XI. — Les conditions que doit avoir la charité chrétienne
La première, ce doit être un amour sincère et véritable, qui parte du fond du cœur, et qui ne consiste pas en de seules paroles ni en compliments , dans de seules démonstrations extérieures, sur lesquelles on ne doit point compter.
La seconde, co doit être un amour universel, qui n'exclut personne , mais qui est dans la disposition d'obliger tout le monde, pauvres et riches, sans avoir ces égards et ces ménagements qui rétrécissent le cœur et notre charité : quoiqu'il doive y avoir de l'ordre dans cette charité, et que, dans la concurrence des services que nous avons à rendre à nos frères, nous puissions, et même que nous devions préférer les uns aux autres, par exemple nos proches aux étrangers.
La troisième, ce doit être un amour effectif ou efficace, qui nous porte à exercer les œuvres de charité envers le prochain, et à en rechercher les occasions.
XII. — Nous pouvons considérer, dans la charité envers le prochain : 1°. La nature du précepte, qui nous oblige de l'aimer sincèrement, sans
jamais lui faire de mal, et de lui faire tout le bien que nous pouvons;
2°. L'ordre que prescrit le précepte, ou la manière dont il faut l'aimer;
3°. L'esprit du précepte, qui nous marque les motifs pour lesquels nous devons l'aimer.
XIII. — Les biens et les avantages que nous retirons de la charité, et qui me semblent renfermés dans ces paroles de la Sagesse: Est in illà spiritus intelligentiœ, Sanctus, Unicus, Multiplex (Sap. vn, 22).
1°. L'esprit d'union et de charité que le Fils de Dieu a donné à ses disciples pour les distinguer du reste des hommes est un esprit de sainteté: Sanclus; et on ne peut douter qu'il ne nous sanctifie, puisque c'est par son moyen que nous observons les autres préceptes de l'Évangile, comme dit S. Paul, et puisque nous pratiquons toutes les vertus et toutes les maximes du christianisme en pratiquant la charité.
2°. Spiritus Unicus. La charité, réunissant les cœurs et les volontés des chrétiens, n'en fait qu'un cœur et une volonté, Cor unum et anima una, CMinme il est dit des premiers chrétiens : et par ce moyen chacun jouit du
520 AMOUR DU PnOCIIAIX.
bien et des avantages de tous les autres : il est fort, il est riche, il est puissant, de la force et par les richesses et le pouvoir de tous ceux qu'il chérit et dont il est chéri réciproquement. Quelle félicité et quels avantages 1
3°. L'esprit de charité, en nous unissant de la sorte, nous multiplie en même temps, en nous faisant agir en autant de personnes qu'il y en a qui nous sont unies par ce lien doux et précieux; chacun ayant part aux vertus, aux bonnes actions et aux mérites des autres : Spirilus multiplex.
XIV. — 1°. Un chrétien doit aimer son prochain pour Dieu et d'un amour surnaturel.
2°. Il le doit aimer d'un amour iiniversel, qui n'exclut, qui n'excepte personne de sa charité, pour quelque raison que ce soit.
XV. — Nous devons aimer nos frères: — 1°. Parce que Dieu les aime : il les a créés comme nous à son image et pour la même fin que nous, etc. — 2°. Parce que Jésus-Christ les aime: nous sommes rachetés par le même prix: il est mort pour eux, comme pour nous; nous suivons la même loi; nous avons les mêmes sacrements; nous servons le même maître, etc. Autant de liens qui nous doivent unir. — 3°. Parce que Dieu et Jésus- Christ nous a ordonné de les aimer. — Ainsi, un Dieu Créateur, un Dieu Rédempteur, un Dieu Législateur, nous engage à aimer notre prochain.
Les Sources.
[Les SS. Pères]. — S. Grégoire-le-Grand (3 Moral. 4) explique le précepte de la charité, et s'étend assez au long sur les qualités que S. Paul donne à cette vertu; — Homél. 8' sur Ezéchiel, il parle de la force qu'elle nous donne contre le démon ; — X de ses Morales, il explique et fait voir l'union des deux préceptes de la charité ; ce qu'il faut faire et ce qu'il faut éviter par rapport au prochain, pour obéir à la loi de Dieu; — Homél. 38 sur les Évangiles, il explique en quoi consiste cette charité, et ce que c'est que d'aimer le prochain pour Dieu.
S. Augustin en parle en divers endroits, sur les Ps. 21, 47, 65, 67, 98 ; — dans le livre De unitale Ecclesiœ contra Epist. ; — dans le livre De Naturâet Gratiâ; — dans le livre De spirilùetlltterâ; — dans le Traité 65 sur S. Jean ; — dans le Traité 7 sur la lre Epître canonique du mémo apôtre; — dans le Sermon 21 de verbis Apost.; — dans l'Épître 59 ad
Paulinum ; — dans l'Épître 62 ad Cœleslinum ; — mais particulièrement dans l'Épître 137 ad Vohisianum, où il fait voir que toutes les règles de la politique et tout le bonheur et la perfection des États et de toutes les sociétés ne s'appuient que sur l'union et la charité, et ne se maintiennent que par-là.
S. AmbrQise, Sermon 9 De wnitate charitatis, montre que l'alliance et la proximité que les chrétiens ont en Jésus-Christ est plus grande que celle du sang; — sur l'Épître aux Romains, il explique les paroles de l'Apôtre: Quis nos separabit à charitale Christi? — sur la lreÉpître aux Corinthiens, il explique ces paroles: Scienlia in fiai, char lias œdificat.
S. Jérôme (Regul. monach. ad Paidam et Enstochium) s'étend sur le mérite delà charité, sans laquelle tout le reste n'est rien.
S. Chysostôme (HomiL 32 in i Corinllu) parle de l'excellence de la charité, de la manière dont il faut aimer le prochain, du commandement que Dieu nous a fait de l'aimer , et des devoirs de cette charité. — Homél. 33, il explique en détail les qualités que l'Apôtre donne à la charité : Charitas patiens est, benigna est, etc., et en apporte des exemples tirés de l'Écriture.
S. Bernard, De diligendo Deo, dans les quatre derniers chapitres, parle aussi de la charité pour le prochain.
S. Bonaventure a quelques sermons sur cette matière.
S. Léon en a un sur les louanges delà charité, où il parle de toutes ses espèces.
Hugues de S. -Victor, in Erudit. Iheol. de Saeram.
Ce serait une chose infinie de rapporter tous les endroits des SS. Pères où il est parlé de ce sujet ; combien plus de faire la liste des avives auteurs I Voici ceux qui, après les Pères, peuvent le plus fournir de matière sur cette vertu aux prédicateurs) .
[Livres spirituels]. — Grenade, dans son Mémorial, montre que c'est une même vertu d'aimer Dieu et le prochain ; et ensuite développe les motifs qui nous portent à la charité : ce qu'il traite encore plus au 'long dans sa Guide des Pécheurs, où il montre les devoirs de cette vertu.
Alphonse Rodriguez en a fait un ample traité, où il parle de cette même vertu et de l'union fraternelle : il en montre les avantages, la nécessité, les moyens de l'entretenir, et n'omet rien de ce qui regarde cette matière.
Louis du Pont en parle aussi fort au long, traité IIIe, traité 1er, ch. 5, et ailleurs.
Petrus Canisius, Tract, i, c. 3.
Pelnis Sanchez, Regnum Dei, p. 6.
Le P. Rapin en a fait un livre, qui a pour titre L'esprit du christianisme, où il a réuni en huit chapitres ce qu'il y a de plus considérable sur ce sujet.
Le P. yepvcu, dans un livre qui porte le même titre, a fait un traité de la charité envers le prochain, où, dans le 1er chapitre, il parle de sa nature et de ses effets ; dans le 2e, des règles de la charité que Jésus- Christ nous a lui-même marquées ; dans le 3e, de la doctrine de Jésus-Christ sur cette vertu; dans le 4e, des exemples de Jésus-Christ; dans le 5e, des autres motifs qui nous doivent animer à la charité envers le prochain ; et dans le Ge, des moyens d'acquérir et de conserver cette vertu.
Le P. Senault, dans le livre de l'Homme Chrétien^ ch. S et 6.
Le P. S. -Jure, dans le livre 39 de la Connaissance et de l'amour de Notre-Scigneur , fait voir quel est notre prochain et quel ordre nous devons garder dans la charité.
Le P. Haineuve, dans son livre de Y Ordre, 3e Part., dise. 20e.
Les PP. Arrias, Pinelli, Lancisius, et quantité d'autres, ont encore traité ce sujet, et il y a peu de livres qui n'en parlent.
Le P. Faber, Domin. 12post Pentecosten.
[Les Prédicateurs]. — Le P. Texier, Sermon pour le IIP Dim. de Carême, où il traite de l'union des fidèles par la charité.
Le P. d'Orléans.
De la Font, Prône pour le XIIe Dim. après la Pentec.
Lambert, 16° Discours sur la Vie ecclésiastique.
Monmorel, Homél. sur le XVIIe Dim. après la Pentec.
L'auteur des Sermons sur tous les sujets de la morale chrétienne, t. II de l'A vent.
Le même a fait un Discours sur l'union et la charité qui doit être dans les maisons religieuses (t. 4 des Sermons particuliers).
Le P. de la Colombière, t. IV, Sermon 71 . Ce sermon est sur la charité chrétienne.
Les mêmes, Sermon pour le Mercredi delà IVe Semaine de Carême.
Le P. Bourdaloue, lundi de la Ve semaine de Carême.
Grenade, dans ses Lieux communs.
Busée, in Viridario, (verbo) CharitasB^i et Proximi.
Drexellius, in Rosis, p. i, ch. 3.
Stella, dans son Exposition sur le ch. 10 de S. Luc.
Labatha, in Apparatu, verbo Dilectio Proximi.
Didacus de la Vega, De Charitnle, V.
Peraldus, De Charilate, VIII.
Passages, exemples et applications de l'Écriture.
Diliges. . . proximum tuum sicut teipsum. Matth. xix, 19.
Quod ab alio oderis fieri tibi, vide ne tu aliquandb alteri facias. Tob. iv, 16.
Nnmquid non Pater unus omnium nostrûni ' vuiiiquidnon Deus unus creavit nos? Quarè ergh despicit unusquisque nostrùm fratrem suum? Malacb, n,
Diligetis advenam quasi vosmetipsos.
Lev. xix, 34.
Dilige proximum et conjungere fide cum illo. Eccli. xxvn, 18.
Universa delicta operit charitas. Prov.
Qui despicit proximum peccat. Ibid.
xiv, 21.
Ordinavit innte charitatem. Cant.n, -4.
Aquœ mullœ non potuerunt extinguere charitatem, nec flumina obruent illam.
Ibid. vin, 7.
Ne acertas faciern tuam à proximo tuo. Eccli. xli, 26.
In his duobus mandatis universa lex pendet et prophetœ. Muttb. xxn, 40.
Quoniam abimdavit iniquitas, refrigescet charitas muliorum. Id. xxiv, 12.
Diiigere proximum tanquam se majus est omnibus holocautomatibus et sacrificiis. Marc, xn, 33.
Omnia quœcumque vultis ut faciant vobis homines, et vos facite illis. Mattb. vu, 12.
In hoc cognoscent omnes quia discipnli mei estis, si dilectionem habueritis ad invicem. Joau. xm, 55.
Majorent hue dilectionem nemo habet, ut animam suampouat quis pro amicis suis. kl. xv, 13.
Hoc est prœceptum meum , ut diligatis invicem, sicut dilexi vos. Id. xm, 34.
Hœc inando vobis, ut diligatis invicem. Ibid.
Mandatum novum do vobis, ut diligatis invicem , sicut dilexi vos. Joan. xv,
Vous aimerez votre prochain comme vous-même.
Prenez garde défaire jamais à un autre ce que vous seriez fâcbé qu'on vous fît à vous-même.
N'avons-nous pas tous un même Père un même Dieu? Ne nous a-t-il pas tous créés? Pourquoi donc chacun de nous traite-t-il son frère avec mépris?
Vous aimerez l'étranger comme vousmêmes.
Aimez votre prochain, et soyez -lui fidèle dans l'union que vous aurez avec lui.
La charité couvre toutes les fautes.
Celui qui méprise son prochain pèche.
11 a réglé en moi la charité.
Les grandes eaux n'ont pu éteindre la charité, et les fleuves n'auront point la force de l'étouffer.
Ne détournez pas le visage de votre prochain.
Toute la loi et les prophètes sont renfermés dans ces deux commandements.
Parce que l'iniquité abondera , la charité de plusieurs se refroidira.
Aimer son prochain comme soi-même est plus que tous les holocaustes et que tous les sacrifices.
Traitez les hommes de la même manière que vous voudriez qu'ils voua traitassent.
C'est en ceci que tou3 connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l'amour les uns pour les autres.
Personne ne peut avoir un plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis.
Le commandement que je vous donne, c'est de vous aimer les uns les autres, comme je vous ai aimés.
Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres.
Je vous fais ce commandement nouveau , de vous aimer les uns les autres , comme je vous ai aimés.
AMOUR DU PROCIIAIN.
Charitale fralernitatis imncem diligentes. Roin. xn, 10.
Necessitalibus sanctorum communicantes, hospitalilatem sectantes. Ibid.
Qui diligit proxirnum legem implevit.
Ibid. xin, 8...
Plénitude- ergô legis est dilectio. Ibid.
Dilectio proximi malum non operatur.
Ibid.
Dilectio sine simulatione. Rom. xn, 9.
Unusquisque vestrûm proximo suo placeat in bonum, ad œdificationem. Id.
xv, 2.
Multi unum corpus sumus in Christo ; singuli autem alter alterius membra.
Rom. xn, 5.
Nemini quidquam debeatis, nisi ut invicem diligalis. Rom. xm, 8.
Charitas patiens est, benigna est; non œmulatur, non agit perperam , non inflalur, etc. I Corinth. xm, 4.
Si linguis hominum loquar et angelorum, charitatem autem non habeam, fâches sum velut ces sonans. Ibid.
Si habuero omnem fidem ita ut montes transférant , charitatem autem non habuero, nihil sum. . . Et si tradidero corpus meum ita ut ardeam, nihil mihi prodest. Ibid.
Et si distribuera in cibos pauperum omnes facultates meas..., charitatem autem non habuero, nihil mihi prodest.
Ibid.
Aller alterius onera portate : et sic adimplebitis legem Christi. Galat. vî, 2.
Patientes estote ad omnes. I Thess. v,i4.
In charitate radicati et fundali. Epbes. m, 17.
Ambulatein dilectionc, sicutet Christus dilexit nos. Epbes. v, 2.
Super omnia autem hœc, charitatem habete , quod est vinculum perfeclionis.
Coloss. m, li.
Finit autem prœcepti est charitas de corde puro et conscientiâ bonâ et fide non ficlâ. I Timolh. i, 5.
Que ebacun ait pour son prochain une affection vraiment fraternelle.
Soyez charitables pour soulager les nécessités des saints, prompts à exercer l'hospitalité.
Celui qui aime son prochain a accompli la loi.
L'amour du prochain est l'accomplissement de la loi.
L'amour qu'on a pour le prochain ne souffre point qu'on lui fasse de mal.
Que votre charité soit sincère et sans déguisement.
Que chacun de vous tâche de satisfaire son prochain, dans ce qui est bon et le peut édifier.
Quoique nous soyons plusieurs, nous ne sommes tous néanmoins qu'un seul corps en Jésus-Christ, et nous sommes tous réciproquement les membres les uns des autres.
Ne soyez redevables à personne, que de l'amour qu'on se doit toujours les uns aux autres.
La charité est patiente, elle est douce; la charité n'est point envieuse, elle n'est point téméraire et précipitée, etc.
Quand je parlerais toutes les langues des hommes, celle des anges, si je n'ai point la charité, je ne suis que comme l'airain qui résonne et une cymbale qui fait du bruit.
Quand j'aurais toute la foi imaginable, autant qu'il en faut pour transporter les montagnes, si je n'ai point la charité, je ne suis rien... Et quand j'aurais livré mon corps pour être brûlé, si je n'ai point la charité, tout cela ne me servira de rien.
Quand j'aurais distribué tout mon bien pour nourrir les pauvres. . . , si je n'ai point la charité, tout cela ne me servira de rien.
Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Jésus- Christ.
Soyez patients envers tous.
Enracinés et fondés dans la charité.
Marchez dans un esprit d'amour et de charité, imitant Jésus-Christ qui nous a aimés nous-mêmes.
Par-dessus tout ce que j'ai dit, ayez la ebarité, qui est le lien de la perfection.
La fin des commandements est la charité, qui naît d'un cœur pur, d'une bonne conscience et d'une foi sincère.
Ante omnia, mutuam in vobismetipsis charitatem continuam habentes, quia charitas operit multitudinem peccatorum. I Pétri iv, 8.
Omnis lex in uno sermone impletur :
Diliges proximwm tuum sicut teipsum.
Gai. v, 14.
Charitas fratemitatis maneat invobis.
Ilebr. xm, 1.
Impiété gaudium meum, ut idem sapiatis , eamdem charitatem habentes , unanimes, idipsum sentientes. Philipp.
De charitate fratemitatis non necesse habemus scribere vobis : ipsi enim vos à Deo didicistis ut diligatis invicem. I Thessal. iv, 9.
Scimus quoniam translati sumus de morte ad vitam, quoniam diligimus fratres. Qui non diligit manet in morte. I Joan. ni, 14.
Si diligamus invicem, Deus in nobis manet, et charitas in nobis perfecta est. Ihid. iv, 12.
Qui diligit fratrem suum, in lumine manet. IJoan. n, 10.
Hœcest annuntiatio quam audîstisab initio, ut diligatis alterutrum. Ibid. m,
Si quis dixerit quoniam « Diligo Dedm, » et fratrem suum oderit, mendax est. Ibid. iv, 20.
Qui non diligit fratrem suum quem videt, Decm, quem non videt, quomodo potest diligere ? Ibid.
Si sic Dels dilexit nos, et nos debemus alterutrum diligere. I Joan. iv, 11.
Hoc mandatum habemus h Deo, ut qui diligit Deuji diligat et fratrem suum. I Joan. iv, 21.
Diligamus nos invicem, quia charitas ex Deo est. I Joan. iv, 7.
In hoc cognovimus charitatem Dei, quoniam Me animam suam pro nobis posuit: et nos debemus pro fratribus animam ponere. Ibid. ni, 16.
Avant toutes cboses , ayez une charité constante les uns pour les autres : car la charité couvre le grand nombre des péchés.
Toute la loi est renfermée dans ce seul précepte : Vous aimerez votre prochain comme vous-même.
Conservez toujours la charité envers vos frères.
Rendez ma joie complète, en étant toujours unis ensemble , n'ayant tous qu'un même amour, une même âme et les mêmes sentiments.
Quant à ce qui regarde la charité fraternelle , vous n'avez pas besoin que je vous en écrive : Died vous a appris luimême à vous aimer les uns les autres.
Nous reconnaissons que nous sommes passés de la mort à la vie en ce que nous aimons nos frères. Celui qui n'aime point demeure dans la mort.
Si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et son amour est parfait en nous.
Celui qui aime son frère demeure dans la lumière.
Ce qui vous a été annoncé, ce que vous avez entendu dès le commencement, c'est que vous vous aimiez les uns les autres.
Si quelqu'un dit « J'aime Dieu , » et qu'il haïsse son frère, c'est un menteur.
Comment celui qui n'aime pas son frère qu'il voit peut-il aimer Dieu qu'il ne voit pas?
Si Dieu nous a aimés de cette sorte , nous devons aussi nous aimer les uns les autres.
Nous avons reçu de Dieu ce commandement, que celui qui aime Dieu aime aussi son frère.
Aimons-nous les uns les autres : car la charité vient de Dieu.
Nous avons reconnu l'amour de Dieu envers nous, en ce qu'il a donné sa vie pour nous : nous aussi , nous devons donner notre vie pour nos frères.