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I. — Hic est Filius meus dilectus, ipsum audilc

Jamais Dieu ne s'est fait voir avec plus de majesté que lors qu'il a été question d'intimer et d'autoriser sa loi sur le mont Sinaï. Quelle terreur, quel appareil ! Sur le Mont du Thabor, il se pare de sa gloire, son visage est plus éclatant que le soleil; Moïse et Élie sont à ses côtés, l'un son grand Législateur, et l'autre le zélateur contre les infracteurs de sa loi.

Deux sortes de personnes s'opposent à l'observation de la loi de Dieu : 163 uns la violent impunément, ce sont les libertins; et les autres la négligent, ce sont les chrétiens lâches, amateurs d'eux-mêmes et peu fervents. Les uns l'accusent d'injustice, de gêner leur liberté et de leur en défendre l'usage, et les seconds l'accusent de trop de sévérité, de leur faire un devoir d'une vie rude, fâcheuse et incommode. Contre ces deux sortes de personnes, j'avance ces deux propositions, qui feront le partage de ce discours : — La première, que la loi de Dieu est juste et l'équité même ; — la seconde, qu'elle est facile, aisée à observer : — qu'ainsi nous y sommes obligés et par justice et pour notre propre intérêt.

II. — La loi de Dieu est juste. En voici quelques raisons : — 1°. Du côté de Dieu, il est juste qu'il fasse des lois, afin d'établir son indépendance et son souverain domaine. Un roi ne fait jamais mieux voir sa souveraine grandeur qu'en faisant observer ses volontés et en intimant ses lois: car alors il montre qu'il a le pouvoir de se faire obéir. Ainsi Dieu ne se fit jamais mieux connaître, et n'imprima jamais une plus haute idée de sa majesté à son peuple, que quand il lui donna l'ancienne loi. N'est-il pas juste qu'étant souverain il soit obéi, et que les hommes le reconnaissent en cetto qualité ? Constitue legislalorem super eos, ut sciant génies quoniam homines sunt. (Ps. 9). — 2°. Ses lois mêmes sont justes, et il n'y a rien de plus équitable ; et par ses lois nous entendons ses dix commandements. Car autant ce principe est vrai, qu'il y a un Dieu, un premier être, souverain, indépendant, maître absolu de l'univers, autant ces conséquences sont-elles justes : Donc il le faut honorer et servir, respecter son nom, avoir des temps et des jours réglés pour lui rendre son culte. Et dans la seconde table, ce principe est la première règle de l'équité, qu'il ne faut pas faire à autrui ce que nous no voudrions pas qu'on nous fit à nousmêmes. D'où il suit qu'il ne faut point ravir le bien d'autrui, lui ôter sa réputation, souiller sa couche. Toutes ces lois sont fondées sur l'équité naturelle ; les nations les plus barbares les connaissent ; les philosophes,

PARAGRAPHE PREMIER. 23o

avec tous leurs raisonnements, n'ont rien inventé de plus parfait. — Les conséquences que nous devons en tirer sont. — 1°. Que nous sommes obligés de les conserver; — 2°. Qu'il punit éternellement ceux qui les violent, parce qu'ils offensent un Dieu qu'ils connaissent; — 3°. Que nous ne pouvons témoigner que nous sommes soumis à Dieu autrement que par l'observation de ses lois.

III. — La loi de Dieu est facile. Cette proposition n'est point du nombre de ces paradoxes dont l'esprit n'est jamais content, quelque raison qu'on lui en apporte ; c'est une vérité fondée sur la parole de Dieu : El mandata ejus gravia non sunt. (I Joann. S). En voici les raisons : — 1°. L'infraction en est plus fâcheuse que l'observation. Pensez aux craintes et aux remords de conscience, quand on les viole, aux inquiétudes d'esprit, quand il s'agit de commettre un crime ; combien un misérable plaisir cause de chagrins ; 2°. Les lois de Dieu ne sont pas plus difficiles que celles du monde. Considérez ce que font souffrir les lois de la bienséance, les lois de l'avarice : que deserviles complaisances auxquelles il faut s'assujettir pour complaire aux hommes ! les impies mêmes les reconnaissent : Ambulavimus vias difficiles, lassati sumus in via iniquitalis . (Sapient. 5). — Dieu adoucit la peine par l'onction qu'il verse sur le joug qu'il nous oblige de porter : Jugum meum suave est, et onus meum levé. (Mattht 11). — La conséquence à tirer est qu'il en faut observer ces lois sans adoucissement, parce que cela nous expose à les violer, et qu'on les viole effectivement en les interprétant et les modifiant, comme on peut faire voir pour chaque commandement. Il faut finir par les malédictions que Moïse donne à ceux qui violeront la loi de Dieu.

II. — 1°. L'observation des commandements de Dieu fait la gloire d'un chrétien : parce que servir Dieu c'est régner, et que le plus essentiel service que nous sommes obligés de lui rendre, c'esî d'observer ses préceptes et de lui obéir;

2°. Cette observation exacte et fidèle fait notre sainteté, puisque c'est en cela qu'elle consiste principalement, de ne l'offenser jamais et de ne jamais nous détourner des sentiers de la justice;

3°. Elle fait son mérite, sa couronne et le sujet de sa récompense : c'est ainsi que parle S. Paul : Corona juslitiœ. Dieu pouvait nous obliger à le servir gratuitement; mais il est si magnifique, qu'il récompense d'un poids de gloire nos moindres services.

III, — 1°. Il faut s'appliquer à connaître la loi que Dieu a intimée : Bavoir, ce qu'elle commande et ce qu'elle défend : car le prétexte de l'ignorance ne peut excuser un chrétien à qui on l'enseigne dès son enfance, et qui a tant de moyens de s'en instruire;

2°. Il faut la pratiquer et l'observer inviolablement. En vain alléguerons-nous la difficulté, puisque nous en avons le pouvoir, et que Dieu ne nous commande rien au-dessus de nos forces, et qu'cllo n'est pas si

difficile que quelques-uns se l'imaginent, étant infiniment adoucie par la grâce.

IV. — Trois choses s'opposent en nous à l'observation de lajloi et de> préceptes que Dieu nous impose; mais, malgré ces trois difficultés qui nous paraissent insurmontables, nous pouvons et nous devons les observer :

1°. Notre raison aveuglée par la passion, qui demande pourquoi Dieu a ordonné ceci et cela, et qui trouve toujours à redire à ses ordres;

2°. La corruption de notre cœur, ou la malice de notre volonté, qui se révolte contre cette loi, parce qu'elle est contraire à nos inclinations et au penchant de notre nature;

3°. Une délicatesse effroyable de notre amour-propre, qui ne peut souffrir la moindre gêne ni la moindre contrainte : Confregisti jugum, et dixisti : Non serviam (Jérém. 2).

V. — On peut faire un discours sur l'excellence de la loi que Dieu a donnée aux hommes, et des commandements qu'il les a obligés d'observer afin de les engager et de les exciter par là à y être fidèles :

1°. Cette excellence se prend de la dignité de leur auteur, puisque c'est Dieu qui a écrit cette loi de son propre doigt, et qui a donné ces commandements aux hommes;

2°. On peut juger de la perfection de ces commandements par leur substance, c'est-à-dire par les choses qu'ils contiennent, puisqu'il n'y a ni vertu qui n'y soit commandée, ni vice qui n'y soit défendu;

3°. Par la dignité de leur fin, puisqu'ils ont pour but, non un bien caduc et périssable, mais un bonheur éternel.

VI. — Voici trois manquements considérables que les hommes commettent dans l'observation de la loi de Dieu :

1°. La loi de Dieu doit nous réformer, c'est-à-dire nous rendre plus saints et plus parfaits : et nous voulons la réformer nous-mêmes par no? adoucissements;

2°. La loi de Dieu doit être observée entièrement : et nous ne l'observons qu'à demi; nous en retranchons toujours quelque partie à laquelle nous ne voulons point nous soumettre, sans faire réflexion que manquer en quelque point, c'est se rendre coupable de l'infraction de toute la loi;

3°. La loi de Dieu doit demeurer telle que Dieu l'a intimée : et nous l'altérons et la corrompons par nos fausses traditions, comme faisaient les scribes et les pharisiens.

VII. — • Ces trois propositions peuvent faire le partage d'un discours : i°. On no peut être sauvé sans l'exacte et constante observation des coin -

mandements de Dieu ;

2°. Il est en notre pouvoir de les observer, et Dieu nous donne les grâces et les forces nécessaires pour cela ;

3°. Il est même facile de les observer, et par conséquent tout prétexte et toute excuse sont inutiles pour s'en dispenser.

VIII. — 1°. Il y va de l'intérêt de Dieu de donner des lois aux hommes, et de les obliger à observer ses commandements, puisque, sans cela, son autorité souveraine, sa justice, sa providence, n'auraient pas lieu de paraître ;

2°. Il y va du bien et de l'intérêt des hommes de garder ses lois et ses commandements. Leur salut et leur bonheur éternel y sont attachés; ils évitent les châtiments de sa justice, et ils attirent pour cette vie mille bénédictions du ciel.

IX. — 1°. Les uns accusent la loi de Dieu d'injustice de leur avoir fait des commandements qu'il leur est impossible de garder;

2°. Les autres de trop de sévérité, de leur avoir fait des commandements si rudes et si difficiles. C'est à ces deux accusations quil faut répondre, en montrant, 1° l'équité de cette loi, 2° sa douceur.

X. — 1°. Dieu veut qu'on obéisse à sa loi, par une obéissance soumise, sans raisonner sur les commandements qu'il nous fait;

2°. Par une obéissance généreuse : il ne veut point de lâches qui se rebutent des moindres difficultés;

3°. Par une obéissance fidèle et générale, qui s'étend à tous les préceptes sans exception, et sans prétendre s'en dispenser pour quelque occasion et sous quelque prétexte que ce soit.

XI. — 1°. Ce ne peut être l'ignorance qui nous empêche d'observer la loi de Dieu, parce que Dieu, en nous donnant la loi, nous a donné toutes les lumières nécessaires pour la reconnaître parfaitement.

2°. Ce ne peut être la faiblesse parce qu'en nous l'imposant il nous a donné toutes les force, tous les secours et toutes les grâces absolument nécessaires pour pouvoir pleinement l'accomplir.

XII. — Les avantages des commandements de la nouvelle loi sur ceux de l'ancienne. Ils sont compris en ces trois paroles de S. Augustin : Man* Jata facla sunt pauciora, faciliora, feliciora.

1°. Le nombre en est plus petit, puisque le Sauveur nous a déchargés de tant de préceptes de l'ancienne loi;

2°. Ils sont plus faciles, parce que la grâce est plus abondante ; 3°. Le fruit en est plus prompt, et la récompense plus ample.

XIII. — 1°. Quoique les commandements de Dieu nous soient évidents,

souvent nous feignons de les ignorer, de crainte d'être obligés de les

observer *

2o. Quoique nous en connaissions l'obligation, nous négligeons de les garder, faute de connaître le malheur que nous nous attirons en les violant.

XIV. — 1°. La loi de Dieu est un frein pour nous empêcher de faire le mal, par les rigoureux châtiments dont elle menace ceux qui la violent;

2°. C'est un flambeau qui nous guide, et qui nous conduit pour faire le bien : Prœceplum Domini lucidum, illuminans oculos. Lucerna pedibus meis verbum tuum.

XV — Il faut trois choses pour rendre une loi indispensable, et lui donner autorité sur l'esprit des hommes, lo. Une autorité souveraine et absolue, autrement on ne s'y soumettra

pas;

2°. Que cette loi soit intimée, connue et publiée, en sorte que personne

ne puisse prétendre cause d'ignorance ;

3o. Enfin, que cette loi soit juste et équitable, et que le public et le particulier ait intérêt à l'observer. — Tout cela se rencontre dans la loi de Dieu.

XVI. — 1°. La liberté de la loi de l'Évangile est opposée à l'esclavage

de la loi du monde ; .

2°. La douceur de la loi de l'Évangile est opposée à la rigueur de la loi

du monde; ,

3°. La sainteté de la loi de l'Évangile est opposée à l'impureté de la loi

du monde.

XVII. - Les chrétiens commettent trois attentats contre la loi de Dieu, et les mêmes que le Fils de Dieu reprenait dans les pharisiens.

Le premier était la tradition contre la loi : Irrilum fecistis mandatum Dei propler tradiliones vestras. Le monde a une infinité de lois qui semblent avoir prescrit contre la loi de Dieu.

Le second est la fausse interprétation de la loi. En effet, chacun l'interprète à sa mode, et l'on donne des sens détournés aux préceptes les plus

clairs. . ^

Le troisième est l'observation extérieure et superficielle de la loi, sans

en avoir l'esprit.

Les Sources.

[Les SS. PèresJ. — S. Augustin, De naturâ et gratiâ, 69, prouve que Dieu ne fait point de commandements impossibles, parce qu'il est juste, mais que, dans les choses difficiles, nous devons implorer son secours, et que tout est facile à la charité. — Id. Sermon 6, De lempore, et sur le Ps. 67. — De Genesi ad lilleram, 8, il rend raison pourquoi Dieu défendit à Adam de manger d'un fruit qui était dans le paradis terrestre. — Id. 2 in ps. 70.

Le même, 14 De Civil., parle de la désobéissance d'Adam et du commandement que Dieu lui fit. — Sur le Ps. 118e, Conc. 5, expliquant ces paroles : Ne rebellas me à mandatîs luis, il montre que, sans le secours de la grâce, nous ne pourrions de nos propres forces accomplir tous les commandements do Dieu, et il répète la même doctrine sur ce même texte, Cône. 17. — L'exposition du Ps. 43, il montre que les commandements de Dieu sont doux et faciles aux personnes spirituelles, et au contraire fort rudes aux personnes charnelles et attachées au monde. — Sur le Ps. 118, expliquant ces paroles: Non abscondas à me mandata tua, il montre qui sont ceux qui ne connaissent point ces commandements, quoiqu'ils soient clairs et évidents à tout le monde. — Dans l'exposition du Ps. 57, il parle amplement de la loi naturelle que Dieu a écrite dans nos cœurs.

S. Jérôme, expliquant ces paroles : Si non audieri'.is me ut ambulctis in lege meâ, rapporte les menaces que Dieu fait à ceux qui ne gardent pas sa loi.

Le même, dans ce qu'il a écrit àÉtésiph., et dans les trois livres contre les pélagiens, montre que les commandements de Dieu sont possibles, mais que la grâce est nécessaire pour les observer. — Sur le 23e chap. de S. Matthieu, il explique les paroles de la loi de Moïse, qui commandaient aux Juifs de porter les commandement de Dieu liés dans la main et devant les yeux ; et ce saint dit que les porter dans sa main c'est les accomplir, et que les avoir devant les yeux c'est les méditer sans cesse. — Epist. 26 ad Pammachium, il montre que Dieu nous laisse la liberté d'observer les conseils évangéliques, et ce qui est d'une plus haute perfection. — Id, Épitre à Démétriade.

Le même, Epist, 14 ad Celanliam, de ralione piè vivendi : qu'il n'y a que ceux qui observent les préceptes qui font la volonté de Dieu; et par conséquent que ce sont ceux-là seuls qui entreront dans le ciel. — II conl. Pelagianos : que le Fils de Dieu appelle ses commandements légers, par comparaison à la superstition des pharisiens, qui ajoutaient tant de céré-

moitiés à ceux que la loi prescrivait, que personne ne les pouvait accom-

Le même, Episl. 11 ad Dcmelriadem: qu'il faut accomplir tous les précoptes, et non pas faire choix de quelques-uns pour les préférer aux

autres. ,

S. Cyprien , De baptismo Chris ti , montre que la loi de Dieu n a rien

d'impossible, de trop rude ni de trop austère. S Léon, Serm. 5 de Epiph. : combien le joug du Sauveur est doux. -

Serm. 11 de Quadrag. : que c'est par la règle des commandements de

Dieu que nous devons examiner notre vie, et que Dieu l'examinera un

J°Tertullien , II ad uxorem , 1, explique la différence qu'il y a entre les préceptes et les conseils. ' .

Origène, sur l'Épître de S. Paul aux Romains, chap. 8, Qms nos separabUàcharilale Chrisli , montre qu'il faut observer les commandements de Dieu préférablement à tout le reste. - Homil. 16 in cap. 26 LeviUci : bénédictions que Dieu répand sur ceux qui gardent les commandements. m m cap. 3 Epistolœ ad Roman. : qu'il faut accomplir les préceptes avant les conseils, et préférablement aux inspirations particulières.

S Basile II De bapl. : si ceux qui sont négligents à observer les commandements de Dieu sont punis, que sera-ce de ceux qui les vwlent ou qui manquent à les observer ?

S Chrvsostôme, De compunctione cordis : les commandements de Dieu sont faciles. - Homil. 10 in 2 Corinlh. : la peine et la difficulté qu 1 1 y a à garder les préceptes vient uniquement de notre lâcheté - Homl Un Matlh. : il est facile de garder les commandements, par 1 exemple de ceux fui les ont exactement observés. - Homil, 19 ad Popul Anuock., U plaint de ce que le monde commande à ses esclaves des choses plus difficiles que Dieu ne fait à ses serviteurs.

Le même, Homil. in illud Pauli : Salutate Priscam cl Agnilam : différence des préceptes et des conseils. - Homil. 67 in Matlh ; - homd. 28 operis imperfeJ;- homil. 1 et 9 in 1 ad Corinlh. ;-homd. 16 ^n Efut. ad Hebrœos; — et sermon sur la charité.

[Les livres spirituels et a«tres].-Canisius, in opère calechislico, fait un long traité pour montrer que les préceptes ne sont pas impossibles.

Z Catéchisme du Concile de Trente, 3 part, § 1, parle des commandements de Dieu en général.

S. Bernard, Tract, de Prœcepto et dispensatione.

S. Bonaventure, in opusculis.

S. Thomas, opusculo, 4.

Cajetanus, in opusculis.

Joannes Vitalis, in Speculo moraU.

Dandinus, in Ethicis sacris, part. 4, i. 42.

Hortus Pastorum, Tract. 2, Lect. 1 et 2. Richelieu, Instruction du chrétien, leçon 7.

Grenade, Guide des pêcheurs , 1, 22 , parle des avantages de ceux qui observent la loi de Dieu.

[Les prédicateurs]. — Essais de morale pour le Carême, tome II, Mercredi de la 3e. semaine.

Le P. Giroust , dans son Avent , a un sermon sur l'observation de la loi. — Sermons attribués au P. de la Rue , Mercredi de la 3e semaine de Carême.

Sermons de Bourdaloue.

Peraldus, Labatha, Busée, v. Obedienlia.

Passages, exemples et applications de l'Écriture.

Benedicenlur in semine tuo omnes gentes terrœ, eo qnod obedierit Abraham voci mece, et custodierit prœcepta et mandata mea. Gènes, xxvi, A.

Usquequo non vultis custodire mandata mea et legem meam ? Exod. xvi, 28.

Si in prœceplis meis ambulaveritis et mandata mea cuslodieritis et feceritis ea, dabo vobis pluvias temporibus suis, etc. Levitic. xxvj, 3.

Custodi prœcepta ejus atque mandata quœ ego prœcipio tibi, ut benè sit tibi, et ftliis tuis post te. Deuter. iv, 40.

Custodite et facite quœ prœcepit Dominus Deus vobis : non declinabitis neque ad dexteram neque ad sinistram.

lbid. v, 32.

Erunt verba hœc, quœ ego prœcipio tibi hodiè, in corde tuo ; et narrabis ea filiis tuis, et meditaberis in eis, sedens in domo tuâ et ambulans in itinere.

lbid. vi, 6.

Do minus elegit te hodie ut sis ei populus peculiaris et custodias omnia prœcepta illius. Deuter. xxvi, is.

Si audire noluerii vocem Domini Df.i t. II.

Toutes les nations de la terre seront bénies dans celui qui sortira de vous, parce qu'Abraham a obéi à ma voix et qu'il a gardé mes préceptes et mes commandements.

Jusqu'à quand refuserez-vous de garder mes commandements et ma loi?

Si vous marcher selon mes préceptes, si vous gardez et si vous pratiquez mes commandements, je vous donnerai les pluies propres à chaque saison.

Gardez ses préceptes et les commandements que je vous prescris aujourd'hui, afin que vous soyez heureux, vous et vos entants après vous.

Observez et exécutez ce que le Seigneur vous a commandé, sans vous détourner ni à droite ni a gauche.

Ces paroles et ces ordonnances que je vous prescris aujourd'hui seront gravées dans votre cœur; vous les raconterez à vos enfants; vous les méditerez, assis dans votre maison et marchant dans le chemin.

Le Seigneur vous a choisis aujourd'hui afin que vous soyez son peuple particulier et que vous observiez ses précepte!.

Si vous ne voulez point écouter la voix

tui, renient super te, maledictiones istœ et appréhendent te; maledictus eris in rirUate, maledictus in agro. Ibid.

xxviii, 15.

Mandalum hoc, quod ego prœcipio tibi hodiè, non supra te est neque procul positum. Deuteron. xxx, H.

Signatum est super nos lumen vuKùs lui, Domine. Ps. H8.

Tu mandas ti mandata tua cuslodiri ninns. Ps. M.

Bealus vir qui timet Dominum, in mandatis ejus volet ninùs. Ps. 111.

In corde meo abscondi eloquia tua, ut non peccem tibi. Ps. m 8.

Deus meus, volui, et legem tuam in medio cordis mei. Ps. 39.

Qui fingis laborem in prœcepto ? Ps. 93.

Inclinavi cor meum ad faciendas jusliftcaliones tuas in œternum, pr opter retributionem,. Ps. 118.

Fax multa diligentibus legem tuam.

Ibid.

Ambulabam in laliludine, quia mandata tua exquisivi. Ibid.

Prœceptum Domini lucidum, illuminans oculos. Ps. is.

In quo corrigit adolescenlior viam suam? in custodiendo sermones tuos.

Ps. 118.

Maledicti qui déclinant à mandatis tnis. Ibid.

Beati immaculati in via, qui ambulant in lege Domini. Ibid.

Bealus vir... in lege Domini voluntas ejus, et in lege ejus meditabitur die ac nocte. Ps. 1.

Beati qui scrutantur testimonia ejus, in loto corde exquirunt eum. Ps. 118.

Tune non confundar, cùm perspexero in omnibus mandatis tuis. Ibid.

Viam mandalorum tuorum cucurri, cùm dilalâsti cor meum. Ibid.

Da mihi intellectum, et scrutabor legem tuam, et custodiam illam in loto corde meo, Ps. 118.

du Seigneur votre Died, toute? ces malédictions viendront fondre sur vous ; vous ferez maudit dans la ville, maudit dan» li s champs, etc.

Ce commandement que je vous prtacris aujourd'hui n'est point au-dessus de vous, il n'est point éloigné de vous.

La lumière de voire visage a été répandue sur nous, Seigneur.

Vous avez ordonné que vos commandemenis soient gardés exactement.

Heureux l'homme qui craint le Seigneur, et qui a une volonté ardente d'accomplir ses commandements! (Ou bien :

Qu'il s'avance de plus en plus dans cette fidélité !)

J'ai caché vos paroles au fond de mon cœur, afin que de ne point pécher devant vous.

C'est, mon Dieu, ce que j'ai voulu, et je ne désire que votre loi au fond de mon cœur.

Pourquoi feignez-vous de croire que la loi est pénible à observer?

J'ai incliné mon cœur à accomplir éternellement vos ordonnances pleines de justice, à cause de la récompense que vous y avez attachée.

Ceux qui aiment votre loi jouissent d'une grande paix.

Je marchais au large, parce que j'ai recherché vos commandements.

Le précepte du Seigneur est tout rempli de lumière, et il éclaire les yeux.

Comment celui qui est jeune corrigerat-il sa voie ? ce sera en se réglant sur votre parole.

Ceux-là sont maudits qui se détournent de vos préceptes.

Heureux ceux qui se conservent sans tache dans la voie, qui marchent dans la loi du Seigneur.

Heureux l'homme dont la volonté est attachée à la loi du Seigneur, et qui mé dite jour et nuit cette loi.

Heureux ceux qui s'efforcent de connaître les témoignages de la loi et qui le cherchent de tout leur cœur.

Je ne serai point confondu, lorsque j'aurai toujours devant les yeux vos préceptes.

J'ai couru dans la voie de vos commanmandements, lorsque voii9 avez élargi mon cœur.

Donnez-moi l'intelligence, et je m'appliquerai à connaître votre loi. et je Pobserverai de tout mon cœur.

Meditabar in rnandatis tuis quœ dilexi. Ibid.

Memor fui nocte nominis tui, Domine, et custodivi legem tuam. Ibid.

Portio mea, Domine, dixi custodire legem tuam. Ibid.

In tolo corde meo scrutabor mandata tua. P?. 118.

Lex tua meditatio mea est. Ibid.

Omnia mandata tua veritas. Ibid.

Salvum me fac, quoniam justificatio- ?ies tuas exquisivi. Ps. 118.

Quomodb dilexi legem tuam, Domine!

totâ die meditatio mea est. Ibid.

Super omnes docentes me intellexi, quia testimonia tua meditatio mea est.

Ibid.

A judiciis tuis non declinavi, quia tu legem posuisti mihi. Ps. 118.

Lucerna pedibus mets verbum tuum , et lumen semitis meis. Ibid.

Da mihi intellectum, ut sciam testimonia tua. Ibid.

Exitus aquarum deduxerunt oculi mei, quia non custodierunt legem tuam.

Ps. 118.

Longé à peccatoribus salus, quia juslificationes tuas non exquisierunt. Ibid.

Vide quoniam mandata tua dilexi, Domine. Ibid.

Iniquitatem odio habui, legem autem tuam dilexi. Ps. 118.

Servavi mandata tua et testimonia tua, quia omnes viœ meœ in conspectû Lia). Ibid.

Omnia mandata tua œquitas. Ibid.

Filî, serva mandata mea, et vives, et legem meam quasi pupillam oculi tui...

scribe illam in tabulis cordis tui. Prov. vu, 1.

Dkum time et mandata ejus observa; hoc est cnim omnis homo. Eccle. xn, 13.

Quis permanrtt in rnandatis ejus et dertlictus est ? Eccli. n, 12.

Qui liment Dominum custodiunt mandata illius. Ibid.

Dkds ab initio constituit hominrm, et reliquit illum in manu consilii sui ; ad-

Je méditais sans cesse vos commandements, qui font ma joie.

Je me suis souvenu, Seigneur, de votre nom durant la nuit, et j'ai gardé votre loi.

Seigneur, mon partage je l'ai dit, est de gardar votre loi.

Pour moi, je cbercberai de tout mon cœur vos commandements.

Votre loi est le sujet de ma méditation.

Tous vos commandements sont la vérité même.

Sauvez-moi, car j'ai recherché vos ordonnances qui sont pleines de justice.

Seigneur, que j'ai aimé votre loi ! elle est le sujet de ma méditation du matin au soir.

J'ai eu plus d'intelligence que tous ceux qui m'instruisaient, parce que les témoignages de votre loi étaient le sujet de ma méditation.

Je ne me suis p'oint écarté de vos jugements, parce que vous m'avez prescrit une loi.

Votre parole est une lampe qui éclaire mes pieds, une lumière dans les sentiers où je marche.

Donnez-moi l'intelligence, afin que je connaisse les témoignages de votre loi.

Mes yeux ont répandu des ruisseaux de larmes, parce que les hommes n'ont pas gardé votre loi.

Le salut est loin des pécheurs, parce qu'ils n'ont point recherché la justice de vos commandements.

Considérez, Seigneur, que j'ai aimé vos commandements.

J'ai haï l'iniquité, et j'ai aimé votre loi.

J'ai observé vos commandements et les témoignages de votre loi, parce que toutes mes voies sont en votre présence.

Tous vos commandements sont l'équité même.

Observe, mon fils, mes commandements, et tu vivras : garde ma loi comme la prunelle de ton œil ; écris-la sur les tables de ton cœur.

Craignez Dieu et observez ses commanmeuts : c'est là le tout de l'homme.

Qui est l'homme demeuré ferme dans les commandements de Dieu, et qui ait été abandonné?

Ceux qui craignent Dieu gardent ses commandements.

Dieu, des le commencement, a l'homme, et l'a laissa dairs la mai a de

COMMANDEMENTS DE nillU.

jctt mandata et pracepta sua. Ibid. xv,

Si volueris mandata servare, conserbunt te. Ibid. xv, 16.

Qui crédit Deo attendit mandatis.

Eccli. xxxn, 28.

Utinitm attendisses mandata mea! fada fuisse t sicut flumen pax tua. lsaio*,

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