‹ La bibliothèque des prédicateurs (volume 3)Chapitre 35 sur 55 · II. — Les motifs de mettre notre confiance en Dieu · texte numérisé non relu

II. — Les motifs de mettre notre confiance en Dieu

Le premier est sa bonté et l'amour qu'il a pour nous, qui le porte à faire du bien à ses plus grands ennemis, à des ingrats, à des infidèles, qui n'attendent rien de lui, et même qui se servent de ses propres bienfaits pour l'outrager. Quelle confiance ne doivent donc point avoir en lui ceux qui le servent, et qui n'attendent de secours que de lui dans tous leurs besoins!

Le second est la fidélité de ses promesses et de sa parole. Il s'est engagé, dans toutes les pages de l'Écriture, à nous secourir; il a même ajouté le serment à sa parole, afin, comme dit l'Apôtre, que notre confiance fût inébranlable.

Le troisième est notre propre témoignage, puisque nous avons déjà tant de fois éprouvé son assistance, en des occasions où tout semblait désespéré, et dans lesquelles nous eussions infailliblement succombé, s'il ne nous eût soutenus. Nous l'avons reconnu nous-mêmes, nous en avons été convaincus : pourquoi donc manquons - nous de confiance, dans les rencontres ou dans les besoins les plus ordinaires?

III. — Les qualités ou les conditions que doit avoir la confiance en Dieu : 1°. Elle doit être entière et sans réserve : c'est-à-dire qu'il faut s'ap-

puyei but lui en toutes choses. Car il y a des personnes qui, dans les choses spirituelles et qui regardent le salut, ont assez de confiance en la bouté divine, et bien souvent n'en ont que trop, mais qui en ont peu, ou

n'en ont point du tout, dans les choses temporelles et pour les nécessités de cette vie. Ce partage est infiniment injurieux à Dieu et indigne d'un chrétien;

2°. Elle doit être prompte : c'est-à-dire qu'on ne doit pas attendre à l'extrémité pour recourir à Dieu, ni après avoir éprouvé l'inutilité de tous les autres moyens : ce qui est ordinaire à plusieurs personnes, qui ne pensent à Dieu que quand tout le reste leur a manqué;

3°. Elle doit être ferme et inébranlable : en sorte qu'on ne se rebute pas pour les difficultés et les obstacles et lorsque l'on voit que les choses ne réussissent pas d'abord comme nous le souhaitions, mais qu'on persévère, et qu'on espère même contre toute espérance et contre toutes les apparences de réussite.

IV. — Voici deux propositions qui fourniront encore assez de matière pour un discours :

La première est qu'on ne peut témoigner à Dieu un plus grand amour que de mettre en lui toute sa confiance, comme on ne peut marquer plus d'affection à un ami que par la confiance qu'on lui témoigne. On fait voir par-là qu'on l'estime, ce Dieu de bonté, qu'on se repose sur sa fidélité; on lui ouvre son cœur; on met ses intérêts entre ses mains. Jamais on n'a douté que la confiance ne fût la première et la plus certaine marque d'une amitié pleine et sincère.

La seconde, que c'est aussi alors que Dieu, réciproquement, nous témoigne plus d'amour : car il ne refuse rien à ceux qui lui demandent quelque chose avec une parfaite confiance; il les 'protège et les défend envers tous et contre tous; il en prend un soin particulier. Cette confiance est la marque la plus certaine qu'une âme puisse avoir que Dieu a un amour spécial pour elle.

V. — 1°. La confiance en Dieu est une preuve convaincante de la grandeur de notre foi, et l'on peut dire que l'une est la règle et la mesure de l'autre;

2°. C'est la perfection de l'espérance, ou, pour mieux dire, le plus haut degré de cette espérance, quand on se confie sans réserve en Dieu ;

3°. C'est la marque la plus assurée de notre charité, puisque plus on aime Dieu plus on a de confiance en lui.

VI. — En mettant sa confiance en Dieu, on participe à ses divines perfections :

1°. On participe à sa sainteté, parce qu'on se dégage par -là de toutes les choses de la terre, dont on n'attend rien, pour s'unir et s'attacher entièrement à Dieu, de qui on espère tout;

2°. En se dépouillant de sa propre faiblesse, pour la changer contre la force de Dieu, on participe à cette force inestimable, suivant le saint roi-

prophète : Qui confidunt in Domino mutabunt fortitudinem (Ps. 125). Aussi un homme qui se confie entièrement en Dieu ne craint que cet Etre suprême et est à l'abri de tous les accidents de cette vie;

3°. On participe à son immutabilité, par l'assurance et la fermeté que cette confiance inspire. Ego sum Deus, et non mutor (Malach. 3).

VIL — 1°. Motifs qui nous obligent à mettre notre confiance en Dieu, opposés à ceux qui nous obligent à nous défier de nous-mêmes;

2°. Manière dont il faut se confier en Dieu : entièrement, sans réserve en toutes occasions : et, par rapport à nous, tout le contraire;

3°. Fruit, effets et avantages de cette confiance : les malheurs qui suivent trop de confiance en nous-mêmes.

VIII. — On dit communément que l'espérance est l'unique bien qui reste aux malheureux : mais j'oserais dire que ceux qui ont mis leur espérance et toute leur confiance en Dieu sont les plus heureux qui soient sur la terre:

1°. Parce qu'ils sont plus assurés d'obtenir ce qu'ils souhaitent dans la vie et demandent à Dieu avec confiance, qu'ils viennent plus infailliblement à bout de tout ce qu'ils entreprennent, et sont plus en assurance contre tous les accidents ordinaires et les disgrâces de la fortune que ceux qui se confient en leur crédit, en leurs richesses et en leur pouvoir;

2°. Parce qu'outre cela, ils sont plus sûrs d'être heureux dans l'éternité.

IX. — 1°. Nous ne saurions trop nous défier de nous-mêmes, à cause de notre faiblesse, de notre inconstance et de notre lâcheté;

2°. Il y a toujours à craindre que nous ne nous confions trop aux créatures, à nos amis, à nos richesses, à notre crédit, à notre dignité;

3°. Nous ne nous confions jamais assez en Dieu, dans toutes nos affaires.

X. — 1°. La fausse confiance est celle qui nous fait tout attendre de Dieu dans les affaires ordinaires, sans nous mettre en peine de rien; au lieu de faire réflexion que la vraie confiance n'exclut pas les moyens humains, mais seulement nous défend d'en attendre tout.

2°. La véritable confiance est celle qui nous fait tout attendre de Dieu dans les affaires désespérées, lorsqu'elles sont justes d'ailleurs.

XL — Nous devons mettre notre confiance en Dieu : 1 ■. Comme dans le plus charitable de tous les pères; 2°. Gomme dans le plus fidèle de tous nos amis ;

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3°. Comme dans le plus puissant de nos protecteurs.

XII. — Quoique la confiance en Dieu soit naturelle à l'homme, comme assure Tertullien, c'est pourtant :

i°. Ce qui distingue le véritable chrétien d'avec les infidèles et les idolâtres, comme le dit le Fils de Dieu dans l'Evangile ;

2°. C'est ce qui distingue le fervent chrétien et l'homme d'une haute vertu d'avec le commun des chrétiens.

XIII. — S. Bernard nous assure qu'il y a trois choses qui nous engagent à mettre notre confiance en Dieu : Tria considero, dit-il, in quibus tota spes mea consistit:

1°. Charitalem adoptionis: la charité qui a porté ce grand Dieu jusqu'à nous faire ses enfants adoptifs: car que nous peut-il refuser après cela?

2°. Veritatcm promissionis : la vérité de ses promesses, par lesquelles il s'est engagé tant de fois à nous secourir ;

3°. Potestalem redditionis : sa puissance infinie, par laquelle il peut exécuter tout ce qu'il a promis et à quoi il s'est engagé.

XIV. — 1°. Dieu s'est étroitement engagé à secourir ceux qui mettent en lui leur confiance;

2°. Quand il ne s'y serait pas engagé lui-même, cette confiance l'y engagerait infailliblement.

XV. — L'homme a, de lui-même, deux choses qui l'obligent à recourir à Dieu avec confiance :

La première est l'indigence et la misère, qui l'obligent à mettre sa confiance en Celui qui peut pourvoir à tous ses besoins ;

La seconde est la faiblesse qui lui fait chercher de l'appui partout, pour le protéger et le soutenir contre tous ses ennemis, et il n'en peut trouver un plus assuré qu'en Dieu.

Les Sources.

[Les SS. Pères]. — S. Augustin, II de serm. Dom. 23, 24 et 25, parle de la confiance en Dieu pour lei choses temporelles. — Sur lePs. 9, il montre combien vaine est l'espérance de ceux qui se confient en leurs richesses,

en leur puissance, en leur crédit, etc. — Sur le Ps. 30, expliquant ces paroles du prophète, Odîsli observantes vanitates supervacuè, il montre qu'il n'y a que ceux qui espèrent en Dieu qui ne soient pas attentifs à la vanité, c'est-à-dire aux choses périssables.

S. Jérôme, v, 18 du Prophète Isaïe, rapporte les malheurs qui arrivent à ceux qui se confient en d'autres qu'en Dieu. — III sur le ch. 4 des Lament. de Jérémié : dénombrement de ceux qui ont mal réussi pour n'avoir pas mis leur confiance en Dieu. — Sur Ézéchiel, liv. iv, 14 : confiance que l'on doit mettre en Dieu seul.

Origène, Homil. 4 in Ps. 36, sur ces paroles du prophète, Spera in Domino et fac bonitatem: Il ne faut mettre sa confiance qu'en Dieu. — Sur ces paroles du Ps. 36, Emet eos à peccaloribus, quia speraverunt in eo : La raison pour laquelle Dieu protège les justes et les défend, c'est parce qu'ils espèrent en lui.

S. Chrysostôme, sur le Ps. 124, montre combien ceux qui espèrent on Dieu sont inébranlables.

S. Basile, Orat. 20, de Principatû, compare la confiance au sacrifice, qu'on ne doit offrir qu'à Dieu seul. — De regulis fusiiis disputatis: que ceux qui ne mettent pas leur confiance en Dieu ont tout à craindre.

S. Anselme, De mensurâ crucis in lai., apporte sept raisons pour lesquelles nous devons toute notre confiance à Dieu.

S. Bernard, serm. 50 sur les Cantiques, montre que, quoique nous devions toujours nous défier de nous-mêmes, notre confiance en Dieu doit l'emporter sur la crainte. — Sur le Ps. Qui habitat in adjutorio Altissimi, il dit plusieurs belles choses sur ce sujet. — Dans le sermon 9, il rapporte les motifs de cette confiance, et dans les autres il en forme des actes et de beaux sentiments.

[Les livres spirituels].-- Le P. Louis de Grenade en parle en plusieurs endroits de sa Guide.

Alphonse Rodriguez, part. 3, traité 1, ch. 15, et les suivants.

Le P. Gaudier, chap. 17 du traité de la Conformité à la volonté de

Jacobus Alvarez, tom. 2, 1. 3, part. 2, ch. 4.

Franciscus Arias, in Thesauro., tract., 3.

Bernardius Rosignolius. De perfectione disciplinai christianœ, m, 5.

Le P. du Sault en a fait un très-beau livre, où il a solidement traité tout ce qui regarde cette matière.

Le P. François Poiré, de la science des saints, traité 3, part. 2, chapitre 11.

Petrus Sanchez, Rcgni Dci, part. 4, ch. 5. Theophilus Bernardinus, De religiosœ persev. prœsidiis, v, 7. Dyexelius, in ffeliotropio. v, 1 et sequentibus. Idem in Rosis, paît. 2, ch.

[Les Prédicateurs]. — Matthias Faber, conc. 6 in Dominic. 18 post Pentec.

Jacobus Marchantius, in Horto Pasl. II, tract, 1.

Biroat, sermon sur la Providence, pour le 4° dim. de Carême.

Le P. Texier, Dominicale, Serm. pour le oe dim. après les Rois.

Le P. de la Colombière, Scrm. 68e. Ce sermon est tout entier sur la confiance en Dieu

La Font, Sermon pour le 4° dimanche après l'Epiphanie.

Joly, même jour.

[Recueils]. — Josephus Mansi, Biblioth. moralis, tract, 83. Louis de Grenade, titulo spes et Fiducia. Bûsseus, Ut. spes, et sperare. Peraldus, Traité de l'Espérance.

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Passages, exemples et applications de l'Écriture.

Ubi sunt dii eorum, in quibus habebant fiduciam? surgant et opitulentur vobis, et in necessitate vos protegant.

Deut. xxxn, 37.

An speras in baculo arundineo atque confracto, Mgypto, super quem, si incubuerit homo, comminutus ingredietur manum ejus, et perforabit eamï IV Beg.

18, 21. (Verba Rabsacis.)

Deus fortis meus, sperabo in eum; scutum meum et cornu salutis meœ, elevator meus, et refugium meum. Salvator meus, de iniquitate liber abis me. Reg. 22. (in Cant. Davidis.)

Etiamsi occident me, in ipso sperabo.

Jobi, xm, 15.

Lœtentur omnes qui sperant in te.

Ps. 5.

Domine Deus meus, in te speravi ; salvum me fac ex omnibus persequenlibus me. Ps. 7.

Sperent in te qui noverunt nomen tuum, quoniam non dereliquisti quœr entes te, Domine. Ps. 9.

Où sont ces dieux dans lesquels ils avaient mis leur confiance ? Qu'ils viennent présentement vous secourir, et qu'ils vous protègent dans l'extrémité où vous êtes.

Est-ce que vous espérez du secours du roi d'Egypte? Ce n'est qu'un roseau faible et cassé ; et, si un homme s'appuie dessus, le roseau se brisera et lui entrera dans la main et la transpercera.

Dieu est mon soutien; j'espérerai en lui : il est mon bouclier, il est l'appui de mon salut : c'est lui qui me tient élevé en haut; il est mon refuge. Mon Sauveur, vous me délivrerez.

Quand même Dieu me tuerait, je ne laisserais pas d'espérer en lui.

Que tous ceux qui mettent en vous leur espérance se réjouissent.

Seigneur mon Dieu, c'est en vous que j'ai espéré : sauvez-moi de tous ceux qui me persécutent.

Que ceux-là espèrent en vous qui connaissent votre saint nom, parce que vous n'avez point abandonné, Seigneur, ceux qui vous cherchent.

Qui salvos facis sperantes in te. Ps.

Deus meus, adjutor meus : sperabo in eum. Ps. 17.

Protector est omnium sperantium in se. lbid.

In te speraverunt patres nostri; speraverunt et liberâsti eos. Ps. 21.

Non erubescam, quoniam speravi in te. Ps. U.

In Domino sperans non infirmabor.

Ps. 25.

In te, Domine, speravi : non confundar in œternum. Ps. 30 et 70.

Ad te levavi animam : Deus meus, in te confido, non erubescam. Ps. 24.

Fiat misericordia tua, Domine, super nos, quemadmodum speravimus in te.

Ps. 32.

Si consistant adversùm me castra, non timebit cor m eum. Ps. 26.

Dominus illuminatio mea et salus mea: quem timebo? Dominus protector vitœ meœ : a quo trepidabo ? Ibid.

Spera in eo, et ipse faciet. Ps. 836.

In Deo speravi : non timebo quid faciat mihi homo. Ps. 55.

Paratum cor ejus sperare in Domino.

Ps. 111.

Beatus vir cujus est nomen Domini spes ejus. Ps. 39.

Factus est mihi Dominus in refugium, et Deus meus in adjutorium spei meœ.

Ps. 93.

Super eum ridebunt, et dicent : « Ecce homo qui non posuit Deum adjutorem iuum. » Ps. 51.

Dominus firmamentum meum et refugium meum. Ps. 17.

Warrantes laudes Domini. . . , ut ponant in Deo spem suam. Ps. 77.

Bonum est confidere in Domino quàm COnfidere in homint. Ps. H7.

In pace in idipsum dormiam et requiescum, quoniam, tu, Domine, singulariler in $pt coiistituisli me. Ps. .4

C'est vous qui sauvez ceux qui espèrent en vous.

Mon Dieu est mon aide, et j'espérerai en lui.

Il est le protecteur de tous ceux qui espèrent en lui.

Nos pères ont espéré en vous ; ils ont espéré, et vous les avez délivrés.

Ne permettez point que je rougisse, après avoir espéré en vous.

J'ai mis mon espérance au Seigneur :

je ne serai point affaibli.

C'est en vous, Seigneur, que j'ai espéré : ne permettez pas que je sois confondu pour jamais.

J'ai élevé mon âme vers vous, Seigneur : je mets ma confiance en vous ; ne permettez pas que je tombe dans la confusion.

Faites paraître votre miséricorde sur nous, Seigneur, selon l'espérance que nous avons eue en vous.

Quand des armées entières s'élèveraient contre moi, mon cœur n'en sera point effrayé.

Le Seigneur est ma lumière et mon salut : qui est-ce que je craindrai? Le Seigneur est le défenseur de ma vie : qui pourra me faire trembler?

Ayez confiance en la bonté du Seigneur, et il fera lui-même ce qu'il faut pour vous.

J'ai mis en Dieu mon espérance : je ne craindrai rien de tout ce que l'homme peut me faire.

Il a toujours le cœur préparé à espérer au Seigneur.

Heureux l'homme qui a mis son espérance dans le nom du Seigneur.

Le Seigneur est devenu mon refuge3 et mon Dieu l'appui de mon espérance.

Les justes se riront de lui, en disant : « Voilà l'homme qui n'a pas pris Dieu pour son protecteur. »

Le Seigneur est mon ferme appui et mon refuge.

En racontant les merveilles du Seigneur..., afin qu'ils mettent en Dieu leur espérance.

11 vaut mieux mettre sa confiance dans le Seigneur que dans un homme,

Je dormirai en paix et je jouirai d'un parfait repos, parce que vous m'avez affermi, Seigneur, d'une manière singulière dans l'espérance.

In te confiait anima mea. Ps. 56.

Tu es spes mea, Deus. Ps. 90.

Qui con/Ukmt in Domino sicut mons Sion. IV. 124.

Quoniam in me speravit, liberabo eum; protegam eum, quoniam cognovit nomm meum. Ps. 00.

Habe fiduciam in Domino ex toto corde tuo, et ne innitaris prvdentiœ tuœ. Proverb. m, 5.

In timoré Domini fiducia fortitudinis.

Prov. xiv, 20.

Scitote quia nullus speravit in Domino et confusus est... Quis invocavit eum; et despexit illum? Eccli. il, il.

Respiciens eram ad adjutorium homînum, et non erat. Eccli. li, 10.

Qui confidunt in nihilo et loquuntur vanitates. Isaiœ, lix, 4.

Numquid oblivisci potest mulier infantem suum, ut non misereatur filii utcri sui? et si Ma oblita fuerit, ego tamen non obliviscar tuî. Isaiœ, xlix, 15.

Vœ qui descendunt in JEgyptum ad auocilium, in equis sperantes, et habentes fiduciam super quadrigis..., et super equitibus... et non sunt confisi super Sanctv.m Israël, et Dominum non requisierunt ! Isaiœ, xxxi, 1.

Dominus inclinabit manum suam, et corruet auxiliator, et cadet cui prœslalur auxilium. Ibid. 5.

Qui sperant in Domino mutabunt fortitudinem. Isaiœ. xl, 31.

Maledictus homo qui confiait in homme, et ponit carnem brachium suum, et a Domino recedit cor ejus. Jerern., xvn, 5.

lionus est Dominus sperantibus in illum, animœ quœrenti illum. Thren.

in, 25.

Spem, quam sicut anchoram habemus animœ tutam ac firmam. Hebr. vi, 19.

Nolite amittere confidentiam, quœ magnam habet remunerationem. Hebr. x,

Hœc est fiducia quam habemus ad eum, qvia quodeumque petierimus secundùm voluntatemejus, audit nos. I Joan. v, U.

Mon unie, Seigneur, a mis sa confiam-ien vous.

Vous êtes, ô mon Dieu ! mon unique

.mce.

Ceux qui mettent leur confiance dans le Seigueur sont inébranlables comme la montuL'ii»' de Sion.

Parce qu'il a espéré en moi, dit Dieu, je le délivrerai ; je serai son protecteur, parce qu'il a connu mon nom.

Avez confiance en Dieu de tout 'votre cœur, et ne vous appuyez point sur votre sagesse.

Celui qui craint le Seigneur est dans une confiance pleine de force.

Sachez que jamais personne n'a espéré au Seigneur pour être confondu. Qui est-ce qui l'a invoqué et en a été méprisé ?

J'attendais des hommes quelque secours, et il ne m'en venait point.

Ils mettent leur confiance dans le néant, et ils ne publient que des mensonges.

Une mère peut-elle oublier son enfant, et n'avoir point de compassion du fils qu'elle a porté dans ses entrailles? Mais, quand même elle l'oublierait, pour moi je ne vous oublierai jamais.

Malheur à ceux qui vont en Egypte chercher du secours, qui mettent leur confiance dans leurs chariots et dans leur cavalerie, et qui ne s'appuient point sur le Saint d'Israël et ne cherchent point l'assistance du Seigneur !

Le Seigneur étendra sa main, et celui qui donnait du secours sera renversé par terre ; celui qui attendait ce secours tombera avec lui.

Ceux qui espèrent au Seigneur trouveront des forces toujours nouvelles.

Maudit est l'homme qui met sa confiance en l'homme, qui se fait un bras de chair, et dont le cœur se retire du Seigneur.

Le Seigneur est bon à ceux qui espèrent en lui, il est bon à l'âme qui le cherche.

Nous avons l'espérance pour servir à

notre âme d'une ancre ferme et assurée.

Ne perdez pas la conâance que vous

avez, qui doit être récompensée d'un

grand prix.

Ce qui nous donne de l'assurance envers Dieu est qu'il nous exauce, en tout ce que nous lui demandons de conforme à sa volonté.

Cogitate per generationem et gênera- Considérez tout ce qui s'est passé de tionem, quia omnes qui sperant in eum génération en génération, et vous trounon infirmantur. I Machab. n, 6i. verez que tous ceux qui espèrent en Dieu

ne succombent point.

Si cornostrumnonreprehenderitnos, Si notre cœur ne nous condamne

fiduciam habemus ad Dedm. I Joan. ni, point, nous avons de l'assurance devant

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