II. — Les peines de l'enfer en général
1°. Les peines de l'enfer sont certaines et véritables, n'y ayant rien de plus constant ni de mieux autorisé dans l'Ecriture, dans les conciles, et dans le sentiment des SS. Pères, ni de plus conforme à la raison, que Dieu ait destiné un lieu où les impies souffrent, après cette vie, le châtiment dû à leurs crimes.
2°. Ces peines sont grandes et en grand nombre, et répondent à la grandeur d'un Dieu offensé et à l'indignité d'un pécheur qui s'est élevé contre son Créateur, qui a violé ses lois, abusé de ses bienfaits, et qui a eu l'insolence de l'outrager en tant de manières.
3°. Elles sont éternelles, et ne finiront jamais, pour les raisons qui sont connues, et que nous rapporterons dans ce traité.
III. — Le malheureux état d'un réprouvé dans l'enfer, qui consiste en trois réflexions qu'il fera continuellement,
La première, sur les moyens qu'il a eus d'éviter le malheur où il s'est engagé par sa faute: ce qui lui cause un regret inexplicable.
La seconde, sur la cause des supplices auxquels il est condamné par un juste arrêt de la justice d'un Dieu: savoir, pour un bien créé, pour une fumée d'honneur, ou pour un plaisir d'un moment.
La troisième, sur l'impossibilité où il est, et où il sera toujours, de sortir de cet état ; ce qui lui cause un désespoir éternel.
IV. — I". Le présent accable les malheureux damnés par le sentiment des peines inconcevables qu'ils endurent.
2°. Le passe par le souvenir de leurs crimes et de faux, plaisirs qu'ils ont goûtés en cette vie, et qu'ils ont préférés à leur bonheur éternel.
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3*. L'avenir par la vue de la durée infinie de leur malheur, sans espérance de voir jamais finir leurs tourments.