manière turque, assis devant une table de trais pieds. et demi de longueur sur deux pieds et demi de largeur : cette table, sur laquelle est un échiquier, est posée sur quétre pieds à roulettes, pour pouvoir être changée fucilement de situation, et pour éviter tout soupeon-de côinmunication. Quand on vent jouer une partie avec l‘automate, on est étonné de la précision, ‘et'en même temps de la variété des mouvemens du bras avec lequel.iljoue, lève ce bras et l‘avance vers la partie de l’échiquier où/est:la pièce qu'il doit jouer : ensuite, par un mouvement du poignet, il'ramène la, main audessus de la pièce, l‘ouvre et la referme bientôt pour saisir la pièce et la pl<cer surla case oùil veut. Après ce mouvement,

il repose san bras, sur un coussin qui est à côté de l‘échiquier,

Sil doit prendre une pièce à son adversaire, par un mouvement

entier du bras. il met cette pièce hors de l‘échiquier, et revient

prendre sa pièce pour lui faire occuper la case que autre laissait vacante.. l'al , per

Le merveilleux de cet automate, est qu'il n‘a point une suite de mouvemens déterminés : #il se meut, c’est toujours d‘après

Ja façon de jouer de l'homme qu'on lui oppose, On essaya

une fois de lui faire une petite supercherie, en prètant à La dame

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1e suite l‘après essaya à: dame

Pour la Bibliothèque Canadienne, 441.

la marche du cavalier : l‘automute n‘en fut pas la dupe; il prit la dame, et la remit à la case d‘où on l'avait tirée.—Tout cela, dit M. Durems, homme de lettres congu, se fit avec la promptitude d‘un joueur ordinaire : j‘ai fait, ajonte-t-il, des parties avec plusieurs personnes qui ne jouaient ni si bien’ ni si vite que l‘automate, et qui‘cependant auraient été fort choquées qu'on les eût comparées avec lui. ” H

La cause de ce mouvement est dans le jen dés roues, des ressorts et des leviers, dorit la table et lu figure sont remplies. Pendant que la partie se faisait, M. de Kempel se tenait indifféremment, ou à côté de la table, ou éloigné, quelquefois de cinq à six pieds.

On voit à Rome et dans les environs, des orgues hydrauligues. L‘eau seule produit lé vént. sans le secours d'aucun souflet, en mère temps qu'elle fait aller. la roue, dont le pigaon engrêne daus un cylindre qui fait lever les touches. La plus curieuse de’ ces machines, et la mieux entretériue, est celle qui se voit dans la Villa Pamphill : les airs en sont agréables et justes, et se répètent en écho.

Le P. Kircker, célébre jésuite, avait Imaginé et fixé dans

sa chambre, un tuyau, de manière que, quand quelqu'un l‘appellait, même à voix basse, à la porte: du jardin, qui était contiguë, il Ientendait, aussi distinctement que sfil eût été auprès de lui; et il répondait.avec la même facilité. Il transporta ensuite sa; machine. dans son muséum, et l‘adapta avec tant d'art, à une figure automate, qu'on la voyait. ouvrir les yeux, et qu'elle rendait des sons articulés.

En 1680, on fit voir un cheval:artificiel, capable de faire en un jour sept à huit lieues, dans une plate campagne. (PAGES, Mes Souvenirs. j

Je vois, B......., à ta manière

De répondre à mon complinent, Qu'il ne te suffit-pas de parler sagement, D'être, par cet endroit, mis en ligne première :

+ * Tù veux encor, qu’en l’art de plaire,

On te dise, au degré le plus haut, éminent,

En un mot, un autre V,.....:

Sous le rapport de l'agrément,

C’est préjugé, si je préfère

Le discours de quelque autre an tien :

me

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