VARIETE'S
Unwt lettre de Bagdad, du 28 Mai, porte ce qui suit: ‘“ Cette année, le Tigte a considérablement débordé. La ville de Bagdad est depuis trois señiaifies comme au milicuü de vastes marais.-— Elle a couru risque d’être submergée. Beaucoup de maisons of été renversées, et entr’autres une partie du palais du Pagha, De nombreuses fathilles d'Arabes qui vivent dans la basse Mésupotue mie ont été à lu véillé d’être englouties dans les eaux. On ussure que la Maëse de la hatiôn he s’est sauvée qu’en sactifiaht un grand nombre d’iidividus. Dañs une précipitation de désespoir, on s’est servi de corps humains pout faire des digues et des butardeaux; hommes, femmes, enfans, animaux, tout a été jeté vivant et pèlemêle pour opposer utie barrière au fléau qui menacait de tout détruite. Tous les vivres ont triplé de prix. Les Arabes et cs Kurdes sont partout dans un état d'insurrection.”
e | vrq de l’îlé de France vient d'ordonrer à tous les rôpriétaites et locataires de l’île dé déposer dans le courünt de Fsnnée, chez les sn ds dé police de leurs quarties respectifs, dix têtes d'oiseaux où vingt queues de rats pour chaque csrlavé qu'ils possèdent; on recevra en cortipte les œufs, les petits oiseaux où is fats trouvés et tués dans les nids; une amende de six sous est D pour chaque tête d’aiseau ou queue de ruÿ qu'on ne fournifa pas. Une tête dé singe sera reçue pour six quettes de rats où douée têtes d'oiseaux. “l'outes çes gr d'aniaux faisant un tort considérable à le culture et à Ja récolte, on i’a trouvé qüe ée ihoyen dé les détruire, Une feuille allemande raconte le fait suivant: « Le 28 Juillet
waovager d'Amérique ont béaucaup plus de douceur et de régularité que n’en avaient
celles dev sauvages d'Europe. Qyant à la langue punique, dérivée de In phénigienne, elle ne regneit pour ainsi dire que dans l’enceinte de Carthage, qui he: fut pas sou mise seulement, mais entièrement détruite. Les Romuins, maîtres de ls Judée, ne portèrent point atteinte à l’hébreu, soit comme lanñgne socinte, si l'on peut ainéi
érler, soit comme langue légale, et jamais ile n'enreht la vois de remplacer dans nu Greve ou dans l’Asie la langue grecque par la lotine. La langue grecque étuit usitée dans les tribunaux de la Grèce ét de l'Asie Mineure, lors même que des magistrats romains y rendaient le justice, Nous n’en voulons pour preuve que l'exva é d’üné lettre de Cacynon à son frère QusNTSs, prêteur d'une des Îleu
’Asie.
‘* Vous êtes parti, dit-il, avec un amez bon fond de connaissance de la la
ngun “grécque ; à la faveur de j’application la plus réfléchie, faites-vous un devoir den
devéñtir ün si bhäbile maître, ‘qu’on nè votth distingue plus, dans vos discours, den patürels du péys ; c’est l’houneur dé la patrie qui vous en dicte le loi; Rome er diée par sa gloire de faire aimer et chérir tendrement son gouvernement ; le titre d’étranger (attesté à chaque articulation, quand, assis sur Vos tribunaux, vous ad. ministres la justice, et exerce le plus nôble emploi de l'humanité, celui de juger Tes hoïnmex) he serait pau dne qualité bien préparatoire à vous concilier les cœurs des sujets, en faveur des ôracles que prononcerait votre bouche ; cruÿyez-mol, cher ami, il ést doujoureux à tout un peuple de s’enteudre à chaque instant rappeller le souvenir àtnér d'avoir été vaincu.”
38 F'arictés.
| : CR , #4 Join. À dernier, à dix heures du soir, on vit à l'horizon un glode de fèu 4 près avo qui lançait des rayons éclatans de lumière. Le lendemain, à mi- % er oùv di, on entendit dans la commune de Barbis (Hanovre) un bruit M larrière épouvantable, pareil à celui du tonnerre. Les gens qui, dans. ces @ grande i environs, travaillaient aux champs, ne pouvant, à cause du tems M Presq serein, se rendre compte de ce phénomène, prirent la fuite. Peu W ouvrage après, on vit s’élever un nuage épais de poussière, et le terrain gleterre, s’enfonéa sur une circonférence de cent vingt pieds, avec un fra- Æ &t sur le cas horrible. L’abime causé par, cet écroulement est d’une im- #$ j'Inde, « mense profondeur, et on entend distinctement le ruissellement M eau ava de l’eau, On présume que la rivière la Rhume, qui a sa source SF Grandeà deux lieues delà, dans un enfoncement de terrain, a un lit sou- % L'Orc terr.n.à Barbis. L’étendue diamétrique de cet enfoncement est Æ sante: « maintenant de quarante à cinquante pas.” M teur de. L'ouverture du pont en fil de fer construit sur le Rhône, qui M à été ac réunit la ville de Tournon à celle de Tain, a eu,lieu le 23 Août. M gique de M. l'amiral anglais Many, récemment arrivé à Paris, a appor- # Listoire té la nouvelle, appuyée de fortes preuves présomptives, que l’on Æ intitulée connait maintenant le lieu où l'intrépide LaPEyRoUsE a péri avec Æ faite au tout son brave équipage, il y a près de quarante ans. moderne Un vaisseau. haleinier anglais a découvert une île longue et À La di basse, environnée d’écueils innombrables, entre la nouvelle Calé- ? par M. donie et la nouvelle. Guinée, et. à-peu-près à égale distance de eu lieu ] que et.de l’autre de ces deux îles. Les habitans sont venus à # pulaire, ord, et un des chefs portait, comme ornement, une croix de St, Æ Guc d'O Louis à l’une des oreilles. D’autres naturels avaient des épées Æ nr, le sur lesquelles on lisait le mot Paris, et.on a,vu. entre leurs mains % Girecteu quelques médailles de Louis XVI. Lorsqy’on leur demanda !} voir pris comment ils avaient obtenu ces objets, un des chefs, âgé, d’envi- | M. le ron 50 ans, dit que, lorsqu’il était jeune, un gros bâtiment fit nau- démie di frage dans une tempête violente sur un récif de corail, et.que tous D principa les hommes qui étaient à bord périrent. La mer.jeta sur le ri- mourir, vage de l’île quelques caisses contenant la croix de St. Louis et lettres e beaucoup d’autres objets. des Pendant son voyage autour du monde, l'amiral Manby a vu plusieurs médaitles de la même espèce que M. de Lapeyrouse avait distribuées parmi les naturels de la Californie; et comme, après avoir quitté Botany-Bay, M. de Lapeyrouse avait déclaré qu’il était dans l'intention de faire voile pour la partie septentrionale de la Nouvelle-Hollande et d'explorer ce’ grand archipel d'îles, il y a trop lieu de craindre que les écueils ci-dessus men: | tionnés ont causé la destruction de se grand-homme de mer et de s'était son intrépide équipage. La croix de St. Louis est maintenant en | n'ayant route pour l’Europe, et doit être remise à l’amiral Manby. Æ vie sans On sait que le célèbre capitaine Cook n’avait pu pénétrer au À jusqu'a delà du 7le. degré 10 minutes de latitude méridionale, et que des 1 On p ‘brouillards épais et des îles de glace l’avaient empêché d’aller plus
Va rlélés 99
ode de fèu !
ain, à mi- À ) un bruit # i, dans.ces @ se du tems fuite. Peu M le terrain ?
rec un fra-
Join. M. WEppEL annonce qu’il a passé le 71e, degré, et qu'a près avoir traversé plusieurs masses de glace, il est entré dans une mer oùverte. La découverte de cette mer ouverte nu delà des barrières de glace qui avaient arrêté le capitaine Cook est d’une zrande importance.
Presque tous les journaux parlent avec beaucoup d'éloges d'un ouvrage de M. Cæsar Moreau, vice-consul de France en An-
PA
gleterre, sur l’état actuel des possessions anglaises dans l'Inde,
d’une im- !
issellement À!
A Sa Source À un lit sou- # cement est À
s, que l’on a péri avec
longue et velle Calélistance de nt venus à roix de St, des épées eurs mains . demanda igé, d’envint fit nauet.que tous , sur le rit. Louis et
[anby a vu eyrouse acomme, ait déclaré septentrio= d'archipel ssus Men> mer et de ntenant. en by.
énétrer au et que des aller plus
Rhône, qui | 23 Août. # ssaappor- à
et sur les revenus, les dépenses, le commerce et la navigation de l'Inde, d’après les documyens les plus authentiques, M C, Moreau avait déja publié une table fort bien faite du commerce de lg Grande-Bretagne’avec toutes les parties du monde,
L’Oracle de Bruxelles, du 30 Septembre, contient la note sui. vante: % On a remarqué avant-hier, à l'audience de S. M. l'uuteur de Marius et de Germanicus, M, ARNAULTr; on assure qu'il a été accueilli par le roi avec une extrème b. :ié, La muse tragique de M. Arnault a choisi l’un des plus beaux sujets de notre histoire pour en composer une pièce d’un haut intérêt: elle est intitulée: Guiliaume Premier. La lecture de cette tragédie a été faite au pavilion de Tervueren, il y a deux jours, par fe Roscius moderne, le célèbre TALMA.
La distribution des prix à l’école de musique gratuite, fondée par M. Pavant, d’après la méthode de l'enseignement mutuel, a eu lieu le 4 Octobre. Plusieurs protecteurs de l'instruction populaire, à la tête desquels on remarque $, À, R, Monseigneur le duc d'OrLEANS, MM. le comte LanyuINaïs, le comte de Taie
RE, le baron TERNAUX, etc. ont secondé les efforts de M, Pavani, directeur de cette école naissante. Le célèbre Rossini, après uvoir pris. connaissance de sa méthode, en fut trés-satisfuit,
M. le comte de LaAcE’P'Eepe, pair de France, membre de l’ucus démie des sciences, etc. auteur de plusieurs ouvrages très-estimés, principalement sur la physique et l’histoire naturelle, vient de
mourir, de la petite-vérole, à l’âge de 69 ans, Les sciences, les lettres et les arts, la patrie, les vertus et l'amitié, perdent en sa personne un de ces hominés rares dont le vrai mérite surpasse encore la haute réputation. Le célèbre Burron l'avait désigné lui-mème pour être le continuateur de ses ouvrages,
Un chirurgien nommé PuLo-Timan, qui habitait la petite ville de Vaudemont en Lorraine, vient de mourir à l’âge de 140 ans, — Cet homme n’est jamais sorti de son lieu natal, La veille de sa mort, il avait fait avec beaucoup d’habileté, et d’une main ferme et sûre, l’opération du cancer à une femme figée. Jamais il ne s'était marié, et n’avait jamais été saigné, médicamenté, ni purgé, n'ayant jamais été malade, quoiqu'il n’ait passé aucun jour de sa vie sans s’enivrer à souper, repas qu’il n’a Jamais manqué de faire jusqu’au jour de sa mort.
On parle avec éloge d’un ouvrage qui a pour titre: L'fle de Cu-
4 Re | Régitre Provincitl.
ba et la Havanne, ou histoire topographie, statistique, mœurs, u. sages, cominerce et situation politique de cette coletie, d'après un | journal écrit sur les lieux; par M. Masse. s L, * On sait qu'il ÿ à d’abondantes mities de charbon de terre dans | k Nouvelle-Ecosse et dans l’île du Cap Breton: il paraît que le |
Bas-Canade n’est pas entièrement privé de cette précieuse pro- MR
duction de là natute, où de l4 chÿmie naturelle, 4 Nous appre- | ons,” dit la Gazette de Québec, du 10 de Novembre derniet, ‘que | M. M'Cowxez, collecteur de la douane à Gaspé, vient de décou- | vrir, près de Percé, dans le district de Gaspé, une riche veine ou coucklie de charbon de terre.”
Le 3 du mois dernier, il s’est fait entendre, dans les montagnes de la côte de Bésupré, des explosions dans l'air, semblables à des coups de fusil, qui se suivaient dans l direction de l'ouest à l’est. | Le ciel n’était point obscurei; a contraire, le tems était très-serein. Les éoups se sutcédèrént, pendant plus de cinq minutes, avec des intervalles à pét près dé cinq où six secondes.
EE
REGITRE PROVINCIAL.
Né: À l'hôñorable R. M’KEN2I8, un Bs, le 14 Nov. dernier.
Mariés: À Québec, le 8 de Novembre dernier, Mn, T. L. DupehGer, Etudient en droit, fils de feu J. Bte. Duberger, Écuyer, Arpenteur et Dessinateur royal et militaire du corps des Ingéni- È eurs, à Demoiselle Mar1x ANGEeLrQUE Lanctois. Ê … À Nicolet, le 22, L. M. Crssse’, Ecuyer, Notaire Public, à Does Mancuerure Van-Conrzann, fille de Philippe Vannd, Ecuyer.
) Quel 10 de Novembre. dernier, à l'âge de 82,
M. Les. G. Mivis DucHesne, petit neveu: l'honorable 1 GR. Miville Duchesne, décédé à la Louisiane, en Mai dernier, à l’âge de 189 ans, et arrière-petit fils du général Miville, Chevalier De Chesne, mort, à la Rivière Que, peu après son arrivée de France. ve
À l’Ancienne Lorette, le 11, Mr. M. Cuyxic, dans un âge trèsavancé. LS ï
Le 1*, Mr. M. À. Bisaun, âgé de 76 ans et 10.mois.
Le 94, le Dr. Henry P. Lsomgis hgé de °8 ans,
À Déchambault, ie 26, le Dr, DaxiæL RosERTsoN.
Bureum du Secrétaire Provincial, 0 Novembre.=]l a plu à son Étcellence le Gouverneur-général, nommer, 3. R. Vau'enes de Sr. Rea, Ecuyer, Conseil du Roi; MM. James Bowie, et S. W.'EL Erscir, Médecins et Chirurens, e
td.
" M. A. T. Krmsen, Notaire Public.
mœurs, u (ER d'aptès un |
terre dans À raît que le | cieuse pro- à tous appre- |
jet, ‘que t de découhe veine ou
montagnes ables à des
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plu à son
Roi; et Cliirur
: HISTOIRE DU CANADA
on appella
Îs eussent
rôns”se shuvèrent, et'qu'ils se stisirent d’une grañde partie des effets du religieux, on êut de violents soupçons, que le naufraga n'avait pas été l'effet du hazard, et tout le monde fut d'avis, aux Trois-Rivièrés, que les PP. Daillon et Brébeuf différassent leur voyage pour pas tems. . si,
L'année suivante, 1095, trois jésuites, lés PP. Paicrssnt Noynot-ét ANNE De Nôuëg, et un frère, arrivèrent à Québec, sur un peu bâtiment, qu'ils avaient fretté, ét! sur lequel ils. avaient en
drqué PATENTS ” Ce secours, joint a l'expérience ét'au talérit du: P. BE: Miss pour!les nouveaux établissemens, firent bientôt prendre à l'habitation de Quebec une formée de ville; mais soit que’les jésuités entréprissént dé'sé: mêler de trop de choses, #'se Montrassent intolérants, soit qu'il y eût dans la colonie des gens! qui leur voulussent gratuitement du mal, il paraît qu'ils res trouvérent sur les bords A St. Laurent une partie des contradic= tiôns qu'ils avaient essuyées en Acadie, M, bx VENTANOUR inige
Tom. If, No. 2, 4
Histoire du Cangdce.
LE VOIX, rd des jé-
jet de ces ches qu’il
ândes in- 5-ét comson, l’impour peu de la vie.
bamplain + avait été s’aigraispast E RICHE- » la Noupn qui Jui ut on Jui MN. DE HESNE., &t xiant faire pe de:
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e d'or du.
provisiché 1és et piés, Y'y.en étaterres, a+ et à telles
up.ilne
Plstotre du Canada.
êharges et conditions, qu’il leur plairait; celui de bâtir ét fortifier des places, de fondre des canons et fabriquer des armes de toutes sortes, le commerce des pelleteries pour toujours, et pour quinze aarinées; tout autre commerce, à l'exception de la pèche des mo rues et des baleines, que:sa Majesté laissait libre: à tous ses sujets révoquant toutes concessions antiérieures et nommément celles qui avaient été faites aux sieurs de Caen et à leurs associés; à peine de confiscntion des vaisseaux et marchandises au prefit de la Compagnie. Le Roi voulut néanmoins que les Fränçais habitués dans les mêmes heux, et qui ne seraient ni nourris, ni entretenus aux dépens de la Compagnie, pussent faire librement la traite
‘des pelleteriés avec les sauvages, mais à lé condition de.ne:vendre
les: peaux de castor qu'aux facteurs de la Compagnie, qui seraient obligés de:les acheter à un prix fixe; à peine de confiscation. Le Roi’s'engageait de plus à faire don aux associés de quatre coulevrines de Pnte, et de deux bâtimens de deux à trois cent ton neaux, sous certaines conditions; et leur permettait d’embarquer dans ces vaisseaux, les capitaines, .soldats et matelots qu’il leue semblerait bon, à condition qu’à leur recommandation, les capitainès prendraicnt leurs Commissions de sa Majesté; ainsi que. les eommandans dés forteresses déja conétruités où à construire dans l'étendue des paÿs concédéss Pour exciter ses sujets à se-transs orter dans la Nouvelle France, et. à y établir des manufacturess ER voulait que tous les artisans qui ;y auraient exercé leurs arts pendant'six ans fussent réputés maîtres; et pussent tenir. bou tique partout où bon leur semblerait; il exemptait. de tous:droits, pendant aie ans; les marchandises qui viéndraient du Canada, ainsi qué les: munitiôhs de guerres vivres &e: qui y seraient en voyés:) Il'était permis à toutes personnes, de:quelque état ét ques lité qu’elles fussent; d'entret/ dans Ia Compagnie; sans. déroger aux Dribiléges hcoorelés ‘à deurs ordres; :et s’il se trouvait parmi les associés des roturiers, sa Majesté promettait d'en -etinoblir juss qu'à douse; sur là recommandation de la Éopsgniee Enfin il était déélaré que les descendans des Français.établis dans le-pays, et même les sauvages qui embrasseraient le christianisme; seraient sensés Françüis naturels, et comme tels pourraient:allér habite eû Franëée; et y'acquérir; tester, succéder, &c.; sans: êtte tenus de pfendre des lettres de déclaration ni de naturalité: , ! -2 Les articles fütent signés le:19 Avril 1627, par: le Cardinal de Richelieu et par caix qui avaient présenté le projet; et furent M as par un:édit du Roi daté du.camp devant La/Rochelle, ilun$ le mois de: Mai suivant . : | NE ::
«Cela fait, le Duc de Ventadour remit à sa Majesté sa charge de vicesroi. Compagnie de la Nouvelle France se trouva bientôt compésée de cent associés, dont le Cardinal de Richel:eu et le Maréchal Dériar furent les chefs. Le Commandeur de Raauu, l'Abbé px La Macnsicinx, M. de Champlain, et plus
Pistoire du Canta.
siéiirs autres personnes de condition y entrèrent; le reste se'con posait de, riches négocians et bourgeois de Paris et des autres grandes villes du royaume ‘IL.y avait ‘tout lieu d’espérér que là colonie allait faire des progrès rapides. en tous. genres, sous les auspices d'une aussi puissante ässogiation. Let ependent l'époque de son institution fitt marquée par les cire
constances les plus malheureusest les prémiers vaisseaux qu’elle envoya enAmérique furent pris par les Anglais, à qui ke:siège de La Rochelle faurnissait un prétexte de commettre des ‘hostilités contre la:Fravce, quoique les deux couronnes fiissent‘en ‘paix.
L’aunée suivante, 1628, Davin Kerrx, Français riatif de Dis eppe, mais.calviniste, et réfugié en:Angleterre, sollicité, ‘dit-on, par Guillanme.de Caen, qui voulait $e.:venger. de la ‘perte de: son privilège exclusif, s’avançn avec une escadre.jusqu'a Tadoussac, d'où il: envoya bruler :les maisons et les bestiauk qu’il ÿ avait du Cap Tourmente., Celui qu’il'avait chargé de cette cominissian, eut ordre-de monter: ensuite jusqu’à Québec, «et de sommer le come mandant de lüi livrer son fort, : Arr - Maé Champlain y était avéc.M; de Pontgravé'revent depuis peu de France; pour quelques intérèts de M. De Monts ét de sa sociétés. Après qu’ils eurent délibéré ensemble, et sondé les prin cipauxhabitans, ils prirent la résolution:de se défendreï, et Chams plain fit'à la sommation du capitaine anglais uñe réponse HR que célui-cijugea ä-propos de se retirer, : Néanmoins fl n’y avai plus que cinq hvres.de poudre dans le magazin, et chacun des ha» Ditans était réduit à sept. ances de pain par jour. . Kertk ignorait sans /doute :cetté:thistesituation; ‘autrement ils n'aurait pas mans qué de venir lui-même de suite à Québec : Peut-étre:atssi crut-il qu'il fallait commencer par's’emparer d’une escadre dé la nou: velle: Compagnie, commañdée par:M. nr Roguemokr, tin de ss membres, et dont il avait appris le. départ; de Guillaume de. Cean, eu selon: d'aûtres, de Jean de Laët, autre calvinisté mécontents dont il a déasété parlé. ‘Cependant, suivant Charlevoix, toutes les apparences étaient daplaayai ruban cette entréprise, et Mr. de Roquemont ne dut soñ-malheur qu’à sa: prapre imprus dence. En:arrivant à la rade de Gaspé, ilavait détaché üne bars que pour donner avis à M. de Champlain du secours qu'il lui menait, lequel consistait en plusieurs familles et en provisions de toutes sortes, et:pou$ lui portér ün brévet du Roi, qui l’établis: sait Gouverneur et son-Lieutenant-général dans toute la Néuvellé France, avec ordre de faire.un intentaire de tous les:effets qui «p+ partenaient aux sieurs de Caen. Peu de joùrs après qu'il eut expédié cette barque, il apprit qué Kertk r’était pas loin de lui, et sur le:champ, il leva les ancres pour l'aller chercher, sans considérer qu’il exposait au hazar2 d’un combat dont le succès était douteux, parce que.ses vaisseaux étaient extrèmerent charzés et
esubarrassés, toute la ressource d’une colonie prête à suçcomber,
be
sé con s autres r que la sous. les
les cire Lo ire de
roseilités Ipaix, :
de Di ‘dit-on, e de:son oussac; avait dû sian, eut le come
depuis ét de sa les prins t Cham ‘si frè
n’y avai 1 des ha+ : ignorait pas mañ+ si crut-il » la nou:
in de s6s de Cean, content, K, toutes prise, et : inprus une be:
Er sions de l’établiss aire : Qui pa qu'il eut nide lui, ans con“ cès était arrés et
xcormber,
Histoire du Cunada, 4
A ne fut pas longtems sans rencontrer les Anglais; il les attaqua et se battit bien; mais outre que ses vaisseaux ne pouvaient pas manœuvrer aussi bien que ceux de Kertk, ils étaient moins forts; et ils furent bientôt tous désagréés et contraints de se rendre, De sorte que la barque, après avoir causé une courte joie à Québec, ne fit qu'augmenter,. dit M: e Champlain, dans ses mémoires, le nombre des,bouches pour manger ses pois. :
.: La chasse, la pèche, et la récolte, qui fut-très«modique, remirent pour deux. ou:trois mois, un peu d’aisançe dans la ville et dans les habitations;. mais cela épuisé, on retomba dans une disèttè pre que la première, Il restait encore une ressource sur laquelle an comptait beaucoup. Le P. Noyrot, supérieur des jésuites, et.le P:Çharles Lallemant, étaient allés chercher en France du secours, et avaient trouvé dans la générosité de leurs amis, de quoi :frettér un bâtiment et le charger de vivres. Ils s’y étaient embarqués eux-mêmes, avec. le P. ALEXANDRE DE, V1EUXPONT et un frère nommé Louis Mazor;.mais ce hâtiment n’arriva point jusqu’à: Québec, Un vent forcé de sud-est le jetta.sur la côte de l'Acadie où il se brisaj:le P. Noyrot et le F. Maloty périrent: le P. de Vieuxpont alla joindre le P. Vimons,, dans l'ile du C Breton; et le P. Lallemant, s'étant embarqué sur un navire de Biscaye, pour aller porter en France, la nouvelle de ce: désastre, "fit, auprès de St, Sébastien, un second naufrage dont il eux encore le bonheur de: sé sauver. 49 RUE
Cependant l'extrémité où le colonie se trouvait réduite n’était
pas ce qui inquiétait davantage le gouverneur. Les sauvages, depuis l'approche des Anglais, paraissaient fort aliénés. des Fran Gais, let non sans quelque sujet, au dire de l’hisorien.. Dans une si triste situation, le gouverneur jugea d'abord que le meilleur parti qu’il y eût à prendre, supposé, qu’il ne fût pas secouru à:
ropos, était d'aller faire la guerre aux Iroquois, et de vivre à Lun dépens. les dernières excursions de ces barbares, et quel-
ues hostilités qu’ils avaient . commises tout rétemment, lui en ournissaient un juste sujet;.mais quand il fut question de partir, on ne put jamais trouver. de poudre. Il fallut dzac restera. Québec, où il n’y avait absolanient rien pour :ourrir cent personnes qui y étaient renfermées, et qui furent réduites à aller chercher des racines dans les bois, comme les: bêtes, pour ne pas mourir de faim. . En cet état, après: la nouvelle. de l’arrivée des navires de Trance, on n’en pouvait guère recevoir de plus agréuble que celle du retour des Anglais. Aussi, lorsque sur la fin de Juillet 1629, c'est-à-dire, trois mois après que les vivres eurent manqué absolument, on vint annoncer à M. de Champlain qu'il paraissait des voiles anglaises derrière la Ponte de: Levi, il.ne douta plus que ré ne fût l’escadre de Kertk, et il regarda ce capitaine; bien moins fgnne un ennemi Que comme un libérateur, auquel il durait obligation de ne pas mourir de faim, avec toute.sa colonie. J] n’y
Bfistotre du Canada.
avait que peu d'heures qu’il avait reçu cet avis, lorsqu'on vit venbr une chaloupe avec un pavillon blanc. L'oflicier qui la comman. dait, après s'être avancé jusque vers le milieu de la rade, s’arrèta, comme pour demander la permission d'approcher: on la lui donna d'abord, en arborant un pavillon semblable au sien, et’ dès u'il fut débarqué, il alla présenter au gouverneur une lettre de ce et de Tomas KErrx, frères de Formiral David. : Cette lettre contenait une sommation dans des termes extrèmement polis: les deux frères, dént l'un était destiné pour: coms mander à Québec, et l'autre conduisait une éscadre dont la meil- Jeure partie était restée À Tadoussac, faisaient entendre à M. de Champlain qu'ils étaient informés du triste état de sa volonie; que cependunt, s’il voulait leur remettre son fort, ils le laissaraient maitres des conditions. * 1) Le gouverneur n'avait garde de refuser les offres qu'on lui füisait: il les accepta; mais il fit prier les deux frères de n’approcher paé davantage qu'on ne fût convenu de tout. E’officier’s’en retourna avec cie réponse, et le soir du même jour, il revint à Québec pour demander les articles de la capitulation. Chainplain les lui donna par écrit, et ils portaient, 1°. Qu’avant toutes choses, Messieurs Kertk montreraient la commission du Roi de la Grande-Bretagne, et la procuration de l’amirat David, leur frère, 2°, Qu'ils lui fourniraient un vaisseau pour passer en France, aÿ vec fous les Français, sans en excepter. un seul, non pas même deux filles saubäges qui lui appartenaient. 3%. Que les gens’dg guerre sortiraient avec leurs grmes et tous les effets qu'ils pours Taient emporter, déc. &e. CFA PEEN “oies: ul RATES Il y eut peu de difficultés sur les principaux articles: Louis
. Kertk réporidit que Thomas Kertk, son frère, qui était resté à Tadoussac, avait la commission ét la procuration qu'on:demandait, et qu’il les produirait, lorsqu'il aurait l'honneut de voir M, de CHRepIAel u’il n'aurait aucune peine à donner-un vaisseau, et que s’il ne suffisait pas pour tous les Français, il yaurait place sur l’escadre pôur quiconque voudrait s'y embarquer, avec l'as: surance d'y être bien traité, et transporté en France, aussitôt qu'on aurait mouillé danis un port d'Angleterre. : H fut reylé. que les officiers sortiraient avec armes et bagage, &c. les soldats, avec leurs armes, leus habits, et chacun une robe de castor; et-les res ligieux avec leurs livresj mais que tout le resté demeurerait dans Ja place. Champlain s’estima heureux d'avoir obtenu ces condix tions, et nc crut pas devoir insister sur les autres.” ‘1
(Æ contiquer. }
® Ce qui avait si bien instruit las Anglais de Ja sttnation-de Québre, c'est que le Sieur Bauu&”, lieutenant de Champlein et son beau-frère, qne ce gous verpeur avait fait partir pour aller représenter à la Compagnie le besoin press rl qu'il'avait, d'être seconrn, était tombé-entre leurs mains, et qu'ils avais#h par adresse de quejqhes matelots le sujet de Ièur voÿage. | VS TER
it venàr bMmans Parrèta, ui don et dès tre de
ktrèmer: coms la meil.
à M. de ie; que saraient lui faiprocher s’en res revint à t toutes oi de la ar frère, ance, aÿ s même gens de + Louis resté à demanvoir M, 1isseau, t place ec l’as< russitÔt slé que 5, avec les res it dans condix
c, C'est ve gous n press avuir
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