‹ La bibliothèque des prédicateursChapitre 18 sur 59 · XXXIII, I · texte numérisé non relu

XXXIII, I

\ >n Mi major Mo qui timet Dei u. Ecoll.

Quitimet Dbum facietbona, ld. w, t.

(lui timeni Dominum inventent judicium justum. Eooll. xxxn, SO.

Beaft omnes </'"' h&nend Dominum, qui ambulant in viis ejus! Ps. 127.

/ ius est Altùsimus, Creator omnipoi ft /('■./■ potou '•/ i/itiitfiitltts' nimïs. Eooll.

'• H- Quû non timebit te, 6 /<<•.'■ genhuml Je-

rem. x, 7.

Zïmor Domiiti ipse est thésaurus ejus, [sais xxxui, G.

Qui timfiit te magni erunt per omnia. Juililli. xvi, 10,

.W/ </«<'/// respiciam, nisi ad paupercutum, ft contritum spiriiu, et trementem sermones meos? [sais, lxvi,2.

Zïmor Dei initium dilectionis ejus. Eccli. xxxi i, 18.

Qui nim£ Dominum excipiet doctrinam ejus. ld. xxxii; 16.

S« Dominus ego sum,ubi est timor meus?

Malaeh. i, U.

7\e terreamini ab his qui occidunt corpus, et post hœc non habent amplius quid faciant. Ostendam auéem vobis quem twïeatis : timete eum qui, postquàm occident, habet potestatem mittere in gehennam : ità, dico vobis, haut1 timete. Luc. xn, 5.

Perfecta charitas foras mittit timor em. I Joan. ix, 18.

Cum mefu et tremore vestram sahttem operamini. Philipp. il, \2.

Salas erit timentibus nomen Domini. Micheœ vi, 9.

La crainte du Seigneur et! ua pamdl de bénédiction.

il ii'i-si rfen de plui avantageux que de oralndre Dm , et rien de plus dons que d'obéir aux commando tnen la du Seigneur!

Si vuiis ae vous tenez smis ceese [attentif à la oralnte du Seigneur, votre maison aéra bientôt renversée.

il n'arrivera poinl àt nuuu a celui qui craint le Seigneur.

il n'y a pas de plue grand bomme que celui qui craint DibVi

Celui qui eraini Diei fera le bleni

Ceux qui craignent Du i: reconnaîtront ce qui est juste.

Heureux loua ceux qui craignent le Seigneur, qui marchent dans sea voit

Il n'y a qu'un Dieu très-haut, le Créateur qui peut tout', le roi puissant et infiniment redoutable.

Qui ne vous craindra, ô Koi des nations !

La crainte du Seigneur est le véritable trésor de l'homme.

Ceux qui vous craignent, Seigneur, seront très-grands en toutes choses.

Sur qui jetterai-je les yeux , sinon sur le pauvre qui a le cœur brisé , et qui écoule mes paroles avec tremblement?

La crainte de Dieu est le principe de son amour.

Celui qui craint le Seigneur recevra de lui l'instruction.

Si je suis votre Seigneur, ouest la crainte respectueuse qui m'est due ?

Ne craignez point ceux qui tuent le corps et qui, après cela, n'ont rien à vous faire davantage. Mais je m'en vais vous apprendre qui vous devez craindre. Craignez celui qui, après avoir ôté la vie , a le pouvoir de vous jeter dans l'enfer : oui, je vous le dis, craignez celui-là.

La charité parfaite chasse la crainte.

Ayez soin d'opérer votre salut avec crainte et tremblement.

Ceux qui craindront votre nom, Seigneur, seront sauvés.

EXEMPLES DE L'ANCIEN-TESTAMENT

[Sodome.J — Lesmenaces des feux éternels que la justice de Dieu allume dans les enfers, la pensée du grand jour des jugements de Dieu, une éternité d'effroyables supplices : tout cela est presque tourné en ridicule par une infinité déjeunes téméraires, semblables à ces présomptueux de Sodome dont ils ne pourront éviter le déplorable sort. Le saint homme Loth, étant averti par un ange que la ville allait être embrasée par le feu du ciel, criait par toutes les rues et conjurait tout le monde d'apaiser la justice divine, ou du moins de l'éviter en sortant d'un lieu si odieux au Seigneur. Use trouva de ces intrépides qui méprisèrent ce saint homme et qui firent de ces menaces un sujet de raillerie : Et visus est en quasi ludens loqui. Us demeurèrent tranquillement dans la ville, et continuèrent leurs divertissements ; mais, une heure après, ils furent engloutis dans les flammes.

[INinive.] — C'est une hérésie de croire que la crainte des peines de l'enfer et des jugements de Dieu soit mauvaise, puisque l'Ecriture nous apprend qu'elle est un mouvement du Saint-Esprit. Les Ninivites sont loués par le Sauveur même pour avoir tait pénitence, intimidés parla prédication de Jonas, qui les menaça de la part de Dieu d'une entière destruction de leur ville. Cette crainte fut donc salutaire, puisque par elle ces peuples furent excités à la pénitence et que cette pénitence, faite par un motif de crainte , attira sur eux la miséricorde du Seigneur. À quelle fin Dieu mena:erait-il les pécheurs du feu de l'enfer, sinon pour les détourner du péché par l'appréhension des peines ? Et n'est-ce pas une impiété de penser que Dieu nous propose pour motif de l'observation de ses commandements une chose dont on ne peut se servir sans l'offenser ?

[Anliodms.] — Tous ceux qui ont voulu jeter les fondements de leur fausse tranquillité sur l'athéisme et sur l'irréligion ont bâti des tours de Babel : Dieu les a confondus; il a fait voir les marques de leur folie dans leur confusion, et celles de sa colère dans larigueurde ses vengeances. L'impie Antiochus ne fut-il pas contraint, malgré toute saforce d'esprit prétendue, de reconnaître cette vérité, lorsque, mourant au milieu des fléaux dont la justice de Dieu l'avait frappé, il s'écria : * Je connais maintenant qu'il est juste que l'homme s'assujettisseàDiEU, et qu'il est bon qu'il le craigne.» Mais cet impie, qui avait bravé la justice de Dieu, n'obtint pas pour cela miséricorde, parce que sa crainte, aussi bien que sa douleur, n'avait pour objet que la peine de ses crimes, sans une sincère volonté de ne plus les commettre.

PARAGRAPHE TftOItXÉMl . l(W

[Tobiet] Le saint homme To :: tingué entre les saint* de l'ancienne

loi qui on1 toujours en la crainte de Di«o devant les yens : car, entre le marques qu'il on faisait paraître dan ton • con-

duite, lorsqu'il se crut près de la mort, en1 quHl recommanda

à son fils comme le plus précieux héritage qu'il lui pouvait laisser, lapremière fut de ce jamais perdre la crainte de Dieu. bien, lui dit il

la nécessité de nos affaire i temporelle . et Les incommodité • où nou omiih's réduits par l'ordre de la Providence divine, Mais ne craignez point, mon oherflls, ot tenez pour assuré que nous aurons toujours des biens en abondance,' tant que nous posséderons La crainte de Dieu.» Voilà le plus beau testament qu'un homme ait jamais fait, et le riche patrimoine que ce fils, qui ne céda point à Bon père en piété, conserva ohèrement toute sa

\ ir.

[Autres exemples,] - L'éloge ordinaire que L'Ecriture donne aux saints qui, dans L'ancienne loi, se sont signalés par Leur piété, est d'avoir vécu dans la orainte de Dieu. En voici les principaux:

Abraham, après s'être mis en devoir de sacrifier son proprefils par l'ordre de Dieu, mérita cet éloge de la part de Dieu même: ÏShmc cognoviquôd finies Deum, et n m pepercisti unigenito filio tuo propter me.

Le mérite et les vertus du saint homme Job sont renfermés dans ces paroles que Dieu dit au démon : Nttmquid considerasii servutn meum Job^ quàd non sa <-i si;;/i fis in terrât vir simplex et rectusuc timemhwïi.et recedms à niulo.

David avait sans doute cette crainte imprimée bien avant dans le cœur puisqu'il en parle si souvent, qu'il l'enseigne et la recommande en tant de façons, et la demande si particulièrement à Dieu pour lui-même: C on fige timoré tuo carnes meas.

Josaphat, en établissant des juges par toutes les villes du royaume de Juda,leur recommandait sur toutes choses la crainte de Dieu, afin déjuger avec équité: SJwtimor Domini vobiscum ( n Parai, xix).

L'exemple du vieillard Eléazar, dont le martyre est décrit au 2elivre des Machabées, 6, est célèbre ; mais lui-même marque assez d'où venait sa confiance et son courage, par ces paroles qu'il disait à Dieu: Libenter hœc patior propter timorem tuurn ( n Mach. iv ).

EXEMPLES DU NOUVEAU-TESTAMENT

[ Les païens convertis. ] — La crainte de la sévérité des jugements de Dieu était le sujet ordinaire que le Sauveur des âmes avait donné à ses Apôtres pour la conversion des pécheurs, comme dit S. Pierre aux Actes des Apè-

très, 1 : Prœcepit nobis prœdicare quùd constitutus esset judex vivorum ed mortuorum: Notre Maître, près de monter aux cieux, nous a ordonné, comme le plus puissant moyen de convertir les âmes, de prêcher le jugement dernier, et de leur en imprimer la crainte dans l'esprit. Ce qui a fait dire aux gentils, dont Tertullien nous rapporte les paroles, que la frayeur qu'ils conservaient de ce grand jugement les faisait embrasser cette secte : Nos in hanc sectam metu prœjudicati judicii transvolamus.

Il est rapporté, aux Actes des Apôtres, que S. Paul, qui était prisonnier, ayant discouru devant le président Félix du jour du Jugement, ce président en fut épouvanté : Disputante Paulo de justifia et castitate etjudicio futur os tremefactus Fclix respondit: Audiemus te de hoc iteràm. Cotte crainte, qui le fit trembler, fut naturelle et stérile : car nous ne lisons point qu'elle ait produit aucun bon effet en la personne de ce juge, qui n'embrassa pas la foi, quoiqu'il entendît parler du jugement et des supplices préparés aux méchants, et qu'il en fût grandement effrayé. Et c'est de cette crainte que parle S.Augustin quand il dit : Quid magnum est pœnam timere? quis enim non timet? Un voleur ne laisse pas d'être voleur, quand, ne cherchant qu'à dérober et désirant toujours le faire, il ne s'en abstient, sur certains avis, que par la crainte d'être surpris et puni.

[ S. Paul. ] — Il faut que la grâce de la conversion change le cœur, et qu'elle lui inspire une continuelle frayeur des justes et redoutables vengeances du Seigneur. C'est pour cette raison que l'apôtre S.Paul, au commencement de sa conversion, ayant été aveuglé, fut renversé par terre, pénétré de crainte et de fayeur : Tremens ac stapens dixit: Domine, quid me vis facere? Ce qui nous fait connaître que, pour faire une véritable conversion, il faut que le pécheur, d'un mondain intrépide et sans crainte de Dieu, devienne un homme tout rempli de cette crainte salutaire, qu'il Fait toujours devant les yeux, et appréhende sans relâche la justice et les jugements de cet oeil suprême qui est toujours ouvert sur lui, comme faisait ensuite S. Paul.

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