‹ La Bibliothèque canadienne [microforme]Chapitre 5 sur 177 · FAIT SINGULIER · texte numérisé non relu

FAIT SINGULIER

=: Un journal littéraire, ! Universel, paraissant avec beaucoup ile succès depuis le mois de janvier, rapporte le fait suivant, pi nous a paru digne d’intéresser :n05 rs C'est d’après les journaux de J’Inde britannique que ce récit est publié. + 4 Nous ayons ététémoins à Madras d‘un, spectacle des plus nouveaux et des plus siaguliers. Un vieux brahme;, appartenant â une caste élevée, vient,de trouver le moyen. de se tenir assis dans l'air. 1Il.en fait Fexpérience, non pour .de l'argent, mais par politesse pour les personnes qui le lui demandent, Tout son appareil se composé: 19; d'üne planche: supportée par. ques chevilles, et formant une espèce de chaise longue ; 2°, un tuyau de cuivre, dans lequel il fait entrer un bambou vidè

dans une position perpendiculaire, et enfin d'une béqüille. re-

couverte de peau, que {fon place sur. le eambou. IL apporte tous ces instrumens dans un petit:sac; qu'ikmontre à. ceux qui assistent à l'expérience. Des domestiques tiennent une‘couver+ ” ture de lit devant lui, pour le cacher d'abord aux yeux des specs tateurs ; après un intervalle d’un quart-d’heure à peu. près, le rideau. tombe, et.on voit le brahmé assis dans l'air, à quatre pieds environ au-dessus du sal, ne posant que l'extrémité d’une ain sur la béquille, et comptant avec les doigts de cette main les grains de son rosaire ; il tient lfautre bras élevé en lair. 1} reste ordinairement presque un quart-d‘heure dans cette position, mais devant, le gouverneur de Madras il s‘y.est, maintenu pendant quatante minutes, Quand il veut descendre, il se fait, cacher de nouveau par le rideaù, et l’on entend alors un son semblable à celui-de,l‘air, qui s'échappe avec force d'une vessie ou d'un tuyau.” Il refuse de communiquer son secret à qui que ce soit, quoiqu'on lui ait déjà offert des sommes considérables, soit pour le vendre, soit pour accompagner en, Angleterre un entrepreneur qui le ferait voir pour de l‘argeng.. Le même in-

20 Communiqué,

dividu peut rester ausai sous l'eau pendant plusieurs: heures. Il n‘est pas de suppositions ridicules que ne fassent les journaux de l‘Inde pour expliquer .le prodige apparent. que nous veñons d'esposer, mris jusqu‘à prése t leurs conjectures ne paraissent pas encore avoir été heureuses,” Lu

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LETHARGIE EXTRAORDINAIRE,

Une fille de Thorigny, âgée de 25 ans, avait éprouvé depuis deux ans quelques accès d‘hystérie.. Le vingt-huitième jour, le médecin apprit qu’elle était morte pendant la nuit, et son étonnement fut d'autant plus grarid que la véillé il ne l‘avait point trouvée dans un danger si imminent. Désirant s'assurer. de la verité par lui-même, il sty rendit, et la trouva couverte par le drap que lui avait mis la garde. La face était très-pâle, les le. vers décolorées, mais sesitraits nfétaient point trop altérés, Elle avait la bouche béante, les.yeux fermés, les pupilles très dilatées et nullément etes à la lumière, d’une bougie. Nu indice de circulation ni de respiration. La chnleur de la peau était peu sensible au toucher, quoiqu‘elle ne fût point glacée ni flasque comme celle d‘un cadavre. Les.expérices qu'il avait tentées la veille eurent le-même résultat: La peau h‘avait point refroidi, et il résolut de me pas laisser ‘enter+ rer cette fille avant que Jæputréfaction ne s‘en fût emparée. 1] continus de l'observer; et, au bout. de cinq jours, on crüt apercevoir un léger mouvement aux couvertures ; deux heures après on s‘assura que le bras se contractait, les mouvemens se prononcèrent, .et il fut. certain .que la mort n'avait été qu'apparente, Plus tard'les yeux se rouvrirént,.la connaissance revint et la morte se rétablit entièrement. Ce fait est fort extraordi: paire, mais incontestable; un grand nombre de personnes qui lui ont donné des soins, ou qui, mues par la curiosité, l'ont vue dans cet état, pourraient convaincre les ingréilules,

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