‹ La Bibliothèque canadienne ou Miscellanées historiques, scientifiques et littéraires [microforme]Chapitre 83 sur 90 · NOUVELLES RÉCENTES DE L'ASTROLABE · texte numérisé non relu

NOUVELLES RÉCENTES DE L'ASTROLABE

M. Frevycinert lit une lettre de MM. Quoy et GaymarT

qui referme dé nouveaux détails sur la campagne de ’Astrolabe.

* Les deux naturalistes commencent par rappeler en peu de mots les détails qu’ils ont donnés dans leurs lettres datées de la Nouvelle-Zélande et de Tongatabou. Ces lettres étant par-

venues en ‘léur tems à l’Académie, nous avons donné connaissance à nos lecteurs de leurcontenu, et nous y renvoyons pour, lès détails qu'elles contiennent sur les dangers qu'ont courus,

nos navigateürs, Les dernières nouvelles datées de Tongatabou nous apprenaient que nos marins paraissaient en sûreté dans cetté île, sous la protection des trois grands chefs qui s’y partagent actuellement l'autorité. | Re

es que /’Asrolabe fut arrivée au mouillage de Pang Haïmodou, les chefs et leur suite, qui avaient constamment vécu, à bord, furent récompensés de leur bonneconduite. Une abondance’excessive de toutes sortes de vivres fit oublier à l'équipage

ses fatigues. Les insulaires étaient alors très avides de grains.

de verres, surtout des bleus. ‘Pour trois grains, ils donnaient une poule; pour une bouteille vide, ils en donnaient cinq. La meilleuré intelligence régnait entre eux et l'équipage, et tout s'était bien se le jour qui devait être la veille an dé art, au moment où les lettres arrivées en Europe furent expédiées. Après lé départ des lettres, il en fut bien autrement. Les naturels, le matin, avaient tous quitté brusqu À pour aller, disaient-ils, célébrer une fète sur la petite île voisine de Pang-Haïmodou. Un de nos canots, monté par huit hommes et M. FARAGUET, élève, y faisait du sable. Ils l’enlèvent, et entraînent de force nos matelots. Ils furent bientôt au travers dés rescifs, et il fut impossible an grand canot, armé et

envoyé de’ süité, d'avoir autre chose que l’embarcation, qu'li

uement l'équipage

220 Institut de France.

ne purent faire passer sur les bas-fonds. Aucun motif n’ayant pu donner lieu à un pareil acte d’hostilité, on ne peut l’attribuer

u’à la légèreté de caractère de ces insulaires, ou bien au désir & chef Toura d’avoir des Européens auprès de lui pour le servir, comme PaLou, qui a des Anglais; çar. c'était. Toufa qui avait ordonné l'enlèvement.

Le départ fut retardé. M. Durviie se trouva fort embarrassé pour ravoir les hommes. .On ne pouvait agir sur les naturels qui avaient tous disparu; on chercha à les intimider, en envoyant brüler les maisons de la côte. A peine était-on débarqué, qu’on fut reçu à coups de fusil tirés au travers des broussailles. Un malheureux Caporal de marine (Richard,) s'étant imprudemment avancé dans le bois, fut environné et percé de coups dès qu’il eut tiré: il expira deux heures après. Ce moyen n'ayant produit aucun effet, le commandant attendit un jour, et appareïlla pour aller attaquer à coups de canon le village sacré nommé Mafanga, qui contient les tombeaux des chefs et les temples dédiés aux esprits. (C’est un sanctuaire dans une île sacrée par elle-même (Tonga-Tabou,) sanctuaire ‘ toujours respecté jusque-là même dans les guerres les plus

terribles. Les précautions qu’il fallut prendre pour arriver sans s’échouer dans ce lieu demandèrent deux jours, péndant

lesquels les insulaires s’occupèrent à y élever des redoutes bien

entendues, sur lesquelles nos canons ne purent rien pendant deux jours, quoiqu’a tiers de portée. Les insulaires ripostèrent par des coups de fusil; tout ce qui pouvait combattre dans l’île se trouvait réuni sur ce point: l'honneur d’une pareille défense y appela même ceux qüi se disaient nos amis. La constance à les tenir toujours en armes était le seul moyen à employer pour obtenir nos hommes. Cependant le tems était, mauvais, et la position de la corvette si près d’un rescif pouvait n'être pas sans danger d’y échouer, ce qui aurait pu entraîner. le massacre de l’équipage * Nos prisonniers, pour lesquels nos navigateurs avaient eu tant de crainte au premier coup de canon, n’eurent aucun mal. ‘ Nous les voyions se promener sur la plage, nous conversions même avec eux à Païde du porte-voix ; mais dès qu’un d’eux s’approchait trop dans la mer, on tirait sur lui pour le faire revenir. Enfin, l'élève füt rendu, et quelques jours après tous les hommes, moins un, qui se jojgnit à un autre déserteur. " L’ Astrolabe appareilla, et quitta cette île, où elle ne devait. séjouruer que cinq jours, et où les circonstances malheureuses l'avaient retenu un mois entier. Le plus mauvais tems accompagna l'expédition dans l'ile Æidjes. Cet archipel immense compte plus de 200 îles; dont quelques unes, à l’est, sont entourées de rescifs qui s'étendent prodigieusement loin. ‘ Nous

Institue de France,

nt n'avons, disent les AUteurs, apercu aucun Port facile sur toutes er se les de ces îles que 2OUS 4VONS approchéés, ét un naturel intel. 1h sir igent nous a assuré qu’il n’y en avait d’autres que ceux que les } le chercheurs de bois de. sandal, trouvaient au milieu des rescifs : î 1fa aussi y font-ils souvent naufrage, : Nous ‘Tecueillimes Quatre:

ommes WHavire espagnol de Manille, /e Conception, qui avait: le Péri il ya trôis ans ÿ Une vingtaine d’autres, restant de l'équipage, : les se SOnt sauvés sur Ja grande Pis, ‘à. Imbao, où ils sont encore; r, avec des Américains” Parmi. ces Espagols ‘était ‘un on homme de Gu i i les trouvez : conve d,) | et eu 4!

is. Portée au plus haut: jh! | lit oique si près de Tonga, ils n’appaïtiennent. Pas à la (il on race polynésienne, et tiennent d celles des Papous, avec de, | 21X plus belles formes. Ils sont, noirs et ont les Cheveux: touffus | re comme eux. Ils Nomment leurs îles Vitis. ‘Le bois de sandal. re ne, se trouve Me dans deux d’entre elles. C’est:la géographie: us la plus périlleuse qu'’ait encore faite l'Astrolabe. Le Men ir) | er "Le mauvais terms, dont Pexpédition fut: Con$tamment tournt mentée dans la Louisiade, forca M. urville de modifier le’ en. . Plan de sa cam pe, Il Fenon£a au sud de la Nouvelle-Bre. Nés ! tagne opposée äcellé'qu’avait faite M, D'Enrrecasreaux: Les nt’ plus grandes contrariétés lacc ns epl m mé + le Ca.

à Lit, it ?

er. j os. € l'équipage fut:

D, t. ! Par les paisibles:

la’ Hais par uñ des féryces habitans des Montagnes, qu’ils” x; nomment Alfaquis, Ke”... it En à ‘aie DS din ait $ ,av et it 1 it. eSquélles nous nous somies trouvé es ent singulièrement diminué l’ardeur de beaucouÿ de’nos hâte n- ots, &c. eo CU se “ Nous avons été témoins d'une chose curieuse, c’est une n- “ riches Chinois. Elle dure quarante Jours aussi u5 un enterrement:

après

c'est pour eux ce qu’il Ca.

Vade plus ruineux,

22 Institut de France, .

“ Nous voilà partis pour contourner la Nouvelle-Hollande, afin de reprendre le détroit de Torrès par l'est. Après avoir een Timor, nous avons eu une série de vents d'ouest qui, nous

ntrariant votious, donnaient. quelquefois des envies à M.

Durville de tenter passage ‘dans cette direction. Nous ne doutons pas qu’on në puisse quelquefois réussir. Quand nous : parlons du détroit, te n’est pes par la route ordinaire, mais le J long de la Nouvelle-Guinée.” “a |

16 décembre, ? Astrolabe mouilla dans le canal de D’En- ” trecasteaux,' et, deux jours après, à Hobart-Town, jolie petite à ville assise sur la côte ouest de la rivière du nord ; c’est le chef. se lieu du gouvérñement. Elle a beaucoup de rapports avec Sydney, et est peut-être mieux pourvue de denrées et de vivres 8 frais‘ propres aux navigateurs. Derrière elle est une assez havte }] montagné ‘nommée, comme au Cap, da Table. Il en descend 97

phénomène. :

L'intention de M. Durville était d'achever, en passant la

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