‹ La bibliothèque des prédicateurs (volume 3)Chapitre 6 sur 55 · II. — La religion chrétu'nne est l'image de Dieu · texte numérisé non relu

II. — La religion chrétu'nne est l'image de Dieu

1". Parce qu'elle a éclairé le monde, et l'a délivré de l'aveuglement inconcevable où l'idolâtrie l'avait plongé durant tant de siècles;

jv^Q CHRISTIANISME.

\o rarce qu'elle a changé les mœurs des hommes, détruit les vices.

aboli les coutumes les plus abominables, et fait pratiquer des vertus qui

étaient auparavant inconnues ; •«, ^--

30. rarce qu'elle a triomphé de toutes les forces humâmes unies pour

la détruire et pour s'opposer à son établissement.

III -Que c'est une religion toute divine et qui ne peut venir que de Dieu : 1». Pour la hauteur des mystères et des vérités qu'elle nous découvre,

et que l'esprit humain n'aurait jamais pu imaginer;

20 Pour la sainteté des mœurs qu'elle a introduite dans le monde, qu'elle a purgé des vices et des abominations qui s'y commettaient ;

30 Pour la manière de son établissement, le temps, les lieux ou elle s'est introduite, et la qualité des personnes qu'elle a attirées.

IV - C'est l'ouvrage de Dieu, si nous considérons les obstacles qu'il a fallu vaincre pour l'établir et la persuader aux hommes :

lo Les premiers viennent du dedans : savoir, la répugnance et les révoltes de l'esprit contre des vérités surprenantes, et dont les plus sages n'avaient jamais entendu parler, et les difficultés qu'éprouvait la volonté à se rendre à des lois sévères et si contraires aux inclinations les plus

na2orÎees:seconds venaient du dehors : les persécutions cruelles qu'on faisait à cette religion naissante, la fureur des tyrans animés a sa ruine et "u avatnt conspiré sa perte, les tourments horribles et «^n exerçait sur ceux qui embrassaient cette nouvelle religion tourments capables d'effrayer et d'ébranler les plus fermes et les plus intrépides, s il, n'eussent été soutenus par une force divme.

V - Tous les hommes doivent embrasser la religion chrétienne, pour peu qu'ils suivent les lumières de la raison et du bon sens :

!» Parce que c'est la mieux établie, ayant été reçue du consentement des plus sages et des plus grands génies du monde, qui se sont rendus aux preuves et aux convictions manifestes qui en font voir la vente: P 2». Parce qu'elle est la plus conforme à la raison, en nous enseignan la noble fin pour laquelle les hommes sont créés, et nous donnant les

Tï£ Pqu"lî: est la plus propre à conserver le bon ordre des États et des familles.

VI. Pour établir la religion chrétienne, Dieu a employé la force et

la faiblesse tout à la fois :

io La force de son bras a paru visiblement dans les prodiges elles miracles qu'il a faits pour en montrer la vérité, et qui ont oblige les plus opiniâtres à se rendre à des preuves si évidentes;

2°. Il a employé les moyens les plus faibles, et qui semblaient avoir le moins de rapport à une si haute entreprise : savoir, les Apôtres grossiers, ignorants, sans armes, sans finances; ensuite sa croix, ses humiliation. Infirma mundi elegit ut confundat for lia.

VII. — 1°. La religion chrétienne vient de Dieu : on n'en peut douter. La manière dont elle s'est établie, son progrès, les moyens dont il s'est servi, les^oppositions qu'on y a faites, et les succès qu'elle a eus, en sont des preuves manifestes. — 2°. Elle nous mène et nous conduit à Dieu par la sainteté de vie qu'elle nous prescrit et par les vérités qu'elle nous enseigne.

Premier point. — Ne pas croire et embrasser la religion chrétienne, c'est le dernier aveuglement, puisqu'elle est fondés sur les preuves les plus incontestables, qui sont : 1°. Les prophéties, qu'on voit si visiblement accomplies; 2°. Les miracles opérés en sa faveur, que ses ennemis même les plus déclarés n'ont osé contester; 3°. Et enfin le consentement unanime des plus grands hommes du monde.

Second point. — Ne pas vivre selon ses lois, ses préceptes et les vérités qu'elle nous enseigne, c'est la dernière imprudence et la plus haute témérité qu'on puisse imaginer, puisque c'est s'exposer à être éternellement malheureux.

VIII. — Sur l'établissement du christianisme. Montrer que c'est le doigt de Dieu, puisqu'il s'est répandu par tout le monde :

1°. Quelque incroyables que parussent les mystères et les vérités qu'il propose ;

2°. Quelque impossibles que parussent les lois et les préceptes qu'il impose à ceux qui l'embrassent;

3°. Quelque impuissants et disproportionnés que fussent les moyens dont on s'est servi pour l'établir.

IX. — La vérité de la religion peut se prouver invinciblement par son étendue et le progrès qu'elle a fait, si l'on a égard à quatre circonstances.

La première est la qualité de la doctrine qu'elle enseigne. La seconde, les personnes qui l'ont prèchée.

La troisième, la disposition des peuples auxquels on l'a annoncée. La quatrième, la résolution et le courage de ceux qui l'ont embrassée les premiers.

XI. — La religion chrétienne a trois avantages qui relèvent au-dessus

mtea Les autres, et qui l'ont fait recevoir do tous les peuples. Le , est qu'elle est la plus raisonnable et la plus conforme au bon

i'6'2 CHRISTIANISME.

sons et à la droite raison : ce qui peut se prouver par la comparaison qu'on en fait avec les autres.

Le second : c'est la plies véritable, puisqu'elle vient de Dieu, et qu'elle inspire des sentiments plus dignes de la majesté divine.

Le troisième : elle est la plus sainte, puisqu'elle élève l'homme à une plus haute perfection, en bannissant tous les vices et portant à toutes les vertus.

XII. — 1°. Il fallait être Dieu pour établir la religion chrétienne, contre tous les efforts des puissances de la terre, contre les erreurs enracinées du paganisme, dont tout le monde était prévenu, contre l'autorité et les raisonnements de tous les philosophes et de tous les savants.

2°. La religion chrétienne prouve réciproquement la divinité de son auteur par la sublimité de sa doctrine, la sainteté de sa morale, la gloire qu'elle rend à Dieu.

XIII. — La religion chrétienne est la seule véritable et la seule qu'il faut embrasser :

1°. Parce qu'elle est établie de Dieu, et qu'un Dieu seul en a pu être l'auteur ;

2°. Parce qu'elle seule rend à Dieu l'honnneur qui lui est dû et le culte qu'il exige de ses créatures, qui est la fin de la religion ;

3°. Parce qu'elle seule enseigne et donne à l'homme les moyens infaillibles pour parvenir à sa fin.

XIV. — Les obstacles qu'il a fallu surmonter pour établir la religion chrétienne montrent qu'elle est toute divine :

1°. Obstacles du côté de la religion païenne qu'il fallait détruire nonobstant les préjugés de la naissance, les coutumes établies depuis tant de siècles et si universellement reçues, et enfin nonobstant les exemples des souverains et de tous les sages de l'antiquité.

2°. Obstacles du côté de la religion qu'il fallait établir : l'esprit s'y opposait, car c'étaient des vérités inconcevables, des mystères impénétrables à la raison humaine ; la volonté n'y avait pas moins de répugnance, c'étaienl des maximes contraires à nos inclinations les plus naturelles.

3°. Obstacles enfin du côté des souverains et des puissances de la terre : on sait les persécutions sanglantes contre l'Église.

XV. — L'établissement de la religion chrétienne est le plus grand de tous les miracles.

1°. Fonder cette religion était un projet qui ne pouvait s'exécuter naturellement, quelques moyens humains qu'on eût pu y employer: et par conséquent l'exécution de ce projet est un miracle tout visible;

PABAGRAPHE PREMIER. 153

2°. On n'y a employé nul moyen humain : c'est ce qui rend le miracle plus surprenant;

3°. On y a employé des moyens tout contraires, des moyens qui, dans l'ordre naturel, devaient être des obstacles invincibles : c'est le comble des merveilles.

XVI. — Pour être persuadé que l'établissement de la religion chrétienne est un ouvrage tout divin, il faut :

1°. Examiner le caractère et l'esprit de cette religion qu'il fallait établir, et tracer le plan de cette grande entreprise;

2°. Voir quels furent les ouvriers qui ont travaillé sur ce plan ;

3°. La manière dont ils y ont travaillé ;

4°. Les fruits étonnants de leur travail.

Ainsi, dans cet ouvrage, nous trouverons tout à la fois le projet le plus difficile, les ouvriers les plus faibles, les moyens les plus impuissants, et cependant le succès le plus prompt et le plus prodigieux.

XVII. — 1°. Le dessein du Fils de Dieu, dans rétablissement de la religion chrétienne, a été tout divin.

2°. Les moyens dont il s'est servi pour l'exécuter n'ont rien eu d'humain.

3°. Le succès et l'effet de cette entreprise a été plus qu'humain.

XVIII. — Notre religion renferme deux avantages qui ne se trouvent aujourd'hui dans aucune autre :

Le premier, la vérité : toutes les autres étant non-seulement fausses, mais encore extravagantes et contraires au bon sens. C'est pourquoi nous devons la soumission de nos esprits à tout ce qu'elle nous enseigne.

Le second est la sainteté, qui ne se trouve point dans toutes les autres. C'est pourquoi nous devons vivre selon ses maximes.

XIX. — Deux sortes de personnes se sont partagées, et se partagent encore aujourd'hui, à l'égard de la religion :

Les premières ne la veulent pas recevoir, comme les athées, les idolâtres et les libertins, de peur d'être obligées de pratiquer ses maximes et de vivre conformément à cette loi.

Les secondes la reçoivent à la vérité, mais la déshonorent par leurs mœurs et par les désordres de leur vie.

— Hœc est Victoria quœ vincit mundum, fides nostra. — Double victoire de la religion chrétienne sur le paganisme, qui montre qu'elle est la seule véritable, et que son auteur n'a pu être qu'un Dieu.

La première est sur toute la force et la puissance humaino, qui s'est inutilement armée pour la détruire.

T,a seconde sur l'esprit, la science et 1 1 subtilité des philosophes les plus prévenus contre elle et les plus animés ;Y la combattre.

XXI. — 1°. Tout fidèle doit apprendre quel est le bonheur d'être appelé à la véritable religion ;

2°. Tout fidèle doit apprendre les moyens qu'il y a de demeurer dans la véritable religion.

XXII. — Cette religion que le Sauveur a établie porte tout le caractère de Dieu et est marquée de son sceau, pour deux raisons qui en prouvent invinciblement la vérité :

1°. Parce que jamais dessein n'a été plus traversé et plus combattu que celui de fonder la religion chrétienne.

2°. Parce que, malgré tous les obstacles qu'on a formés pour en ruiner le dessein, il n'y en a jamais eu dont le succès ait été plus heureux. Une religion fondée malgré toutes les oppositions des puissances de la terre les plus formidables, une religion victorieuse de toutes les contradictions faites par toutes les plus redoutables puissances de la terre.

Les Sources.

[Les SS. Pères]. — S. Augustin a fait un livre, De verâ religione, où il y a quantité de choses qui viennent à ce sujet. — Au livre De utilitate credendi, il parle des superstitions des païens et de la sainteté de la religion chrétienne, et des motifs que nous avons de l'embrasser. — Il en parle encore au liv. 22, de la Cité de Dieu, ch. 7 et 8. — Sur le Ps. 32, il parle des merveilles qu'ont faites les Apôtres, en leur appliquant ces paroles du prophète: Verbo Domini cœli firmati sunt, et spirilu oris ejus omnis virttts eorum. — Sur le Ps. 44, en expliquant ces paroles de S. Matthieu : Sedebilis super sedesr judicantes duodecim tribus Israël, il montre que cette récompense que Dieu a réservée aux Apôtres répond à leurs grandes actions et aux importants services qu'ils ont rendus à la religion. — Sur ces paroles du Ps.9G, Ignisante ipsum prœcedet et inflammabit in circuitu inimicosejus, il montre comment les Apôtres, embrasés du feu du Saint-Esprit, ont parcouru tout le monde et embrasé du même feu les cœurs des ennemis du nom chrétien.

S. Chrysostôme Homil. 2 in Epist. ad Roman., expliquant ces paroles:

Quoniam fides vestra annuntialur in universo mundo, parle du prodigieux changement de mœurs qu'a fait dans le monde la religion chrétienne.

Le même, Homil. 8, in EpisL n ad Corinlh., prouve la puissance de Dieu d'avoir fait de si grandes choses avec de si faibles instruments. — Homil 32, in Genesim, il s'étend sur ce prodige de voir le monde converti par douze pauvres pêcheurs. - Dans le livre qui a pour titre Advenus Gentiles, il fait un long discours pour montrer que la religion chrétienne ne peut être que l'ouvrage de la puissance de Dieu, et prouve par la la divinité de Jésus-Christ. - Homél. 34, sur ,S. Matthieu, expliquant ces paroles: Ecce ego mitto vos sicut oves in medio luporum, il montre comment les Apôtres, sans appréhender ni les puissances de la terre, m les plus effroyables supplices, ont porté la foi par tout le monde. - Homil. 7 in i Cor comment, nonobstant tous les obstacles et toutes les forces de 1 univers, ces mêmes Apôtres ont établi la religion, et ce qu'ils ont souffert

pour cela. . ,

Les Apologies de S. Justin, d'Athénagore, de Tertullien, contiennent de belles choses en faveur de la religion, ainsi que les ouvrages de Minutius Félix.

[Les Théologiens]. — Je cite en cette matière les théologiens, parce qu'ils ont traité ce sujet plutôt par des faits constants que par de longs raisonnements. Les principaux sont :

S. Thomas, dans le livre Contra génies.

Lessius, De verâ religione capescendâ.

Savonarola, Triumphus fidei.

Bagotius, Apologeticus fidei.

Le P. Petiot, Démonstrations théologiques pour établir la religion chrétienne.

[Les livres spirituels cl autres]. — Grenade dans son Catéchisme, 28 partie, traite en dix ou douze chapitres des excellences de la religion chrétienne.

Le P. Caussin, II de la Cour sainte, parle d'abord contre les athées, et prouve la vérité de la religion.

Abadie, 2° partie au Traité de la religion chrétienne, ch. o delà 4° section, montre que Jésus-Christ a été marqué fort clairement par les anciens oracles. — Gh. G, 7, 8, 9, jusqu'au 14°, il montre que les prophètes ont exactement marqué le temps de la venue du Messie, et prouve dans tout son livre la vérité de la religion.

Le P. Mauduit, Traité de la religion, contre les athées.

Il y a un livre intitulé De la vérité de la religion chrétienne, imprimé en l'an 1687, sans le nom de l'auteur, où il est parlé de tout ce qui regarde la irliculièrement des miracles qui l'ont confirmée.

Le livre de Grotius sur la vérité do la religion chrétienne est

i:;t) christianisme.

connu, et il semble que c'est sur le plan qu'il en a tracé que plusieurs autres ont travaillé.

Huet en a traité doctement et amplement au livre De demonstratione Evangelicâ.

Morel, docteur en théologie de la société de Sorbonne, en a fait un traité intitulé. Démonstration de la vérité de la religion chrétienne.

De Pianesse en a aussi fait un beau traité en italien, traduit en français par le P. Bouliours.

[Les Prédicateurs]. — Le P. Texier, Sermon pour le mardi de la 3e semaine du Carême; — Dominicale, 2° Dim., de l'A vent: preuves de la divinité de Jésus-Christ.

Le P. de la Colombière, Serm. 43, pour le second dim. de TA vent: établissement du christianisme. -* Le môme en traite encore dans ses Réflexions chrétiennes.

Le P. Giroust, dans son Avent, prouve par cet établissement miraculeux, la vérité de la religion.

Le P. d'Orléans traite aussi ce motif de crédibilité, dans le sermon sur la religion.

L'auteur des Sermons sur tous les sujets de la morale chrétienne a aussi un sermon sur ce sujet, où il prétend prouver la vérité de notre religion par son établissement merveilleux.

§ III

Passages, exemples et applications de l'Écriture - Sainte.

In omnem terrain exivit sonus eurum, Leur bruit s'est répandu dans toute la

et in fines orbis terrœ verba eorum. terre, et leurs paroles se sont fait enten-

ps. 18. dre jusqu'aux extrémités du monde.

Ptantâsti radices ejus, et implevit ter- Vous avez planté et affermi ses racines,

ram; operuit montes umbra ejus; ex- et elle a rempli la terre; son ombre a

tendit palmites suos usquè ad mare, et couvert les montagnes; elle a étendu ses

usquè ad flumen propagines ejus, branches jusqu'à la mer, et ses rejetons

ps. 79. jusques au fleuve.

Testimonia tua credibilia facta sunt Vos témoignages, Seigneur, sont dignes

nimls. Ps. 92. ' de foi au-delà de toute parole.

Quam magniflcata sunt opéra tua, Que vos ouvrages, Seigneur, sont grands

Domine I nimis profundœ factœ sunt et magnifiques! que vos pensées sont

liones tuœ. Ps. 91. profondes et impénétrables !

Omnes génies quascumque fecisti ve- Toutes les nations que vous avez créées

nient, et adorabunt coràm te, Domine, viendront se prosterner devant vous et

Pa. 85. vous adorer.

Non fecit taliter omni nationi, et ju~ dicia sua non manifestavit eis. Ps. 117.

A Domino factum est istud, et est mirante in oculis nostris. Ps. H7.

Quare fremuerunt gentes, et populi meditati sunt inania ? adstiterunt reges terrœ, et principes convenerunt inunum, adversùs Dominum et adversùs Christum ejus. Ps. 2.

Initio cognovi de testimoniis tuis, quia in œternum, fundâsti ea. Ps. 118.

Populus qui habitabat in tenebris vi~ dit lucemmagnam; habitantibus in regione umbrœ mortis lux orta est eis. Isaiœ, ix, 2.

Educam cœcos in via/m quam ncsciunt, et in semitis quas ignoraverant ambulare eos faciam ; ponam tenebras coram eis in lucem, et prava in recta. Id. xlii,

Beati sumus, quia quœ Deo placent manifesta sunt nobis Baruch. iv, 4.

Euntes docete omnes gentes, baptisantes eos, in nomine Patris, etc. Matth.

xxvm.

Ile, prœdicate Evangelium omni creaturœ. Marc. xvi.

Illi profecti, prœdicaverunt ubiquè, Domino coopérante, et sermonem confirmante sequentibus signis. Ibid.

Con/itebor iibi, Pater, quia abscondisti hœc h sapienlibus, et prudentibus, et revelâsti ea paradis. Matth. xi, 25.

Lumen ad revelationeni Gentium.

Luc. il

Prœcepit nobis Dominus prœdicare populis, et lestificari quia ipse est qui tmisliiulus est h Deo judex vivorum et moriuorum. Act. x, hl.

De scctâ hâc notum est nobis quia ubiquè ci conlradicitur. Act. xxvm, 22.

l'ttlrs vestra annunlialur in universo mundo. Hoin. i, 8.

Sermo meus non in persuasibilibus humante sapicnliœ verbis, sed in ostensione spiritûs cl virtulis. I. Cor. u 4.

Quœ slulla sunt mundi elegit Dros,

11 n'a point traité de la sorte toutes les nations, et il ne leur a point manifesté ses préceptes.

C'est le Seigneur qui a fait cela, et c'est ce qui paraît admirable à nos yeux.

Pourquoi les nations se sont -elles soulevées avec un grand bruit, et les peuples ont-ils formé de vains desseins? Les rois de la terre se sont levés et les princes se sont assemblés contre le Seigneur et contre son Christ.

J'ai connu dès le commencement que vous avez établi pour toute l'éternité le» témoignages de votre loi.

Le peuple qui marchait dans les ténèbres avec une grande lumière, et le jour s'est levé sur ceux qui habitaient dans la région de l'ombre de la mort.

Je conduirai les aveugles dans une voie qui leur était inconnue, et je les ferai marcher dans des sentiers qu'ils avaient ignorés jusqu'à présent. Je ferai que les ténèbres devant eux se changeront en lumière, et que les chemins tortueux seront redressés.

Nous sommes heureux, parce que nous avons eu la manifestation de ce qui est agréable à Dieu.

Allez et instruisez tous les peuples, les baptisant au nom du Père, et du Fils et du S.-Esprit.

Allez par tout le monde, prêchez l'Évangile à toutes les créatures.

Et eux étant partis prêchèrent partout, le Seigneur coopérant avec eux, et confirmant sa parole, par les miracles qui l'accompagnaient.

Je vous rends gloire, mon Père, de ce que vous avez caché ces choses aux sages et aux prudents, et que vous les avez révélées aux simples et aux petits.

C'est la lumière qui éclairera toutes les nations.

Le Seigneur a commandé dû prêcher, et de rendre témoignage devant le peuple que c'est lui qui a été établi de Dieu juge des vivants et des morts.

Ce que nous savons de cette eecte, c'est qu'on la combat partout.

Votre foi estannoncée partout le monde.

(Lorsque je suis venu vers vous pour

vous annoncer l'Évangile), je u';ii l'"'1'1

employé les discours persuasifs de la sa-

DUmaine, mais les effetB sensibles

de l'esprit et de la vertu de Du I \

Diki n choisi les moins sages eolon la

nt confundat sapicntcs, et ca quœ non monde, pour confondre les sages, et ce sunt, ut ea quœ sunt dettrueret, ut non qui n'était rien pour détruire <:e qu'il y glorietur omnis euro in conspectu Dki. a de pluggrand, afin qu'aucun homme ne

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