LA MONTAGNE DE KOSCIUSZKO
Extrait du discours de M. ViLLENAVE, à la séance du 18
Mai de la Société Philotechnique.' vd
“esse... Dans une petite république presque ignorée pérmi nous, ét que la politique de trois souvetains, qui n’ont pu s'entendre pour sa possession, à laissée débout sûr les débris de la Pologne, presqu'aux portes de Kracovie, est là montagne de Bronislawa (mot composé dé deux autres mots qui signifient dé- Jèndre la gloire.) C'est'sur cette montagne que les Polonais on voulu élever à Kosciuszko un monument queilc desp-!isme ne pt abattre, qu'aucuné révolution ne pât détruire, que le temp: même ne püt outragér. Ce morüument n’est donc ni une statue, ni un obélisque : c'est. . une montagne élevée sur une autre montagüe ;! c'est un ouvrage de géants, continué pendant plusisurs années, nnguèré terminé, et Qui a eu pour but, non de détrôner quelque Jupiter de la terre, mais d'honorer étérnellement un grand citoyen, qui avait défendu l'indépendance de son
PRys. ; La fombe du héfos n’a por été placée au sommet du monu-
ment. Elle reste encoré dans l’enceinte de la ville, sur la montagne de Wamel, où seul avec Joseph PonraATowsk1, Kosciuszko partagé l'honneur de la sépulture des rois, et sé place près du gœnd Sossesmrsi à dorsal ee CEE
‘ Uni lustre entier à été employé à la création de cette montagne. : On a souscrit dans toute la Pologne dévs'la Lithuanie,
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orter, du et jusque dans l'empire des Czars. . Toute la jeunesse de Warsoonnu de vie, la noblesse, les femmes, les vicillards, les enfans, ont remué > comble la terre ou manié la bêche. Des rubans, des banderolles étaient , et pour altachés aux brouettes qu’un sexe délicat, qui a des émotions 18 letem- pour la gloire et qui sait les transmettre et les exciter, disputait ait Gor- aux hommes l'honneur de faire rouler sur les flancs de la montagne, de faire gravir sur ses étroits sentiers : c'était l’enthousiasme de tout un peuple ; c'était l'élan patriotique d’une nation France, qui, effacée dans le présent, se cherchait dans l'avenir! (rès laid, Ceux que l'éloignement retenait; ceux qui, trop affaiblis par ja ‘de lui, l’âge, ne pouvaient travailler, envoyaient des contributions vonié pour lontaires. Avec le produit de cette souscription nationale, un venu des comité composé de professeurs de l’université, de membres de ime, que l'académie et de la société des sciences de Cracovie, a pu acheort, tous ter le terrain qui descend, de la montagne de Bronislawa et une vallée qui est à ses pieds, pour y.établir une colonie de vétérans sous le nom de Kosci:iszko. Cette colonie va ouvrir un noble asile aux guerriers qui ont survécu au héros,et qui combattirent
avec Jui pour la liberté.
J'ai cru, messieurs, devoir appeler un moment votre attention sur un des faits les plus mémorables de nos jours. Il annonce e du. 18 que les nations savent toujours manifester leurs sentimens, etivoi-
ci une éloquence toute nouvelle: un peuple qui ne peut s'exprimer par la parole ou par les livres, et qui parle par des montagnes! Et voici encore un comité! Les grands intérêts de la Grèce, devenus ceux du monde civilisé, ont aussi fait établir des comités de secours dans presque toute l'Europe et jusque par-delà les mers qui séparent les deux hémisphères. On ne cesse de si gualer un comité directeur : il existe eneffet ; mais ce n'est pas seulement à Paris, c’est ailleurs encore; autour et au loin de la . France, on peut l’accuser, on peut le dénoncer. Ce comité di recteur se compose de trois gränds coupables : l'esprit humiain, qui est en travail partout où 1l n’est paint en marche ; la civilisation, qui ne peut reculer ; et le {emps qui s’avance toujours.”
EE ee BOTANIQUE MEDICALE.
Au Rédacieur du Southern Patriot
Mr, le Rédacteur—Vous trouverez dans le. Mational Intelli. pi du 31 Mai, une lettre du général VArNUM, mentionnant a guérison d’un cancer (où chancre) effectuée au moyen de la Pgyrola. Je crois, monsieur, que vous rendriez service à l’humanité, en donnant à cette lettre une place dans votre journal ; et
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