‹ La Bibliothèque des écrivains de la Compagnie de Jésus et le P. Augustin de Backer. Avec un portrait du P. de BackerChapitre 10 sur 20 · V. Bellynck, S. J., Zoologie , Namur 1864, p · texte numérisé non relu

V. Bellynck, S. J., Zoologie , Namur 1864, p

Fournier, Georges,

« Le premier Traité de navigation, vraiment didactique, est celui de G. Fournier. Son ouvrage, très-longtemps classique, et qu’on conseillerait encore avec fruit, est devenu extrêmement rare. »

Terquem, Nouv. annales de mathêm., t. 8, 1849, p. 298.

Gaubil, Antoine.

Gaubil fit connaître le 'premier en Europe les ouvrages les

plus importants de la littérature, de la philosophie et de V astronomie chinoises. Les traductions qu’il en fit ont été estimées très-haut par Abel-Rémusat. Il avait envoyé en France une série d’observations faites à Pékin, depuis l’an 613 avant l’ère vulgaire jusqu’en 1367, c’est-à-dire pendant près de deux mille ans. L’illustre auteur du Système du monde fait mention de Gaubil en ces termes :

« Le missionnaire Gaubil, celui de tous les missionnaires qui a le mieux connu l’astronomie chinoise, en a publié séparément l’histoire. Il a traité de nouveau la partie ancienne de cette histoire dans le t. XXVI des Lettres édifiantes, et j’ai publié dans la Connaissance des temps pour l’année 1809, un manuscrit précieux de ce même Jésuite sur les solstices et les ombres méridiennes du gnomon, observées à la Chine. »

Laplace, Système du monde, 6e éd. Brux. 1829, p. 533.

Grimaldi, François.

Gfimaldi, sans découvrir le phénomène des bandes d’interférence, énonça le premier, à la suite de ses expériences, cette proposition qui devait sonner bien étrangement à l’oreille de ses contemporains, mais que les travaux de Young et de Fresnel devaient mettre plus tard dans tout son jour : « En ajoutant delà lumière à de la lumière dans des conditions convenables, il est possible de produire de l’obscurité. » « Longtemps avant Young, dit M. Tyndall, un physicien italien, le R. P. Grimaldi, Jésuite, avait établi que, dans certaines circonstances, deux minces faisceaux de lumière, agissant chacun séparément, produisent sur un

mur blanc une tache lumineuse, tandis que, si on les fait agir à la fois, ils s’éteignent en partie l’un l’autre et produisent une tache noire. C’était là un fait d’une, signification fondamentale, mais il ne fallait rien moins' que les découvertes de Young pour lui donner sa portée. »

Tyndall, La lumière , traduction Moigno. Paris, Gauthier-Villars 1875, p. 61.

« Grimaldi, à qui l’on a souvent attribué la première observation des interférences, recevait la lumière solaire sur deux trous très=-étroits, percés dans le volet même de sa chambre obscure. Les deux cônes transmis étaient légèrement colorés sur les bords par la diffraction, et, lorsque ces bords venaient à empiéter l’un sur l’autre, il en résultait des effets qui ont paru indiquer à Grimaldi que, dans certains cas, la lumière en s’ajoutant à de la lumière produisait de l’obscurité. « Lumen aliquando per sui communicationem reddit obscuriorem superficiem corporis aliunde ac prius illustratam. » (Physico mathesis de lumine, prop. XXII.)

Verdet, E. Œuvres, 1. 1. Mémoires , p. 323.

Paris, Masson, 1872.

Guldin, Paul.

Guldin, renouvelant une découverte de Pappus restée inaperçue, imagina de faire usage du centre de gravité dans la détermination des dimensions des figures. « Nous devons placer, écrit M. Chasles, entre les découvertes de Kepler et de Gavalleri, la fameuse règle de Guldin, qui remonte,

comme nous avons dit, à Pappus ; mais qui était inaperçue lorsque Guldin la découvrit à son tour, et s’en servit pour résoudre des problèmes difficiles et rebelles aux autres procédés. Mais cette méthode n’était point destinée comme celles de Kepler et de Cavalleri à reculer les bornes de la géométrie.»

Chasles, Aperçu historique sur l’origine et le développement des méthodes en géométrie , le éd. p. 57.

Hell, Maximilien.

Le P. Hell fut chargé pendant trente-six ans de la direction de V observatoire de l’université, à Vienne. La plus importante de ses observations est celle du passage de Vénus en 1769.

« Maximilien Hell était né le 15 mars 1720, à Schemnitz, en Hongrie; il était entré de bonne heure chez les Jésuites qui, en Allemagne, ainsi que dans les autres parties du monde, étaient le séminaire des sciences et des lettres. Il professa bientôt les mathématiques à Clausenbourg, en Transylvanie; il fut appelé à Vienne, où il occupa pendant trénte~six ans le grand observatoire de l’université, disposé pour lui en 1756. Dès 1757, il publia des Éphémérides qui parurent chaque année sans interruption et dont tous les volumes, à compter de 1758, contiennent des observations et des calculs faits par lui, en sorte qu’on peut compter trente-sept volumes de ses ouvrages indépendamment de plusieurs autres. La plus importante de ses observations est celle qu’il alla faire en 1769, pour le passage de Vénus sur le soleil, au cap Wardhus, extré-

mité, la plus septentrionale de notre continent. Il fut invité par le comte de Bachoff, envoyé de Danemark à Vienne, à accepter une commission pour le Nord et il partit dès le 28 avril 1768; il ne fut de retour à Vienne que le 12 août 1770. Il faudrait avoir hiverné à 70°23’ de latitude, pour savoir combien de souffrances entraîne un semblable voyage. On jugera de la multitude d’observations qui furent le fruit de cette expédition, lorsqu’on verra dans le Journal des Savants de 1771, p. 499, que le Père annonçait sur ce voyage, trois volumes in-folio. Dans ces régions boréales si peu fréquentées et si peu connues, tout est intéressant, et le P. Hell avait tout étudié : la géographie, l’histoire, le langage, les arts, la religion, la physique, l’aimant, l’histoire naturelle, les marées, les vents, les météores, la chaleur et le froid, le baromètre, la hauteur des montagnes et la pente des fleuves, tout avait exercé l’attention, de cet habile observateur, et il annonçait des découvertes ou du moins des choses toutes neuves sur chacun de ces objets. Il avait vu des rapports entre la langue des Lapons et celles de la Hongrie et de la Chine; il assurait avoir trouvé une loi dans les variations du baromètre, etc. L’observation du P. Hell réussit complètement (i); elle fut annoncée par le canon du

(1) Les Jésuites eurent une part active dans l’observation de ce passage de Vénus. Voici ceux dont le P. Hell nous a conservé les observations : à Vienne , les PP. Liesganig , Steinkelner, Mastalier, Richtenburg ; — à Madrid, le P. Rieger ; — à Florence, le P. Ximenez ; — à Ingolstadt, le P. Kratz ; — à Wurtzbourg, le P. Huberti ; — à Schwesingen, le P. Mayer ; — à Dillingen, le P Hauser ; — à Laybach, le P. Schôttl ; — à Tyrnaw, le P. Weiss.

château, comme un événement important; et elle s’est trouvée, en effet, une des cinq observations complètes, faites à de grandes distances, et où l’éloignement de Vénus, changeant le plus la durée du passage, nous a fait connaître la véritable distance du soleil et de toutes les planètes à la terre ; époque remarquable dans l’histoire de l’astronomie, à laquelle se trouvera lié à juste titre le nom du P. Hell, dont le voyage fut aussi fructueux, aussi curieux et aussi pénible que ceux de la mer du Sud, de la Californie et de la baie d’Hudson, entrepris à l’occasion de ce célèbre passage de Vénus sous le soleil. » de la Lande, Bibliogr. astr., p. 723.

Liesganig, Joseph.

« On doit au P. Liesganig, Jésuite, la mesure de deux degrés du méridien, l’un en Hongrie, sous la latitude moyenne de 45°57’ de 56881 toises ; l’autre en Autriche sous celle 48°43’ de 57,086 toises. »

Montucla, t. 4, p. 173.

Line, François.

« Line écrivit sur la théorie de la lumière et des couleurs de Newton et l’illustre mathématicien anglais ne dédaigna pas de lui répondre. »

Quetelet, Hist. des mathém. chez les Belges , p. 233.

Maire, Christophe. V. Boscovich.

Malapert, Charles.

« Delambre entre dans quelques détails au sujet de l’astronomie de Malapert et s’arrête particulièrement à une méthode que propose l’auteur, pour trouver l’angle de l’écliptique avec le méridien. C’est une méthode graphique que Delambre dit n’avoir vue nulle part. Il la trouve assez simple et en donne un développement mathématique. »

Quetelet, Hist. des mathém. chez les Belges, p. 200.

Mayer, Christian.

« Le citoyen de la Lande était sur le point d’aller à St-Pétersbourg, pour y observer le passage de Vénus du 3 juin 1769, lorsque, ayant appris que l’électeur palatin voulait bien contribuer à ces observations en laissant voyager le P. Christian Mayer, il se reposa sur lui de cette commission. Mayer alla à St-Pétersbourg où il fit l’observation avec Albert Euler, Lexell, Stahl et Kotelni-* kow qui y étaient déjà. »

Montucla, t. 4, p. 110.

Pardies, Gaston-Ignace.

Pardies précéda Huyghens dam la théorie des ondulations. « Le seul auteur qu’on puisse, avec quelque apparence de raison, mentionner comme un devancier de Huyghens, dit E. Verdet, est le Jésuite Pardies, connu dans l’histoire de la philosophie par son Discours sur la

connaissance des bêtes, où il réfute le système cartésien. Le P. Pardies n’a rien publié par lui-même sur la théorie de la lumière, mais ses idées ont été reproduites dans un ouvrage publié par un autre Jésuite, le P. Ango (L’Optique divisé en trois livres, etc. Paris 1682). Huyghens reconnaît d’ailleurs lui-même avoir eu entre les mains les manuscrits du P. Pardies, et le cite comme oc un de ceux qui ont commencé à considérer les ondes de lumière. » (Traité de la lumière, p. 18.) Il est donc incontestable que le P. Pardies a précédé Huyghens dans la théorie des ondulations, et peut-être même a-t-il été plus loin que nous ne pouvons le savoir. On trouve dans l’Optique du P. Ango une notion parfaitement nette du mouvement vibratoire qui constitue la lumière. Il compare ce mouvement à celui d’un pendule écarté de sa position d’équilibre, ou encore à celui des ondes qui se produisent sur la surface d’une eau tranquille quand on y jette . une pierre. Il dit expressément que la propagation de la lumière se fait par des ondulations successives de l’éther, comme celle du son par les ondulations de l’air.

Bien que ce qu’on lit dans cet auteur soit insuffisant pour constituer une théorie complète, on y trouve cependant une remarque (Optique, p. 61) dont la vérité subsiste encore aujourd’hui tout entière, et qui est d’une grande importance pour la théorie des ondulations. Cette remarque est relative à la réfraction de la lumière et permet d’arriver d’une manière très-simple à la loi de Descartes. » Verdet, Œuvres, t. 5, Leçons d’optique physique, t. 1, p. 29.

Petau, Denis.

« Le Jésuite Denis Petau a été le plus habile chronologiste qu’il y ait eu, et le plus grand calculateur en matière d’astronomie ancienne. »

de la Lande, Astronomie, 3e éd. 1792, t. p. 163.

Riccati, Vincent.

Le P. Riccati, fils du comte Jacques Riccati, l’un des premiers mathématiciens de l’Italie, enseigna lui-même à Bologne les hautes mathématiques pendant trente-cinq ans, avec une réputation toujours croissante et qui attirait à ses leçons un concours nombreux d’auditeurs.

« Il fut en même temps chargé de surveiller le cours des fleuves dans le Bolonais et dans les États vénitiens, et fit exécuter sur le Reno, le Pô, l’Adige et la Brenta des travaux qui prévinrent le retour des débordements. Les Bolonais voulurent perpétuer le souvenir des services du P. Riccati par une médaille d’argent; mais le Sénat de Venise en fit frapper une d’or, d’un grand prix, qui lui fut offerte en 1774.

Weiss, dans la Biogr. univers, art. Riccati.

Riccioli, Jean-Baptiste.

Riccioli nous a laissé dans son Almageste , dans son Astronomie et dans sa Géographie réformées, un exposé très-complet de l’état de l’astronomie à son époque; mal-

heureusement ces ouvrages ne renferment rien sur les instruments. « Nous citerons souvent , dit de la Lande , son Almageste, son Astronomie réformée et sa Géographie réformée, qui sont les ouvrages les plus utiles aux astronomes, non-seulement comme de vastes collections, mais comme des traités complets pour leur temps. »

de la Lande, Astronomie, 3e éd. 1792, 1. 1, p. 165.

« L’astronomie est peut-être la seule science de laquelle nous n’ayons point eu de traité complet depuis l’Almageste de Riccioli, publié en 1651, qui même ne contenait rien du tout sur la partie organique ou sur les instruments. »

de la Lande, ibid. préface, p. 1.

Ce fut Riccioli qui découvrit avec Hévèlius la libration en longitude de la lune. — « Les deux premières librations (la libration diurne et la libration en latitude) furent reconnues par Galilée ; la troisième (la libration en longitude) par Hévélius et Riccioli ; la quatrième (celle qui provient de l’attraction de la terre sur le sphéroïde lunaire) a été surtout discutée par M. de la Grange. »

de la Lande, ibid. t. 3, p. 311. V. aussi Delambre, Hist. de V Astronomie mod. t. 2, p. 283.

« Il observa les taches de la lune et en décrivit jusqu’à 600. Largien n’en avait compté que 270 et Hévélius 550. » Delambre, ibid.

Grégoire de Saint-Vincent.

Voici ce qu’écrit sur Grégoire de St- Vincent, M. Chasles, dans son Histoire des méthodes en géométrie : « Revenons à cette partie de la science où nous avons déjà eu à citer comme inventeurs Kepler, Guldin, Cavalleri, Fermât, Roberval, Pascal. A la suite de ces hommes de génie et sur le même rang, nous trouvons Grégoire de St-Vincent. Ce géomètre, l’un des plus profondément versés dans la géométrie ancienne, applique comme Cavalleri et Roberval, mais d’une manière qui lui était propre, les méthodes d’Archimède pour les quadratures des espaces curvilignes. Sa méthode intitulée : « Ductus plani in planum, » perfectionnement, comme celle de Cavalleri et de Roberval, de la méthode d’exhaustion, était rigoureuse comme celle-ci et d’un usage plus facile que les autres. La disposition différente des polygones inscrits et- circonscrits aux courbes lui donnait une plus grande portée, dont Grégoire de St-Vincent sut tirer un parti considérable. Cette différence entre la méthode d’Archimède et celle de Grégoire de St-Vincent eut un autre avantage très-grand ; car on peut regarder avec raison que le petit triangle différentiel, qui apparaît dans les figures de Grégoire de St-Vincent entre la courbe et deux côtés consécutifs de l’un des deux polygones à échelles (inscrits ou circonscrits), a conduit Barrow, Leibnitz et Newton au calcul infinitésimal. C’est ainsi que dans les' sciences toutes les vérités s’enchaînent et s’étendent, et que les plus grandes découvertes, loin d’être inspirées par révélation, ont été préparées de longue main. — Grégoire de St-Vincent dont

le mérite n’a pas été apprécié, malgré le jugement porté par Huyghens et par Leibnitz, enrichit aussi la géométrie de découvertes innombrables sur les sections coniques. C’est à lui qu’on doit la propriété remarquable des espaces hyperboliques entre les asymptotes, qui sont les logarithmes des abscisses.

» Parmi ses nombreuses manières d’engendrer les coniques sur le plan, l’une par l’autre, nous devons citer deux procédés qui, depuis, sont devenus d’un usage fréquent dans les arts, et qui sont le point de départ d’une série de méthodes pour la transformation des figures, qui forment une des doctrines les plus importantes de la géométrie récente. Le premier, qui avait déjà été employé par Stévin et Mydorge, consiste à faire croître dans un rapport constant les ordonnées d’une courbe ; et le second, à faire tourner cés ordonnées autour de leur pied d’une même quantité angulaire, de sorte qu’elles restent parallèles entre elles.

» Grégoire de St-Vincent transformait le cercle en ellipse, par chacun de ces deux procédés, ou par tous les deux combinés de differentes manières — Grégoire de St-Vincent fit sur la symbolisation de la spirale et de la parabole, objet dont s’était occupé de son côté Cavalleri, un traité profond, qui contient des rapprochements étonnants entre ces deux courbes, dont les nombreuses propriétés se correspondent. »

M. Chasles, Aperçu hist. sur Vorig. et le développent, des méthodes en géométrie , le éd. p. 90 et suiv.

Voici le jugement de Leibnitz, dont il est. parlé dans

cette note : Majora (nempe Galileanis et Cavallerianis ) subsidia attulerunt triumviri célébrés, Gartesius ostensa ratione liheas geometriæ communis exprimendi per æquationes, Fermatius inventa methodo de maximis et de minimis, ac Gregorius a Sancto Vincentio multis præclaris inventis ( Acta Erudit. 1686 et Œuvres, t. 3, p. 192). Quinze ans après Leibnitz écrivait encore : Etsi Gregorius a Sancto Vincentio quadraturam circuli et hyperbolæ non absolvent, egregia tamen multa dédit. Œuvres, t. 6, p. 189. — Montucla s’exprime ainsi dans son Histoire des Mathématiques : L’ouvrage de Grégoire de Saint-Vincent est un vrai trésor, une mine riche de vérités géométriques et de découvertes importantes et curieuses. V. Quetelet, Revue mathématique et physique, t. 1, p. 162.

Schaal, Jean Adam.

Aidé de son collègue, J. Rho , le P. Schaal écrivit en langue chinoise plus de 150 volumes sur l’Astronomie et les Mathématiques .

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