‹ La Bibliothèque canadienne ou Miscellanées historiques, scientifiques et littéraires [microforme]Chapitre 31 sur 90 · RS NE · texte numérisé non relu

RS NE

68 | Botanique Médicale

vous pouvez ajouter la morceau suivant concernant la même plante, lequel je tiens d’un ami. | |

Quand les sauvages Osages étaient à Washington, un monsieur très respectable, qui ne perd aucune occasion d'ajouter au fonds des connaissances humaïnes, on de soulager les aligés, leur demanda s'ils n’avaient pas découvert, dans les environs de cette ville, quel u’une des plantes qu’ils regardaient comme médicinales dans leur tribu ? “ Oui, lui répondirent-ils, nous avons vu ici la reine des plantes, et nous te la montrerons.” Ils l’emmenèrent donc daus les bois, et lui montrèrent la plante qu'ils ap-

pellent Pipsissewa, comme je le tiens de la bouche de mon ami.

On a fait depuis un grand nombre d'expériences sur l’usage de cette plante, dans les maladies cancéreuses les plus désespérées avec un succés étonnant.

D’après le. description qu'on m'a faite de la plante, c’est la pyrola, et en cherchant, dans l'Encyclopédie de Rees, l'article

YROLA, vous trouverez, vers la fin, qu'il est dit que cette plante est en grande estime parmi les naturels de l’Amérique du Nord, sous le nom de Sissipewa.

Si je ne me trompe, cette plante est très commune dans ce pays, et les propriétés médicinales en ont été jusqu’à présent entièrement inconnues ou négligées. J'espère que cette petite notice portera ceux qui sont en état de le faire à donner des éclaircissemens sur le sujet,

Frtrait de la lettre du Général Vernum à laquelle il est fait allusion dans l’article précédent.

“11 y a environ sept ans, ma femme fut attaquée d’un cancer à la cheville du pied, lequel crût avec une grande rapidité, et lui causa des douleurs qui devenaient de plus en plus aigües : elle en fut affligée de cette manière l’espace de neuf mois, durant lesquels on n’épargna ni peines ni soins pour lui procurer tout le soulagement qu'on pouvait attendre de la médecine et de la chirurgie. On essaya deux fois inutilement de déraciner le mal, en y appliquant des caustiques végétaux : plusieurs autres applications furent également sans succès. Le membre devint faible et parfois fort enflé. La plaie était large et profonde; et la malade avait perdu l'appétit et paraissait dépérir tous les jours. Dans cet état, nous commençâmes à faire usage du remède qui a produit sa guérison. Le principal ingrédient est une plante tou- Jours verte, qui se trouve dans tous les états du nord, dans les terres à bois qui produisent un mêlange de chênes ct de sapins. Le peuple lui donne differents noms : les botanistes l'appellent pyrola. Nous faisions une forte décoction, en faisant bouillir la pyrola dans de l’eau pure, mise dans un vaisseau contenant

ime

ieur nds deette \icis vu \meapami.

re de srées

st la ticle lante Nord,

ns ce it ente noclair-

à fait

cer à et lui Île en lesut le chimal, s apt faiet la ours.

| uia tous s les l ins.

ilent illir ant

Botanique Médicale. 69

une grande quantité de souffre pulvérisé, et nous jettions la décoction dessus lorsqu'elle bouillait. Madame Varnum prenait une petite potion de cette décoction deux ou trois fois par jour, et en lavait la plaie et les parties adjacentes, plusieurs fois dans la journée, et tenait constamment sur la cheville un linge chaud trempé dedans. Elle prenait environ une once de sel médicinal commun, tous les deux jours. La décoction était renouvellée

“quand il en était besoin. Nous commençâmes ce systême d’opé-

ration vers le milieu d'Avril, 1815, et nous le continuâmes sans interruption, ni relâche, ni variation. Au bout de quelques jours, la malade commença à en éprouver les heureux effets : ses douleurs s’appaisèrent peu à peu, et elle recouvra son appétit et ses forces, tant dans le membre affligé que dans tout son corps, et au bont de six semaines, sa plaie fut entièrement fermée et guérie, et sa santé parfaitement rétablie.”

Autre remède pour les cancers.

Réduisez en cendres un demi-boisseau ou trois picotins d'écorce de chêne rouge des champs ; faites les bouillir jusqu'à ce que les trois gallons soient réduits à un; passez ce gallon au couloir, et faites le bouillir jusqu'à ce qu’il devienne une substance épaisse semblable à du lait de beurre ou à de la crême; étendez-en une petite quantité sur un morceau de soie ou de charpi de la grandeur de la place on partie affectée. Dans plusieurs cas venus à ma connaissance, deux emplâtres ont suffi pour opérer une guérison complète, quand le cancer était dans un endroit d’où le remède pouvait pénétrer aussitôt jusqu’à sa racine; autrement, il faut plusieurs emplâtres, le remède devant ètre renouvellé toutes les deux heures, jusqu'à ce que les racines du cancer soient suffisamment amorties. Appliquez ensuite à la plaie une emplâtre Consolidante mêlée d’un peu d’onguent mer curial, et pansez-la jusqu’à ce qu’elle soit parfaitement guérie ce qui arrivera au plus tard, au bout de vingt ou trente jours, J'ai connu plusieurs personnes qui ont été parfaitement guéries par la recette ci-dessus, laquelle n'a jamais failli en aucun cas, Ce remède a guéri en particulier un cancer qui avait été conpé deux fois par un habile chirurgien. |

A yant été moi-même très alarmé par un cencer, il y a en viron| trois ans, après avoir suivi pendant quelque temps les ordonnan-| ces d’un médecin très expert, j'appliquai au mal, contre l'avis du docteur et en dépit des craintes de ma famille, mais très heu. | reusement pour moi, deux emplâtres du remède ci dessus, avec | le succès le plus complet; tellement qu’il n’a paru depuis aucun

symptôme de la maladie. | WILLIAM LEIGH. |

70 Chardon du' Canada.

Nouvelle preuve: dela ‘vertu efficace’ de lu 'Pipisiééeiva pour la gatérisan ‘des cancers. ee F po

James Lewis, de ce comté, est venu nous trouvér pou: hous prier de faire savoir qu'il a été guéri d'un cancer avancé, danc l'espace de trois semaines, au moyen d’une éspèce de thé ou ti: sanne de Pipsisse::, et d'une forte décoction de la même plante æppliquée sur la pleis! Le cancer'était sur sa got, ci In Cicatrice,‘qui parait cncote, montre qu'il avait déja fait des progrès alarmants, Il'afirme que cette plante'guérit d'autres éruptions. —(Gaselte de: Kéntucky.) :

CHARDON DÜ CANADA.

Monsieur le Rédacteur—Ayant vu dans votre journal plusieurs articles concernant le Chardon du Canada, et ayant eu:la satisfaction d'en détruire plusieurs touffes, par un procédé différent de ceux que j'ai vu recommander, je me sens disposé à le cor:muniquer au public. .

En 1822, je découvris le chardon du Canada dans un pâturage où je tenais vingt moutons. Je les fauchai deux ou trois fois par un temps humide ; mais ils n’en parurent que croître davantage, et le printemps suivant, ils s’étaient étendus sur beaucoup plus deterrain qu'ils n’en avaient occupé d’abord, et étaient beaucoup plus forts. Je les fis couper de nouveau. Je prisensuite environ deux pintes de sel, que je répandis dessus, et les moutons, qui en étaient affammés en mangérent autant qu'ils purent, et continuèrent à se tenir sur le lieu, jusqu’à ce qu'ils tus-ent écrasé et enfoui dans la boue les chardons et les autres derbés, Je continuai à répandre du sel sur les chardons, une ou deüx fois par” semaine, pendant plusieurs mois; je mis d’autres animaux dans l’enclos; en peu de temps, le terrain se trouva

resque nu, et le peu de chardons qui y restaient se couvrirent Le rouille. Je labourai le terrain, le printemps suivant ; je len-' emençai ensuite, et je crois qu’il n’y reste pas présentement un: seul chardon. J'en découvris une autre touffe dans une autre pièce de terre ; ‘je la traitai de li même manière; ct j'y ai main tenant une pièce de grains, où j'ai la satisfaction de dire qu’on ne voit plus de chardons.—(Grzette de Worcester.)

Page 1