‹ La bibliothèque des prédicateurs (volume 3)Chapitre 52 sur 55 · SON RETOUR A DIEU · texte numérisé non relu

SON RETOUR A DIEU

Douleur et regret de ses péchés ; — Changer de vie Pénitence intérieure; — Esprit de consolation, etc.

AVERTISSEMENT

La matière qui regarde la Pénitence étant trop ample et trop vaste pour être renfermée dans un seul titre, j'ai cru qu'il serait à propos de la partager en deux. D'abord ce qui en fait la première et la plus essentielle partie, la Conversion du pécheur, qu'on appelle Pénitence intérieure, pour la distinguer de la satisfaction que l'on fait à la justice divine par les peines extérieures et les austérités qu'on embrasse volontairement. Nous parlerons en son lieu de cette seconde partie, sous le titre de Pénitence. Nous nous contentons maintenant de parler de la première, qui est le Retour vers Dieu, par la douleur et le regret de l'avoir offensé, en quoi'consisle proprement la conversion, ou le changement de vie, ce changement commençant dès'là que le cœur

a un vrai regret du passé avec la ferme résolution de vivre autrement à l'avenir. Nous avons déjà parlé de la contrition et de la doideur, en tant qu'elle fait partie du sacrement de Pénitence ; mais, comme nous regardons ici la Pénitence par des vues plus générales, en tant qu'elle est une vertu dont un des usages est de servir de disposition à ce sacrement, nous examinerons encore plus en particulier les qualités de cette douleur, qui change le pécheur et qui en fait un pénitent.

Sur quoi il faut remarquer que, quoique l'Écriture-Sainte et les SS. Pères, dans les endroits et dans les exemples qu'ils apportent d'une véritable et sincère pénitence, joignent ordinairement la pénitence extérieure avec l'intérieure, rien n'empêche le prédicateur d'en faire une précision pour exhorter ses auditeurs, avant toutes choses, à la douleur de leurs péchés, et les y exciter par de vives considérations ; persuadé que, s'il peut leur toucher le cœur et leur inspirer un sincère regret d'avoir offensé la souveraine Majesté, il les aura convertis, et portés par cela même à la confession, et à tout ce qu'il faut pour faire une juste satisfaction à la divine justice.

De plus, il est bon d'avertir que, comme il n'y a aucun de ceux qui annoncent la parole de Dieu qui ne fasse quelque sermon sur la pénitence, s'ils ne jugent pas à propos de séparer les actes intérieurs d'avec les actions extérieures de cette vertu, ils doivent du moins fort insister sur les premiers, comme étant la fin principale et le fruit présent et le plus solide de leurs discours.

Desseins et plans.

I. — Comme le" pécheur, dans sa conversion, doit avoir en vue de convertir le cœur de Dieu même, justement irrité contre lui, ainsi que parle le texte sacré : Convertimini ad me, et ego convertar ad vos ; il faut, pour faire une véritable conversion , que ce pécheur se règle sur ce que fait Dieu même afin de le convertir et de le rétablir dans les voies saintes par une vraie et entière justification :

1°. — Comme Dieu le prévient, le sollicite et le presse de sortir du misérable état où il est, et que sans cela un pécheur y demeurerait éternellement, n'ayant pas] de lui-même la force, non-seulement d'en sortir, mais même de concevoir la pensée et le dessein de retourner à Dieu, dont il s'est volontairement éloigné par ses crimes; [comme il faut, dis-je, que Dieu lui en inspire le désir, qu'il fasse connaître le malheur où il s'est précipité, les suites de son égarement, les terribles châtiments qu'il a

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mérités, et qu'il ne peut éviter s'il ne retourne à son devoir par une sincère conversion, et enfin qu'il lui mette devant les yeux toutes les vérités les plus fortes et les plus capables de le faire rentrer en lui-même, il faut aussi que le pécheur, de son côté, écoute la voix de Dieu, qu'il se rende à ses sollicitations empressées, par un retour libre, prompt et sincère; qu'il se convertisse de cœur, et de tout son cœur! Convertimini ad me in loto corde vestro.

2°. — Comme, afin que le cœur de Dieu soit, pour ainsi dire, changé et converti à l'égard du pécheur, il faut qu'il cesse de le haïr, et que pour cela il détruise en lui le péché, qui le rendait l'objet de sa haine, et lui rende sa grâce qui est le sceau de sa réconciliation et qui seule nous peut rendre agréables à ses yeux, il faut, de même, que le pécheur haïsse et déteste le péché, qui l'a rendu l'ennemi de son Dieu; qu'il le haïsse, disje, d'une haine souveraine, comme Dieu le hait; qu'il prenne une forte et véritable résolution de le détruire; et qu'à la place de cet amour déréglé, par lequel il a préféré quelque bien créé et fragile à l'amour qu'il devait à son souverain et unique bien, qui est Dieu, il s'applique, avec le divin secours, à goûter, à former en soi, à pousser aussi loin qu'il pourra, cet amour plus juste qu'il doit à Dieu par tant de titres, que par le retour et la conversion de son cœur il aime ce souverain bien d'une vive et ardente charité, qui le porte à s'attacher inviolalDlement à son service. C'est en ce sens que la conversion du pécheur consiste dans la conversion de son cœur;

3°. — Comme Dieu, en se réconciliant avec le pécheur, en lui rendant la grâce qu'il avait perdue, lui rend en même temps, tous les dons et les avantages dont le péché l'avait dépouillé, oublie tous les outrages qu'il avait reçus de cet ingrat, lui remet la peine éternelle que ses péchés avaient méritée, et, s'il demeure fidèle à son service, le comble de grâces et de nouveaux bienfaits : ainsi le pécheur, de son côté, par une conversion entière et parfaite, doit renoncer à toutes les affections déréglées qu'il portait aux créatures, combattre et réprimer ses passions, déraciner et détruire ses vieilles habitudes, renoncer aux attachements criminels qui l'ont détourné du service de Dieu, pour ne s'appliquer plus qu'aux bonnes œuvres et aux actions de piété, pour croître en charité. C'est ainsi que de grands pécheurs sont souvent devenus plus grands saints après leur conversion, que s'ils n'eussent point abandonné le service de Dieu et qu'ils eussent vécu quelque temps dans le désordre.

II. — On peut tourner ce dessein autrement , en montrant dans la ire Partie, ce que Dieu fait de son côté pour la conversion du pécheur, et, dans la seconde, ce que doit faire le pécheur de sa part, puisque la conversion du pécheur est l'ouvrage de tous les deux, l'un ne faisant rien sans l'autre :

ire Partie. — 1°. Dieu attend souvent le pécheur des années entières,

PARAGRAPHE PREMIER. çqq

avec une patience invincible; 2°. Il le presse et sollicite, et même le poursuit, comme s'il avait besoin de ce pécheur dont il recherche l'amitié, ou comme si c'était Dieu même qui eût fait l'injure, et non pas lui qui l'eût reçue; 3°. Il se sert de nos disgrâces, de nos misères, et des sujets de dégoût et de chagrin qu'un pécheur trouve dans le monde, pour le rappeler à son service;

28 Partie. — Ce que doit faire le pécheur pour sa conversion, afin de répondre à la bonté prévenante de Dieu à son égard. — 1°. C'est de ne pas lasser la patience d'un si bon Maître par des délais éternels, mais de répondre à cette miséricordieuse bonté par un prompt et sincère retour : Hodiè sivocem ejus andieritis, nolite obdurare corda vestra ; 2°. Il doit retourner à Dieu tout de bon et de tout son cœur : Converlimini ad me in tolo corde veslro; 3°. Rompre généreusement tous les obstacles qui s'opposent à sa conversion, et faire un généreux divorce avec tout ce qui l'empêche d'être entièrement à Dieu.

III. — Comme la conversion du pécheur est un retour vers Dieu, dont il s'est éloigné par ses crimes* il y a trois choses à considérer dans ce retour, et qui peuvent faire les trois parties d'un discours : — Le terme d'où il part, qui est le péché; — celui où il arrive, qui est la grâce, la justification, l'amitié de Dieu; — et enfin la voie par laquelle ce pécheur revient à Dieu, et les moyens les plus ordinaires que Dieu prend pour le rappeler de son égarement :

1er Point. — Le terme que quitte le pécheur est l'état du péché, les désordres d'une vie déréglée. Sur quoi on peut considérer le malheur où il était engagé, les suites funestes de cet égarement, le danger où il était de se perdre sans ressource, si la miséricorde de Dieu ne l'eût promptement retiré. Quel bonheur pour lui! quelles actions de grâces ne doit-il pas rendre à Dieu pour cet incomparable bienfait! quelle crainte ne doitil point avoir de se replonger en cet abîme par son infidélité ! quelles précautions pour s'en garantir à l'avenir!

2e Point. — Le terme où abc-utit ce retour est la grâce, la justification, l'adoption divine, le droit sur le royaume et sur l'héritage du ciel : le pécheur recouvre tout cela, après l'avoir malheureusement perdu. Quel changement! Quel bonheur! et quel heureux sort ne trouve-t-il point dans cette conversion! On peut faire un parallèle de ces deux états, et s'étendre sur le malheur de l'un et le bonheur de l'autre, etc.

3° Point. — Les différents moyens dont Dieu se sert pour nous convertir, qui sont autant de voies de cet heureux retour. Il faut montrer cornmont il se sert de nos biens, de nos maux, de nos afflictions, de nos dégoi\ts, de nos chagrins, de nos misères : comme nous voyons dani le retour de l'Enfant prodigue; et surtout il faut faire bien entendre que c'est un des ressorts de la divine Frovidencc do nous faire retourner à IJjku par

la perte même de tous les biens de la fortune, de l'honneur, de la santé, de tout ce que nous avions au monde de plus cher.

IV. — C'est un dessein commun, dont plusieurs se sont servis en parlant de la conversion de sainte Madeleine, de faire voir les conditions que doit avoir la conversion d'un pécheur :

lre condition : — Elle doit être prompte (contre les délais et les retardements qu'on y apporte, et qui en font avorter le dessein);

2e condition : — Elle doit être généreuse, pour rompre tous les obstacles qui s'y opposent;

3e condition : — Elle doit être constante et durable.

V. — La conversion du pécheur étant le changement d'une vie déréglée en une plus régulière, il faut, pour cela, que ce changement soit dans son esprit, dans son cœur et dan.s sa manière extérieure de vie :

1er Point : Changement d'esprit. — Il faut que le pécheur quitte les idées qu'il avait des biens de ce monde, des grandeurs, des richesses, des plaisirs; qu'il n'ait que du mépris pour les choses qu'il estimait le plus auparavant, et qu'il prenne les sentiments qu'il doit avoir de Dieu, des biens de l'autre vie et des biens éternels. Il se fait effectivement tout-à-coup, dans un pécheur touché de Dieu et qui pense sérieusement à se convertir, un changement prodigieux, ou plutôt un renversement de ses premières idées : il a d'autres vues, d'autres connaissances; tout ce que le monde a de grand disparaît dans son esprit, et est effacé par les nouvelles vérités que Dieu lui découvre, ou par des choses qu'il ne pouvait ignorer, mais qu'il n'avait jamais envisagées dans un si beau jour. Spiritum rectum innova in visceribus meis.

2e Point : Changement de cœur. — Il faut que le cœur ne soit plus le même : en sorte qu'il ait d'autres fins, d'autres motifs, des affections, des inclinations tout opposées à celles qu'il avait auparavant. Comme auparavant il recherchait ses commodités, ses divertissements, ses plaisirs, il aime maintenant la retraite, la mortification, le recueillement intérieur. Que s'il ne change pas de passions, il faut du moins qu'il leur fosse changer d'objet;

3e Point : Changement dans la manière extérieure de vivre. — Il faut que le changement intérieur s'étende et passe jusqu'au dehors, par une nouvelle conduite; en changeant même d'état, si l'on reconnaît que celui dans lequel on a vécu jusqu'alors est dangereux et préjudiciable à son salut; mais il faut du moins qu'on change de manières dans le détail des actions; qu'on ne soit plus si emporté, si vain; qu'on évite les occasions; qu'on change de langage, etc. Misericordia et veritas obviaverunt sibi ; justitia et pax osculatœ sunt.

VI. — On peut faire voir que la conversion du pécheur est l'ouvrage da

PARAGRAPHE PREMIER. tf [

la miséricorde "et de la justice. Miséricorde du côté de Dieu, justice du côté du pécheur :

1°. Miséricorde du côté de Dieu, qui appelle et qui attend le pécheur si indigne de ses soins; qui le reçoit, qui lui pardonne, et qui lui rend son amitié avec une bonté inconcevable;

2°. Justice du côté du pécheur, qui 1°. Rend à Dieu ce qu'il lui avait ravi, sa gloire et son culte; 2°. Le venge et répare le tort qu'il lui a fait, puisqu'il s'en repent et en conçoit de la douleur; 3°. Qui est résolu de lui faire satisfaction, par les peines volontaires auxquelles il se condamne.

VII. — (Pour le dimanche de la Passion, ou vers ce temps-là). La croix du Sauveur que l'Église nous met devant les yeux, doit nous exciter à une sincère conversion pour ces trois raisons :

La première. La Croix nous découvre plus clairement que toute autre chose la malice et l'énormité du péché, qui a causé la mort d'un Dieu. Aussi voyons-nous que plusieurs Juifs qui avaient consenti à sa mort et qui l'avaient démandée, après l'avoir vu expirer sur cette croix, s'en retournèrent avec la douleur dans le cœur et en frappant leur poitrine : Perculientes peclora sua (Luc. 23).

La seconde. Elle nous fait voir la grandeur de la miséricorde de Dieu, qui nous donne espérance du pardon, et qui nous l'a mérité, si nous voulons nous appliquer la vertu de ses souffrances : et c'est cette espérance qui doit nous exciter à avoir d'aulant mieux recours à sa miséricorde : Adeamus cum fiduciâ ad thronum gratiœ (Hebr. 4).

La troisième. Elle nous fait connaître que c'est le temps le plus propre pour observer la grâce d'une parfaite conversion, puisque c'est en ce temps que le Sauveur est plus disposé à nous écouter, et même qu'il nous attire plus fortement à lui : Si exallalus fuero à terra, omnia Iraham ad meipsum (Joann. 12).

VIII. — De la douleur et de la tristesse d'avoir offensé Dieu : douleur qui fait proprement la pénitence et la conversion du pécheur :

1°. C'est donc une douleur juste et légitime d'avoir perdu la grâce et Dieu même : aussi est-ce l'unique perte qui mérite d'être pleurée;

2°. C'est une douleur et une tristesse avantageuse : on recouvre par-là tout ce qu'on a perdu, et on répare le tort et le dommage qu'on a reçus comme l'outrage qu'on avait fait. Dans toutes les autres occasions, la douleur est d'ordinaire assez inutile;

3°. C'est une douleur et uno tristesse consolante, et en cela agréable, puisque c'est une marque moralement certaine que Dieu nous fera miséricorde.

IX. — Pour une véritable» conversion, il faut trois choses, qui se ren-

contrent en fort peu de pécheurs, et qui rendent aujourd'hui les conversions fort rares :

1°. Il faut en avoir un grand désir ; et la plupart ne la veulent qu'à demi : ce sont des désirs faibles, languissants, et souvent de simples velléités;

2°. Il faut un grand courage, pour rompre les obstacles qui s'opposent à notre conversion : et la plupart des hommes sont lâches, ils ne font que de faibles efforts;

3°. Il faut une ferme et constante résolution de quitter le péché ; et la plupart sont des inconstants.

X. — La douleur d'avoir offensé Dieu, en quoi consistent la pénitence intérieure et la véritable conversion du cœur, doit :

1°. Durer tout le temps de notre vie ;

2°. Rompre tous les obstacles qui nous empêchent de nous donner entièrement à Dieu;

3°. S'étendre sur tous les péchés de notre vie, et renfermer une résolution constante de n'offenser jamais Dieu mortellement.

XI. — Pour parvenir à une véritable et sincère conversion, deux choses sont absolument nécessaires :

La première, c'est de renoncer entièrement au péché, par une résolution ferme et constante;

La seconde, de faire tous les efforts possibles pour détruire la malheureuse inclination qui nous a portés au péché, de crainte qu'elle ne le fasse encore commettre.

XII. — Convaincus, comme nous devons l'être, de la nécessité de nous convertir et de retourner à Dieu, que nous avons quitté par nos crimes ,

Premièrement. — Voyons les difficultés de cette conversion, pour les surmonter.

Secondement. — Examinons-en les motifs, afin de nous y encourager.

Troisièmement. — Voyons les moyens qu'il faut prendre pour cela, afin de les employer. (Girout, Carême.)

XIII. — De la véritable conversion d'un pécheur, sur le modèle de celle de l'Enfant prodigue :

1°. Il commence par de sérieuses réflexions sur lui-même, et par un retour sur sa misère, et sur son état. In se reversas. (Luc. lo);

2°. Il compare sa félicité passée avec sa misère présente; il voit la différence de la maison de son père et de cette terre étrangère ; il comprend enfin toute l'horreur du libertinage, qui lui a fait abandonner son pays. Surgam et ibo ad Pair cm meum ;

3°. Enfin, après avoir formé de bonnes résolutions au- dedans de luimême, il les exécute au-dehors : il va trouver son Père et implore sa miséricorde : Pater, peccavi in cœlum et coràm te.

XIV. — Deux raisons pour lesquelles il y a si peu de pécheurs qui se convertissent véritablement :

1°. Peu connaissent le malheur où le péché les précipite; 2°. Peu connaissent la grâce que Dieu leur fait de les recevoir à pénitence.

XV. — Modèle d'une véritable conversion dans celle de S. Paul.

1°. Dieu éclaire ce pécheur de ses plus vives lumières : Circumfulsit eum lux de cœlo. (Act. 9) ;

2°. Dieu lui parle avec autorité, et lui fait entendre sa volonté par la voix de ses grâces les plus fortes : Audivit vocem; et ce pécheur l'écoute et y répond.

3° Il efface de son esprit toutes les idées des grandeurs et des maximes du monde : Aperlls oculis, nihil videbat. Il lui donne d'autres yeux, une autre intelligence.

XVI. — Sur la fausse pénitence de la plupart des chrétiens, et l'illusion qu'il y a à craindre en cette matière.

1°. Leur conversion, pour la plupart, est feinte et hypocrite. Le changement n'est pas dans le cœur et dans la volonté, mais seulement dans l'extérieur et pour quelque temps. Quelquefois ce sont les temps qui sont changés, ou la fortune et la santé, l'état et l'emploi, et non pas les mœurs.

2°. Cette conversion est inconstante ; et, quelques bonnes résolutions qu'il semble qu'ils aient prises, ils demeurent ou redeviennent tels qu'ils étaient, au bout de quelques jours.

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