‹ La bibliothèque des prédicateursChapitre 46 sur 59 · II · texte numérisé non relu

II

Les Sources

[Les SS. Pères.] — S. Augustin a parlé de l'Eglise en une infinité d'endroits. Nous en rapporterons seulement les principaux. — Le premier est un livre entier de Lhiitate Ecclesiœ , où il montre, entre autres choses , que, pour avoir l'intelligence du vrai sens de l'Ecriture, il faut recourir à l'Eglise. — II Contre Péiilien, il lui prouve qu'il est soàismatique , parce qu'il ne communique point avec les chrétiens de toute la terre. — Epist. 222 (ad Consentium) : tous les hérétiques abusent de l'Ecriture pour autoriser leurs erreurs. — De utilit. credendi : comment il faut chercher la vérité, et de quel moyen il s'est servi lui-même pour sortir de l'erreur.

Le même, contra Epist. Manichœi, déclare ce qui le tient attaché à l'Eglise Romaine. — De moribus Ecclesiœ, oO, il exalte la morale que l'Eglise enseigne. — Au eh. 34 du même livre, il enseigne qu'on ne doit point se séparer de la doctrine de l'Eglise, sous prétexte des vices et

de la mauvaise vie de ••<,u\ qui La gouvernent ou qui y boju1 attachés. — SurlePs. 128, expliquant ces paroles, Sœpè expugnaverimt me àjupentute meâ, il l'ait voir combien L'Eglise a souffert des méchants chrétiens dans tous Les siècles, — De catechizandii rudibu» : que, dans L'Eglise, le nombre des pécheurs e1 des méchants surpasse celui des bons et des /justes. — Sur le Ps. 23, expliquant ces paroles; Ipse supermaria fundavit (■mu et super flumina prœparavit eam, il montre comment Dieu a affermi son Eglise contre toutes les tempêtes des persécutions et des hérésies.

Le même, Homii, 1 in Apocal., sur ces paroles, Et pedes eji/s similes auricalcho, montre que l'Eglise, en ce qui regarde les mœurs, sera bien différente à la fin des siècles de ce qu'elle était en ses commencements.

— Sermon 182 de (empare : que celui qui est hors de l'Eglise n'est pas véritablement chrétien ; la même chose au traité 3e de Symbolo, 11. — Sermon 10 de Tempore : comparaison de l'Eglise avec la sainte Vierge Mère de Dieu. — Sur le Ps. 126 : que l'Eglise est sortie du côté ouvert du Fils de Dieu sur la croix, comme Eve fut tirée du côté d'Adam. Il enseigne la même chose au traité 120 sur S. Jean. — Sermon 49 de Verbis Domini : comment il ne s'est fait qu'une Eglise des Juifs et des gentils. — De jlde et symbolo, 10 : que les hérétiques et les schismatiques sont séparés de l'Eglise, les uns parce qu'ils en abjurent la foi, et les autres parce qu'ils en rompent l'unité.

Le même , De verâ lielig. 1, montre que l'Eglise Romaine est reconnue pour catholique et la seule qui en porte le nom, par ceux qui en sont et par ceux qui n'en sont pas, par les païens et par les hérétiques. — Quœst. sup. judic, 49 : que l'Eglise a été dans tous les âges et dans tous les siècles, en commençant depuis Adam. — In Ps. 101 : que l'Eglise ne peut périr, et qu'elle subsistera toujours, quoique plusieurs s'en séparent et la quittent. — In Ps. 103 ." que l'Eglise, étant fondée sur Jésus-Christ, est appuyée sur un fondement inébranlable. — Tract. 124 in Joan. : la promesse de S. Pierre sur les autres Apôtres, et que c'est sur cette pierre que l'Eglise est fondée. — De Agone christ iano , 12 ; fermeté de l'Eglise contre les attaques des païens et des hérétiques. — II Contra Crescon. 33 : l'Eglise est infaillible dans les choses de la foi.

Le même, m de Baptismo, 16 : qu'il n'y a ni charité ni Saint-Esprit hors de l'Eglise. — vu, 51 du même livre : que l'Eglise renferme les bons et les méchants. Tract. 18 inJoannem : que toutes les hérésies viennent de ce qu'on donne à l'Ecriture un sens contraire à celui de l'Eglise .

— xviii Civit. 51 : que ceux-là sont hérétiques qui résistent opiniâtre ment aux décisions de l'Eglise. — Epist. 162 {ad episcop. Donatistas) : que tous ceux qui sont dans l'erreur ne sont pas pour cela hérétiques, s'ils sont disposés d'acquiescer au sentiment de l'Eglise.

S. Grégoire, Homil. 15 in Ezechiel. . parle de l'unité de l'Eglise, qui a été dès le commencement du monde et durera jusqu'à la fin. — Sur le Ps. Pœnitent. 4 : que FEglise universelle est une, sous un même chef.

LàG même , n Moral, in Job. '.) , montfe que toutes les vertus et les

bonnes œuvres des hérétiques sont sans aucun mérite; la même chose xii Epist., Epist. 53. — Sur le ps. 5 : que l'Eglise durera toujours. — xxvi Moral, in Job, il ramasse tout ce qu'on peut dire de l'Eglise, dans un long discours qu'il fait sur l'arche de Noé. — in in lièges ; que la gloire de la Synagogue a été transférée à l'Eglise.

S. Aiîibroise, De Abraham, compare l'Eglise à Rébecca, qui donne à boire à Eliezer : ingénieuse comparaison. — De fide orthodoxe contra Arianos : combien les hérétiques sont pernicieux à l'Eglise.

Clément d'Alexandrie, i Pœdag. 7, représente l'Eglise comme une école où les fidèles apprennent la vérité et la solide piété.

S. Jérôme, sur ces paroles du ps. 39, Annuntiavi justitiam tuam in ecclesid magna , rend grâces à Dieu de ce qu'il a appelé à son Eglise des gens des quatre parties du monde, et de ce qu'elle est étendue par toute la terre. — Dialog. contra Lnciferianos, il compare l'Eglise à l'arche de Noé, où étaient renfermés toutes sortes d'animaux, vu que l'Eglise contient des personnes dont les mœurs sont si différentes. 11 montre encore la même chose sur le eh. 1 1 d'Isaïe. — Sur le 23e de Jérémie , il fait voir comment les hérétiques sont sans mission, et s'ingèrent dans le ministère apostolique. — n In cap. 6, Osée, sur ces paroles, Vœ eis quoniam recesserunt à me, il fait voir la vie déréglée des hérétiques.

Origène I, in Job, fait voir comment les hérétiques s'élèvent dans l'Eglise, et le ravage qu'ils y font. — Homil. 7 in Ezechiel. : comment les hérétiques séduisent les peuples par leur hypocrisie et leurs vertus apparente:.:.

Tertrdiien, Des Prescriptions, 19, montre qu'on n'avance rien par l'autorité de l'Ecriture contre les hérétiques , parce qu'ils l'éludent et l'interprètent à leur manière , et qu'il n'appartient qu'à l'Eglise d'en déclarer le vrai sens.

S.Chrysostôme,Homél. 3(3 sur la ire aux Corinthiens, fait voir l'état de la primitive Eglise, et la compare avec celle de son temps. — Serm. 6, in Epkes. : comment les premiers chrétiens étaient incomparablement plus saints et plus réguliers que ne le sont ceux d'à présent. — Homél. 23 ex Imper fecto opère, in cap. 8 Matth. : long parallèle de l'Eglise avec un navire sur la mer. — Homél. 48 du même ouvrage, in 24 Matth. : combien les hérésies se sont multipliées. — Homél. 19 sur le 7e ch. de S. Matthieu , il dépeint les artifices des hérétiques pour séduire les peuples.

S. Gyprien a fait un excellent livre De unitate Ecclesiœ, où il dit de très-belles choses sur ce sujet ; et il en parle encore en différents endroits de ses ouvrages.

S. Basile, Epist. ~, montre combien l'Eglise était étendue de son temps, nonobstant le ravage qu'avaient fait les ariens.

Vineentius Lirinensis, in comm. c. 3. montre que les vérités catholiques sont celles r\uo l'Eglise enseigne partout.

PARA.GR IPHE DE1 \ii .Mi ■ 5(|5

S. Bernard, Adpastores in synodo, se plaint amérementde ce que le mauvais chrétiens persécutent l'Egli e plus cruellement que Les tyrans cl les hérétiques . — Sermon 65 sur les Cantiques, expliquant ces parole . Cavité nobis vulpes parwlas, il dépeint parfaitement les mœurs et les artifices des héréliqui

S. Justin, et S. Irénée ont dit plusieurs choses remarquables sur l'Eglw s et sur les hérétiques.

[Livres spirituels el autres.] — Petrus Canisius , tom. i De Doctrina. christianâ.

Marchantius Hortus Paslorum, Tract, i. lect. (» et 11.

Bellarminus De ccclesià.

Morel, livre sur l'infaillibilité de l'Eglise intitulé VOracle de la vérité.

La sagesse chrétienne du P. Guilleminot, chap. 7.

Catéchisme du Concile de Trente, Svmbole des Apôtres.

Brovius.

Traités de Controverse de Maimbourg, 2e traité, De la vraie Eg-lise.

La, Méthode pacifique du même auteur.

Le P. Thomassin, De l'unité de TE alise.

Pélisson, traité de l'Eglise.

[Prédicateurs.] — Matthias Fafoer, Op. tripart. conc. 8^9 in Dominic. \ post Pentec. Item Conc. 8; in dom. 2 et 3 post Pent.

Molinier, vendredi de Carême.

Le P. Le Jeune, Providence de Dieu sur l'Eglise contre les hérésies.

Le P. Texier, Jeudi de la 2e semaine de Carême, sur l'unité et Tinfaillibité de l'Eglise. — Mercredi de la même semaine, perpétuité de l'Eglise.

Joly, Prône pour le 2e dimanche apr. Pâques : obéissance que nous devons à l'Eglise, et en quoi elle consiste.

Maimbourg, 2r' mardi de Carême: prérogative de la chaire do S. Pierre.

Bourdaloue, Panégyriques, S. Pierre.

[Recueils.] — Louis de Grenade, — Titulo Ecclesia. Lhoner, tit. Hœmis.

Busseus, Panario. ) . 1T Labatha. j tlT" Hœrf'tici

KGLISE.

i III.

Passages, exemples et applications de l'Écriture.

Postula à me, et dabo tibi gentes hœreditatem tuam, et possessionem tuam terminus tcrrir. Ps. 2.

Apud te laits mea in ecclesiô magna. Ps.

Deus fundavit eam in œternum. Ps. 47.

Civitas régis magnî. Ps. 47.

Mons in quo beneplaciium est Dec habitare in eo. Ps. 67.

Dominabitur ii mari usquè ad mare et a flumine usquè ad terminas orbis terrarum. Ps. 72.

Sœpè expugnaveruntme à juventute meâ :

etenim non potuerunt mihi. Ps. 128.

Tota pulchra es, arnica mea, et macula non est in te. Cant. iv, 7.

Terribilis ut castrorum acies ordinata.

Cant. vi, 3.

Civitas Dei. Isaiae xly.

Mous domus Domini in vertice mont in. m. Isaise ii, 2.

Solium Domini. Jerem. m.

Vinea electa. Jerem. n.

Regnum œternum. Daniel il.

Pot estas ejus à mari usquè ad mare, et à flumiaibus usquè ad fines terrée. Zach.

Vocabitur Jérusalem Civitas reritatis. Zacli. vin, 3.

Attendue à falsis prophètes. Matth. vu, L5.

Vc/iit inimicus homo et supersemïnavit zizania. Matth. xnr, 35.

Super cathedram Moysi sederunt scribœ et pharisœ : omnia ergo quœcumque dixerini vobis servate et faeite. Matth. xxm, 2.

Si Ecclesiam non audierit, sil tibi sicut ethnicus et publicanus. Matth. xvin, 17.

Simile est regnum cœlorum grano sinapis etc. Matlh. xin, 31.

Simile est regnum cœlorum decem virginibus, etc. Matth. \xv.

Simtte est régnant cœlorum ^agence missœ

Demandez-moi, et je vous donnerai les nations pour votre héritage, et j'étendrai votre possession jusqu'aux extrémités de la terre.

Je publierai vos louanges au milieu de l'Église et de l'assemblée des fidèles.

Dieu l'a fondée et affermie par toute la terre.

La cité du grand Roi.

C'est une montagne où il a plu à Dieu d'habiter.

Il régnera d'une mer à une autre mer el jusqu'aux extrémités du monde.

Ils m'ont, depuis ma jeunesse, souvent attaqué, et ils n'ont pu prévaloir sur moi.

Vous êtes toute belle, ô mon amie, et il n'y a point de tache en vous.

Vous êtes terrible, comme une armée rangée en batalle.

C'est la cité de Dieu.

La maison du Seigneur est sur toutes les montagnes les plus hautes et sur toutes les collines les plus élevées.

C'est le trône du Seigneur.

C'est la vigne choisie du Seigneur.

C'est un royaume éternel.

Sa puissance s'étendra depuis une mer jusqu'à l'autre mer, et depuis le fleuve jusqu'aux extrémités du monde.

Jérusalem sera appelée la ville de la vérité .

Donnez-vous de garde des taux prophètes.

L'ennemi vint, et sema l'ivraie parmi le froment.

Les scribes el les pharisiens sont assis sur la chaire de .Moïse : observez donc et faites tout ce qu'ils vous diront.

Si votre frère n'écoute pas l'Eglise, regardez-le comme un païen et un publicain.

Le royaume des cieux (qui est l'Église) est semblable à un grain de sénevé.

Le royaume des cieux est semblable à dix vierges qui, prenant leurs lampes, s'en allèrent au devant de l'époux, etc.

Le royaume des cieux est semblable à un

PARAGRAPHE I'Koim HMK.

//( mare, et ex omni génère piscium congre' ganti. Mal th. XIII. 47.

Ecce ego vobiscum sum omnibus dîebus, usquè ad consummationem seeeulù Matlh.

wviu, 20.

Ego rogavi pro te, Petre, ut non deficiat fttlrs tua. Luc. v x 1 1 , 32.

Tu es Petrus, et super hanc petram œdificabo Ecclesiam mea'm. Mtetth. xvi, IN.

Regnabit in domo Jacob in eeternum, et regni ejus non erit finis. Luo, i, 32, 33.

Ego sum ostium : per me si quis introieritt salvabitur ; et ingredietur et egredietur, et pascua inveniet. Joaa. x, !).

Erit iniuiii ovile et unus pastar. Ibid.

Fundamentum aliud nemo potest ponere preeter id quod positum est, quod est Christus Jésus. Corinth. m, 11.

Vos estis corpus Chrisii, et membra de membro. [bid. xn, 27.

Vt non simus parvuli fluctuantes, et circumferamur omni vento doctrinal.... ad circuniventionem erroris. Ephes. iv, 14.

Ipse dédit quosdam quidem apostolos, quosdam auteni prophetas, alios verà evangelistas, alios auteni pastores et doctores, ad consummationem sanctorum in opus ministeriif in œdificationem corporis Christi. [bid. 12.

ipse est caput corporis Ecclesice, qui est principium. Coloss. i, 18.

Vos estis cives sanctorum et domestiei Dei, superœdificasti super fundamentum Apostostolorum et prophetarum, ipso summo anguliiri lapide Christo Je.su. Ephes. n, 19, 20.

christ us dilexit Ecclesiam, et seipsum tradidit pro eà, ut i/tam sanctificaret, mundans, lavacro aquœ in verbo vitœ, ut exhiberetipse sibi glorlosam Ecclesiam, non habentem maculam aut rugam , aut aliquid hujusmodi, sed ut sit suinta et immaeulata. Ephes. v, 25-27.

Ecclesia quee est domus Deî. Timoth. m.

Dédit (Christus) semetipsum pro nobis, ut nos redimeret ab omni iniquitate, et mundaret sibi populum acceptabilem , sectaiorem bonorum operum. Tit. xi, 14.

Ecclesia Dei eiri, eoiumna et firmameHtum veritatis. I Timoth. ni, 15.

llo-ri'tii-iiin hominem posi unam et secun- •luiii correctionem devita, sciens quia subis est qui ejusmodi est et delinquit, cùm sit proprio fudicio çonvictus. Titum ni, 10.

Voctrinis variis et peregr&Ms nohte abduci. Hebr. xui, 9.

nid, qui éfftnl jeté dont la mer, ratt

Iniile seule (le poissons.

Voilà que je suis avec vous, en tout temps,

jusqu'à la consommation des slôoles.

J'ai prié pou! vous, Pierre, afin que votre foi ne vieiiur point à manquer.

Je vous dis que vous êtes Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église.

11 régnera éternellement, dans la maison de Jaeob, et son règne n'aura point de (in.

Je suis la porte : si quelqu'un entre par moi, il se sauvera ; il entrera, il sortira, et il trouvera les pâturages nécessaires.

11 n'y aura qu'une bergerie et un pasteur.

Personne ne peut' mettre d'autre fondement que celui qui a été mis, et c'est Jésus- Christ.

Vous êtes le corps de Jésus-Christ, et des membres dépendant d'un autre membre.

Afin que nous n'ayons plus l'esprit llottant comme des enfants, et que nous ne soyons point emportés ça et là à tout vent en fait de doctrine.... séduits par la malice des hommes.

C'est lui qui en a l'ait quelques-uns apôtres, quelques-uns prophètes, d'autres évangélistes, d'autres pasteurs et docteurs, pour la complète édification du corps de Jésus- Christ.

Il est lui-même le chef du corps de l'Église, lui qui est le principe, etc.

Vous êtes de la cité des saints et de la maison de Dieu , étant un nouvel édifice bâti sur le fondement des Apôtres et des prophètes, où Jésus-Christ est la première pierre de l'angle.

Jésus-Christ a aimé l'Église jusqu'à se livrer pour elle afin de la rendre sainte, en la nettoyant et la lavant avec l'eau, par la parole de vie, afin de se donner à luimême une Église toute glorieuse, qui n'eût ni tache ni ride, ni rien de cette nature, mais qui fût sainte et sans tache.

L'Église est la maison de Dieu.

Le Fils de Dieu s'est donné lui-même pour nous, afin de nous affranchir de toute iniquité, et de se faire un peuple pur, agréable, adonné aux bonnes œuvres.

L'Église du Dieu vivant est la colonne et l'appui de la vérité.

Après que vous avez averti deux fois un hérétique, n'ayez plus de commerce avec lui, vous persuadant qu'un tel homme est perverti, et en état de péché, puisque sa propre conscience le condamne.

Gardez-vousde vouslaisser alleràla variété des opinions ni à des doctrines étrangères.

Vakdictionts filii [fueretict), derelinquen- Les enfante de malédiction, apiôa avoir tes rectam viam, erravevunt. II Pétri n, craittô le droit chemin, se sont égarés. 14-15.

Arbores automnales, infrucluosœ, bis mor- Ce sont des arbres qui ne poussent qu'en tlUBj eradicatœ, sidéra errantia. Juche xn. automne, qui ne donnent point de fruit, qui

sont morts doublement, et qui n'ont point de racine.

Murus civitatis habent fundamenta duo- La muraille de cette ville avait douze fondecim, et in ipsis duodecim nomina duode- déments, où sont les noms des douze Apôciiii Apostolorum Agni. Apocal. xxi, 14. très de l'Agneau.

EXEMPLES TIRÉS DE L'ANGIEN-TESTAMEXT

[Eve.] — La première et la plus ancienne figure qui nous représente l'Eglise sainte est , au sentiment de S. Augustin et de plusieurs SS. Pères, Eve, laquelle fut formée d'une des côtes d'Adam durant son sommeil. Il est remarquable que l'Ecriture , pour exprimer la formation de cette première femme, se sert d'un mot qui a du rapport à la structure d'un bâtiment : ■•Edificavit Deus costam in mulierem, parce que l'Eglise est représentée dans les saintes lettres sous le nom d'un édifice bâti de la main de Dieu, et dont le Seigneur est lui-même l'architecte, la première pierre, et le fondement. Or , comme Eve fut tirée du côté du premier homme, de même, disent ces saints docteurs, l'Eglise a été tirée du côté de Jésus mourantet fermantlesyeux pour s'endormirdu sommeil de la mort. Pour continuer l'allégorie, cette Eglise est appelée l'épouse de Jésus-Christ , qui l'a chérie en cette qualité jusqu'à donner sa vie et verser son sang pour la Javer, et la rendre sans ride et sans tache , comme parle l'Apôtre. C'est d'elle que tous les chrétiens ont reçu une naissance spirituelle , par elle qu'ils sont enfants de Dieu , qu'ils l'appellent leur mère, pour leur avoir procuré la vie de la grâce ; c'est elle qui les nourrit et qui les élève dans son sein, et c'est par son moyen qu'ils obtiendront la vie éternelle, pendant qu'ils y seront unis, soumis et inséparablement attachés.

] Arche de Noé.] — L'arche de Noé est une autre figure de l'Eglise, et mémo celle dont les SS. Pères se servent communément pour nous marquer que hors de l'Eglise il n'y a point de salut à espérer. En effet, la figure en est naturelle, et consiste en plusieurs choses. — 1°. Comme il n'y eut que ceux qui entrèrent dans cette arche qui évitèrent le naufrage universel , il n'y a que ceux qui sont dans l'Eglise, et qui s'y tiennent fortement attachés, qui évitent le malheur éternel. — 2°. Comme dans l'arche il y avait des bons et des méchants , savoir Sein et Japhet avec leur mauvais frère Cham. et que les hommes y demeuraient avec toutes sortes de bêtes féro-

ces, l'Eglise u'esl pas composée des seuls justes et des geni de bien, mais de méchants e1 do scélérats, qui n'en seront séparés que. Lorsque Dieu en fera le partage. — 3°. Comme lesenfants de Noé durent avoir la patience de demeurer enfermés dans L'arche, pendant que dura le déluge, s'ils no voulaient être submergés dans les eaux avec les géants qui étaient alors sur La terre; les fidèles doivent demeurer dans l'Eglise, jusqu'à la fin de celle vie, ei ne point sortir de cet asile, sous peine de périr avec les déserteurs et les apostats qui s'en séparent, et qui se perdent sans ressource.

[Jacob et Esafl.] — Rébecca a toujours été regardée comme une figure do L'Eglise, et le combat de ses deux enfants Jacob et Esaii dans son sein comme une image de ce qui s'y ferait et s'y fait encore tous lesjours: car c'est cette église qui, dans la suite de tous les siècles, sentira ces déchirements intérieurs que Rébecca n'a senti qu'une seule fois. Elle y renfermera deux peuples : l'un sera un peuple de bons chrétiens, l'autre un peuple de chrétiens méchants et corrompus. Ces différents peuples se feront une guerre continuelle. S'il n'y avait que des justes dans l'Eglise, ou s'il n'y avait que des méchants, peut-être qu'il y aurait moins de guerre. Les bons n'auraient point de zèle pour convertir les méchants, et les méchants n'auraient point le désir de pervertir et de persécuter les bons. Mais la guerre qui déchire ses entrailles durera jusqu'à la fin du monde , parce que du même sein de Rébecca, c'est-à-dire du sein de la même Eglise, sortira un peuple charnel appartenant à Esaû, et un autre peuple spirituel appartenant à Jacob, c'est-à-dire à Jésus-Christ.

[Coré, Dathan et Abirnn.] — Malheur à ceux qui divisent l'Eglise ! ils n'ont point de part aux promesses de Jésus-Christ, et n'en doivent attendre que de sévères châtiments. La terre se rompt sous les pieds de ceux qui rompent l'unité ; elle se déchire elle-même en quelque sorte, pour abîmer ceux qui déchirent cette robe mystique du Rédempteur ; et le Saint-Esprit, parlant par la bouche de David, avait en vue les chefs d'un dessein si détestable lorsqu'il disait: « Que la mort vienne fondre sur ces hommes , et qu'ils descendent tout vivants dans les enfers, comme y sont descendus Coré, Dathan et Abiron ! » qui furent les premiers qui donnèrent l'exemple d'une séparation si pleine d'impiété, lorsqu'ils se détachèrent de Moïse et voulurent envahir le sacerdoce que Dieu destinait à Aaron.

[La synagogue.] — La synagogue a été la figure de l'Eglise ; le sacerdoce d'Aaron l'ombre du sacerdoce do Jésus-Christ, ; la puissance et la juridiction donnée à Moïse et à ses successeurs d'enseigner et d'expliquer la loi de Dieu a été pareillement la figure d'une plus grande puissance et d'une juridiction incomparablement plus ample donnée à S. Pierre et à ses successeurs. Le sacerdoce, lajuridiction et la chaire de la Synagogue curent leur commencement en Moïse ctÀaron, et leur fin après l'ascension

du Sauveur et la promulgation de l'Evangile. Car, comme les ombres se dissipent quand le jour paraît, de même les figures s'évanouirent quand la vérité se fit voir. Alors, comme dit Origène, la chaire de Moïse fut changée en la chaire de l'Eglise, qui est la chaire de Jésus-Christ : Post adventum Christi sedent Apostoli super cathedram Ecclesiœ, quœ est cathedra Christi (24 in Matth.)

Tant que dura la Synagogue, depuis Moïse jusqu'à la venue du Fils de Dieu, jamais la succession des pasteurs légitimes n'a manqué, et avec la succession des pasteurs la véritable doctrine, et la juridiction y a toujours continué, quoique la vertu et la sainteté de Moïse et d'Aaron n'y persévérât pas, et que les prophètes accusassent souvent les prêtres de la Synagogue d'avarice, d'ambition, d'injustice et du peu de soin qu'ils prenaient de leur troupeau. Parmi la corruption de leurs mœurs et le dérèglement de leur vie, nous trouvons toujours une succession légitime de pasteurs, d'autorité et de doctrine, la Providence divine n'ayant jamais permis que les vices et les désordres des hommes prévalussent sur l'ordre établi de Dieu môme, nique la puissance et la doctrine qui venait de lui, se perdit ou se corrompît avec les mœurs : de manière que, quoique les prêtres et les docteurs fussent vicieux pour la plupart, la chaire de Moïse, où ils présidaient, et la dignité qu'ils tenaient de Dieu ne permettait pas qu'ils errassent dans la doctrine, mais les obligeait en quelque manière de bien parler, encore qu'ils vécussent mal, dit S. Augustin: Cathedra Moy sis cogebat eos bona dicerc, etiam non bona facientes. Le Fils de Dieu en a rendu le même témoignage, en avertissant ses disciples d'écouter et de suivre la doctrine des scribes et des pharisiens, mais de se donner de garde d'imiter leurs actions et de former leur vie sur les mœurs de ces personnes si corrompues. C'est ce qui doit se dire à plus forte raison de l'Eglise, puisque la Synagogue, à laquelle l'Eglise a succédé, n'a pas dû avoir sur elle des privilèges et des avantages plus considérables.

EXEMPLES TIRÉS DU NOUVEAU-TESTAMENT

[ Il est inutile de faire voir que c'est Jésus-Christ qui a institué l'Eglise, ou que l'Eglise est son Etat, son royaume, son héritage et sa possession, puisque, dès-là que nous sommes chrétiens, que nous suivons sa nouvelle loi et que nous embrassons sa doctrine, nous croyons qu'il y a une Eglise qu'il gouverne par son Esprit et qu'il a faite la dépositaire de sa doctrine, et hors de laquelle on ne peut se sauver. C'est pourquoi, il ne

i : 1 1 1 1 qu'en voir les principales propriétés dans le Nouveau-Testament, par quelques faits ou par quelques paraboles qui les marquent évidemmeni .]

| S. Pierre. ] — Il n'y a point de vérité exprimée plus clairement dans L'Evangile que la primauté * 1 1 > S. Pierre, que le Fils de Dieu a établi le chef de son ligli.se par ces paroles : Tues Petrus^t super liane petram (rriificihn Ecclesiam meam. Paroles qu'il lui dit ensuite de la glorieuse confession que Pierre a\ait faite de la divinité de son Maître: Tu es Christué, Filius Dei vioi. Car ce fut pour récompenser la foi de ce disciple, qui avait appris non de la chair et du sang mais par révélation da Père céleste, ce qui regardait la personne du Messie ; ce fut, dis-je, pour récompenser cette vive foi que le Fils de Dieu le déclara la pierre fondamentale sur laquelle il établirait son Eglise pour maintenir cette foi. C'est pour cela qu'il l'assura ensuite qu'il avait prié pour lui afin qu'il ne la perdit point : Rogavipro te, ut non deficiat fides tua ; qu'il lui donna le soin de paître son troupeau, après avoir éprouvé sa charité aussi bien que sa foi : Simon, amas me? Pasce oves meas; qu'il lui donna les clefs du royaume des cieux et la puissance de lier et de délier, dignité que les autres Apôtres ne lui ont jamais contestée, que les premiers Pères de l'Eglise ont reconnue dans la personne de ses successeurs, comme celle qui fait le lien et le nœud de l'Eglise.

[Infaillibilité.] — L'infaillibilité de l'Eglise en matière de doctrine est marquée par ces paroles du Sauveur : Et porta? inferi non prœvalebunt adverses eam ; puisque ces portes de l'enfer ne sont autres que l'erreur et le vice. C'est ce qui a été évidemment accompli : car ni l'un ni l'autre n'a jamais prévalu contre la véritable Eglise, c'est-à-dire contre la chaire de S. Pierre et l'Eglise Romaine, qui n'a jamais enseigné d'erreur, ni approuvé et autorisé de vice, mais au contraire qui a toujours retranché de son corps les hérétiques et condamné le vice partout où il s'est trouvé.

La conduite que Dieu tient à l'égard des hommes dans l'affaire de leur salut, c'est de les appeler par ses grâces intérieures, de leur toucher le cœur et de les convertir, mais ensuite de les envoyer aux ministres de l'Eglise pour être instruits de ce qu'ils doivent croire et de ce qu'ils doivent taire. Ainsi, un ange fut envoyé à Cornélius le Centurion, non pour l'instruire, mais pour lui dire qu'il fît appeler S. Pierre, qui était à Joppé. Hic dicet tibi quid te oporteat facere. N'aurait-il pas été plus court que l'ange même l'eût instruit? Mais Dieu voulait que nous sussions que ce n'est pas des anges mais des hommes que nous devons attendre notre instruction. S. Augustin trouve bien plus admirable que S. Paul, qui devait être le maître et le docteur des nations, et à qui le Sauveur était apparu pour le convertir, fût envoyé à un disciple nommé Ananias : Surge et ingredere civitatem, et Un dicetur tibi quid te oporteat facere.

| L'Eglise renferme lions cl méchants.] — Le Fils de Dieu a déclaré, par plusieurs paraboles et similitudes, dans l'Evangile, que dans son royaume, c'est-àdire dans l'Eglise, les méchants se trouvent mêlés et souvent confondus avec les bons. C'est ce que signifie la parabole do l'ivraie mêlée avec le bon grain, la comparaison d'une aire où la paille est mêlée avec le froment, la similitude d'un rets jeté dans la mer pour prendre des poissons, où il s'en trouve de toutes les sortes; la parabole des dix Vierges, dont une partie qui étaient les sages, s*était pourvue d'huile pour aller audevant de l'époux, les lampes allumées en main, et l'autre des folles, qui s'en trouvèrent dépourvues: paraboles et similitudes que le Fils de Dieu explique lui-même du mélange des bons avec les méchants, dont il saura bien faire un jour la séparation.

APPLICATIONS DE L'ECRITURE

Ecclesia, quœ est domus Dei ( I Tim. m. ) — Admirons la conduite du sage architecte qui a jeté les fondements de cet édifice, et qui en a pris toutes les dimensions. Il ne l'a point bâtie sur le sable mouvant : tant de furieux orages qui sont survenus l'eussent renversée mille et mille fois : mais sur la pierre vive, où elle est à l'épreuve des inondations. Cet homme sage est le Fils de Dieu, la sagesse même, qui n'a point bâti sur le sable mouvant des opinions humaines, mais sur la foi inébranlable de celui à qui il a donné le nom de Pierre. Les persécutions sont venues avec un déluge do sang, et ont duré trois cents ans; les hérésies ont suivi et ont duré plusieurs siècles : mais cette maison, étant solidement établie, a toujours résisté à toutes ces secousses et est demeurée inébranlable.

Millier amicta sole, et lunu sub pedibusejus (Àpocal. xn.) — Cette femme revêtue du soleil et qui a la lune sous ses pieds est, au sentiment des SS. Pères, une figure de l'Eglise. Elle est revêtue du soleil, et cette métaphore revient à l'expression de S. Paul, qui veut que les chrétiens se revêtent de Jésus-Christ comme d'un habit, c'est-à-dire que non-seulement ils aient intérieurement son esprit qui les gouverne, mais qu'ils en portent les marques au-dehors, et, si jose me servir de cette expression, qu'ils en portent les couleurs, pour faire connaître qu'ils sont de sa suite et qu'ils lui appartiennent. Mais les paroles qui suivent . Et lima sub pedibvs ejus, que cette femme a sous ses pieds la lune, symbole de l'inconstance, signifient que l'Eglise n'est' point sujette aux changements, qu'elle est toujours la mémo dans .'ses sentiments et dans sa doctrine: au lieu que les

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autres sectes qui s'attribueni faussement le non d'Eglise changenl sans et ne savenl à quoi s'en tenir.

Confundanvus linguam eorum, ut non audiat unu&quisque vocetn proximàui. (Gènes, xi.) — Dieu, autrefois, pour rabattre L'orgueil de ces superbes qui voulurent élever la tour de 1 label, ne fit autre chose que confondre leur langage, en sorte qu'ils ne s'entendaient point et ne pouvaient s'accorder dans le dessein qu'ils avaient pris d'élever leur ouvrage. C'est ce qu'il semble que la Providence ait permis dans le projet que les hérétiques ont conçu d'élever une nouvelle Eglise opposée à l'Eglise catholique. Leur langage est confondu : ils ne s'entendent point ; ils varient tous les jours et se divisent, et sont enfin plus opposés entre eux qu'ils ne le sont aux catholiques. C'est ce qui a paru dans l'hérésie protestante, divisée et partagée en une infinité de sectes.

Protèges eos, in tabernaculo tuo, àconfradictione linguarum (Psalm. xxx.) — «Nous entendons dit S. Augustin, tous les jours expliquer les Ecritures diversement, Arius d'une façon et Manés d'une autre, et de l'abus de cette sainte parole naissent diverses hérésies : diversœ doctrinœ per sortant, diversœ hœreses oriuntur. Que faut-il pour n'être point trompé ? » A quoi répond ce saint docteur: Curread tabernaculum Dei, id est Ecclesiam cat/wlieam: ibï protegeris à contradictione linguarum. De-là il suit que ce saint docteur juge que l'Eglise est infaillible quant au sens de l'Ecriture, puisque, nous renvoyant à elle pour le recevoir, il assure que nous ne serons point exposés au mensonge.

im/jcravit ventis, et facta est tranquillitas magna. ( Matth. vin.) — Les SS. Pères demandent quelle est cette barque dans laquelle le Fils de Dieu préserva ses disciples du naufrage, et où il calma les vents les plus impétueux. S. Bonaventure dit que c'est l'Eglise catholique : c'est là que l'on trouve un calme parfait. Que l'hérésie, le schisme, l'erreur, troublent les déserteurs de la véritable religion : qu'ils soient agités par les tempêtes les plus violentes, et qu'ils périssent par les plus funestes naufrages, ils ne le méritent que trop, puisqu'ils se sont écartés de cet heureux vaisseau, dans lequel ils eussent été en sûreté. Quant à nous, nous sommes à l'abri des orages, et il ne tient qu'à nous de mettre notre salut en assurance, puisque nous sommes dans cette heureuse barque qui, comme une autre arche, nous défendra du déluge.

Dabo tibi clams regni cœlorum, etc. ( Matth. xvi. ) — Ces clefs que le Fils de Dieu a données à son Eglise, et qu'il a mises entre les mains des prêtres en la personne des Apôtres, sont la clef de la science et la clef de la puissance : la clef de la science, pour déterminer ce qui touche la foi et les mœurs, ce qu'il taut croire et ce qu'il faut faire; la clef de la puisor. m. 33

sance, pour juger et absoudre, pour lier et délier, pour fermer le ciel et pour l'ouvrir. Cette science ne peut manquer dans l'Eglise, ni cette puissance être révoquée, parce qu'elles ne se perdent pas par les vices des personnes, étant inséparablement attachées au ministère et au caractère .

t iv

Pensées et Passages des SS. Pères.

Nobis et hœretïcis nec fides nec ecclesia

communis. Cyprianus Epist. 73.

Extra Ecclesiam non est sa/us. Id.

Ad Pétri cathedram atque ad Ecclesiam principalem, undè unïtas sacerdotaMs exaria est. n Epist. 3.

Credendum est iestimonio Ecclesiœ, quant veracem Christus testatus est. Cyprianus.

Non potest Evangelium ex parte consister e, nul ex parte mutare, aut enim utrumque necesse est ut valent , aut utrumque vira veritatis amittat. Idem.

Nulla cum talibus, nempè hœreticis, commercia, nulla convivia, nulla colloquia misceantur: simusque obéis tàm separati quàm suni ai Ecclesia prof agi. Id. Epist. 55.

Non potest Deum habere patrem qui Ecclesiam noluerit habere mat rem. Cypr. De unitute Ecclesiœ.

Episcopatus unes atque indivisus est, cujus à singulis episcopis in solidum pars tenetur. Id.

Primatus Petro datur, ut una Christi Ecclesia et cathedra una monstretur. Cyprian.

Numerositas licèt diffusa videatnr, imitas tamen servatur in origine. Idem.

Deus unus et Christus Unus et cathedra una, super Petrum Domini voce fundata. Id. i Epist. 8.

Chrtstianâ Ecclesia caretis , christianam ergo charitatern non habetis. August. n contra Cresconium.

Et si pro Christi nomine vivusincendereris,

Nous n'avons ni la même foi ni une église commune avec les hérétiques.

Hors de l'Église il n'y a point de salut.

Il faut recourir à la chaire de S. Pierre et à l'Église première et principale, d'où l'unité sacerdotale a pris naissance.

Il faut ajouter foi au témoignage de l'Église, dont Jésus-Christ atteste la véracité.

L'Evangile ne peut être en partie véritable et en partie faux ; il faut, de nécessité, ou que tout soit appuyé sur la vérité éternelle, ou que tout perde la force que la vérité lui donne.

Il ne faut avoir nul commerce avec les hérétiques, nulle société ni pour la table ni pour la conversation, et nous devons autant être séparés deux qu'ils sont eux-mêmes séparés de l'Église.

Celui-là ne peut avoir Dieu pour père qui refusera d'avoir la sainte Église pour mère.

Il n'y a qu'un épiscopat, dont chaque évèque possède solidairement une partie.

La primauté est donnée à Pierre, afin qu'on puisse voir qu'il n'y a qu'une Église et une seule chaire de Jésus-Christ.

Quoique la pluralité se trouve dans les églises répandues en différents endroits, cependant l'unité s'y conserve dans la source.

Il n'y a qu'un Dieu, un Jésus-Christ et une Église que la parole du Seigneur a établie et fondée sur Pierre.

Vous n'êtes point dans l'Église chrétienne et catholique : vous n'avez donc point la charité chrétienne.

Quand vous seriez brûlé tout vif pour le

(extra Ecclesiam) , atenu

ris-, iii. Lbid.

SUppliCIO /nirii/r-

Ecclesia nui unu aut nulla. Id.

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