XIII. — Sur la même Patience chrétienne
1°. Par rapport au temps présent et à cette vie, elle adoucit infiniment les maux que nous souffrons.
2°. Par rapport à l'autre vie, elle nous fait mériter un bonheur éternel.
XIV. — Si nous considérons avec les plus pures lumières de la foi les afflictions de la vie , nous les regardons :
1°. Comme d'efficaces préservatifs contre le péché. 2°. Comme des épreuves infaillibles de notre vertu, laquelle sans cela nous doit toujours être suspecte.
3°. Comme un gage assuré de la récompense que nous espérons.
XV. — Il y a particulièrement deux vertus qui sont presque inconnues aux gens du monde; savoir l'Humilité et la Pénitence : il n'y a guère que l'affliction qui les leur fasse pratiquer comme des moyens absolument nécessaires pour être sauvés.
1°. Elle les met dans la nécessité de s'humilier : nous le voyons par expérience.
2°. Elle leur donne occasion et le moyen de faire pénitence.
XVI. — 1°. L'affliction nous relire de nos égarements, et nous met dans