‹ La bibliothèque de Charles d'Orléans, comte d'Angoulême au château de Cognac en 1496Chapitre 3 sur 18 · IG · texte numérisé non relu

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Jeanne Comte ou Lecomte. Elle épousa à Amboise , par contrat du 10 février 1512 {v. st.), Michel Gaillard, seigneur de Chilly et de Longjumeau, et mourut le 26 février 1551 , laissant postérité.

La veuve du comte Charles, Louise de Savoie , devenue duchesse d'Angoulême en février 1515 , deux fois régente du royaume, le 15 juillet 1515 et le 12 août 1524, mouiut à Cirelz en Gâtinois, le 22 septembre 1531. La protection dont cette princesse honora les savants fut récompensée parles éloges qu'ils publièrent après sa mort. « Il existe encore un recueil d'épitaphes françaises et latines qui lui fait honneur. Les pièces qui composent le recueil sont de Marot, de Saint-Gelais, de Salomon Macrin, de Tnscan, de Bourbon Taîné et de François Olivier, alors chancelier d'Alençon. La liberté du roi et la paix qu'elle procura à la France font la matière ordinaire des louanges qu'on lui donne. » (Dreux-du-Radier, Mémoires sur les reines et régentes de France.)

Louise de Savoie a laissé un journal (éphémérides des événements de son temps, de 1476 à 1522) , inséré par Guichenon dans les preuves de VHistoire généalogique de la maison de Savoie, réimprimé à la suite des Mémoires de du Bellay (édition de l'abbé Lambert), Paris, 1753, t. VI ; dans le t. XVI des Mémoires

Pour sept aulnes de toille pour faire chemises pour la petite Souveraine, damoiselle de madite damoiselle, au pris de iiii^. vi^ lâulne, valent xxxi'^ vi<?*.

Pour quatre aulnes toille blanche pour faire cueuvrechiefz à

ladite Souveraine, du pris de v-^ l'aulne, valent xx '^.

(Art. achapls de toilles, fustaines et autres ustencilles d'ostel.)

particuliers relatifs à l'histoire de France, et dans le t. V de la collection de Mémoires publiés par MM. Michaud et Poujoulat.

L'an de grâce mil iiii^ iiii^^ et seize , le 20^ jour du moys de novembre , nous Françoys Corlieu licentié en loix , lieutenant général, etc., de noble et puissant seigneur, monsieur le sénéchal d'Anguulmois , pour très hault et puissant prince monseigneur le duc d'Orléans et très haulte et excellente princesse madame la comtesse dAngolesme, tuteurs et ayant Tadministration de monseigneur le conte d' Angolesme et mademoiselle sa sœur, entîans de madictedame, mineurs d'ans estans au chasteau de Cognac, après Texpédicion des affaires dudit lieu , de la partie de madite dame la contesse nous fut dit et remonstré, comme par cy devant par le roy notre seigneur elle avoit été déclairée tutrice de mesd. s" ses enffans et de leurs biens, en la compaignie de mond. s*" d'Orléans, qui leur avoit par led. s"" esté donné tuteur honnoraire, comme appert jjar les lettres et bail de lad. tutelle , et que pour plusieurs grans affaires à elle survenuez, puis le décez de feu mons' Charles , en son vivant conte d'Angolesme , père desd. mineurs, à cause de ses obsèques, exéoucion de son testament et autrement en plusieurs manières, elle n'avoit encore peu faire vacquer à l'inventaire des biens meubles appartenant à elle et mesd. s" ses enffans, ce qu'elle désiroit très fort de faire et nous a requis comme juge ordinaire du pays que voulsissions procéder à faire ced. inventaire, et en ce faisant,

mectre et rédiger par escript tous et chacuns lesd. biens meubles demeurez du décès et trespas dud. feu s', esquelz elle offroit nous monstrer ou faire monstrer et exiber, offrant en oultre de sa part faire garder en ce les sollempnitez requises et tout ce qu'il appartiendra par raison , laquelle requeste par nous ouye, avons dit et fait responce à mad. dame que volontiers procéderions au fait dud. inventaire, et que pour cela faire prendrions adjoinct ou greffier avecques nous, et ce que préalablement mad. dame nous ferait le serment en tel cas requis et accoustumé , laquelle se consentie et accorda à ce. Et parce après ce que eusmes esleu et choisy pour greffier et adjoinct maistre Hélie du Tillet, notaire royal, mad. dame nous jura et feist serment de bien et loyaument nous monstrer et faire monstrer et exiber tous et chacuns des biens meubles, lectres , tiltres et enseignemens qu'elle avoit ou pouvoit avoir par devers elle ou autres de son sceu et adveu , appartenant à mesd. s" ses enffans ou esquels ils ont part sans en receller aucuns. Et après ce tout incontinent et en nostre présence , commanda à nobles personnes Hélies de Polignac, s' de Fléac, et Geoffroy Dupuy du Fou, sieur Damailloux, illec présens , de assister avecques nous et nous faire monstrer et exiber lesd. biens et choses pour les mectre et emploier aud. invantoire, auquel led. jour, avecques led. du Tillet et en la présence dud. de Polignac et Dupuy du Fou, avons commancé de procéder et continué les jours en suivant en la forme et manière que s'ensuit.

Et premièrement nous transportâmes en la chambre de librayrie dud. feu m'' le conte, et en laquelle ont esté trouvez les libvres et volumes qui s'ensuivent.

1 . C'est assavoir le libvre de Jehan Boucasse , escript en parchemin et à la main , historié et tourné à or et azur, couvert de veloux cramoysi garny de fermoers, aux armes , Tun de monseig"" et l'autre de madame.

Traduction du livre ; De claris et nobilibus mulieribus, — six éditions latines du XV* siècle, la première avec date, in-fol. nmœ,1473, goth.

La traduction date de 4401 et pourrait être l'œuvre de Laurent de Premierfait.

Première édition. — JLn're de Jehan Boccasse . de la louange et vertu des nobles et rleres dames, etc. Paris, Ant. Vérard, i493, in-fol. goth.

Paulin Paris. —Manuscrits français de la Bibliothèque du Roi, t. II, ms. n° 688-2, 1 vol. in-fol., m» vel., 2 coi., 1 miniature et initiales. — Ce manuscrit fut e.xéeuté pour le Jeune comte d'Angoulème, François. La miniature olTre l'écu de France et Milan écartelé de Savoie.

Tom. Y, ms. n» 708?., -1 vol. in-40, de 94 ïï., m» vel., min., vignettes et init., exécuté pour Louise de Savoie, dont les armoiries rde France-Angoulème parti de Savoie) décorent la première vignette.

Le ms. no 7082, décrit par M. P. Paris,! vol. in-fol., mediocri de ISI ff., vel., à 2 coL, min., vignettes et init., provient de la bibl. du duc de Berry.— Décrit par M. Barrois, Bibliothèque protypogra phique, n» 563, et par M. Hiver de Beauvoir, Librairie de .Tean , duc de Berry, i\° 158.

Bibliothèque de Jean d'Orléans, comte d'Angoulème, au château de Cognac, en 1467, ms., deux exemplaires : n^ 1, ung Bocace en françoys, parchemin, et n» 61, Bocace, Des Femmes, en papier et françoys.

Jean Boccace , originaire de Certaldo , en Toscane , né à Paris l'an -13-13 , mourut le 21 décembre 1375.

2. Item, le libvre de Dan, escript en parchemin et k la main, et en italien et en françoys, couvert de drap de soye broché d'or, auquel il y a deux fermoers d'argent aux armes de feu mond. s', lequel libvre est historié.

Ce livre, en italien et en français, ne saurait être que le livre

de Danlc, la Divina Cninmedia, poème fort répandu en Ilalie dès le XIV» su''clo , et dont on trouvait des copies dans toutes les biblio- Ihètjues publiques et particulières.

Dante Aligliieri na(iuil h Florence en 1265, et mourut en exiï .'lUavenne, le 14 septembre i^-H. Guido Novello le (It enterrer lionorablcment. La femme de Dante, Gemma Dnnati, lui donna cinq lils et une UUe qu'il nomma Béatrix , en mémoire de son premier amour. Trois de ses fils moururent jeunes, l'ietro , Tainé, devint un jurisconsulte célèbre ; il cultiva la poésie et fut le premier commentateur du poème de son père. Jacopo, son autre fils, commenta aussi la première partie de ce poème, et en fit de plus un abrégé en vers de la même mesure que l'ouvrage.

Dante avait commencé la Divina Cnmmedia h Florence. Si nous en croyons Boccacc. les sept chants écrits par le poète avant son exil se trouvaient parmi les papiers tjue sa femme avait cachés, quand le peuple, excilé contre lui, vint piller sa maison; elle les remit ti Dinn Compagnie poète et historien, intime ami de son mari, et qui les lui lit pas.<;er chez le marquis Malespina, où il était réfugié , pour qu'il put continuer son ouvrage. Ce que Franco Sachetli raconte, dans ses nouvelles 114 et ilo, de deux aventures que Dante eut avec un forgeron (1) et avec un anier, qui, l'un en battant le fer, l'autre en menant ses ânes, chantaient et estropiaient des morceaux de son poème, comme ils auraient fait des chansons des rues, prouve qu'il s'était déjh répandu des copies de ce qu'il en avait fait, et qu'elles couraient même parmi le peuple.

La république de Florence ordonna, par décret du 9 août 1373, qu'il fiit nommé un professeur, payé par le trésor public, pour

(Ij Dante, s'approchaul de la boutique du lorgeron chanteur, prit son marteau, ses tenailles, tous ses autres outils, et les jeta, l'un après l'autre, dans la rue; puis il dit : « Si tu ne veux pas que je gâte les affaires, ne gâte pas les miennes. — Que vous ai-je gale? reprit le forgeron. — Tu chantes mon livre, reprit Dante , el lu ne le dis pas comme je lai fait : ce sont mes outils à moi , el lu me les gâtes. » Le forgeron , tout en colère , n'ayant rien à répondre , ramasse ses outils et retourne à son ouvrage ; el s'il voulut chanter ensuite , ce fut les aventures de Tristan el de Lancelot.

Une autre fois, se promenant par la ville , le bras armé comme on l'avait alors. Dante rencontra un ànier qui, tout en conduisant devant lui ses ânes, chantait aussi son poème, et quand il en avait chante quelques vers, il fouettait ses ânes, en disant : Ani: Dante lui donna un coup de brassard sur les épaules, et lui dit i < Je ne l'ai pas mis, cet arri. »

lire et expliquer ce poème. Boccace fut le premier jugé digne de cet honneur; il ouvrit son cours le 3 octobre de la même année, un dimanche, dans une église. Ce ne fut pas seulement dans sa patrie que de tels honneurs furent rendus à ce poète ; à Bologne en 1375, à Pise en 1385, à Venise, à Plaisance en 1398, Dante était expliqué dans les chaires publiques. L'imprimerie, dès sa naissance, s'empara du poème avec une telle ardeur, que dans une seule année, en 1472, il s'en fit prescjue à la fois trois éditions, h Foligno, à Mantoue et à Vérone. Avant la fin du XV* siècle, on en comptait plus de soixante.

(V. Ginguené, IJisloire littéraire de l'Italie, 2* édit. Paris, Michaud, libraire-éditeur, 1824, t. W, pp. A-li-All.)

Dante était d'une taille moyenne; dans ses dernières années, il marchait un peu courbé, mais toujours d'un pas grave et plein de dignité; il avait le visage long, le teint brun, le nez grand et aquilin, les yeux un peu gros mais pleins d'expression et de feu, la lèvre inférieure avancée, la barbe et le.^ cheveux noirs, épais et crépus; habituellement l'air pensif et mélancolique. Tel est le portrait qu'en fait Boccace, Vila e costuml di Dante. II rapporte à ce sujet une anecdote. A Vérone, où son poème et surtout la première partie, intitulée l'Enfer, avaient déjîi beaucoup de réputation, et où il était lui-même généralement connu, parce qu'il y séjournait souvent depuis son exil, il passait un jour devant une porte où plusieurs femmes étaient assises; l'une d'elles dit aux autres à voix basse, mais pourtant de façon à être entendue de lui et de ceux qui l'accompagnaient : « Voyez-vous cet homme-là'?c'est celui qui va en enfer et en revient quand il lui plait, et rapporte sur la terre des nouvelles de ceux qui sont là-bas. ■> Une autre femme lui répondit avec simplicité ; ■• Ce que tu dis doit être vrai, ne vois-tu pas comme il a la barbe crépue et le teint brun? C'est sans doute la chaleur et la fumée de là-bas qui en sont la cause. •> Dante voyant qu'elle disait cela de bonne foi , et n'étant pas fâché que ces femmes eussent de lui une semblable opinion, sourit et passa son chemin.

3. Item, le libvredes Problèmes de l'Aristote, escript à la main et en fi'ançoys, historié, couvert de veloux cramoysi à deux fermoers de leton doré, l'un aux armes de feu mond. s"" et l'autre aux armes de madame.

Traduction de la lin du XIV» siècle, due à Evrard de Conty , médecin du roi Charles V.

p. Paris. — .yJss. fr., t. H, pp. 20n-208.

Barrois. — Bibl. protyp.. n» 519 (livres du duc de Berry).

Le Roux de Lincy. —Bibliothèque de Charles d'Orléans, à son château de Blois, en^427, n" .31.

Hiver de Beauvoir. — Librairie de Jean, duc de Berry, ii" 60.

Bibliothèque de Jean d'Orléans.— 'S'>^,\esPrribleumesd'Aristote, en françoys. Le n° 148, les Probleumes, en papier et lettre ancienne, reproduit la traduction latine.

La traduction française n'aurait pas été imprimée, si nous nous en rapportons à MM. Paulin Paris et Hiver de Beauvoir. Cependant M. lîrunet cite une édition de Lyon , Jean de Tournes , -1054, in-S" , et la réimpression de Paris, Th. Belol, l.'i'O, in-16, selon Duverdier. (V. aussi le Catalogue Libri, Londres, 18,j9, n» -199.)

M. Barrois avait déjà cité les Proôlemafz /imprimés à Paris en lo"0, in-16.

Cet ouvrage n'est pas mentionné dans l'Inventaire de la Bibliothèque de Charles V, en Vol?,, ce qui juslilie ce que nous avons écrit plus haut sur l'époque à laquelle l'acheva le traducteur. Le roi Charles V était mort déjà depuis quelques années.

Les traductions latines d'Aristote les plus remarquables parmi les plus anciennes sont au nombre de trois :

i° Vers -12:20, en partie d'après le texte grec, en partie d'après les traductions arabes ;

2° Vers 1270, par Thomas d'Aquin;

a» Dans le XV» siècle, par plusieurs savants, parmi lesquels on remarque : Bruno, G. Valla, Th. Gaza et Bessarion.

Plusieurs de ces traductions ont été imprimées avant le texte grec.

Plusieurs ouvrages attribués à Aristote existent en latin ou en arabe; la plupart sont apocryphes. Ainsi :

Âristotelis theologia sive mystica phdosophia secundum ^Sgyptios, Romse, 1519, in-4"; — De Pom ),- —Lapidarius; — De Physiognomia regia; — Secretum secretomm ad Alexandrum discipulum suum.

4. Itejïi, le libvre de Vallère te Granl, en françoys, en parchemin , escript à la main , historié , couvert de drap d'argent avecques deux fermoers, l'un aux armes de mond. s^ et l'autre aux armes de madame.

Valère Maxime fut traduit et commenté par Simon de Hesdin, maître en théologie , religieux des hospitaliers de Saint-Jean de

Jérusalem, mort en 1377, et Nicolas de Gonesse, qui termina son œuvre en 1404.

P. Paris. — Mss. fr., t. I, t. II et t. V. — Le n» 6916 de la Biblioth. Imp. est le manuscrit translaté en français appartenant au duc de Berry. — Barrois, n» 312, et Hiver de Beauvoir, n" 424 (Librairie de Jean, duc de BerryJ.

Le n» 6911 de la Biblioth. Imp. décrit par M. P. Paris est le manuscrit latin qui a fait partie de la Librairie du duc de Berry. — Barrois, n" 510. — Hiver de Beauvoir, n» I2;i

Le Roux de Lincy. — Biblioth. de Charles d'Orléans, n» 76, Valère le Grand en latin ; n» 24 des appendices , Valerius Maximus en français.

Bibliothèque de Jean d'Orléans. — Le n» 26 contient le texte latin.

D'autres ffianuscrits du Valère-Maxime existaient encore dans la Librairie des ducs de Bourgogne. (Barrois, n°^ 872, 876, 4637 et 1682. )

Cet auteur fut imprimé plusieurs fois au XV» siècle. — Édition princeps, Mayence, Schoeffer, 1471, in-fol.

1 ■ e édition de la traduction française , Lyon , Mathieu Huss , 1489 , 2 tomes en i vol. in-fol. goth. à 2 col. de 33 lignes, avec figures sur bois. On connaît une édition de Paris , d'Ant. Vérard, antérieure à 4500.

5. Item, le libvre des Augures, historié, escript en parchemin à la main , couvert de veloux cramoysi , sans fermoers.

Nous n'avons rien trouvé sur cet ouvrage dans les catalogues ou inventaires des XIV» et XVe siècles. (Ce traité serait-il une copie ou une traduction du De DivinaUone de^Cicéron?

Nous connaissons un traité sur les Augures, mais bien postérieur et imprimé dans le XVIe siècle. Ce livre, œuvre d'Augustin Niphus , né en Calabre en 1473 , a pour litre : De Augurits libri duo. Bononise, 1531, in-4«; Basileai, 4534, in-S»; Marpurgi, 4614, in-4o. Inséré au tome V des Antiquités romaines de Grœvius , il a été traduit en français par Antoine du Moulin, Maçonnais; Lyon, de Tournes, 4546, in-s», et Paris, Hier.de Marnef,4566, in-46. (Le P. Niceron, Mém. pour servir à l'hist. des hommes illustres, t. XVIII, pp. 68-69.)

6. Item , le libvre de l'Arbre des bataiUes, imprimé en parchemin , historié , couvert de veloux cramoysi

h deux l'crmoers , 1 un aux armes de mond. s' et l'autre aux armes de madame.

Ouvrage d'Hoiiorti Bonnet, prieur de Salon, en Provence, qui le dédia à Charles VI.

M. Brunet cile plusieurs éditions ; la i" (sans lieu ni date), in-fol. golli. (le 17."> IT. h tî col. de 30 lipnes ; la 2» de Lyon , 1 Wl, pot. in-foi. gotli. de ii^ ïï. à longues lignes, au nombre de 35 et 36 sur les pages entières: la 3" édition, Taris, Anl. Vérard, i493, un vol in-fol. golh. de loô IT. h longues lignes, au nombre de M par pnge, avec tig. sur bois. La Bibliothèque Impériale possède un exemplaire sur vélin, enrichi de 118 miniatures. f.Wanue/, 1. 1*'.)

M. Van Praët , d'après M. Brunet , cile une édition de V Arbre des batailles imprimée 'i Lyon, par Barlh. Biiyor, en 1 HT, qu'il regarde comme la première de cet ouvrage. Peut-être serait-ce, ajoute l'auteur du Manuel, celle décrite d'après un exemplaire sans date appartenant t'i la Bibliothèque Impériale.

7. Item, le libvre des Merveilles du monde, en françoys, escript en parchemin et à la main, couvert de veloux cramoysi à doux fermoers, l'un aux armes de mond. s' et l'autre aux armes de mad. dame.

Jean de Mandeville voyageait, dès l'année 1322, dans le Levant; ses pérégrinalir ns durèrent trente-trois ans. La description qu'il a laissée de son voyage en Kpypte, lybie, .Vrabie , Syrie , Médie , Perse , Mésopotamie , Chaldée , Illyrie et Tarlarie , ne sert aujourd'hui qu'à riiistoire des voyages sans fournir des renseignements d'un très grand intérêt. Le moine Lolong traduisit en français une collection de ces pérégrinations lointaines, qui sont aujourd'hui réunies dans un très beau manuscrit de la Bibliothèque Boyale, sous le tilre de Merveilles du monde. (.\imé Champollion- Figeac. —Louis et Charles ducs d'Orléans , etc., p. 22o de la l-"* et 2» parties. Taris, isr», un vul. in-S".)

Barrois. — Bihlinih. protyp.. Maureville (Guille de\ Merveilles du monde, w" 47,iiupriiné sous le nom de .Mandeville, in-fol., 1487; — Librairie du duc de Berry, n» 603, le Livre des merveilles du monde ou recueil des relations de six anciens voyageurs.

Hiver de Beauvoir. — Librairie de Jean, duc de Berry, n» 116. (Mss. no 8392 de la Bibliolh. Imp.)

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