‹ La Bibliothèque canadienne ou Miscellanées historiques, scientifiques et littéraires [microforme]Chapitre 50 sur 90 · faisaient.alors.les Po · texte numérisé non relu

faisaient.alors.les Po

narigates | +

aus # ur visiter sieurs À un , AVEC rendu contre ndant he fut nières e.trou- ‘e dartis n vaste iveauñ, mis. de s imita, par'ses LRELLO) -Portournaux profita y puisa eSs ue vérifiés

Découverte de l'Amérique. 181

ls terre étant connue, et la grandeur de son volume déternép avéc que que exactitude, il suivait évidemment de là, que 165 éontinens de |

paraissait très vraisemblabl

e que le continent du monde

connu, plie sur un des côtés du globe, fût balancé par une’

juantiité à peu près égale de terres daris l'hémisphère opposé. .. . es pilotes, s'étant avancés à l’ouest, avaient trouvé des roseaux

d'une grosseur énorme, et ne ressemblant aucunement aux’

roseaux ordinaires; d’autres, des pièces de bois travaillées de

main d'hommes, flottant sur les eaux et poussées par un vent’ dougët, d'où l'on pouvait conclure qu’elles-vanaient de quelque:

terre inconnue, sifüée vers ce même points. .., Lorsqueile vent souffläit de l'occident, la mer jettait parfois, sur le rivage des Açores, de grands pins déracinés que ces îles ne prodüisaient pas. : ... On avait vu jusqu'à des hommes d'une: espèce nouvelle dans des pirogues. Enfin, les corps morts de deux de cés étrangers, ayant été jettés sur les côtes, on s'était convaincu que leurs traits’ n’offraient aucun point de similitude avec ceux des Habitans du monde connu,

Sans doute Colomb, encouragé par ces faits et plusieurs autres semblables, sd du ses propres observations, pouvait éroire son apinion bien fondée ;: mais, comme:tous les grands hommes, joignant aux talens la modestie, ik: voulut encore s'éclaircir des lumières de ceux de ses contemporains qu’on éitait avantageusement dans les sciences. Il leur: commu: niqua ses, idées avec une noble défiance, qui tempérait en lui lenthousiasme d’un créateurde projets. * L'un d’entr'eux, nommé Paul FELrQur, médecin florentin, et savant distingué; approuva non: seulement le projét, mais fournit-encore à-son auteur des faits qu’ilignorait, des cartes et des renseignemens précieux, en l’engigeant’ à suivre une aussi belle-entreprise, qui le couvrirait degloire, et. procureérait à l’Europe les: plü grands avantages. : RU re te y 1 Dès lors pleinement convaincu de la vérité de son système, Colomb dut s'occuper de: la confirmer par un voyage; mais les frais d’une telle expédition lui rendaient indispensable-la protection de quelque Si de l’Europe: Colomb pensa aussitôt à sa patrie; il eût désiré qu’elle profitât du fruit-de ses travaux. Le sénat de Gènes rejetta son projet: comnie chimérique. Quelle confiancé:en effet Colomb.pouvait-il inspirer à ses compatriotes, parmi lesquels il n’habitait-plus depuis Tongtemps, et'qui surtout ignoraient son habileté et son caractèré: Colombporta son homo ‘‘an prinée" dont il éthit devenu:le sujet. “Jean HE, Jebrde Pope parut gouter ses Propositions ; mais, ‘jaloux lui-même ‘de se distinguér par des

Ge Ne Navs CDR herdmin él sr

$ 2 à k< | eo de rte davs Ho t

| Europe, de l'Asie et de l'Afrique, ne formaient | De petite portion de la ce vom du globe terrestre, /, :.?

er

es ee + he ae

oo À es So EE +. QUE aa :

183 Découverte de l'Amérique,

opérations maritimes, et avide de nouvelles possessions, à ft partir secrètement une caravelle, pour ravir à Colomb la gloire de sa découverte. Cette expédition eut le succès qu’elle méritait; le pilote chargé de suivre le plan de Colomb en était incapable ; après avoir erré pendant quelque temps sur la mer, il revint en assurant que le projet devait être considéré comme un rêve, Indigné de ce procédé, Colomb quitta le Portugal, et passa en Espagne vers la fin de l’année 1484, dans l'intention de soumettre son pla à FERDINAND et à ISABELLE, qui gouvernaient alors les royaumes réunis de Castille et d’Arragon; mais craignant d’éprouver auprès de cette puissance, quelque nouveau désagrément, il envoya, en même temps, son frère Barthelemy vers le roi d'Angleterre, Henry VII Ce prince, un des plus instruits et des plus puissants de l’Europe, accueillit favorablement le projet, et donna l’assurance qu’il ferait tous les frais de son exécution. Christophe Colomb ne put profiter des dispositions du roi d'Angleterre; il se trouvait définitiveà ment engagé avec l'Espagne, lorsqu'il apprit l’heureuse négociation de son frère, dont le voyage avait été retardé par divers accidens.

Mais Colomb n'était pas parvenu à se faire écouter de la cour d’Espagne, sans éprouver de grandes difficultés : il Lutta tour à tour contre le caractère défiant et circonspect de Ferdinand, et contre l’incertitude d'Isabelle son épouse, qui, d’un caractère plus élevé et plus entreprenant, se laissait sans cesse influencer par les rapports de juges ignorants, chargés d’examiner le projet, et qui, tous à l’envi, le condamnaient. Cinq ans s'étaient écoulés én de vaines promesses, et Colomb, fatigué de solliciter sans succès une réponse formelle, se disposait à

uitter l'Espagne, lorsque le prieur Jean PEREZ, confesseur

e la reine, le pria de retarder son voyage de quelques jous. Ce religieux estimait Colomb, parce qu'il lui connaissait de grands talens et beaucoup de vertus; assez instruit dans les mathématiques, il s’était livré à un examen aphrofanai de son système, et l'avait trouvé solidement établi. Perez se charges

e voir la reine, et lui parla du projet dans les termes les, plus propres à la convaincre de sa réussite. Frappée des représentatiovs d’un homme qu’elle respectait, et craignant surtout de voir passer dans les mains d’une autre puissance tunt d’avantages présumés, Isabelle voulut de nouveau.faire examiner le projet de Colomb, ä qui elle envoya un présent, pour le dédommager du temps précieux qu’on lui avait fait perdre. Cet “lustre navigateur se vit gd Al de d'être Lu ‘par d'autres | a aussi. peu écl que miers; Ferdi- Sand faillit die de rompre tout à fait ls: Mais pendant les nombreux délais qu'il avait ÿté

ft gloire mériait in a mer, omme rtugal, ention li gouragon ; uelque n frère prince, cueillit ait tous profiter fnitivei e nÉgor divers

r de la il Lutta > Ferdii, d’un ns cesse d’exa-

Cinq fatigué posait à hfesseur s jou:s.

ssait de Hans les de son harges es, pPiup pa à surtout d’avaniner le le dé- , Cet damné Ferdi-

Mais

LAON der,

Découverte de F'Amérique. 188

Colomb s'était fait des amis et des protecteurs.puissants, qui parvinrent enfin à lui faire accorder’ce qu’il désirait,

Colomb passa avec Isabelle et Ferdinand un contrat par lequel ces souverains le créaient, lui et ses héritie:s, grandamiral et vice-roi de toutes les îles et continens qu’il découvrirait, en lui accordant le dixième de tous les bénéfices qui résulteraient du commerce des productions étrangères. Isabelle mit beaucoup d’empressement à ordonner les préparatifs de l'expédition. Quant à Ferdinand, quoique son nom figure dans ‘s traité, il témoignait encore une telle défiance dans l’exécution du projet,

vil ne voulut y prendre aucune part en sa qualité de roi

’Arragon; il stipula avec son épouse que toute la dépense en serait supportée. par .la couronne de Castille. Colomb-prit congé de leurs majestés, et se rendit dans le port de Palos, petite ville de l’Andalousie, où l’on équippait les vaisseaux destinés à l'expédition.

L’armement ne répondit ni à la dignité de la nation, ni à l'importance de l’entreprise, dont les frais, qui avaient tant effrayé le trop circonspect Ferdinand, s’élevèrent à peine à quatrevingt-dix mille francs de notre monnaie. Il se composait de trois bâtimens, le plus gros d’un port peu considérable; les deux autres ne pouvaient guère passer que pour des chaloupes. Ils étaient approvisionnés pour. un an, et portaient quatrevingtdix hommes, parmi lesquels on distinguait quelques gentilshommes de la cour d'Isabelle, chargés d'accompagner Colomb, et les trois frères PINzoN, riches et bons marins de Palos, qui voulurent suivre la fortune du héros navigateur. Le plus gros vaisseau, monté par Colomb, en sa qualité d’amiral, reçut de lui le nom de Sasnte- Marie, en l'honneur de la Vierge, dans laquelle il avait une grande dévotion; le second, appellé /& Pinta, était commandé par Martin Pinzon, et le troisième, la Nigna, par Jacques Pinzon.

Il fallait le génie et le courage de Colomb, ainsi que l’intime conviction, où il était, d'accomplir son grand projet, .pour s’abandonner à une navigation hazardeuse, dans ni mers inconnues, avec d'aussi faibles moyens. L’illustre voyageur ne se dissimulait sans doute pas les dangers qu'il allait braver; mais que ne peuvent, dans une grande âme, le désir d'acquérir de la gloire et la confiance dans la Divinité ! : Colomb ne voulut pas s’embarquer avant d’avoir, par un acte public de dévotion, appellé sur lui et sur ses compagnons la protection du. Toutpuissant. Ils sé rendirent processionnellement à l’église du monastère de Rabida, où ils se confessèrent, reçurent l’absolution, et: communièrent des mains du respectable Jean Perez, qui n’ayait cessé de s’employer .en faveur de Colomb. Dans cette touchante cérémonie; tous les assistans adressèrent à Dieu

134 … Correxpondanee,

. leurs prières pour le succès, de l’entreprise, qui ne nouvai

man É d'étendre la foi chrétienne, f ofin étendre Mardi 8 Août 1492, au lever du soleil, et'en présence d’uné foule considérable de spectateurs qu’agitaient la crainte'et l'es. poir, Colomb mit à la voile pour cêtte expédition mémorable, dont les résultats devaient avoir une si grande influence sur les destinées du, monde. | Lie,

La fin au numéro prochain.

pre CORRESPONDANCE.

Monsieur BiBauD voudrait-il insérer dans sa Biblicth Canadienne les vers suivants, qui terminent le second acte dela Médée de SENEQUE, et que plusieurs ont considérés comme uns prédiction de la découverte de l'Amérique? 4

4... = - Venient anna Sæcula seris, quibus Oceanus 'incula rerum laxet et ingens Pateat tellus, Tiphysque novos Detegat orbes, nec sit terris Ultima Thule.

Après une longue période d’années, un temps viendra. où POcéan rompant tout obstacle à la communication entre les. a er de vastes régions se présenteront, un autré

iphys découvrira un nouveau monde, èt Thulé ne formers. plus les dernières limites de la terre. |

” Carisrorne Cocos, ‘qui fut ce Tiphys nouveau qu'avait annoncé le poëte tragique, donna le nom de San-Salvador à l'île où il aborda en 1492; les Caraïbes la nomiaient Gusnahani: c’est une Lucayes. FORDIANETONMT

: Mr. Brgaup obligera un de ses. souscripteurs, en donnant: place dans son intéréssant recueil aux treize vers latins suivants, qui renferment Île système de la classification des Serpents, des continuateurs de Burron.. On les a accompagnés de quelques

explications.

bn GENERA SERPENTUM.

E. Squammarum, Seneri COLUBRORUM, est’ unicus ordo

Le NN EE nn

j .unp

à Correspondance 155 8. Souammarum ordounus sub vaud& est, ventreque, Boïs. 8, Jnstruitur largis sub caudé, ventreque, squammis CROTALUS, extréméque:sonant-crepitacula caudæ. 4. Jn tergo, paribus squammis, et ventre teguntur Serpentes illi Physicus quos nuncupat ANGUES. 5. Cingitur orbiculis squammosis AMPHISBŒNA.

6. CŒCILIIS, rugis tantüm latera ambo-plicantur. 9. LANGARA subtegitur mugnis prope tempora, squamnise Ventrem deindé tegunt, nec non prèmordia caudcæ, Orbes squammosi ; concludunt tenuia scuta, ‘8. Parva ACROCHORDI variant tubercula pellem. | Explication des vers ci-dessus.

GENRE DES SERPENTS.—SYSTEME DE LACEPEDE, xt 3 ler GENRE.—COLUBRI.

Sous ce, nom on désigne ce genre de serpens qui -ont unseul rang de grandes écailles sous le ventre, et deux rangs de petites plaques sous la queue. (On en compte 96 espèces. 24 GENRE.—B04 (ou Boa constrictor.) Ceux qui n’ont qu’un seul rang de grandes plaques tant audessous du corps, qu’aud-dessous de la queué. (10 espèces.) (C'est de la première espèce de ce genre qu’est l’Anaconda, qui paraît être le mème que le Pimberah et le Buyo, et qu’on nomme aussi le Devin ou serpent Devin. De ce genre, était le serpent.de RreuLus sur le fleuve Bagrada, On luia donné aussi, improprement le nom de Dragon.) 8e, GENRE.—CROTALUS (ou Serpent à Sonnettes.) Ceux qui ont de grandes plaques sous le ventre et sous la queue, dont l'extrémité est terminée par des écailles articulées et mobiles, qu’or a nommées sonnettes., (4 espèces.) ‘(Peut-être que la 4e. espèce de ce génre, qu’on forme du serpent qu’on a nommé le Muet, est nulle, n’étant fondée que sur l’état de ce serpent, dans sa -prémière année, où la sonnette n'estpoint, ou qu'imparfüitément, formée.

| 4e. GENRE.—ANGUES. | . Ceux qûi n’ont au-dessous du corps et de la queue que des écäillés semblables à celles du dos. (13 espècés.) .:. 5e. GENRE.—AMPHISBŒNE.

Ce mot qui signifie Double-marcheur, désigne ceux qui sont entourrés.partoût d’anneaux écailleux. (2 espèces.) (Le serpent a deux'tètés serait un monstre, et n’entrerait dans ce:genre, que s’il en avait la conformation.) 6e. GENRE.—CŒCILIA.

Ceux dont les cotés:sont plissés.(2 espèces.) 97 119 32 ae. GENRE--LANGAHAR -Gènre-desèrpens qüi se trouvent dans l’île de Madagascar, dont le dessous du corps présente, vers la tête, de grandes

ire Pas —— var

éme Es ne Me ee PS #

136 Biographie |

laques; ne montre ensuite que des anneaux écailleux; et dont arqueue, garnie de ces mêmes anneaux à son origine, n’est revètue que de simples écailles à son extrémité. (une espèce.) ‘ 8e, GENRE.—ACROCHORDE. (de Java.) *

Ceux dent la peau ést revêtue de petits tubercules. (une espèce.)

Dans le-système de Vazzemonr De Bomare, les co/ubri forment lé 3e, genre, et les serpens à sonnettes le premier. On peut observer que ce n’est pas dans leur signification naturelle, mais «seulement par convention que les mots angues et colubrs sont employés dans -la classification des serpents ; et qu’il est faux que les Amphisbènes aient une tête à chaque'extrémité ; et que les Cwriliæ soient privés de la vue. Les serpens à sonnettes n’appañttiennent qu’à l'Amérique. On ne voit pas que Îles autres espèces, particulières à ce continent, et qui se trouvent prin- Cipalement dans le Haut-Canada, aient été classées. On désirerait que quelque amateur s’en occupât

Page 1