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Les Sources.
Le P. Joseph de Jésus-Marie, carme déchaussé, a composé en espagnol la vie de ce bienheureux dans un assez gros volume, laquelle vie a été traduite en français par un Père du même ordre.
Il y a une autre vie abrégée au commencement des œuvres de ce même bienheureux, par Jérôme de S. Joseph.
Baillet, Vies des saints, 14 décembre, en aurait une vie aussi étendue, s'il n'avait point omis, selon sa coutume, ce qu'il y a de plus singulier et de plus miraculeux dans ce grand homme.
Dans l'Histoire des Carmes déchaussés, il est parlé du B. Jean de la Croix en divers endroits, particulièrement au livre ni, ch. 7, où il est appelé le chef-d'œuvre et le plus grand de tous les miracles de Ste Thérèse.
Dans la même histoire, on voit l'estime que Ste Thérèse faisait de son fidèle associé le B. Jean de la Croix; elle-même, dans ses ouvrages, l'appelle l'une des colonnes de la réforme du Carmel ; aussi s'est-elle servie de lui dans tout ce qu'elle a fait de plus considérable pour ce dessein.
Le P. Christophe de Torrès, prédicateur du roi d'Espagne, dans l'approbation qu'il a donnée aux écrits de notre saint, fait aussi l'éloge de sa personne, avec l'abrégé de sa vie.
Le P. Texier, Panégyriques, en a un sur le B. Jean de la Croix. Il y en a un, prononcé à la solennité de sa béatification, par un auteur anonyme, d'où nous avons tiré beaucoup d'endroits pour notre recueil.
Passages , Exemples, Figures , Comparaisons et Applications de l'Écriture.
Passages de V Écriture qui peuvent convenir aux vertus du Saint.
Libenter gloriabor in infirmitatibus meis, ut inhabitet in me virtus Christi. II Cor, xii, 9.
Placeo mihi in infirmitatibus meis, in contumeliis, in necessitatibus, in persecutionibus, in angustiis, pro Christo. Ibid. 10.
Cùm infirmer , tune potens sum. Ibid.
In omnibus tribulationem patimur , se non angustiamur; aporiamur, sed non destituimur; persecutionem patimur, sed nen delinquimur; dejicimur, sed non périma* Il Cor. iv, 8-9.
Semper mortificationem Jesu in corpore nostro circum fer entes, ut et vita Jesu manifestetur in corporibus nostris. Ibid. 10.
Semper nos, qui vivimus, in mortem tradimur propter Jesum, ut et vita Jesu rn.anifestetur in carne nostrâmortali. Ibid. 11.
Propter quod non deficimus; sed, licèt is qui forïs est noster horno corrumpatur, tamen is qui intùs estrenovatur de die in diem. Ibid. 16.
Castigo corpus meum, et in servitutem redigo, ne forte, cùm aliis prœdicaverirn , ipse reprobus efficiar. I Cor. ix, 25.
Beati pauperes spiritu, quoniam ipsorum estregnum cœlorum. Matth. v, 3.
Vulpes foveas habent, et volucres cœli nidos; Filius autem hominis non habet ubî caput reclinet. M&lïh. vin, 20.
Je prendrai plaisir à me glorifier dans mes faiblesses, afin que la puissance de Dieu reste en moi.
Je sens de la joie dans mes faiblesses, dans les outrages, dans les nécessités où je me trouve réduit, dans les persécutions, dans les afflictions pressantes que je souffre pour Jésus-Christ#
Lorsque je suis faible, c'est alors que je suis plus fort.
Nous sommes pressés par toutes sortes d'afflictions, mais nous ne sommes pas accablés ; nous nous trouvons dans des difficultés insurmontables , mais nous n'y succombons pas; nous sommes persécutés, mais nous ne sommes pas abandonnés , nous sommes abattus , mais nous ne sommes pas entièrement perdus.
Nous portons toujours dans notre corps la mortification de Jésus-Christ, afin que la vie de Jésus paraisse aussi dans nos corps.
Nous qui vivons, nous sommes à toute heure livrés à la mort pour Jésus-Christ, afin que la vie de Jésus paraisse aussi dans notre chair mor telle.
Nous ne perdons point courage-, mais, encore que l'homme extérieur se détruise en nous, l'homme intérieur se renouvelle de jour en jour.
Je châtie mon corps et je le réduis en servitude, de peur que, après avoir prêché aux autres, je ne sois moi-même réprouvé.
Heureux les pauvres d'esprit, parce que le royaume des cieux est pour eux.
Les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel des nids ; et le Fils de l'homme n'a pas où reposer sa tête.
Passages que l'on peut appliquer à ses ravissements.
Scio hominem in Christo, siue in corpore nescio, sive extra corpus nescio, Deus scit, raptum hujusmodi usqucadtertium cœlum.
II Cor. xn, 2.
Et scio hujusmodi hominem, quoniam raptus est in paradisum , el audivit arcana verba, quœnon licet homini toqui. Ibid.
Pro hujusmodi gloriabor; pro me aute m nihil gloriabor, nisi in infirmitatibus meis. Ibid. 5.
Nam, etsi voluero gloriari, non ero insipiens, veritaiem enim dicam\ parco autem , ne quis me exislimet supra id quod videt in me, aut aliquid audit ex me. Ibid. 6.
Je connais un homme en Jésus-Christ, si c'est en son corps ou sans son corpsje ne sais, Dieu le sait, qui fut ravi jusqu'au troisième ciel.
Je sais que cet homme fat ravi dans le paradis, et qu'il entendit là des paroles ineffables, qu'il n'est pas permis à l'homme de rapporter.
Je pourrais me glorifier en parlant d'un tel homme ; mais pour moi je ne veux me glorifier que dans mes faiblesses.
Si je voulais meglorifier, je le pourrais faire sans être imprudent, car je dirais la vérité; mais je me retiens, de peur que quelqu'un ne m'estime au-dessus de ce qu'il voit en moi ou de ce qu'il entend dire de moi.
Sur son zèle à rétablir la régularité dans son ordre.
Zelusdomiis tuœ comeditme, et opprobria exprobrantium tibi ceciderunt super me. Ps.
Tabescere mefecit zelus meus, quia obliti sunf verba tua inimici mei. Ps. 118.
Vidi prœvaricantes, et tabescebam, quia eloquia tua non custodierunt. Ibid.
Zelo zelatus sum pro Domino Deo exercituum, quia dereliquerunt pactum tunm filii Israël. III Reg. xix, 10.
Le zèle de votre maison m'a dévoré, et les insultes de ceux qui vous font des reproches sont tombées sur moi.
Mon zèle m'a desséché, parce que vos ennemis et les miens ont oublié votre loi sainte.
Je séchais de douleur, Seigneur , en voyant que les prévaricateurs violaient vos lois et ne gardaient pas vos oracles.
J'ai été animé d'un grand zèle pour le Seigneur des armées, parce que les enfants d'Israël ont abandonné votre alliance.