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Ecriture - Sainte.
Faciamus hominem ad imaginera et Faisons l'homme à notre image et à no-
simililudinem nostram. Gènes, i, 26. tre ressemblance.
Scnsus et cogitatio humani cordis in L'esprit de l'homme et toutes les pen-
malum prona sunt ab adolescentiâ sud. sées de son cœur sont portés au mal
Gènes, vin, 21. dès sa jeunesse.
Educ de custodiâ animam meam : me Tirez, Seigneur, mon âme de la prison
expectant justi donec rétribuas mihi. où elle est : les justes sont dans l'attente
Ps. m. de la justice que vous me rendrez.
Ju.ïtorum animœ in manu Dei sunt, Les âmes des justes sont dans la main
et non tanget illos tormentum mortis ; de Diec, et le tourment delà mort ne
visi sunt oculis insipientium mori, illi les touchera point : Ils ont paru morts
autem sunt in pace. Sapient. m, 3. aux yeux des insensés, mais ils sont en
paix.
Est vir sapiens animœ suœ sapiens. Un homme sage est véritablement sage
Eccl. xxxvn, 25. pour lui-même.
Filî, in vitâ tua tenta animam tuam, Mon fils, éprouvez votre ame pendant
et, si fucrit nequam,non des illi potes- votre vie ; et, si vou3 trouvez que quel-
tatem. Id. ibid. que chose lui soit mauvais, ne le lui
accordez pas.
Peccantem in animam suam quis jus- Qui justifiera celui qui pèche contre
tificabit ? et quis honorificabit exhono- son ame ? et qui honorera celui qui la
rantem animam suam ? Id. x, 32. déshonore?
Récupéra proximwm tuum serundùm virtutcm tuam. 1J. xxix, 27,
Fulgebunt. . . . qui ad justitiam eruitiunt multos quasi stellœ in perpétuas œternitates. Daniel xn, 3.
Corpus quod corrumpitur aggravât animant, et terrena inhabitatio deprimit sensum multa cogitantem. Sapieut.
IX, lD.
Nolite timere eos qui occidunt corpus, animam autem non possunt occidere; sed potiùs timete eum qui polest et animam et corpus perdere in gehennam.
Matth. x, 28.
Quid prodest homini si mundum universum lucretur, animœ verb suœ detrimcntum patiatur? aut quam dabit homo commutationem pro anima suâ ?
Id. xvi, 26.
Congratulamini mihi , quia inveni ovem meam quœ perierat. Luc. xv, 6.
lucratus eris fratrem tuum. Matth.
xyiii, 1j.
Factus est homo in animam- viventem ; novissimus Adam in spiritum vicificantem. I Cor. xv, 45.
Ego libentissimè impendam et super impendar ipse pro animabus veslris.
II Cor. xn, 15.
Scientesqubdnon corruptibilibus, auro vel argento, redempti estis, sed pretioso sanguine quasi Agni immaculali.
1 Petr. i, 19.
Empti estis prelio magno. I Cor. vi, 20.
Qui converti fecerit peccatorem ab errore vice suœ salvabit animam ejus à morte, et operiet multitudinem peccatorum. Jac. v, 20.
Miserere animœ tuœ placensVzo. Eccli.
xxx, 24.
Retirez votre prochain du malheur où il est, selon le pouvoir que vous en aurez.
Ceux qui en auront instruit plusieurs dans les voies de la justice brilleront comme des étoiles dans toute l'éternité.
Le corps qui se corrompt appesantit l'âme, et cette demeure terrestre lui abat l'esprit, dans la multiplicité des soins qu'elle prend.
Ne craignez point ceux qui tuent le corps, et qui ne peuvent tuer l'âme ; craignez plutôt celui qui peut perdre dans l'enfer et le corps et l'âme.
Que sert à l'homme de gagner tout l'univers, en se perdant lui-même ? et par quel échange pourra-t-il racheter son âme?
Réjouissez-vous avec moi, parce que j'ai retrouvé ma brebis qui était perdue.
Vous aurez gagné votre frère.
Adam le premier homme a été créé avec une âme vivante, et le second Adam a été rempli d'un esprit vivifiant.
Je donnerai volontiers tout ce que j'ai, et je me donnerai ' encore moi-même, pour le salut de vos âmes.
Sachez que ce n'a point été par des choses corruptibles, comme de l'or et de l'argent, que vous avez été rachetés, mais par le précieux sang de Jésus-Christ, comme de l'Agneau sans tache.
Vons avez été achetés un grand prix.
Celui qui convertira un pécheur et le retirera de son égarement sauvera une âme de la mort, et couvrira la multitude de ses péchés
Ayez compassion de votre âme en vous rendant agréable à Dieu.
EXEMPLES ET TÉMOIGNAGES DE L'ANCIEN-TESTAMENT
[Création]. — La seule manière dont l'homme a été formé des mains de Dieu nous apprend, selon Tertullien, la noblesse, l'excellence et l'immortalité de nos âmes. Car nous voyons dans la Genèse que, quand les autres animaux furent créés, leurs corps et leurs âmes furent produits par une môme action, qui les fit être ce qu'ils sont : Producat terra animam viventem in génère suo,jumcntaet reptilia et beslîas terrœ, secundùm species suas : factum est ilà. Mais, quand Dieu voulut former l'homme, il est fait mention de deux actions toutes différentes : l'une par laquelle son corps fut formé du limon de la terre, et l'autre par laquelle le Créateur inspira dans
ce corps une âme vivante qui lui donna la vie : Formavit Deus hominem de limo lerrœ. Voilà la première action, mais voici la seconde : Inspirant in faciem ejus spiraculwn vilœ, et faclus est homo in animant viventem. Ainsi l'âme de l'homme n'a pas été formée de la terre ni tirée d'aucune chose matérielle, mais elle a été créée de Dieu seul. Et l'Ecriture se sert du mot d'inspiration, pour marquer qu'elle vient de dehors, et que par un souffle divin elle fut infusée dans ce corps disposé et organisé. De manière que, rien de corporel ni de matériel n'entrant dans sa formation, elle est toute spirituelle, et par conséquent immortelle et d'une nature toute différente de celle de tous les autres animaux.
[Image de Dion]. — Ce n'est pas une moindre preuve de la dignité et de la spiritualité de notre âme de voir dans le texte sacré que Dieu a fait l'homme à son image et à sa ressemblance : ce qui ne peut convenir à cet homme à raison de son corps, puisqu'il n'y a rien de matériel en Dieu, qui est un pur esprit : il faut donc dire que c'est à raison de son âme, qui porte l'image de son Créateur dans toutes ses puissances : par l'étendue de son intelligence et de sa pénétration, par la liberté de sa volonté, qui est maîtresse de ses actions; et en un mot par la ressemblance qu'elle a avec Dieu dans sa nature, étant, comme lui, un pur esprit. D'où il suit que nulle créature ne lui peut ôter l'être que Dieu seul lui a donné, et par conséquent ne peut la détruire ou l'anéantir.
[Apparition de Samuel.] — Que l'âme subsiste après la destruction du corps, nous en avons un exemple formel dans l'Ecriture, dans l'apparition de l'âme de Samuel à Saùl : et il ne faut que voir les termes dont l'Écriture parle de cette apparition, pour être convaincu que ce ne fut point un fantôme qui apparut à ce prince, puisque l'esprit de Samuel parut soudainement et avant que la pythonisse que Saùl déguisé était allé consulter eut employé ses enchantements ordinaires : montrant par-là qu'il venait par le commandement du Seigneur , et non par les charmes de la magicienne (/ Reij. 28). Aussi fut-elle surprise elle-même de voir que ce mort était venu contre l'ordre des autres , et s'écria tout effrayée : Vous m'avez trompée, vous êtes Saùl ! Outre que la manière dont Samuel parla : Quarè me inquietâsti ni suscitarer ? la réponse de Saùl, la prédiction que ce prophète lui fit, que le lendemain il serait comme lui au nombre des morts, toutes ces circonstances ne laissent pas lieu de douter que ce ne fût l'âme de Samuel, qui subsistait après la mort de son corps.
[Ecrilure]. — Il y a une infinité d'endroits dans l'Ancien-Testament qui prouvent et qui [supposent l'immortalité de nos âmes. Voici les principaux. Le premier est pris de ces paroles : Ego sum Deus Abraham, Deus Isaac et Deus Jacob, d'où le Fils de Dieu conclut lui-même dans S. Luc : Xon est Deus mortuorum, sed vivorum : Dieu n'est pas le Dieu des morts,
mais des vivants. Si leurs âmes avaient eu le môme sort que leurs corps, le Sauveur aurait-il parlé de la sorte ? On peut inférer la même vérité de l'expression dont l'Ecriture se sert souvent en parlant des rois de Juda, dont la mort est appelée un sommeil : Dormivil cum patribus suis ; I'Esprit- Saint nous ayant voulu apprendre par-là qu'ils reposent jusqu'à la fin des siècles, et qu'ils ressusciteront au jour du jugement dernier.
Voici des passages encore plus formels sur cette vérité, qu'on peut appeler le fondement de toute la religion. — 1°. Les paroles du saint homme Tobie : Filii sanclorum sumus, et vilain illam expectamus quam Deus daturus est lus qui fidem suam nunquàm mutant ab eo (Tob. II.) — 2°. Les discours que tiennent les impies et les réprouvés, dans l'autre vie, à la vue des saints, dont ils comparent l'heureux état avec le leur. Ces discours sont rapportés dans la Sagesse, V : JYos, insensati , vitam illorum pulabamus insaniam, etc. Ces paroles ne supposent-elles pas qu'il y a une vie bienheureuse pour les justes, et une autre malheureuse pour les impies après la mort? — 3°. Ces autres paroles, prises du même livre, ne sontelles pas décisives : — Les âmes des justes sont en la main de Dieu, le tourment de la mort ne les louche point ; ils sont morts, au jugement des insensés mondains, mais ils reposent en paix. — 4°. Ce généreux martyr dont il est parlé au IIe Livre des Machabées eût-il parlé comme il fit au tyran qui le faisait mourir, s'il eût cru que nos âmes périssaient avec nos corps V « Quand je pourrais , dit-il, me délivrer du supplice des hommes, je sais que, ni vivant ni mort, je ne pourrais échapper à la main du Tout-Puissant. » — o° La réponse du saint vieillard Eléazar, tourmenté par le même tyran, et sollicité d'user de feinte pour se délivrer des supplices effroyables qu'on lui faisait souffrir, ne suppose-t-elle pas la même vérité, qui a toujours passé pour incontestable dans l'ancienne loi aussi bien que dans la nouvelle?