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Le. 1 x$ 4
Nos noms seront connus, un jour, en Canada, (a chantés de Vaudreuil jusqu’à Kamouraska.
ttihies ol
heureux. Ch SARA A ;
| FORGES DE Sr, MAURICE, DE BATISCAN, ET
l’on fouette, M + jou: DE'MARMORA. dé.
rits ? MILA Fonderié dé: St, Maurice est sitnée dans le fief St. Etienne, que Srrière la seigneurie de St:'Maurice,) au confluent d’une petite CS Micre avec le St. Maurice, à environ huit milles audessus de la n chien, ile des Trois-Rivières. : Les bords élevés de la rivière embellis À | Mhne variété de:beaux arbres groupés de chaque côté, la teinté ice. 1hcée des vastes forôts de sapin, et des: bois iinmenses du voisiop Mlle, et les Ma ar pa et-plus adoücies des hautes LA * ‘bntagnes qui‘bornent la vue, forment ensemble une perspective rdie et magnifique, quand.on! la considère du lieu où la route onne, te sur le sommet dela chaîne qui-dominie la vallée. La Fon: E e ulle-même est remplie de toutes:les commodités convenables tit, nn vaste établissement: les fournaises, les forges, les fonderies, de goût, boutiques, (ou atteliers,) &c. avec les habitations et les autres hosé, à ftimens, offrent tous:ense Papparence d’un village passable- >; ent grand. Les prineipaux articles qu’on y manufacture con: ? Miitent en poëles de tonte espèce; dont on se sert dans les, provinr. ‘ Ps, en grandes chaudières pour faire de la potasse, en machines pur les moulins, en ouvrage de fer fondu’ou travaillé de toute es.
BCEs :
On exporte aussi une grande quantité de gueuses et de fer
in birres. Le ‘nombre des hommes employés est dé 250 à 800; s principaux icontre-maîtres, et les personnes employées à faire ps modèles, &c. sont. Auglais ou Ecossais; les ouvriers:sont gééralement des Canadiens.
Dans le premier établissement de cetta fonderie, vers 1737, le
29 Les Forges,
minerai se trouva. en grande abondance près de la surface, ét il
ne le cédait en qualité à aucune des mines de l'Europe pour li !
fléxibilité du métal. D'abord les différentes veines furent mises en œuvre avec très peu d’habileté; mais en 1739, on fit venir de France un artisan qui réunissait Ja connaissance des différentes branches de manufactures de fer fondu et tratuillé à una connaissance suffisante de l'art d'exploiter les mines; cette acquisition donna lieu à de grandes améliorations, qui ont fait des progrès continuels, et l'établissement est conduit maintenant presque avec autant d’habileté et sur le mème principe que ceux du même genre en Angleterre et en Ecosse, Il paraîtra un peu singulier que ni l’une ni l’autre des deux provinces ne produisent le sable propre à la fonte du fer; mais c’est un fait, et les propriétaires importent de l'Angleterre tout celui dont ils se servent dans cette opération.
Le bois propre aux forges croit en abondance dans les environs; on en coupe une grande quantité que l’on transporte chaque hiver sur des traineaux aux fournaises, où on le convertit en charbon pour l'usage des fonderies.
A environ six milles en remontant, sur la rive orientale de Ja :
rivière Batiscan, est la Fonderie du même nom:’elle est compo-
sée d’une foufnhise ou d’an bâtiment pour fondre lu miné, d'un autre pour couler le fer, de deux forges, de maisons d'habitation et de différents autres bâtimens. La manufacture de cet endroit est conduite sûr le mème plan que celle de St. Maurices on en
exporte des guerises et du fer en barrés, mais non en aussi’grande ! quantité que de l’autre fonderie. Cet établissement appartient à
plusieurs individus, . D’après la nature dispendieuse des travaux qui exigent de grandes sommes d’argenñt pour les tenir en, activité, le revenu n’est: pas en proportion égal a celuide la fonderie de St. Maurice. Il n’y a pas de doute que cet établissement, ainsi que le prèmier, ne soit très-utiles à la province, an ce qu’ilouvre un champ au travail et à l'industrie, et qu’il établit une concurrence.pour la fourniture d’artieles d'une consommation intérieure; cependant, :on dit que ce n’est:pasiune spéculation très-avahtageuse pour les propriétaires. i
Ainsi écrivait M. Bouchette, il:ÿa dix ow douzé ans. Nous croyons que depuis lors il:s'est: fait des améliorations dans les
deux établissemens, ci-dessus, surtont pour ce qui regarde la munufacture des poëles, auxquels on «one ».1-entemèn:, & ce qu’il
ous semble, plns de poli et de beauté qu’on ne faisait ces années
passées, : On a remarqué depuis longtems que les poëles fabriqués de fer ennadien sont beaucoup moins sujets à se: casset par l'effet
du feu que ceux-qui s’importent d'Angleterre où d’Ecosse.:
D:puis lors aussi, il a été établi deux fonderies, pres de-cetté ! , H l on fabrique |
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pott les vaisseaux, &e. à vapeur, et même des cloches, La fon derie de Ste, Mate n éié transportée dernièrement, nous dit-on, de Ste; Marie à Ste, Catherine.
C'est aussi depuis quelques années qu'ont été établies par un Mr. Hayes, les forges de Marnora, duns le Haut-Canada, Ces forges sont situées sur Da petite rivière de Marmoma, qui se jette dans la rivière Trent, à environ huit lieues de l'embouchure de cette dernière dans la Paie de Quinté. L'établissement se com= pose de deux grandes fournaises, trois maisons, une forge munie de deux ÉD iartatt, un moulin À farine et un moulin à scie, uné tannétie, un comptoir, des hangards ou magazins, un anttelier le forgeron, des étables et huit corps de logis doubles en un rang our les ouvriers, une école, une fonderie, un attelier de charpentier, un magazin de marchandises sèches, une boutique d’épicier, ct une potasserie. Chaque fournaise a ei pieds de hauteur et huit de largeur par le haut, et peut recevoir environ soixante-douze quintaux de minerai et cinq cent boisseaux de charbon, dans l’espace de vingt-quatre heures, et produit environ cinquante quintaux de bon fer, dans une semaine, Om prépare le iinerai pour les fourvaises, en le brulant dans des fourneaux et le concassant ensuite, Les qualités particulières du métal sont la dureté et la roideur, On en fabrique des chaudières à notasse, des machines pour les moulins, des vaisseaux creux de toutes sor. tes, et des gueuses pour les forges. Le nombre des ouvriers employés pendant l’été ne passe pas une centaine, mais en hiver, ik peut aisément s'élever à cent cinquante.
Ces forges de Marmora peuvent faire un peu de tort au commerce du Cas-Canaïda, mais elles doivent être d’un grand àvantage aux habitans de la province supérieure, qui ont ainsi près de chez eux, et conséquemment à beaucoup meilleur marché, presque tous les articles de taillanderie qui peuvent leur être nécessaires,
C'est-ainsi qu'en mème tems qu’il travaille pour lui-même, un Lomme entreprenant, comme Mr. Hayes, peut se rendre utile à ses concitoyens, surtout s’il sait se contenter d'un profit raisonnble, Un tel homme est digne, suivant nous, d’un encouragement particulker de la part du public, et c’est presque un devoir indispensable «le lui donner.la préférence, lossque toutes choses sont égales d’ailleurs; nous diriuns presque, quand mème il y aurait un peu de différence.
Les manufactures en général, nous semblent avantageuses sons plus de rapports dans des pays nouveaux comme les nôtres, qu'elles ne le seraient dans des pays plus anciens, plus avantés'et plus
Les Fürèes.
- peuplés; car ce n’est pas seulement: le commerce proprement dit
qu’elles favorisent ici, mais encore divers genres d'industrie, le défrichement des :terres dans le voisinage, l'augmentation de ln population, &c.
... +, MES TABLETTES DE ist:
.… TEL est le titre donné à un petit ouvrage manuscrit d'un dé À nos compatriates canadiens, qu’ob pourrait aussi intituler SJour« à
pal d’un voyage fait dans le Haut-Canada, en 1818,” et dont nous avons eu la permission de faire des extraits pour la Hibliothètue
Canadienne. Les observations sont généralement courtes,.et peut- 0
être les trouvera-t-oï en conséquence peu instructives. Mais on devra être persuadé que l’auteur, quoiqu'homme d'esprit et bon observateur, ne pouvait guère faire plus, si l‘on considère qu‘il avait à s'occuper sur la route, en qualité de militaire, de devoirs et de soins qui devaient ne lui laisser que très peu de tems pour décrire, ou mênie pour contempler, les scènes qui s‘offraient à sa vue.… Îl écrivait d'ailleurs à des amis et pour des amis; de là la légèreté, et quelquefois la familiarité du style, &c. Il.a depuis mis au net les notes qu'il avait prises sur les ‘lieuxi et. s‘aidant des observations des voyageurs et autres écrivains judicieux et instruits, il a fait du tout un autre petit ouvrage qu'il. a intitulé, Topographie du Éaut-Canada, et qu‘ se proposait de donner au public. Mais il. y a déja dix ans que ce petit ouvrage est fini; et
dans ce,court espace de tems, il stest opéré des changemens éton<
nants dans un pays dont l‘ayancement fait des progrès si rapides:
Îl a, donc renoncé au projet de faire imprimer ce petit ouvrage;
du moins dans son présent. état, ét nous avons cru nous-même
devoir plutôt extraire de ses Tablettes que de sa Topographie,
rédigée. postérieurement; parce que l‘état actuel du pays, mis en
regards si l'on peut'dinsi parler, avec celui de 1813,. fera davanin
tage admirer l'industrie et l‘esprit. d'entreprise des Haut-Cana-.
diéns, qui ant pu,,ensi peu d'années, opérer de si gran change: mens pour le mieux, ;, Pour celui qui:a vu le Haut»Canada en 1813, et le voit encore en 1895, ou pour celui qui ne Léa vu qu'en 1825, ét lira ces extraits, 'le rapprochement ne peut êtré que très intéressant, -etiptôpre à faire naître datis'son-âme le $entimeñt' de! la satisfaction mêlé à celui de l‘étonnemeñt. H-doit.en être de cela conime des dénombremens d'une ville, ou d‘ühépfovinée; dans ufi état d'accrlssernent progressif} 4 comparaison entre le plus ancien et le plus técent met, pour’ ainsi dire, sous les yeuk l‘iugmientation de la population et ln différence d‘utie époque ‘à lantre. Mais il est tems de suivre notre auteur.dané sa route'du. voisinage de Montréal à Kingston, où à’ Mancién Cafaracoui, où, lltinéraire se termine. | 48
Les Ecluses.—La vielle Porte de Ville.—J'ai quitté St. Phi- Jippe, (Bas-Canada,) le premier du mois, et après avoir diné chez Ifami SAnGuUINET, à la Tortue, je suis allé coucher à Châteauguny, Chez un Docteur— Auüberoiste ! db À
papie
4 On a 0 ne co!
+ Tom.
scrit d'un dé À tuler. Jours A "et dont nous | Bibliothètie irtes,.et peut- Mais on esprit et bon nsidère qu'il e, de devoirs de tems pour offrajent à sa mis; de là la . ÎLa depuis
Se
jet. s‘aidant judicieux et 41, a intitulé, : donner au e.est fini; et
mens éton<
ès si rapides:
Ut ouvrage;
nous-mêème
Lopographies pays, mis en fera davanlaut-Cana-.
ds change HCanada en l'a vu qu'‘er ré que très emtimeñt de en être de ‘province; on entre le’ s'les yeux sa route ‘dir.
c Yacoui, où,
é St, Phi.
diné chez âteauguny,
Mes Tublettes de 1818, 45 & Le 8, nous laissèmes Châteauguay et allämes diner à l'Ile (4 Perrot, près de l'église. K y à là une espèce de village, assez | til, sut un site fort élevé; d’où l’on voit avec avantage les beles terres de Châteauguay, le Lac des Deux Montagnes et le magrifiqué Côtesu des Cedres, dont la cime élpvéo est couronnée de us pins toujours verts. C'est au pied de ce côteau mujestueux |que se trouvent les écluses, le premier ouvrage de ce yünre que aie encore vu. C'ést près de ce canul artificiel, coupé dans le où vif, que vont les Cascades, rapide dangereux à passer, et qui, ar cela inètne, a porté'le gouvérnement à construire les évluses, Ce canal, qui traverse das toute. sa largeur la pointe de roche qui s'étend au bas du Côteau des Çèdres, est revêtu de murs s0ldes dans presque toute sa longueur, et orné d’un joli pont en de: mi-lurie, dünt l'arche est faite des pierres de taie qui formalent le ceintre d’une de. hos ancietnes portes de ville, la portes des Ré-
ollets 4e Montréal, Je me trouvai en pays de connaissance; j'en Nressentis d’abord du plaisir: eh!.pourquol donc l'émotion qué j'é: rouvai à la vue de ces pierres? Pourquoi, ensuite, ce serrement e cœur en les voyant dépouillées du vêtement foncé que je leur l'avais vu ci-devant, et qu'elles avajent réçu du tems? Ah! ce pont,
tout. bedu, tout sotide qu'il est; ne vaut pas À mes yeux lu viville porte des Récollets! sûn #ab/ anfique rappellait des souvenirs! it si je tremblais, autrefois, eh passant. sous cofte arche menu: | çante, j'avais au moins...fraversé des ruines! | * 6 Cornroall, où Ne Johnstogn.—Le 4, au soir, nous nous s6mmes pe à Cornwall, harrassés et;fatigués des chemins, autunt ue possible. | « Cornwall est. la première ville du Haut-Ganada qu'on ren. optre en.montant à Kimgston:. elle est agrédblement située, bâtie ans une baie commode et coupée par un petlt ruisseau, Les uses en sotit larges et droites, le terrain doucement incliné, On
‘® w S me.
S à [ns æ
uvernes oh,
‘appreñnent au thoins à lire et à écrire, Le tiqra qu'oceupe cette Lville est déja spacieux, mais cé ne sont encor
{placements entourés de clôtures, dont les trols quarts, moins, sont nuds de bâtiments. Le commerce y. était florissant
‘avant la déclaration de guerre de l'Amérique; son collège avait 14 quelque réputation; ceci, joint à la beauté du alte, aurait bieritôt
4 rendu Cornwall une ville assez considérable: mais un morceau de «2 papier, done de quelques coups de fusils, à tout détruit! } On a déserté le femple des muses, et le marchand a troqué son au. ne coûtre une roguille...et uh mousquet!
4 66 Cornwall a aussi le nom de New Johnston, C'est in capitale (0 Tom. II. No. 1. ou
26 Mes Tablettes de 181.
du district de l'Est: elle est au front du fownship de Cornwall, et dans le comté de Stormont. Les bateliers Canadiens l’appellent encore la Pointe Maligne. Klle est distante de Montréal de quatre-vingt-deux milles. à
‘ Le 5, nous ne fimes que deux lieues, et vinmes planter piquet M
à Mille-Roches. Le mauvais tems ne nous permet pas L'alles
lus loin. :
P Le 6, nous pliâmes bagage de bonne heure, passämes le Long Sault, le Rapide-plat, et primes nos quartiers de nuit chez un Hollandais du nom de CHRYSTLER, capitain:-recruteur, riche propriétaire, superbement établi, dans le township de. Williams burg, Tout le corps d'officiers logea chez lui, et il abandonna même à nos hommes une grande chambre de sa belle maison pour leur usage, Sa femme, aussi hospitalière, que lui-même se montra prévenant, . leur fit servir du lait, des légumes, &c. On eut enfin pour eux et pour nous mille attentions. Le captaine Chrystler est un fermier aisé et vit noblement: ses terres et le coinmercçe de bois de construction l’enrichissent tous les jours. Nous eûmes chez lui d'excellents lits et ne quittâmes qu’à regret sa mai: son, le lendémain, après un ample déjeuner à la fourchette, Il m’engagea à laisser ma voiture chez lui, fit atteler la sienne, et me remit aux soins de son homme de confiançe, qui m'a conduit ainsi jusqu’à Canonocoui,.et m’a été d’un grand secours dans toute cette route. | é
6 Le 7.—Partis de Williamsburg le 7 au matin, nous sommes ï 1 allés camper, le soir, à deux lieues du village voisin (Johnstown,) : 4 dans une vilaine bicoque, où des sauvages avaient pris refuge a+ 4$ Mo vant nous, où nous wavons trouvés rien du tout à manger, quoi- A que bien affamés, et dont l’hôtesse, je crois, était malade imaginaire.. Quelle transition! On lui demandait à manger, elle nous parlait de son mal. On lui demandait un lit, elle nous racontait de nouveau sa maladie, On se mit à lui parler un peu français, elle faillit tomber en syncope. Il fallut se coucher, de crainte de pire accident. :
Le 8, nous allâmes déjeuner à Joinstown, ci-devant Oswegatchie. La ville de Johnstown, capitale du district du même nom, dans le township d’'Edwardsburg et le comté de Grenville, est bàtie sur le fleuve St. Laurent, et éloignée de Montréal d’ü-peu-près 126 milles. Une cour de justice, une prison, une bonne auberge, quelques‘maisons particulières sur le grand chemin, et un magnzin pour le Roi, sont les seuls bâtimens qu’on y voie.
“ Les positions de, Cornwall et de Johnstown sont des plus judicieuses. La première de ces villes étant au pied des rapides a l'avantage d’une navigation libre et sans obstacle dans toute l’é. tendue du Lac St. François; et de Johnstorra, à la tête de ces mèmes rapides, les vaisseaux peuvent aller sais difficulté jusqu'à
Queenstown, et à tous les ports et hâvres du lac Ontario.
mor | site
> Comwall, et ns l’appellent ntréal de qua:
planter
et pas dalles
âmes le Long |
nuit chez un ruteur, riche de. Williams il abandonna e maison pour nème se mon- .&c On eut aptaine Chryes et le coinjours. Nous regret sa Mai:
ourchette, Il sienne, et me conduit ainsi ns toute cette
nous sommes 4
(Johnstown,) pris refuge a+ ranger, quoinalade imagiger, elle nous ous racontaik peu français, de crainte de
ant Oswegatmême nom, ville, est bûd'â-peu-près nne auberge, et un magn+
des plus jues rapides a ans toute l’é.
a tte de ces ulté jusqu'à ario.
“tr 44
Mes Tablettes de 1818. 27 À “. Nous lnissimes à cet endroit nos femmes et enfans, nos ma- M} lades et notre gros bagage, afin. d'accélérer la marche. Nous “A eûmes bientôt fait les trois milles qui nous séparaient de Prescott, ou New Oswegatchie, au front du townskip d’Augusta, sur le 08, bord du fleuve. Ce village, qui est joliment habité, est bâti sur 4% un rocher un peu élevé. On l'appelle encore, comme on Mappalr lait autrefois, {a Galette. Les bâtisses n’ont rien de remarquable; mais c’est le poste militaire le plus fort que j'aie ençore passé sur cette route. Plus bas que le village, sur. la gauche, est un bas- ‘ fond, qu’on a entouré ou cerné de branches et autres .embarras, pour ajouter à la difficulté des approches de ce côté. A peu de "4 distance de ce lieu, en arrière de Prescott, on élève, dans ce mo- : ment, des fortifications en terres et fascines assez considérables, (NW où nous.aurons du gros canon; l'enceinte, quarrée, doit être en- MN tourée d’un fossé, et renfermer une forte redoute, des magasins et casemates capables de contenir une bonne garnison. (C'est ce qu’on a nommé, depuis, le Fort Wellington.) A droite de ce vil- | lage, en montant, il y a quelques batteries. La garnison est forte } et composée de troupes et de milices. ' . Au sud du fleuve, vis-à-vis cet établissement et sur la rivière ! Oswegatchie, sont les ruines d’un ancien fort de ce nom, que les 4 Français appellaient le Fort de la. Présentation; et, à côté, le superoe et riche village d’Ogdensburg. . Les, Américains y ont des atteries. | 1 ‘ Le 9, an matin, de bonne heure, nous étions à 142 milles de # Montréal, c’est-à-dire, à Brockville,, ci-devant ÆElizabethtown.— 2 Ce village, le plus joli, sans contredit, que l’on rencontre en re- 2 montant le fleuve, et le plus agréable sans doute par la beauté du site et l'élégance des bâtisses,, est, au front du fotonskip d’Elizabethtown, dans le comté de Leeds. Le chemin du roi est la. seule rue qu’on y voie, mais elle est large, longue et toujours droite. — Plusieurs grandes maisons de brique et de bois, bâties avec goût, : et dont quelques unes sont couvertes en argamasse, s'élèvent des eux côtés. . Dans l’endroit le plus haut du village, en face d’une | place publique, on a dernièrement construit un grand et bel édi- ! fice de brique: .c’est la çour de justice, qui, vû les circonstances actuelles, sert d'église, de prison et de corps-de-garde. Ce vil- : lage, connu ci-Cevant sous le nom d’Elizabethtown, a pris celui de Brockville, à l’occasion de la nomination du général Brock à la Présidence du Haut-Canada, ; ‘De plusieurs moulins, à jeux de plusieurs scies marchant en- # semble, qu’il y a dans le Haut-Canada, celui de Mr. Jones, à à Brockville, a particulièrement retenu le nom de “Moulin des quatorze scies,” dont nos compatriotes ont fait le synonyme de Brock- Ville: ainsi, dans l'itinéraire de nos bateliers Canadiens, un VOY= age au Moulin des quatorze scies, veut dire un voyage à Brockville,
» . Mes Tübleites de Y013.
+ ‘æ Lé 11.—Cananocoui.— C'est ün petit poste militafre-à trente. duatre milles audessus de Brockville. Il est sitdé au front du ownship de Leeds, dans lé comté du mËrne nom; et prend le srèn de ln rivière Canahonouë, qui, tirant sa source d’une chaîne de lacs. Uans l’intérieur des terres, vient se jetter dans lé St. Laurent à cet endroit. J'y ai vu he redouté, quélqhes miliciens, trois où qua tre malsohs, un grahd pont, et unë Selle chûté qui fait tourner ün autre moulin à quatorze sçies, dont un colonel Srone est le propriétaire: voilà tout. e HAS Brockville, noùs avoris Constamsiérit ange dans un bois de la plus haute futaie. ‘Nous revoyons, âci ke Si Laurent, mais nous allons de nouveau nous replonger. : datis la forêt; pout ñ’en sortir qu’à la vué dé Kingston, ou de lancien-Caimiæcour, distant encore de trenté-çinq filles. | “6 Roude, par terre, de Montréal à Kingston, ou l'ancien Catara- Coui.= Quand vots montez de Montréal à Kingston, vous côtoyez <oñstarhment 1e fleuvé (St. Laurent,) jusqu'a près de six milles aüdeëstis de Biockville, ‘ Les -chemins Sont asséz bons dahs cette partié de la province, surtout depuis Cornwall.‘ A six milles audessus de Brockville on entré dans te bois: on y trouve des chefill mins généralernent désagréables; dés pontages d’une étendue con- QU sidérable, à travers dés savaries ou des pays bas et marécageux; Pl des ponts dônt plusieuts sont réhiatquablés par leur solidité, leur. xt longueur, quelquefois mème par leur hardiesse, étant cohstruits A! nu sur de gros ruisseaux ou des rivières assez larges. Dans tonte cetté-rôtte jusqu'à Kingston, on est privé de la vue du fléuve; si ve-n’est à Cânahocoui, où le cheïnin s’en rapproche un instant, | Pôur s'en éloigner aussitôt, et vous fite traverser une suite de. » rochérs couverts de bois. |
« Rien de plus agréable L + la vue du St. Laurent dans là preimiète partie de ce trajet. Bien qu'en Et endroits ss are
or A EE RE +
geur soit noïpdre que la portée du füsil, elle est fénératement |} 1 telle, partout ailleurs, qu'on ne peut se refüiser à eh admirer la
‘ul indjesté, ‘Tantôt il coule mollèment entre les lits de verdure qui
thpissent ses bords élevés; tantôt il pousse avec fierté ses eaux
Fimpides, où précipite avec fureur ses ondes écunautes. Les cô-
teaux qui lé bordent semblent le saluér dans léur pente douce-
mént inclinée, et mille rivières et ruisseaux lui portent k tribut
de leurs eaux; tandis que les arbres antiques qui s'élèvent avec }
{ll oryue dans les. aîrs, et bornent de toute paït 1e tableau, lui font : | de leurs cîmes, toujours vertes, uñe çoutonne éternelle. Tel est
21] ke St. Laurent. Oe n’est pas tout. Représeritez-vous de char-
il mants villges sur ses déux côtés; figürez-vous une longue rue, 4}
L:) décorée de belles maisons en piérre ou en bois, peines dé toutes «0
| | - couleurs; des îles dont les tapis verts et émaillés Se répetent dans
T'asur de ses ondes; imagines enfin toute vétte variété d'objets se
.} présentant à la fois—dans les sinuosités du fleuve--a Pœil avide 1
‘du spectateur ami de la belle nature: voilà encore le St, Laurent. !}
Mari.
na OR
De L'influence du Gouvernement. 3$
« . q : A e n “ Mais quittez ses rivages; enfoncez-vous dans les forêts impore et les roçhers sffreux qui séparent Brockville de Cataracœut,.….Quel changement de scènes! Des arbres d'une hauteur roi ieyse y répandent le sombre de ls nuit; des rnches énornes dans leurs masses barsent la vue de tous côtés, et le É ment funèbre dont le tems les 3 cauverte-—en striapant | oil du voyageur, le frappe /4i-méie d'une espèçe d’effroi. De distance à qutye, vous rencontrez de ces canaux profonds que le. mars : creusés à.pic dâns le roc paur dônnek pussage à une rivière.
taire à trente.
é au front du rehd lé srèn chaîne de lacs.
Eaurent à cet.
trois ou qua:
i fait tourner SToNE est le.
ons constam-
‘ous reVvoyons ‘pont hardi est suspéndu aux deux parois du précipice, . L'impéous replonger togité du courant qui passe pudessous de yous, avec la rapidité
D, de Fi. ëché, vous saisit et trouble votre matchei et le pied. crainde dE sr pete eur l'ébce rare per votre Utilité. L sut dire pourtant que si ce bois à seb horkèurs, on y voit aussi Lou es chûtes ou cascades, qui éfonnent par teur hauteur, et dont la beauté consale au moins le voyageur attristé. On en passe pins sur la route, et, au pied, on apperçoit sojours quelques mo
à scie, à farine, mème à carder, ou pour d'eutres fins
ncieh Catara-.
vous côtoyez.
de six milles ns dañs cette six inilles auuve des che-
étendue con- %# __— marécageux; #} ve HR di CU solidité leur M DE L'INFLUENCE DE EA FORME PU GOUVERNEMENT SUR LES Na ant cohstruits FIONS,
Dans tonte 4} au 50 Be Er PAPE be ma, F du fléuve; si M Lx despotisne existe partout où lés pouvoirs sont rare e uninstant, Lorsque Îe pouvoir exécutif, législatif et judiciaire; s0 trouve entr une suite de. les mêmes mains, il devient nécessairement absolu. Iln!'y 0 au-
AN cune défense passible contre celui qui possède à ls fais le pouvoir d. dx faut-adrataletser. de faire les lois, de les exécuter et de déci-
t dar .
uvre à der, selon son bôn plaisir, si l’on est innocent ou coupable.
roits sa lar-
généralement . Lorsque des bases premières sont fsusles, on en ressent l'infuh admirer la ence en toutes choges … : DES NON | » verdure qu … La relation de maitre à estlèvé permet difficilement de canserrté ses eaux ver une idée juste des véritables rapports des hommes, … su. tes. Les cô- A liberté ne saurait se maintenir longtemps à we » l'esclapente douce vage. . Si la liberté n'existe pas pour toüt le monde, elle n'existera bie tôt u : a 1. ER ER . ‘ , ‘ne . .
élèvent pr , Le path À pie aisé agissait sûr les.sens ét sur limagins-
êle is d ; | 158 je” los rétlenne leau, fui font 444 tions mais son influence s’orrêtait 18 La religion chrétienn
de.” Ti et dans sa pureté originaire transporte l’hômme dans le monde des oùs de char- 0 intelligences: il ne dépend plus de la terre, il brave ou n'aperçoit
bg . 4 injusti 1 issdnce; Elle a étsbli entre tous les : longue rue, | Jus les injustices de la puissdnce: pe tes dl tonte, 40 Le comme enfans d’un père commun, le lien de la charité épetent dans fraternelle, que les ariciens n’ont jamais connue. ee é d'objets se (M … Une tendance commune se trouve dans tous les temps, c’est le à l'œil avide 1 désir du pouvoir. . L'homme est aussi disposé à défendre la puise
St, Laurent, sance qu'il se flatte de partager que celle qu'il possède lui-même
De l'inflence Gouvernement,
Un instinct secret le te d il ‘auxq e exppse ceux qui nè savent age, K'il'en abuse; c'es plutôt une suité"de la dü défaut de réfléxion que d’ane prémiéditat Peù d'hommes seraient réel s'ils aväieht assez d'étendue onséquences. : :
existé, et Qui existe
* emplois stis exc ignes osteñsi
dés. créaturès et:
tres moyens dig les grands intér
gouve ens ét les dinasties sè SOnt établis pat ]a force et
l’habileté;: ils Périssent par l'injustice et l'impéri lé, AS voit partout: Jés :
mêmes vices
€ les plantes, jline ‘lumière, : “ On n’ignor P “sage que l’on en fa re lorsque'les abus pasi sent ‘un ‘certain terme. cr : Les ‘hommes Peuvent-ils scquérit 1me existanc croyant la propriété d’un de leurs sembl] de la: pen volonté d’ roiront-i | La patrie de l Peu de’ celle de l'animal. est le chenil où il é fouet, le ratelier où il trouve sa nourriture, habitudes Srossières et de senti. mens bruts, Tout le monde sait rendent l'esprit étroit, vient incapable dé remplir:
ndre comp:
elle exppse abuse, c’est de réfléxion raient réels z détendue
reur, Mais’ di . , “ä-fhit hors’
, QUI a tou:
e dela na:
d'opinion, harges pu:
d'une pré-
Amies sans:
norables, Puériles, 1é à faire hez d'au:
nsée vers
1 marché : force’et ets, les mêmes?
8, il ne
lé bon
HS past
e en se nt tout lavan- 1 mai-
C’est rouve senti-
itie::x
ls de-
Dé l'influence du Gotivernemenht, | si
Les peuples ont été invincibles lorsque des sentimens religieux
€ ou politiques, l'amour d’une patrie commune, peu importe qu'on
la voie dans le ciel ou sur la terre, leur ont imprimé cette impul-
"} sion à laquelle rien ne résiste.
Un souverain dont l'ambition calculerait avec justesse la force
! ct la faiblesse des états, saurait que la force morale de l’homme M est bieñ supérieure à sa force physique, qu’elle diminue à mesure qu'il devient’ instrument passif, et que la puissance des nations
augmente en raison de la bonté de leurs institutions politiques. L'homme qui concentre usa de ses facultés dans l’obéissance
| à la volonté!d'autrui, et sa pensée Uans le cercle étroit de son in-
térêt personnel, deviént un être d’une classe inférieure: heureux si la dépravation:et les vices de la société; ne portent cette dégrudation au dernier terme! FR REN Le défaut de résistance encourage l'audace, et l’on trouve beaucoup plus facile de chercher à dominer, que de parvenir à convaincre. ; Le qu La liberté de la parole et de la presse, et la publicité des bébats du corps législatif sont indispensables pour produire ces heureuses conséquences. (L'’édugation d'un peuples h réunion des esprits et des efforts d'un peuple pour le bien public.) Lorsque personne ne peut prendre une gazette en main, sañs ÿ trouver Féraen d’uné quéstion’ intéressante de législation ou d’économie politique, les ‘idées et les réfléxions se portent involontaire menñt de ce côté, les lumières et l’esprit public se répandent:à la fois. . S'il existe des talens distingüés; ils se réveillent et se déve- : loppent, et l’état trouve bien plus aisément dés hommts capables pour toute espèce de fonctions: C’est aüssi la publicité des dé: bats qui forme-le véritable lien entre la nation et le corps législatif. Ce n'est que par elle qu’il peut se montrer digne de la confiance publique et mettre dans là balance en sa faveur le poids de Topinion et de l'autorité nationale, sans lequel il restera toujours trop faible pout concurir efficacement à éloigner le mal et à faire le bien. L'Empereur N'APOLE’/oN avait très bien jugé la chose, lorsqu'il fit un corps législatif muet. Les occasions dans lesquelles la publicité compromettrait des particuliers, ou les secrets de l'état, peuvent donner lieu à des exceptions rares, hors desquelles ‘Tien ne doit se passer dans l'ombre. Les débats secrets autorisent les soüpeons. La honte de ce qu’on veut dire, ou la faiblesse avec laquelle on défend des intérêts dont on est chargé, si on ne les trahit pas tout-à-fait, inspirent le désir du mystère. Lorsqu'on parle pour la nation, on ne craint pas de parler devant la nation.
Les sentimens suivants nous ont paru beaux en morale comme en politique, et dignes de figurer avec les pensées qu’on vient de
3% De l'influence du Gouvernement.
lite, On pourrait mettre dans la bouche du Princé di les à exprimés, comme daps celle du Grand Conpe’, les vers uivante:
Bi je n’ai pas une couronné, C'est la À Au qui la donne; : :
Ë suit de la mériter.
Avec un Prinée fui pense et parle dé lé sorte, régneralent la li- Falonuaies Péguité, Le ohime politique 1e vera le lité
berté ru publiques
. “Audinet Anbieersnire de a société instituée à Philrlelphie en mémoire de Gurzzauwe Pews et de, Scan LAgRoNE le due de Saxz- Warman, qui était, ainai que le Président des Etets-Upis, du nombre des ‘conviés, a prononcé le discours suivants «6 6 Messieutsi-le regarde comme un Bonhenr particalier pour moi, d'être arrivé A ‘au moment où les descenddns de ces hommes philantropes qui Tes premiers ont peuplé le désett dans ce paÿs pau: 10 ôspitalier, di ie l'anniversaire de leyr débarquements ds ei mal orme une des époques les plus remar- ‘qua e
de l'univers lui doit sun existence, Mais il me sed mal, à moi, étranger, de vouloir dérouler le tableau de votre bonheur, qui fixe sur Vous les yeux de toute monde civilisé, et attire chez vous les étrangers avides de découvrir kes vraies sources de la félieité publique. C'egt sons ce point de vue pri paiement que je m'anis à vous avec le pie grand plaisir poux élébrer yne fête qui devrait être celle de tont le genre hnmain. rs: * #Étranger dans ce pays, la bienveillsnée 5vec liquellé vous m'avez accueilli, me fait infniment d'honneur, .et.me.donte une satisfaction que je ne puis Expriper. Î1 est une sympathie de seutimens, qui füisent disparaître Îg distance pat laquelle les lieux qui nons ont vus Lo sont séparés, nous rapproche les uns des “eutres, Et porte l'illusion si loin qu'il nous semble que nous soyons üne même fsmille. Cette sympathie, qui nous anit aux botmes sages et MErrueux de tons les pays, fait aujourd'hui mag bonheur: elle me fait cependant regrétter que les circonstances ne mp permettent pos de fixer pour toijours ma.résidence parmi vous. #:<J'emportcrai ayec moi, gravé eù fond de mon cœur, le sou venir de ln réception affectueuse que vous m'avez Aonnée Le fête que nous célébrons aujourd'hui ne pourre jamais s’effacer de me mémuire, La présence du premier magistrat du peuple, je le répète, le plus heureux sur la terre, ajonte des teintes encore plus brillantes au tableau. Soyez assurés, Messieurs, des sentimens de reconnaissante dont je suis pénétré, et permettez que je porte au-delà des mers, l'impréssion, peut-être t: ? flatteuse pour M0, np Jgisse ici quelques amis à la mfinrire desquels.je tontinuerpi d'être présent, ” oi entie : QiNT-UD
re modérne, puisque le eçupls le plus heureux h 7
cé qui les à efs suivants:
eralent la li, Let le félicité
Philüdelphie pop Je due des Etats-Uuivants
ticalier pour ces hommes lans ce paÿs yr débarqueplus remar-
lus heureux M A]
al, À Moi, eur, qui fxe
LETTRE À L'HONORABLE EDWARD BOWE* àé:
1 Par tin Etudiant en Droit, Php. 16 in-Svo.
vi est assez rare enonre dans ce pays qu'un écrivain public ait Uut tâche de louer où de blamer un ouvrage nouveau. Peutre nésnimoins le tems n’est-il pas éloigné où il s’opèrere, sous ca CMnport, un gement capable de faire honneur aux talens lit+ - Mraires du Canada. Un jeune Etudiant en Droit (Mr. A. N. on1w,) vient de donner un exemple qüi, sans doute; ne restera
| uge Bowex,
nu
per # ke, €
‘14 Le moins isse dire de la Lettre à Mr. le J #st qu’elle est bien pensée et bien écrite, et fait honneyr aux tains et aux connaissances Ge son jeune auteur, en qui on ne peut mpècher de louer encare le zèle du bien public et lamour du vail, Cette Lettre est le développement de ce. principe qui s paraît évident de soi, que Cest le droit incontestable d’urt uple de parler, même légalement, sa langue maternelle, la seule lil soit chi d’eritendré. L'auteur aurait pu s'étendre davanice sur le sujets mais pour le faire il aurait fallu répéter ce qui a a été dit dans sine gutre brochure publiée en 1809, sous létitre } ConsiperAtions, &c. pur un Canadien, M. P. P., dans le Spectgs r Canadien et ailleurs, en 1822 et 28, à l’occasion des avancés quélques uns des fauteurs du projet de l’union législative des ovincès da Canada. En gardant le silence, ou passant légère-
pus Soyÿpns ne me pervous.
B ur le SOU
s'effacer de peuple, je ates encore des sentittez que je teuse pour els-je con-
in bonheur:
ent sur ce qui se trouye consigné silleurs, et en laissant encore quoi dire à ceux qui gatrreient. srvir à traiter sprès ni le ème sajet, l'écrivain a fait que le fonds et le style de son ouge se soutiennent partout également, qu’il intérésse d’un bout M'antie le lecteur, qui regrette à la fin de d’avoir pes à continu- ‘4 marque certaine, à notre gré, de la bonté d’un écrit. Pour ner une idée plus complete de la Lettre à Mr. le Juge Bowen, eux gui n’ont pas en encbre l'oc£asion de .la lire, nous pren» s la libérté d'en transerire ici les passages suivants: |
| | p,* 4 *%tLe langie fronçoise, dit-oh, n’est s la langue dù souverain; donc puisque c’est en son nom qu’on d ia justice dans tout l'Empire, on ne pent lui faire parler que sienne propre. ”* Cette dificulté n'est certainement pas très=
Os roudea bien nous permettre de joindre ici quelques unes de nos idées à celles notrs auteur. Jly a en cet endroit pre qui paraît ver doublement. entre cux qée combat La Lettre-à Mr. le Juge Bowax. . 1 Star 242 af les AP Yes où moi£o qui sont sur les armes des rois d'Angleterre, ‘* Dieu ét mon Droit,”
Bélonni sois qui mal y pense,” et par des formules usitéeg pour la sanction ou le des a 29 pere 5 par les diux chembres du parlement, ‘ Le ni consent,” ‘ Le Roi avisera,” que la langue naturelle de ces souverains est ia Sue française, Nésumoins, on lgur parie la langue anglaise dans les actes légie-
#4 Lettre à l'Honorablé Täüward Bowen, &c.
formidable; c’est une de ces chicanes que la lowique bornée des cervelles humaines élève quelquefois au moyen d’un transport d'idées. Car qu’entend-on Dur 1 langue du Souverain? Si on veut indiquer celle de l’Eimpite, par une figure ‘aussi aisée qu’elle est concluante, je me propose d’y revenir en son lieu. Si on entend la langue propre du:Roi comme Suprème Magistrat; je nié qu'elle doive être la seule reçue dans les tribunaux, soit dans les plaidoys ers.et les pièces de procès en général, soit dans l’ordre de sommation où le Roi pourtant est censé parler luismême. A la vérité Guizaume le Conquérant s’étänt emparé de l'Angleterre, y introduisit la langue françoise; mais je ne veux pas citer un siècle de barbarie pa plaçoit la justice dans la force, et le droit à la ointe de cente mille épées; je mé contente de demander si Phi- Les V, placé sur le trône d’Espagne; y a fait rendre la justice en françois; si l'allemand est devenu de droit la seule langue juridique en Angleterre, lorsque la maison’ d’Hanovre a été appelée à y remplacer les Stuarts?: Je dirai même par parenthèse que le cus actuel est bien différent; parceque Sa Majesté er::end très-bien la
langue de ses fidèles sujets Canadiens.
* * * * * * * “M *: * “ Les habitants de cette colonie'nés dans le Royaume ‘Uni n’ont pas le privilège de ne se servir que de: langue an: gloise, et. ne peuvent refuser de répondre ‘en justice à ‘une /de:
mande françoise.* : Car nos anciennes lois ‘exigent absolument
pme
Jatifs, et ils parlent dans les ordres émanés l’eux, 1à même langiie shglaire aux ha- Litans de l'Angleterre, parce c’est leur lang maternelle, et la sule qu'ils soient obligés d’entendre,. La lahgue du souversii, at-on dit, et avec vérité, selon nous, t'est cheg chinque peuple qu’il gouverne, le langie déve peuple, par la raison’ qü‘il doit être plus facile; à,un seul bomime de savoir plusieurs langues, s’il est nécessaire, qu'à tons les individus dont un peuple se compose d'apprendreune lungne étrangère, ou de changer de langue. Voila pourquoi l'Empereur CHARLES dorer parlait espagnol à Madrid, allemand à Vienne, ou à Ratisbonhe, frauçais à Dijofi, ou à Besançon, et français où flamand, à Bruxelles ou: à: Gand: voila" pourquoi” cüre, le hollandais n’est pas devenu la lañigue légale du peuple auglais, après l‘avè, nent Ue GurzLaAuMe, LIT à la couronne d'Angleterre, ni l'allemand, après celui de Grorce L Sitous les Ecotsais parlaient Îe lahgage de ceux d'entr'eux qui Habitent les mohtagnes et les îles du nord, il n°y a par de dote que le Reï d’ Angleteffè, Souverain de l'Ecosse, n‘y parlât gaëlic, et dans le sénat, s'il y en avait un, et dans les tribyunaux-de justice, comme il parle français dans les îles-de Jersey et Gernesey. NaArotéon, Empereur des Français, parlait italien à Milan, ‘et BERNADOTTE, Frangais de naissance, devenu Roi de Suède, par élection, a eu’ pour premier sbin pe Lorna la-langue du pays, pour s’en servir dhns l'occasion. Si: ALEexaAnDre s'adressant au sénat de Pologne, s'est servi dernièrement de la langue française, c'est une déViation de la règie générale que justifie à peine l’universalité de cette langue.
# Laréclamatiôn d'un tel privilège de la part de gens'venus de leurbon gré ans ce pays, auräit quelque chose de bien ridicule, pour ne rien dire de plus: Maïs combien plus ridivule encore n'est pas la réclamation, ou Pe-iception de ces cultiväteurs canadiens, fils ou petits-fils de Francais, qui n’entendéntipeut-être pas de1x mots de la langue anglaise, et qui cependant prétendent qü’on ne ‘peut leur parler légalenent, ou les assigaer, que dans cette langue, qu’ils n‘entendent. pas { La rüison, ou.le prétexte de l'exception de ces cultivateurs canadiens, ou plutôt de:léurs avoetes, est qu’ils sont sujets anglais! il n'est guères posible de voir là autre chote
de la lan gule, et ce tre tous; j terres con tainement pour les h distinction Royaume lrovince, a le Gouverr ous impo: qui étoient sentent voir spécial colonte. + iabitants d ment total, une autorité onc pas ën ser la langi Plus qu'éètre iére très-de en suivant l' lusions si D'ntclligence je contraire lent les prés rès-fort en oit à une fo orme sur la a rien épa es Canadie ue les Cane ont protégés sont dû coi oit établi, age; nous v Rime a dési onât les pic arties n’ente
un pur sophie glais natifs d’4 lement qu'ils s #yet de Ga pt pros. que , dans Ja supp
erses, Pro
ice des ort d'ion veut elleest entend qu'elle )laidoys de soma vérité intro siècle de roit à la r si Phiustice ent 1e juridippelée à que le cas s-bien la
ume ‘Uni ngue an> | une /de> psolumernit
laise aux hau‘ils soient S, selon nous, raison qu'il st nécessaire, 1e étrangère, à Dijoti, ou'a quoi #“ cüre, l‘avé, nent prés celui de eux qui Habi- » Angletetfe, it un, et dans et Gernesey.
ERNADOTTE, premier soin ALEXANDRE rançaisé, c’est cette langue.
b bon gré ans s. Mais Corte s cultivateurs dex mots de parler légales { La rüison, deteurs avolà autre chose
Lettre à l'Honorable Edward Boweh, &c.
die la langue dans laquelle elles sont écrites, soit une langue légale, et ces lois sont en force dans la province pour tous et con< tre tous; il n’est fait d'exception dans l'acte de 1774, que pour les terres concédées en froture \ibre, et cette distinction n’auroit certainement pas été faite, si ces lois n’eussent dû être obligatoires pour les habitants de toutes les autres parties de la province, sans distinction de naissance ni d’origine. En eflet, les émigrés du Royaume Uni en quittant leur sbl natal pour venir dans cette srovince, ont renoncé à l'influence qu’ils étoient censés avoir dans le Gouvernement général de l'Empire, qui seul a le pouvoir de ñous imposer des lois; ils se sont volontairement soumis à celles qui étoient en force dans le pays avant leur arrivée; ils ne représentent pas ici la mère-patrie; elle ne leur a délégué aucun pouvoir spécial, aucune prérogative sur les autres sujets anglois de la colonre. Prétendre le contraire, seroit vouloir qu’une partie des habitants du pays, pôût en cette qualité prendre part au gouvernement Total, et en mêmé temps exercer er: vertu de son origine, une autorité supérieure à toutes les autorités volonialés. Ils n’ont donc pas ën vertu de ce titre ou d'aucun autre, le droit de récuser la langue du pays. Ce droit d'ailleurs ne pourroit tout au plus qu'être présumé. Or les présomptions légales sont une maière très-délicatei on n’en fait usage que pour suppléet à la loi en suivant l'ordre naturel des choses, et on n’en tire que des conlusions si évidentes, que ce seroit faire injure à la justice où à
D'intelligence du Législateur, que de supposer qu'il auroit établi
le contraire. Nous avons d’aillèurs des droits positifs qui renlent les présomptions inutiles. Certainement il ne faut pas être rès-fort en dialectique pour voir qu’une telle présomption donneoit à une foible partie des habitants du pays une supériorité éorme sur la masse de sa population, pendant que la mère-patrie a rien épargné pour y faire règrier l’égalité la plus patfaite.— es Canadiens anglois de naissance ne sont pas plus étrangers ici ue les Canadiens francois; ils ont les mêmes droits que nous, ils ont protégés par les mêmes lois, et soumis aux mêmes usages; s ont dû considérer avant de se fixer ici, l’ordre de choses qui y oit établi. Nous ne leur contestons pas la légalité de leur‘ lanage; nous voulons seulement défendre celle du nôtre; il seroit Mème a désirer pour prévenir toutes les méprises, qu’on accomhynât les pièces de procès d’une traduction avouée, lorsque les
arties n’entendent pas la langue l’une de l'autre, Les Canadiens
un pur sophisme de mots: car ils ne peuvent pas vouloir dire qu’ils sont des glais natifs d'Angleterre et n’entendant que la langue anglaise; ils veulent dire lement qu'ils sont sujets du Roi d'Angleterre, comme le sont les habitans de yet de Garnesey, d'Heligoland, de Malte, &c. or ce ne serait que dans le mier sens, que leur réclamation ou leur exception aurait pu paraitre raisonna-
, dans la suppotition qu'elle n’aurait pas été contraire au droit de leurs parties erses,
36 Lettre à l'Honorable Edward Bowen, &e,
h’auroient aucune objection à le faire, pourvû que le mème avan- | tige ne leur füt pas refusé.
«« Ils fondent aussi (les adversaires de la langue française, ) leur M doctrine sur l'exemple des Romains. “ Cette nation,” di- # sent-ils, “ n’est parvenue à un si haut point de gloire et de puissance qu'en forçant les peuples conquis d'adopter ses lois, ses mn: nières et surtout son langage; l aa. ne peut mieux s’atta- | cher les Canadiéns qu'en imitant cet acte dé leur politique.”— Cette conclusion ne peut se concilier avec les principes é Ditples | d'après lesquels la Grande-Bre > règle sa conduite, Les 0 mains ne cherchoient pas même de prétextes aux guerres les plu) injustes, et arrachaient impito ablement des petple entiers à leur patrie; pour les réduire à l'esclavage, ou les transplantet dans une! terre étrangère. Je ne conteste pis an Peuple Romain ses vertus! domestiques; je rends hommage à la mémoire de ses hnmmes célèbres; j'avoue que jextranve à son histoire plus de traits de véritable héroïsme, que dans celle d'aucun autre peuple ancien: mais je he que l’esprit tlé ses conquêtes soit uh modèle à suivre. M IL fonda sa liberté sur les débris de celle du monde connu et le titre de barbares qu’il donnait à tous les, autres peu ; montre! assez avec quelle justice il se. croyait abligé de les traiter. Les “ Romains sont leurs prapres panégyristes, et leur vietimes n’ont pas transinis à la postérité le détail de leurs injustices. Ils se re. grise comme Jes maîtrés-nés de l'upivers, et paur les peindre d'un seul trait il-suffit de dire que Cataw, le plus vettuéux de leurs citoyens, disait chaque fois,qu’il votait dans le Sénat: j'opine aussi pour la destruction de Carthage. : | “ Cependant ils ne purent donner leuÿ langhe à 1x Grèce pol cée, la Grèce savante, qui plus faible par les armes, füt toujour la maîtresse de Rome du côté des arts et Fr Lis Cependan quand les barbares envahissoient.de tobtes parts les province romaines, gette mème Grèce, qui ayoit conservé sa langue, sou tint seule pendant des siècles la gloire et le nom de cet empire dé
gr
. chn.*
# Ceux des adversaires de la langue fcançairs qul houe prauvéf leur thèse, uit l'exemple des Rarmains, np sont par, ñ notre avis, de fort oulroits raisoninieurs. n‘egt nullement étonnant que les lois et la langue des Romains aient préyélà ch des peuples barbares qui n'avaient point de droit écrit, par la raison qu'ils n'ec vaient ai ne lisaient, et dont Le langage;. aussi pauvre que due, ne connaissait ni | termes de loi, ni mêmes ceux des choses les plus communes chez les nations po cées; tellement que €es barbares au ceux qui vinrent après eux, vainquéurs leur tour dans plusieurs parties de l'empire romain, furent contraints d’adppter ou et la langue des vaincus, qui leur devensient nécessaires dans leurs nouvelles à
‘ Bitndès sociales. Il en ftait des langue des Xbériens, des Gaulois, des Bretons, Germains, def Tigres, dc. visa-vis de la langue latine ; comme il en est de cel des Aigonñquius, des lroquois, des Abénaquis, v
Ï s-B-vis de la française ou de l'a laire, des patais dans lesquels des hommes instruits na pourraient pas rendre . dixième partie de leurs idées ; avec cette différence pourtant que les langues de:
Unwt année, 1 est dept Elle a ç été renŸ nombre mie ont que la nombre servi de hommes mêle po truite, Kurdes
( prop année, tifs, dix rlavé qu oiseaux six sous qu'on ne quettes « nimaux on N'a t
Une ‘muvager t celles des elle ne reg mise seule portérent
prieur s0 u Greve «
usitée da gistrats re trail suive d'Asie.
“ Vou grécque ; devenir d patirels diée par s d’étrange ministres Tes ho:
dei sujet ami, ilé guvenir
nème avan-
içaise, ) leur # { ation,” di- 1 et de puis- A pis, ses mahieux s’atta-b plitique.”— |
S é Diapo] Les Ro res les pus.
ntiers à leur M ter dans une!
in ses vertus} nmmes cée traits del uple ancien:h èle à suivre. M onnu; et le ÿ montre raïter, Les ietimes n’ont}
à Grèce poli , füt toujour … Cependanÿ les province langue; sou et empire dé
Jeur tbièse,-éite y raisonrieurs.
ont préväli che son qu'ils nec connaissait ni | les nations po ux, vainqueurs ints d’adppter
gurs nouvelles | des zretons, d il en est de cel nçaise où de l'a eut pas rendre les langues de:
sr)