‹ La bibliothèque de Charles d'Orléans, comte d'Angoulême au château de Cognac en 1496Chapitre 4 sur 18 · Item, le libvre du Uégime du monde, historié · texte numérisé non relu

Item, le libvre du Uégime du monde, historié

escript a la main , en parchemin , couvert de veloux cramoysi , sans fermoers.

Peut-être le même que le Gouvernement du monde. — Barrois, Inventoire de Marguerite de Maie, veuve de Philippe le Hardi de Bourgogne, n» 639 : le Livre de Veiper marche, autrement dit gouvernement du monde; — Inventoire des meubles de Charles le Téméraire, no 677 : un livre faisant mencion du gouvernement du monde et des Macabées, et n" 1593 des Librairies de Bourgogne (sur papier).

9. hem. ung petit libvre de YOrdre, en papier, escript à la main , couvert d'une peau rouge.

Probablement le Livre de l'ordre de très crestien roy de France Loys XI à Vonneur de monsieur saint Michel, dont on connaît plusieurs manuscrits de la lîn du XVe siècle.

10. Item, les Paraboles de Salomon , les Espistres saint Jehan, les Espistres saint Pol et V Apocalypse, le tout en ung volume, escript en parchemin, à la main et en françoys, couvert de veloux changeant et à deux fermoers , Tun aux armes de mond. s"" et l'autre aux armes de madile dame.

Le Nouveau-Testament fut traduit au XIII» siècle , par Guyart des Moulins, doyen du chapitre dAire , en Artois.

Les Paraboles de Salomon tlgurent dans l'Inventaire de Giles Malet, de 1373, et dans les Librairies de Bourgogne inventoriées à Bruges vers 1467, h Gand en 148M, et à Bruxelles en 1487.

Barrois.— Biblioth. protyp., n°»410, 850, 1770 et 1800.

Les Espistres saint Pol. dont on trouve trois manuscrits dans les Librairies de Bourgogne, ont été imprimées à Paris vers 1304, par Ant. Vérard.

11. Item, les histoires de Godefroy de Billion, escript à la main et en parchemin et historié, à deux fermoers, l'un aux armes de mond. s' et l'autre aux armes de mad. dame.

Sébastien IMamerot, traducteur français du XV* siècle, chapelain de Louis de Laval, gouverneur du Dauphiné, est connu comme auteur du livre : les Passages d'outremer du noble Godefroi de Bouillon, du bon roi saint Louis et de plusieurs vertueux princes. 1492, d vol. in-S" goth. Autre édition, Paris, Lenoir, dSH , in-fol. Mamerot pourrait bien avoir refait, comme le dit M. Hiver de Beauvoir ( Librairie de Jean, duc de Berry), n» Ail, ou du moins retouché le livre de Godefroy de Billion, iorl répandu aux XIV» et XVe siècles sous dilTérents titres, énoncés aux Inventaires de Giles Malet, de la Librairie du duc de Berry et des Librairies de Bourgogne.

Barrois. — Biblioth. protyp., u°^ 206, 561 , 1451 , 1452, 1453, -1454, 1455, i77'2, m?,, 1774 et 2088.

Bibliothèque de Jean d'Orléans. — N" 6, les Histoires de Godefroy, en françoys et parchemin et lettres de forme.

M.Brunet {.Manuel, t. Il, p. 421) mentionne une édition de 1504, de la Généalogie Godefroy de Boulion. Paris, Jean Petit, in-fol. goth. de 158 fT. à 2 col . avec fig. sur bois.

Catalogue Libri, Lond.-es, 1859. — N» 11 iO, Godefroy de Bouillon. Hystorie von der kreuzfahrt nach dem heiligen land von desselben Belagerung und Einnham durch Gottfried von Bouillon. — Folio , Augspurg, Hanns Bamler, 1482.

12. Jtem , \es Ethiques, Politiques et Yconomiques de l'Aristote, en françoys, escript en parchemin et à la main , à ung fermoer de lecton.

Traduction de Mcolas Oresme, doyen de l'église Notre-Dame de Rouen, 1370 et 1371. La liste des traductions faites parce précepteur de Charles V se trouve dans l'histoire du collège de Navarre , par Launay. Oresme fut nommé évêque de Lisieux en 4377 et mourut eu lo82.

Les Éthiques ont été imprimées à Paris en 1488, par Ant. Vérard, i vol. in-fol. golh. ; — les Politiques, en 1489 , par le même, 1 vol. in-fol. golh.

Barrois. —Biblioth. protyp., n»^ 62G, 921 , 1613, 2r67 et 2068.

Hiver de Beauvoir. — Liljrairie de Jean , duc de Berry , nos gi et 62.

Bibliothèque de Jean d'Orléans. — N" 20, les Échiques (sic) en françoys et parchemin.— Ce livre, qui porte la signature de Charles d'Orléans et qui parait indiqué dans l'Inventaire de des Essars , en 1412 , dut être racheté en Angleterre.

13. Item, le îibvre de Oroze , en françoys, escript à la main et en parchemin, illuminé à or et azur, couvert de drap d'argent à deux fermoers, l'un aux armes de mond. s' et l'autre aux armes de mad. dame.

Paulus Orosius, Kspagnol, vécut en Afrique à partir de 415, auprès de saint Augustin, et à Bethléem, auprès de saint Jérôme. Il écrivit une histoire en sept livres, depuis la création du monde jusqu'en l'an 417 après Jésus-Christ, dans le dessein de combattre le reproche adressé au christianisme par ses ennemis , qui l'accusaient d'être la cause de tous les malheurs qui affligeaient l'empire romain. Edition princeps, per Joh. Schuszeler florentissime urbis Auguste concivé impressi, anno 4471, in-fol. goth. de 130 ff.

La traduction française, attribuée par Mercier de Saint-Léger à Claude de Saissel, fut imprimée à Paris. Anthoine Vérard, i49-l, 2 vol. in-fol.

Plusieurs traductions mss. ou compilations, décrites par M. Paulin Paris (Mss. fr., t. II), existent à la Bibliothèque Impériale.

Barrois. — Biblioth.protyp., n° 1747.

Bibliothèque de Jean d'Orléans. — N» "2, Orose, en françoys, en parchemin et lettre brisée.

14. Item, la Légende dorée, escript en françoys et à la main en parchemin, historié, couvert de drap d'argent à deux fermoers, l'un aux armes de mad. dame et l'autre aux armes de mond. s»".

Ouvrage de Jacques de Voragine. — Les premières traductions françaises remontent au XIV* siècle et sont dues à Jehan Belet et Jehan de Vignay. (V. Paulin Paris, Mss. fr., t. II et IV.)

La première version française imprimée (traduction de Jehan de Vignay, revue par le P. BuUalier, dominicain) parut à Lyon. Barthélémy Buyer, 4476, 4 vol. in-fol. goth. à 2 col., contenant 342 (T., non compris 3 ff. pour le prologue ni la table des matières, eu 44 CT.

La Légende dorée des saints et saintes, traduction de J.de Vignay. Paris, Ant. Vérard, 4488, 4 vol. in-fol. goth. — Autre, par le même, 4493, in-fol.

Jacques de Voragine ou Varagine naquit à Varaggio, bourg de la côte de Gènes , vers 4230. Il devint archevêque de Gênes en 4292,

«t mourut en 1298. C'est principalement à la compilation de la Vie (les saints qu'il dut sa célébrité. Intitulé Historia lombardica seu legenda sancta , ce recueil reçut des contemporains de l'auteur le nom de Legenda aurea. légende dorée, sous lequel il est connu. 11 a souvent été réimprimé dans les XV-^ et XVU siècles.

Jean Belet, le premier traducteur de la Légende dorée, vers le milieu du XIV« siècle, paraphrasa plulôt qu'il ne traduisit le texte latin , car il ajoute à ce texte beaucoup de ses propres réflexions. Sa traduction nous a été conservée dans trois manuscrits qui se trouvent ;i la Bibliothèque Impériale; le plus beau, le no684o, est écrit sur trois colonnes.

Jean de Vignay translata la Légende dorée h l'instance et requeste de très haulle et noble et puissante madame de Bourgoingne, par la grAce de Dieu, royne de France. Il avait déjà traduit le Miroir historial par l'ordre de celle princesse, mariée en 1317 à Philippe de Valois, morle à Clermont en Beauvoisis en 1338. Le translateur Jean de N ignay mit à contribution la traduction de son prédécesseur Jean Belet.

Barrois. — Hiblinth. protyp., n»» 724, 725, 737 , 4509, doiO, IGOS, ■1712, i967 (Librairies de Bourgogne).

Le Boux de Lincy. — Biblioth. de Charles d'Orléans. — N° 80, une LJgende dorée en françois.

Bibliothèque de Jean d'Orléans. — N» 19, une Légende dorée, en papier bien caduque, en lettre commune.

15. Hem. une autre Légende dorée en latin, escript en parchemin et à la main , couvert d'une peau rouge.

L'édition orinceps parut vers 1470, avec les caractères de Berthold, à Bâle. \ vol. in-fol. golh. de 183 IL à 2 col. de 64 lignes, sans chitTres, réel, ni signatures. (Manuel.)

Legenda aurea sive flores sanctorum, impressa Parisius, per Udalricum Gering, ^lartinum Cranlz et Michaelem Friburger, sans date, in-fol. golh. à 2 col., sans chiffres, réel, ni signatures.

Une nouvelle édition, par les mêmes, est datée de 4473.

Le Roux de Lincy. — Biblioth. de Charles d'Orléans. — N° 3, une Légende dorée , en latin et en lettres de forme.

Bibliothèque de Jean d'Orléans. — jS" 58, une Légende dorée en parchemin, lalin et lettre de forme, commençant au second fueillet : de factis Gordiano. et finissant au pénultime : hz qui, et au derrenier : millesimo cccc (xxx).

16 Item, le libvre de Politicques, en latin , escript à la main et en parchemin , couvert d'une peau rouge.

Les ouvrages d'Aristote, qui sont presque tous parvenus jusqu'à nous, se divisent en exotériques (destinés à l'extérieur) et esoiériques ou acroamaiiqnes (destinés à l'intérieur ou aux auditeurs). On trouve dans la bibliothèque grecque de Fabricius, t. III, 388-408 , une liste de ceux qui sont perdus et lui sont attribués (-1). Les Politiques, en huit livres, traduction latine, ont été souvent réimprimées. (V. Crunet, Manuel, t. l«^.}

Traductions françaises du XVe et du XVIe siècle :

Traduction de Nie. Oresme avec les deux livres des Tconomiques. Paris, Ant. Vérard , le viii« jour d'aoust 1487, 3 part, en i vol. pet. in-foi. goth. h 2 coi. de 'M lignes.

Les PolUiques..., traduites du grec par Leroy dict Regius. Paris, Mich. Yascosan, 1568, in-4o; — 1576, in-fol.; — A. Morel, 1600, in-fol.

Aristotelis opéra grœce. — Venetiis dexteritate Aldi Manucii, 449o-149S, 5 vol. in-fol. (souvent le4«en 2 parties, ce qui fait alors 6 vol., comme au Catalogue Libri , Londres, 1859, n^ 1S5'.

Consulter pour les traductions latines : Jourdain, Recherches critiques sur l'âge et l'origine des traductions latines d'Aristote. Paris, 1S19, in-S" (ouvrage couronné).

Bibliothèque de Jean d'Orléans.— N" M, le livre des Ethicques, pollitiques, moraux, rhétorique d'Aristote, tous en latin et par- Chemin, etc.; signé Charolus.

17. Item , le tiers volume de Lancelot du Lac , historié , imprimé en parchemin , couvert de veloux changeant à deux fermoers, l'un aux armes de mond. s' et l'autre de mad. dame.

Imprimé à Paris, Ant. Vérard, 1494, 3 vol. in-fol. goth. à 2 col., avec fig. sur bois.

La Bibliothèque Impériale possède deux exemplaires complets sur vélin, avec miniatures. {Manuel, t. III.)

Ant. Vérard donna encore dans cette même année 1494 deux

(1) La doctrine d'Aristote, réhabilitée en France par la bulle pontificale de 1366, fut enseignée dans l'Université de Paris

autres éditions , également en 3 vol. in-fol. , que Ion dislingue par la grosseur des caractères et le nombre des lignes. (A.-F. Didol, art. typographie de l'Encyclopédie moderne, t. XXVI, col. lA-2.}

18. Item, le tiers volume cle.s Croniques de France, historié, imprimé en parchemin, couvert de veloux cramoysi à deux fermoers, l'un aux armes de mond. s^ et l'autre aux armes de madame.

Chroniques de France (appelées Chroniques de Saint-Denis) depuis les Troiens jusqu'à la mort de Charles VII en -1461. Fait à Paris, en Ihostel de Pasquier Bonhome , le xm* jour de janvier, l'an de grâce mil cccc. lxxvi, 3 vol. in-fol. goth.

Première édition de ces chroniques el en même temps le premier livre français imprimé h Paris avec date. Elle est à deux colonnes de 40 lignes chacune , sans chiffres , réclames ni signatures.

— Les mêmes, imprimées à Paris (par Jehan Maurand, pour Ant. Vérard , le dernier jour d'aoust m. cccc quatre vinglz et xni, 3 vol. in-fol. goth. à -2 col. de 46 et 4" lignes.

Deux exemplaires sur vélin sont conservés à la Bibliothèque Impériale. (Brunet, Manuel, t. 1er.)

19. Item, le libvre du Chevalier des dames, escript en françoys, en parchemin et à la main, couvert de satin viollet à deux fermoers d'argent, aux armes de mad. dame.

Bibliothèque de Jean d'Orléans.— N» 66, le Chevalier des dames, en papier, rimé, en lettre brisée telle quelle, commançant au second fueillet : liève toy sus; et finissant au pénuHime : ceste communaulté.

20. Jte7n , le libvre des Nobles femmes . escript à la main et en parchemin , historié , couvert de veloux cramoysi à deux fermoers , l'un aux armes de mond. s' et l'autre aux armes de mad. dame.

21. Iteyn, le premier volume de la Table ronde de Lancelot du Lac, historié, imprimé en parchemin.

couvert de veloux changeant, à deux fermoers, l'un aux armes de mond. s' et l'autre aux armes de mad. dame.

22. Item , le second volume de Cronicques de France, historié, imprimé en parchemin, couvert de veloux cramoysi à deux fermoers , l'un aux armes de mond. s' et l'autre de mad. dame.

23. Item , le premier volume desd. Cronicques de France, historié, en parchemin, couvert de veloux cramoysi à deux fermoers , l'un aux armes de mond. sr. et l'autre aux armes de mad. dame':

24. Item, le libvre de la Ymitacion Jhus Crist , et mesprisement du monde, et VEschalle du paradis, escript à la main et en parchemin , historié , couvert de satin violet sans fermoers.

L'Imitation de Jésus-Christ , alirihnée d'abord à saint Bernard {Biblioih. de Jean d'Orléans, année -1467, no 93 \ puis à un moine saxon, enfin à Gersen et à Thomas de Kempis , est aujourd'hui restituée au chancelier Jean Gerson.

25. Item, le libvre du Triomphe de renommée, historié , escript à la main , en parchemin , couvert de veloux changeant à deux fermoers, l'un aux armes de mond. s"" et l'autre aux armes de mad. dame.

On connaît le livre qui a pour titre les Triomphes de Pétrarque et qui renferme six triomphes. Le quatrième est celui de la Renommée. (Trionfi d'amore, délia castita, délia morte, délia fama, del tempo , délia divinita.)

26. Item, le libvre des Paraboles maistre Alain, historié , imprimé en parchemin , couvert de drap d'argent à deux fermoers, aux armes de mond. s'' et de mad. dame.

Traduit du latin en vers français.

Imprimé à Paris , le XX' jour de mars mil CCCC quatre vingts et douze, par Ant. Vérard , petit in-fol. goth., flg. sur bois.

Il existe à la Bibliothèque Impériale deux exemplaires de cette édition sur vélin ; l'un est orné de 120 miniatures et l'autre de S'a seulement. (Brunet, Manuel, t. \".)

Alain était de Lille (en Flandre).

27. Item, le libvre de la Dignité et excellence royal, en françoys, historié, escriptà la main, en parchemin, couvert de veloux cramoysi à deux fermoers, aux armes de mesd. s' et dame.

28. Ilein, le libvre de Boéce, de consolacion, historié, escript à la main , en françoys et en en parchemin, sans fermoers, couvert de satin noir.

On peut compter jusqu'à cinq traductions faites de cet ouvrage au moyen âge. La première a été publiée par l'abbé Leboeuf et par M. Raynouard, d'après un manuscrit provenant de Saint- Bcnoit-sur-Loir; la seconde est celle de Jean de Meun, composée sous le règne de Philippe le Bel ; la troisième , qui doit appartenir à la première partie du XVe siècle, parait avoir pour auteur .Tean de Sy ou de Cis; la quatrième est anonyme; elle fut composée en Angleterre par l'auteur, prisonnier des Anglais sous Charles VIL Tout le premier livre est disposé en huitains octosyllabes. Le poète ensuite donne l'avis suivant (fol. 43) :

Cy fine le livre premier Qu'ay voulu en rimes croisier , Liquels contient en toutes choses Sept metlres et aveuc six proses.

Les autres quatre feray en rimes Ou consonans ou léonimes.

Cette traduction, dit M. Brunet, a été imprimée vers 1480, avec les caractères dont on se servait alors k Lyon. La Bibliothèque Impériale en possède un fort bel- exemplaire. Regnaud de Louens (Louhans), auteur de la cinquième traduction antérieure à la précédente, l'acheva, le 31 mars 1336, dans la ville de Poligny, en Franche-Comté; le prologue contient dix-neuf octaves, et la réunion des lettres initiales de ces octaves donne le nom de l'auteur : frère Renaud de Louens. (Paulin Paris, Manuscrits fran-

çais, t. V, pp. 38-38, description des mss. n<'«707i , 7071 », 707t et 7072 3, 3.)

Boèce (Anicius Manlius Torqualus Severinus BoethiusJ fut l'un des hommes qui firent le plus d'iionneur au VI* siècle. Né à Rome ou à Milan, l'an 4:0 après J.-C, disciple du néoplatonicien Proclus, dont il joignit la philosophie à Ictude approfondie des écrits d'Aristote, Doèce gagna la faveur de Théodoric, qui l'éleva en 510 au consulat. Bocce était chrétien; les remontrances qu'il osa faire au prince, au sujet de ses violences contre les catholiques, le firent disgracier et condamner comme coupable d'intelligence avec l'empereur Justin. Il fut décapité en l,")2o. C'est pendant sa captivité que Bocce composa le plus célèbre de ses ouvrages, celui dont nous venons d'indiquer les traductions, le traité De Consolât. one philos>i])liiœ , de la Consolation de la philosophie, en cinq livres, dans lequel il emploie alternativement, comme dans lasalyre varronienne, la prose et les vers. C'est un dialogue entre Boèce et la philosophie. Celle-ci lui apparaît dans sa prison, le console par l'idée d'une Providence, lui montre combien sont insensées les plaintes qui de toutes parts retentissent sur l'inconstance du bonheur, et le confirme dans la conviction qu'il n'y a de vrai bonheur et de véritable repos pour l'homme que dans la vertu. Cet écrit, que l'on peut ranger parmi les meilleures productions de l'époque, renferme de belles idées, de beaux sentiments, et se distingue par un style noble et souvent élégant. C'est ce qui explique la grande réputation dont il a joui durant tout le moyen âge.

Nous indiquerons les principales éditions au n» 55.

Barrois. — Biblioth. protyp. — Boèce, de consolation, n°' 4534- 3'S-36-37 -38. — 2oèce, en françois et latin, n» !2"0. (Tour du Louvre.)

— Boèce, en rime, n°^ lo39, 1340-41-42, 1900-4-3 (en anglois 1088}, 190Ô-7 , 1998 , '■ibH.

Le Roux de Lincy. — Biblioth. de Charles d'Orléans. — Boèce, de consolation, en françois, n» 24. — Les mss. n»» 46, 37 et 79 sont en latin.

Bibliothèque de Jean d'Orléans. — N" 67, Boèce, de consolacion , en françoys, rimé, en papier et lettre commune.— Les mss. n» il, 29 et 83 sont en latin. — N" G3, Boèce, en françoys et parchemin.

— N" 132, commentaire sur Boèce, en papier et latin, de frère Guillaume de Corturae.

On connaît encore un Livre de consolation, présenté par l'auteur, Vincent de Beauvais, au roi saint Louis. La traduction en fut faite en 1374. Un manuscrit portant ce titre se trouvait dans les Librairies de Bourgogne. N° 1480 de la Biblioth. protyp. de Barrois.,i

29. hem, le libvre de VArt de faulœnnerie, historié, imprimé en parchemin, couvert de satin viollet, et sans fermoers.

Cesl le Uure de lart de faulconnerie el des chiens de chasse. (Au verso du dernier feuillet, em lignes) : Cy finistleliuredes oyseaus et chiens, imprimé à Paris, ce cinquième jour de janvier mil quatre cens quatre tnngs et douze, pour Anthoine Vérard, libraire, demourant à Paris, à lymage saint Jehan levangeliste , sur le pont Nostre-Dame ou au palaiz...., petil in-fol. goth., de 41 fl". non chiffrés, à longues lignes, au nombre de 84 sur les pages entières.

Il existe un exemplaire sur vélin à la Bibliothèque Impériale. (Brunet, Manuel, l. IV. j

Le Livre de la faulconnerie fut encore imprimé sous le nom de son auteur, Guill. Tardif, avec la Faulconnerie de Jean de Franchieres, à Paris, chez Abel l'Angelier, en -1607, in-4<=, fig. sur bois. {Catal. Veinant, 186U, n» 2:29.)

Guillaume Tardif, lecteur ordinaire de Charles VIII, naquit au Puy-en-Velay, vers i4iO. On ignore l'époque de sa mort.

30. Item, le libvre de Médilacions de l'y mage de vie, escript à la main , en parchemin, historié, couvert d'une peau rouge à deux fermoers, aux armes de mesd. s' et dame.

31. Item, Faretra dumni Bomiavanture , ordinis minorum , en ung petit livret, en parchemin , couvert de cuyr rouge.

Bibliothèque de Jean d'Orléans. — N» 49, Pharetra Bonaventure, en parchemin et en latin.

32. ]tem, VArboliste, historié et escript à la main , en parchemin , couvert de satin verbouche , à deux fermoers, aux armes de mesd. s' et dame.

Barrois. — Biblioth. protyp., n» 1653. — Un autre grant volume..., historié de plusieurs fourmes de herbes, intitulé : JLivre d'arboriste. (Librairies de Bourgogne.)

33. Item, la Loge de sapience, historié, imprimé en parchemin, couvert de veloux changeant, aux armes de mesd. s' et dame.

Lorloge de sapience , nouuellement imprime.

Explicit lorloge de sapience, imprimé à Paris, ce diziesme jour de mars mil quatre cens quatre vings et treize, par Ànthoine Vérard^ libraire, demour&nt...

Vol. petit in-fol. goth. de 460 ff. à longues lignes, au nombre de 34 sur les pages entières. (Brunet, Manuel, t. III.)

On cite deux autres éditions données par Vérard dans le XV* siècle.

Ouvrage traduit du latin de Jean de Souabe, de l'ordre des frères prêcheurs, par un moine lorrain, frère Jean, de l'ordre de Saint-François. La traduction fut faite en 1389. L'auteur est appelé, par quelques biographes, Henry de Suso. (V. Paulin Paris, Mss. fr., t. IV, p. im.)

34. Item, le libvre du Mozoier? en françoys, historié , escript à la main , en parchemin , à deux fermoers , aux armes de mond. s^

35. Item , le libvre du Songe du verger , historié , escript en françoys , en parchemin et à la main , couvert de di^ap d'argent, aux armes de mesd. s"" et dame.

Le Songe du vergier existe en latin et en français. Il a été imprimé dans ces deux langues : en latin, in-4o, Galiot Dupré, 1546, et une seconde fois, en 4611, dans la collection de Melchior Goldast, Monarchia s. romani imper ii, t. P»-.

La première édition française fut imprimée en 1491 , in-fol. goth., par Jacques Maillet (l). La seconde, sans date, est attribuée par le père Lelong à l'année iSOl , et fut imprimée à Paris par le petit Laurent, in-fol. goth. Ce livre se trouve aussi dans la dernière édition des Traités des droits et libertés de l'église gallicane, t. Il, 1731, in- fol.

(i) Hain cite une édition sans date, antérieure à celle de Jacques Maillet. (He- $)er(orium biblio<iraphimm , vol. Il, pars II, n" 16004.)

La Bibliothèque Impériale possède deux manuscrits du lexi^ latin. Le premier provient de Colbert. 11 porte le n" Sli-i '■■ et parait ôtre de la lin du XV« siècle. Le second, n» 3i'.9 * , porte la date de li82 et provient également de Colberl. On lit dans l'explicit que l'auteur du SnmnUim virktarii acheva son livre le 16 mai doit), sous Charles V.

Les manuscrits du texte français sont, dans la Bibliothèque Impériale, au nombre de six, savoir : Fonds de Notre-Dami^ n" 4t", in-fol., des dernières années du XV« siècle; — Fonds de Sorbonne, tl° 333, in-i", de la même épO(iue: — Suppl. français, n» 129, infol., de la même épofiue;— Suppl. français, n" {i?j-2 «, in-4», plus ancien de quelques années;— Fonds de Colbert, n" 7543^, in-4'', même époque; — et enfin. Je no 70:;8 . qui provient de la Dibliothèque de Jean d'Orléans, comte d'AngouIcmc. 11 fut composé en 1432(1). L'auteur du Songe <'ii rcrr/i'ej-l'hilippe de Maizièrcs (2), fut conseiller de Charles V et chancelier du royaume de Chypre. 11 mourut en liOS.

Ce Songe du veryiev n'est autre chose qu'un livre de jurisprudence, ou, si l'on veui, de droit public en faveur de la juridiction séculière contre les entreprises de la juridiction ecclésiastique.

L'auteur, pour mettre celte matière h la portée de tout le monde, imagine le cadre d'un songe, à l'imilalion du Roman de la rose, qui alors était dans la Heur de sa réputation.

Endormi au milieu d'un verycr, l'auteur est témoin, en songe, d'une dispute entre un clievaUei attaché au roi et aux prérogatives de la couronne, et un clerc dévoué au pape cl grand partisan de la juridiction ecclésiastique.

Tous les deux se li\rent des assauts et s'attaquent par des arguments pour défendre leur système; mais le chevalier l'emporte sur son adversaire, qui fuiil pa)' s'avouer vaincu.

Sous cette enveloppe légère, le Songe du vergier fut toujours considéré comme un ouvrage profond, qui a le mieux exposé et développé les principes de la matière.

(1) L'écrivain reçut la escin d'or neufs pour ce volume. (Cédule du comte Jean. — A. Champollion-I'igeac.)

(i) Le Songe du vergier fut attribué à Jean de Vertus, qui parait n'avoir jamais cjiistc, à Ch. Jacques de Louviers, à Raoul de Pi-csles. D'après les nouvelles recherches de M. P. Paris , consignées dans le recueil des Mémoires de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres (t. XV, nouvelle série), on doit reconnaître aujourd'hui Philippe de Maizières comme le véritable auteur de cet ouvrage.

Il est souvent cité dans le savant traité qui a pour titre Maximes du droit public français, et cela n'est pas étonnant, car, ainsi que le remarque Camus, Biblioth., n» li261, « l'auteur du Songe du vergier ne s'élève pas seulement contre le despotisme de la cour de Rome, il s'élève avec une force égale contre celui des princes » (1).

Le Songe du vergier est inscrit dans le Catalogue des ouvrages mis à l'index. (V. éd. de Paris, 182o, in-B», p. 192.)

P. Paris, Manuscrits français de la Bibliothèque du Roi , t. IV^ pp. 299-3-28.— Dupin, Nolices historiques, critiques et bibliographiques. Paris, 1820. broch. in-B», pp.?.4-?.7.

Barrois. — lilhliolh. prohjp., n° 1(5" i, un autre grant volume, le Songe du vergier. (Librairies de Bourgogne.)

Bibliothèque de Jenn d'Orléans. — N" 8, le Songe du vergier, en françoys, en piipier et parchemin et lettre commune.

— N" ]4, le Songe du vergier, en françoys et parchemin et lettre commune, commençantau quart fueilioi : au'lite somnmnwcum, et finissant au pénuliime : que plusieurs ; cl en la Un du derrenier, en lettre rouge : Oaill.

Ge livre, qui fait partie de la Biblioth. Impér., est le manuscrit décrit par M. P. Paris sous le n" 70o8.

36. Jtem, le libvre de la Bible des poêles de méîamorfoze, historié, imprimé en parchemin, couvert de

(1) On place à l'an isns (dit M. Dupin, 'SolUcs liist., cril. et bibliogr.) et l'on aUribue à Guillaume Occara la publication d'un Dialogue entre tin clievatier et un clerc, qui a poul-ùlre donné l'idée de l'aire le Songe dn vergier en France. Cet écrit est en vieux anglais : A dialogue ùeivveen a Lnirjht and a clercl; , conccrning ifie povver sftirilnal and temporal, ia-8°, London, 112 pages, sans dale ot sans nom d'auteur. lia été réimprimé dans TheLihrarian, hg James Sfiwje, in-8°, London, 181S, t. I, p. tG7. — Il est on latin dans Goldasl. Ce pclit traité a aussi été réimprimé à Paris. (V. P.iLhard , Diitionn. des sciences ecclésiastiques, art. Occam.

L'objet de ce dialogue est de démontrer que les biens ecclésiastiques doivent être considérés comme ceux des laies, soumis aux impôts, cl que le pape n'a aucune jiàt'idiction sur In temporel.

Le livre de Guillaume d'Occam parut pour la première fois, in-'i", avec son nom, à Paris eu 149S, per Giùdonem Mercalorix, sous ce litre : Drsptuniio inter ctericnm etmiliiem super poles/ale pretalis ecc'esie algue principibus terrarum eommissa in forma dialogi. Hain cite plusieurs éditions anférienres. (Vol. I" , pars H du Reptrlorium hibliogmphicum , n" 6111-6120.)

veloiix viollet , figure , it deux fermoers , aux armes de niesd. s"" et dame.

La Bible des poètes métamorphoze. — Cy finist la Bible des poètes de mclamorphosc , imprimé à Paris ce premier jour de mars mil quatre cens quatre vings et treze par Anthnine Vérard. — Gr. in-lol. goth. à 2 col. de 47 lign., fig. sur bois, 24 et clxxx iiij ff.

Ce livre est la traduction de l'ouvrage de Thomas Walleys, faite par Colard Mansion et déjà imprimée par lui, à Bruges, en -1484, in-fol.

La Bibliothèque Impériale possède deux exemplaires de cette édition de 1493, imprimés sur vélin et enrichis de miniatures. (Brunet, HJanuel, t. III, à l'art. Ovidius.)

— La Bible des poètes de Ovide métamorphose tràslatée de latin en frâcoys (par Colard Mansion). Paris, Philippe le Noir, 1523, in-fol. (Catal. Libri, Londres, 1860, n» iOOI.)

La traduction en vers faite au XIV'= siècle par Philippe de Vitry, pour la reine Jeanne, femme de Philippe le Long, n'a pas été imprimée.

Le texte des Métamorphoses fut imprimé pour la première fois à Rome, en 1471, et tiré à 550 exemplaires par les imprimeurs Sweynheim et Pannarlz, 2 vol. La même année, à Bologne. Balthazar Azoguidus imprimait un Ovide complet, in-fol.

37. Item, six petits libvres , trois couverts de cuyr vert, ung de satin noir, ung autre de satin tanné et l'autre de veloux noir, tous escripts en parchemin et à la main.

38. Item, le libvre du Myroir des dames, escript à la main, en parchemin et en latin, couvert de cuyr rouge.

Cet ouvrage fut translaté de latin en français par un moine franciscain, pour Jeanne de Navarre, femme de Philippe le Bel , morte en 4304.

Le ms. français de la Biblioth. Imp. n» 7092 est décrit par M. P. Paris. (Mss. fr., t. V, p. 185.)

Barrois. — Biblioth. protyp. — N» 53, le Miroer aux dames, de Valquet (tour du Louvre) ; — Miroir aux dames , n»* 949 (français), 950 (ïrf.), 2131 [id.) , 2132 [id.).

Bibliothèque de Jean d'Orléans. — N» 31 , le Miroir des dames >

en françoys et parchemin, — n° ol , le Mirouer des dames, eu latin et parchemin.

39. Item , les cinq libvres de Vincent Listorial , Spéculum doctrinale morale ystoriak et naturale , en deux volumes imprimez en papier, et couverts, trois decuyr rouge et deux decuyr tanné.

Voir la description donnée par M. Brunel {Manuel, t. IV, pp. 638-40) pour les différentes éditions. Peut-être les deux volumes mentionnés dans cet inventaire ne forment-ils que la première partie de l'édition donnée par Ant. Vérard , en 4490-1496, en o vol. in-fol. goth., flg. sur bois. Le comte était mort depuis quelque temps 01^'' janvier 1495, v. st ) quand l'édition fut achevée.

On lit dans l'un des manuscrits de la Biblioth. Impér. décrits par M. P. Paris (t. II, p. .3^2.3} : « Cy commence le premier volume du Miroir historial, translaté de latin eu françois par la main de •lehan de Vignay, selon l'opinion frère Vincent, qui en latin le compila , à la requête de mons. saint Loys , roy de France. »

Vincent de Heauvais, moine dominicain, mourut vers 1-264. Son ouvrage lut traduit en 1327 (1).

40. Item, ung petit libvre des Cronicques de France, escript en parchemin et à la main, couvert de cuyr noir.

Sans doute le livre de Croniques abrégiées.

41. Item, le libvre appelé Facicuhim temporis , en françoys , imprimé en papier.

Traduction du livre latin Fasciculus tempornm (auctore Wernero Rolewiuck Carthusiensi), imprimé pour la première fois avec date, à Cologne, en 1474, in-fol. goth. de 73 tT., flg. sur bois, et très souvent réimprimé jusqu'à la fln du siècle ,2 .

(1) V. l'abbé Bourgeat 'J.-B.„ Eludes sur ritirent de Beai/iaii, théologien, philosophe, encyclopédiste, in-8°, 1836.

(X Hain cite plusieurs éditions sans date anlérieures. (Reperlorium bliblioqrafihicum, vol. 1". parsl, n°' 6914-691".

»;ei ouvrage lut traduit eu flamand , en allemand et en français, La plus ancienne des traduclions françaises a été imprimée pour la première fois h Lyon, en -1483, in-fol., puis reproduite dans le même format, à Paris, JdOo et lol3, sous le litre de Fleurs des temps passés. Le Fnscicnlus tewporum fut continué de 148i à doii, par Jean Liniurius. Apns 1343, cette chronique fut remplacée par celle de J. Carion ou de Blclanchlon, et par celle de Sleidan (d).

C'est dans celle chronique, si nous en croyons le Mcnagiana (cartons du I. lefdel'éd. de -1729), que le chartreux dit un mot du singulier chàliment infligé à rincrédiilité de In veuve de S. Gengou, vers l'an76i. <- Gengulphus fuit srparatus ab uxore sua adultéra, cujus anus cantavit , co qund dcriderct mirucula ejus. » Celte histoire est racontée tout au long dans \q Ménaglana , d'après un ms. intitulé le Renard contrefait. On la retrouve également au folio -loo du ms. n» 7026 de la Biblioth. Imp., les ci nous dit. (P. Paris, ÀJss. fr., t. IV.) C'est dans ce dernier livre que nous prendrons la citation :

« Ci nous disl comment S. 3angon de Varennes en Bassin, de l'eveschié deLcngres, en Bourgoigne, acheta une fontaine à un preudomme... et la fisl portei' par son varlel à un baston, aussi comme on porteroit un glaçon , el l'emporta bien xxx lieues loing de ce lieu, el a noai la ville où il Tachela, Fojitaines, entre Troyes et Méry sur Saine, et la misî en son jardin cl encore y est. Et pour ce qu'il mescréoii sa femme, pour li purgier ou encoupier, li fisl bouter le bras en la lontaine ei en l'eure le feu s'i prist, et par lîi fui trouvée coupable. Quand li saint chevalier fu aie à IN. -S., si oy dire sa femme qu'il esloil saint, et par despit elle respondil : Il est aussi bien saint comme mon cul poil; et oncques puis son cul ne lina de poirre (crepitarc) jusques à la mort, et gresilloil adès comme une raine. Et appelle-on ce saint saint Jangon deThou en Lorraine. »

L'auteur du Fusciciihis tcmporum, Wcrner Rolewinck, né en 4425, à Laer, en Wesfphalie, se fil chartreux à vingt-deux ans, travailla avec ardeur, composa un très grand nombre d'écrits, dont Trilhème a recueilli les titres, el mourut enlî>o2.

42. Ubïïi, le libvre de Boucasse des Femmes , escript en papier et à la main , couvert de cuyr.

{{) V. HaÏQ , Reperl. bibliogr. pour les éditions françaises de Lyon et Génère, 9e 4483 à 1498, n" 6941-6945.

- 'il —

43. Item, le Régime des princes , escript en papier et à la main , couvert de cuyr blanc et tanné.

Traduction de l'ouvrage d'.ïlgidius Colonna, De Begimine principum, imprimé en lol7 , à Paris, par Guillaume Eustace . in-fol. goth., sous le titre de Miroir exemplaire, selon la compilation de Gilles de Rome , du Régime et gouvernement des rois.

L'auteur d3 cette traduction , Henry de Gauchy, l'entreprit sur l'ordre de Philippe le Bel (i), pour lequel il avait été écrit par son précepteur, Gilles Colonna.

Gilles Colonna {.Egidius^a Columna ou JEgidius Romanus) , né dans le XIII^ siècle, professeur à l'université de Paris, devint général de l'ordre des Augustins en 129-2, archevêque de Bourges, et mourut à Avignon , le 20 décembre 1316. Son corps fut rapporté à Paris et inhumé près du grand aulel, dans l'église des Augustins auxquels il avait laissé sa bibliothèque. Sa chapelle fut léguée aux églises de son ordre à P»ome el à Bourges.

Barrois. — Biblioth. prolyp. — Gouvernement des roys et des princes, nos m, 9i't-'-26-'i2-:^i, 1639, -1806-27-28.

No 402. — De Regiminc principum , en latin, signé Charles.

Hiver de Beauvoir. — Librairie de Jean , duc de Berry. — N» 75, un livre du Gouvernement des roys, en françois.

Bibliothèque de Jean d'Orléans. — N» 62 , du Régime des princes, en françoys, parchemin et lettre de fourme, etc., signé Charles; — no 79, De Regiminc principum, en franr-oys, en parchemin et lettre commune, el en fin du toul : Dnngoulesme Jehan ; — n» lO-i, Egide, du Régime des princes , en latin el parchemin.

44. — Ite7n, le libvre de la Merdes histoires, imprimé en papier et couvert de cuyr rouge.

La Mer des histoires. — achevé ou mois de feurier pour Vincent Cômin marchant demourant à l'enseigne de la rose en la rue nœufve de Nostre Dame de Paris , et imprime parmaistre Pierre le Rouge.

(1).M. \. Champollion-Fifreac ILouiaet Charles, ducs d'Ortônns, \" et 2' parties, p. 147) indique Jeao Gonlaiu comme Iraduclenr du Dp. Begimine principum. On cite encore une traduction française de S'inou de Hesdin, imprimée à Paris, en ^497, in-lol. Le texte latin parut, pour la prcraièi-e fois , en 1.473. — Les autres écrits d'.îgidius Colonua dont Tri thème donne la liste (au nombre de H) routaient tous sur des matières de théologie ou de philosophie scolastique. Il n'en reste qu'un petit nombre , recueilli parle P. Paulin Berti. Venise, 1617 , in-fol.

libraire el imprimeur du /Joy iS'oslre Sire, l'an mil CCCC. itij XX et Viij (Paris, 1488 ;. 2 vol. gr. in-fol. golh. à 2 col. de oO lignes, flg. sur bois.

Celte traduction des Rudimenta nnvitioimn, de Jean Colonne ou Columna, a été faite par un chanoine de Mello en Beauvoisis , qui a continué cette chronique jusqu'au règne de Louis XI. mais qui ne s'est pas nommé.

On connaît une autre édition de l.yon , pour Jehan Dupré , l'an 1491 , le 20« jour du mois d'aoust pour le premier volume, et le 2.S« pour le second. (Brunet, Manuel, t. 111.)

La troisième édition, donnée par Antoine Vérard, est postérieure à la mort du comte d'Angoulême.

L'auteur de cette chronique, Jean Colonna, archevêque de Messine, mourut vers 1285.

45. Item, le libvre de Metamorfozo , en françoys, imprimé en papier, couvert de cuyr vert.

46. hem, les Facecyes de Pouge, imprimées en papier et en françoys , couvert de cuyr vert.

Première édition française. — Les Facéties de Pogge, Florentin, in-4" golh. de 46 IL, sans chiff. ni réel., imprimé à Lyon vers 1484.

Deux aut.'-es éditions de la lin du XV» siècle ont été données à Paris par Jehan Trepperel , pet. in-fol. golh. de 5b ff. à 2 col., avec fig. sur bois, et par la veuve Trepperel, pet. iu-4o goth., lîg. sur bois. (Brunet, Manuel, t. 111.)

On connaît une édition latine fort rare, in-fol. goth., 33 lignes par page, Norimbergœ, Ant. K'iberger, 1472. -^ Hain {Uepert. bibliogr., vol. IL, paFs II) cite plusieurs éditions sans date.

Poggio Bracciolini, connu en France sous le nom de Pogge, naquit en 1380, h Terra-Nuova, dans le territoire de Florence. 11 étudia dans cette ville et obtint à vingt-deux ans, de Boniface IX, un emploi de secrétaire apostolique, qu'il continua sous sept autres papes; il accepta, en 1433, après la mort de Charles Arétin, la charge de secrétaire de la république de Florence, et mourut le 30 octobre 1459, âgé de soixante-dix-neuf ans. Il fut enterré dans l'église de Sainte-Croix , et les Florentins lui élevèrent une statue.

47. Item, le libvre des Cent nouvelles nouvelles y imprimé en papier, couvert de cuyr noir.

Les (lent nouvelles nouvelles. — Cy finissent les cent nouvelles noui'ellcs, composées et récitées par nouvelles gens depuis nayuerres , et imprimées à Paris , le XXlll'' jour de décembre mil CCCC LXX\ et VI, p. Athoine Verard . libraire, pet. in-fol. goth. i"-* édition très rare et dont chaque nouvelle est accompagnée d'une figure sur bois. (Brunet, Manuel, t. !«'.)

Ant. Vérard publia encore une autre édition.

Deux mss. des Cent nouvelles nouvelles existaient dans les librairies de Bourgogne. (Barrois, n»» lf26l et 4689.)

Le livre des Cent nouvelles nouvelles fut composé à la cour de Philippe le Bon, duc de Bourgogne, parce prince, le dauphin (Louis XI), qui s'y était retiré, le maréchal de Chatelleux, le sire de Créqui, Pierre de Luxembourg et Pierre Michault, secrétaire du comte de Charolais. La coopération du duc de Bourgogne, regardée longtemps comme peu certaine, ne peut plus être révoquée en doute depuis la publication de l'inventaire rédigé par un de ses officiers, immédiatement après sa mort, et qui indique positivement Monseigneur comme le principal collaborateur du recueil.

Le no d:261 (Librairies de Bourgogne) de fouvrage de M. Barrois, \BibUoth. protyp., est ainsi conçu : Ung livre tout neuf, escript en parchemin, à deux coulombes (d), couvert de cuir blanc de chamois , historié en plusieurs lieux de riches histoires , contenant cent nouvelles, tant de Monseigneur, que Dieu pardonne , que de plusieurs autres de son hostel; quemenchant le second feuillet après la table en rouge lettre: celle qui se baignoit; et le dernier : lit demanda.

48. Ilem , le Plaidoyé de la mort de M. le duc Loys d'Orléans , escript en papier et à la main.

Le duc Louis d'Orléans fut assassiné le "23 novembre 1407, en revenant de l'hôtel Barbette, où demeurait la reine , par des hommes cachés dans une maison de la Vieille-rue-du-Temple.

Martial de Paris, dans ses Vigilles du roi Charles Vil, raconte en ces termes le guet-apens dont le duc fut victime :

Ce au (140"), la veille Saint-Clément.

Sur la nuyt qu'où ne voyait goutte, Le duc d'Orléans chaudement Eut quatre coups mortelz de routte,

(1) ColoBues.

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