CHANSONS
‘Sur l'air :—Des Folies d’Espagne.
À tont enfant encor dans le bas-âge
‘On va porter et bonbon et joyau ;
On le caresse, on parle son langage :
Chéri partout, c'est l'Amour au berceau.
“A quatorze ans, il ne cherche qu'à plaire, ‘IL s'adenise avec un soin nouveau :
Cheveux frisés, parure régulière,
Air composé; c'est l'Amour au pinceau.
À quarante ans, capricieux, volage,
11 quitte Iris, Catin,. Lise, Isabeau.:
D'un vin fameux vient-il de faire usage, Il les reprend; c'est l’Ainour au tonneau.
/ A soixante ans, le désir seul l’agite, ‘Mais le plaisir lui serait un fardeau :
Il cherche en vain la gaité qui l'évite ; . Rien ne lui plaît; c’est l'Amour au tombeau.
Sur l'air :«— Du. Serin que Le fait envie.
Darue da temple de la gloire, .
Où l'on ne vit qu'après la most!
Nargue des filles de mémoire!
Leur ton et me glace et m’endort, Ici, sans grimper sur leurs traccs, Nous allons trouver de plain-pié, Du bon vin servi par les Grâces, Dans le temple de l'amitié.
(EAILE nRès: E
SOURCES MINERALES.
Eu-parlant, su Tome HI, No. 4, dela Biblisthèque Cunslienne, des Sources, Minérales de notre pays, nous avons oublié de faire mention d’une des principales, qui est celle de'Ste, Ma. Gubbec du SL
Ja Nouvelle Beauce. VWoiai.ce qu'en disaït la Gasette de bec du 31 Août 1818.
Sources Minérales.
Une précieuse source d’eau minérale très limpide, découverte depuis peu, près de l'église de Ste. Marie dans la Nouvelle Beauce, a excité considérablement l'attention du public. La découverte de ceitc source combinée avec les avantages locaux de cette belle paroisse, pourra attirer dans la Bea::ce un gran concours de dames et de messieurs, durant l’élé. {tte sourcs est sur le teriain de l'honorable juge PrnRAUI.", qui ei, d' on, disposé, ainsi que Messieurs TASCHEREAU, seigneurs de la patoisse, à donner toute sorte de facilité aux messieurs qui voudront y bâtir des maisons de campagne, en concédant des emplacemens convenables le iong de ia rivière Chaudière, qui, dans cet endroit, a plus de deux arpens de largeur. On a déja cuastruit un bâtiment de briqies près de l'église, et l'on dit qu'on : y pent bâtir en briques avec un tiers moins de dépens; que si l'on y bâtissait en pierres on en bois ”?
4 l'Edileur du Herald.
Monsieur.—Les qualités médicinales de plusieurs sources d'eau minérale, tant en Europe qu’en Amérique, sont bien connues : Allemagne et l'Angleterre sont célèbres par leurs eaux médicinales, et l'Amérique ne leur cède point en céiébrité sous ce rapport : les sources de Walston et de Saratoga dans l'état de New- York, sont en grande réputation, et l’on s’y rend de toutes les
arties du Canada et de l’Union américaine. Que plusieurs des
indispositions du corps humaïn soient guéries, ou soulagées par
l'eau minérale, c’est ce qui est connu et avoué par tout le monde.
Mais le public n’est pas encore généralement informé que nous jouissons en Canada de ce bienfait de la providence. Les sources minérales qui se trouvent près des moulins de Mr. Lein- H1, dans le {ownship de Cornwall, dans le Haut-Canada, méritent d'attirer l’attention du public. Elles coulent hiver et été, et sont connues dans le voisinage depuis plusieurs années : il a été opéré par leur moyen des cures remarquables, et tous les ans, dans les mois de Juin, Juillet et Août, il s’y rend une foule de personnes de toutes les classes. C’est surtout depuis deux
ans que leurs vertus ont rights été connues et estimées. L'eau en est extrêmement légère, contenant une grande portion
. d'esprit minéral subtilisé et une petite portion de terre ; elle est
tant soit pou ferrugineuse (chalybeale), purgative et altérative. Il conste qu’elle a soulagé un grand nombre de personnes dans les diverses indispositions des reins : elle a la vertu d’adoucir les humeurs âcres et vicieusés, et de prévenir les maladies provenant de ces causes. Elle provoque admirablement la se ed tion, et fait. disparaître les dbructions de divers genres. Elle produit des effets surprenants dans les affections goutteuses
T2 OO um ©
lécou- Nouublic.
OCAUX grand sourc® don, Ja pai voules em- 1i, dans ja CU t qu'on 5 que Si
es d'eau onnues :
médicis ce rapde Newoutes les ieurs des
t tous les ne foule is deux estimées.
e portion , elle est Itérative.
nes dans d'adoucir dies prola digeses. Elle putteuses
Mélanges. 73
(rheumatic) athérétiques et scorbuti et effectue prompte-
ment et radicalement la guérison de plusieits des ics peau ; nettoie et ferme les ulcères. On a vu des personnes venir,
où sé faire porter À ces sources, le corps tout convert de pus tules ulcéreuses, et s’en retourner parfaitement nets et guéris, au bout de quelques semaines, Ces'eaux ont aussi guéri des rhumatismes bilieux et des convulsions : enfin leürs vertus sont connues parexpérience de plusieurs centaines de personnes des deux séxes ; mais il: arrive souvent que nous prisons d'autant moins une cliose qu'elle est plug près de nous, et couté moins. {reste à ajouter à celte communication, que si quelques ung étaient portés à douter dé la vérité de ces assertions, on leur citereit, aux sources, des personnes et des maladies guéries, autant gu'il'serait nécessaire pour les satisfaire. A, B.
Williamstown, 7 Juillet, 1828.
N.B.—-Si tont ce qu'on dit, ou seulement la moitié de ce qu’- , on dit ici de ces sources; est véritable, elles méritent bien de devenir aussi célèbrès et aussi fréquentées que celles de Saratof tet de Walston. Le voyage à Cornwall:est aussi agréable, et moins cotiteux, du moins pour les habitans de læ ville et d’une grande partie du district:.de Montréal, que celui de Sarâtoga. Il'se fait, comme on seit, par bateau’à vapeur, de La Uhine aux Cascaüles, et du Coteau du Lac jusqu'à Cornwallmême. Sur toute laroute entre ce sn Vi Montréal, le pays offre une diversité de sites, de scènes et d'objets qui ne peuvent que frapper agréablement les régards du spectateur, et lui faire considérer le voyage comte une promenade des plus divertissantes,