LA BIBIOTHEQUE DU LOUVRE
de foi des commandeurs de l'ordre du Saint-Esprit; avec quelques lignes de la main de Henri III et les signatures autographes des Commandeurs, depuis 1578 jusqu'en 1789. i volume petit in-4% avec riche reliure de Cape, aux armes de Henri III, aujourd'hui conservé à la Bibhothèque nationale, ainsi que le premier manuscrit; le Sacre de Napoléon I" , avec dessins originaux d'isabey, Percier et Fontaine, I volume grand in-8° ; les Œuvres d'Ossian, traduction de Letourneur, vol. in-4% exemplaire offert en hommage à Napoléon vers 18 10. En tête de cet exemplaire se trouve un dessin original d'isabey, d'après un tableau de Gérard. Ce tableau, acquis par le roi de Suède, Charles-Jean , a été perdu en mer avec le vaisseau qui le portait.
Lorsque l'on créa le Musée des souverains, on rechercha dans les musées et les bibliothèques publiques les divers objets de toute nature qui avaient appartenu aux rois de France. Les manuscrits cidessus furent distraits de la Bibliothèque du Louvre. C'est à cette circonstance que l'on doit leur conservation. \JEvangéliaire de Charlemagne est un in-folio presque entièrement écrit en lettres d'or sur fond pourpre et orné de six magnifiques miniatures; chaque page est encadrée par des arabesques, lia été écrit par ordre de Charlemagne et de l'impératrice Hildegarde et donné par lui à l'abbaye de Saint-Sernin de Toulouse à l'occasion du baptême de son fils Pépin. La ville de Toulouse en
Roussclle se
MAP OLE ON 1'^ par M Hébert ■( Bibliothèque du Louvre )
Imp. A, Quantin
fît présent en 1811 à Napoléon I", peu de temps après la naissance du roi de Rome.
On a prétendu que la Bibliothèque du Louvre avait été pillée avant l'incendie ou tout au moins que Ton y avait opéré pendant la Commune une razzia des ouvrages et manuscrits les plus précieux. Cela n'est point exact. Un brave et loyal serviteur, M. Anglo, qui est resté à son poste de gardien-concierge de la Bibliothèque, même pendant l'incendie et qui a failli être fusillé vingt fois, nous a déclaré que dans la période du 18 au 23 mai, où le personnel ne put se rendre au Louvre par suite de l'établissement des barricades autour du monument, personne ne pénétra dans la Bibliothèque, à aucun moment j les nombreuses rondes qu'il faisait dans toutes les parties du service et dans les salles ne lui ont jamais révélé le moindre fait d'intrusion ou de vol, et il croit pouvoir affirmer d'une manière certaine qu'aucun volume n'a été enlevé avant l'incendie. Une seule fois, au commencement de la Commune, on surprit dans une salle du deuxième étage trois ou quatre gardes nationaux, qui s'y étaient introduits par l'escalier privé du côté de la caserne. Depuis cet incident, la porte avait été soigneusement fermée au moyen de verrous, et jamais Ton n'avait constaté aucune effraction. D'ailleurs, jusqu'aux derniers jours, les conservateurs et les employés, ceux qui n'avaient pas quitté Paris, purent continuer leur service. Dès le 24 mai, M. Barbier fut prévenu
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de l'incendie ; il fît plusieurs tentatives pour se rendre au Louvre ; elles furent infructueuses, et c'est seulement le lendemain qu'il put voir avec douleur les restes encore fumants des précieuses et inappréciables collections, dont la garde lui avait été confiée depuis tant d'années.
LA Bibliothèque du Louvre avait été créée sous la Restauration, pendant les ministères de M. le comte de Blacas et de M. le comte de Pradel, par A. -A. Barbier, le savant bibliophile, qui avait déjà été chargé en 1798 par François de Neufchateau de constituer une bibliothèque spéciale pour le Conseil d'Etat au moyen d'ouvrages choisis dans les dépôts littéraires de Paris et de Versailles contenant 1,500,000 volumes environ, enlevés des résidences royales, des bibliothèques, des couvents et des hôtels et châteaux des émigrés. Vers 1822, cette bibliothèque reprit son ancien titre de Bibliothèque du cabinet du roi. Sous le règne de Louis-Philippe, on lui donna le nom de Bibliothèque du Louvre ; elle était installée à cette époque dans les bâtiments du bord de Teau. Elle fut successivement accrue par Tadj onction totale ou partielle de dépôts divers supprimés, tels que ceux des Tuileries, de l'Intendance de la liste civile, de l'Elysée, etc. Au moment
de l'incendie, la Bibliothèque du Louvre, qui était dirigée par le fils de son illustre fondateur, comptait plus de cent mille volumes.
Après le 4 Septembre, M. Barbier avait pris rinitiative de la faire réunir aux Musées du Louvre et affecter spécialement aux artistes et amateurs. Dans une intéressante notice de M. Rathery, publiée en 1858 par le Bulletin du bibliophile, nous trouvons de précieux renseignements sur la composition de la Bibliothèque du Louvre. Nous les reproduisons textuellement :
(( Formée primitivement à l'usage du pouvoir exécutif, puis affectée au Conseil d'État, puis enfin rapprochée, dans la maison du souverain, des chefs-d'œuvre des arts qui en constituent comme une dépendance, la Bibliothèque du Louvre se ressent, dans sa composition générale, des circonstances diverses qui ont présidé à son développement. Ainsi à un fonds primitif d'ouvrages sur le droit public, l'administration, les finances, l'économie politique, l'histoire, est venue s'adjoindre une riche et précieuse collection de livres, de traités, de recueils sur les beaux-arts, peinture, sculpture, architecture, ornementation, etc., que leurs prix élevés interdisent trop souvent au budget modeste des bibliothèques publiques, et qui sont utilement consultés, soit par l'administration du Musée, soit par les architectes du Louvre, soit même par les ordonnateurs des fêtes royales et impériales. Le
goût personnel des souverains n'a pas été sans influence sur le choix des ouvrages à diverses époques. Ainsi, les prédilections littéraires du roi Louis XVIII se reconnoissent dans de belles collections des classiques latins et François. Les études favorites de quelques princes de la maison d'Orléans et des empereurs Napoléon P' et Napoléon III ont amené un développement notable dans la section qui regarde la théorie et l'histoire de l'art militaire, et souvent les dépôts du Louvre ont pu fournir aux camps de Compiègne, de Fontainebleau, etc., des bibliothèques militaires destinées au délassement et à l'instruction des officiers de l'état-major. Enfin, l'on ne s'étonnera pas que les travaux personnels de quelques-uns des conservateurs aient laissé des traces dans l'établissement confié à leurs soins. Ainsi, le savant auteur du Dictionnaire des Anonymes, non-seulement a enrichi par des acquisitions judicieuses, mais encore a consigné, dans des notes écrites de sa main sur les voliuTies ou sur des feuillets séparés, des renseignements précieux, fruits de son érudition et de son expérience, et que l'on chercherait vainement ailleurs. Le contingent de la littérature italienne, déjà grossi, sous l'Empire, par les envois du royaume d'Italie, s'augmenta encore par les soins de M. Valéry et par l'acquisition, après sa mort, d'un choix des livres italiens de sa bibliothèque particulière.
« La division des belles-lettres est assez riche en oiivrag-es et réimpressions modernes.
(( L'histoire des pays étrang-ers, aussi bien que leur littérature, est, à la Bibliothèque du Louvre, comme dans la plupart de nos dépôts publics, de cinquante ans en arrière. Sauf les publications de la Commission des Records, présent du gouvernement anglais, celles du Congrès des États-Unis, et quelques autres des pays Scandinaves, procurés par échange et par l'intermédiaire de M. Vattemare, les importants travaux de l'Angleterre, de l'Allemagne et des États du Nord, depuis le commencement du siècle, n'ont trouvé que peu ou point d'accès sur nos rayons. En revanche, les généralités de l'histoire, et deFhistoire de France en particulier, y sont trèsconvenablement représentées. Les grandes collections des BoUandistes, des Bénédictins, de l'Académie des inscriptions, etc., s'y trouvent presque toutes, et le plus souvent dans les plus belles conditions. Histoire de la Révolution, de l'Empire, de la Restauration, histoire contemporaine, mémoires, polémique, pamphlets même, tous ces documents y abondent, et l'on peut y rencontrer, sur chacune des phases politiques que nous avons traversées, les témoignages pour et contre, ce qu'il faut attribuer moins encore aux vicissitudes dynastiques qu'à l'impartialité qui a présidé à la plupart des choix.
« Ceci nous amène àparler de certaines collée-
SES RICHESSES. ij
tions factices qui forment comme des groupes séparés dans la série générale, et qu'il.peut être utile de signaler parce qu'elles ne se trouvent point ailleurs.
« lo La première dans Tordre bibliographique et la plus considérable est celle dite de Saint-Genis, recueils, tant imprimés que manuscrits, d'arrêts, ordonnances, lettres patentes, édits, etc., formée par la famille parlementaire de ce nom et par le jurisconsulte Gillet. Elle s'étend depuis l'an 305 jusqu'à 1789. Mais, pour les temps anciens, et jusque vers le second tiers du xvn* siècle, elle renferme moins de pièces proprement dites que de renvois à des collections imprimées, où il est presque toujours facile de les trouver. Le tout, avec de nombreux suppléments, ne forme pas moins de 800 volumes et cartons in-4°. La table manuscrite seule en a 85.
« 2° La bibliothèque Pétrarquesqiie, formée par les soins du professeur Antoine Marsand et acquise de lui en 1826 par le roi Charles X, se compose de 862 volumes et de 736 ouvrages, dont plusieurs manuscrits précieux et un grand nombre d'éditions rares des premiers temps de l'imprimerie.
« 3" Vient ensuite la collection dite le Recueil A, commencée par le libraire Nyon, et portée au nombre actuel de 1,000 volumes parles soins des bibliothécaires du Louvre, qui l'ont continuée.
« Elle se compose de pièces de médiocre étendue sur des sujets fort divers. On y trouve quelques
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rares livrets du xvi* siècle et du commencement du xvii% des thèses latines et allemandes de la même époque, mais surtout un grand nombre de documents pour riiistoire de la presse et de la littérature au xviii^ et au xix'' siècle : almanachs spéciaux et provinciaux, catalogues et prospectus de librairie, polémique philosophique et littéraire, éloges académiques, vers et satires, beaucoup de ces pièces de circonstance composées de quelques feuillets et si difficiles à retrouver au bout d'un certain temps.
« 4° Le Recueil sur la Révolution ^ en 768 volumes ou cartons, est précieux, moins encore par le choix et l'abondance des pièces qui le composent que par le dépouillement minutieux qui en a été fait et qui permet de retrouver à l'instant la moindre de ces pièces, grâce aux inventaires et catalogues qui l'accompagnent.
« Un autre recueil acquis de M. Yiollet-le-Duc qui l'avait formé, et renfermant 131 volumes in-8°, in-i2 et in-i8, peut passer pour un appendice de celui de la Révolution. En effet, sous le titre assez inexact de Théâtre révolutionnaire, il comprend non-seulement un grand nombre d'œuvres dramatiques représentées ou composées de 1788 à 1825, mais encore une foule de pamphlets en vers et en prose, de satires, pièces fugitives, poëmes lyriques, chansons avec musique, dont la plus grande partie se rapporte aux événements et à l'époque de la Révolution. »
Outre quelques curiosités dont nous ne donnerons pas ici la description et certains volumes annotés par des hommes célèbres tels que Cujas, Pithou, Loisel, Bossuet, la Bibliothèque du Louvre possédait un certain nombre de manuscrits. Beaucoup étaient des copies dont les originaux se retrouvent ailleurs. Bornons-nous à citer dans cette catégorie : Mémoires secrets du Parlement de Paris, depuis 1 302 jusqu'à sa suppression par V Assemble'e constituante, 45 volumes in-4'' avec table ; Recueil des Registi^es du Parlement depuis 1 31g jusqu'en i^jo, 72 volumes in-f", magnifique copie avec ancienne reliure en maroquin rouge ; — Extraits des Registres secT^ets du Parlement de i^oo à IJ20, 70 volumes in-f"; — Inventaires du Trésor des Chartes, Chartes de Lorraine et de Bar, formant une quarantaine de volumes in-f"; — un beau manuscrit persan du Shah-Nameh, avec vignettes, offert à Louis-Philippe, etc.
D'autres étaient des manuscrits originaux et précieux, soit au point de vue paléographique ou artistique, soit en raison des documents qu'ils renfermaient; la Bulle sur papyrus du pape Agapet, de l'année 951 ; des séries de dessins originaux, ayant servi à l'illustration de divers grands ouvrages et payés magnifiquement aux auteurs ou à leurs héritiers : Traité des arbres et arbustes de Duhamel, exemplaire sur peau vélin, avec dessins originaux de Redouté; les Pigeons de M'"^ Knip; le Choix des
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plus belles fleurs et les Roses de Redouté ; la galerie de Florence de Wicar. Signalons encore les Dessins d' architecture pour le Louvre et Versailles, V Observatoire , etc., par Claude Perrault : 2 volumes in-f% avec texte explicatif et autographe de Charles Perrault.
Enfin, quoique plus modestes dans leur extérieur, certains manuscrits pouvaient fournir de précieuses lumières à l'histoire proprement dite et à l'histoire littéraire. Tels étaient plusieurs* recueils de Pièces provenant des Archives de Joursanvault , et principalement relatives aux dépenses du duc et de la duchesse d'Orléans au xiv" siècle ; — le manuscrit sur peau vélin contenant le Contj^ôle des dépenses et pavements de la Maison du duc de Bedfort, depuis le i" octobre 1427 jusqu'au 30 septembre 1428; — les Minutes et Correspondances du secrétaire d'Etat Bourdin, de 1552 à 1566, 9 vol. in-f' ; — les Papiers de Noailles, de 1576 a 1730, 30 vol. in-f"; — les Papiers de d'Argenson, de 1630 à 1757, 61 tomes en 56 vol. in-P et in-4" ; — les Lettres autographes de Louis XIV et des personnages de sa famille, de sa cour et de son temps ^ 1 vol. in-f^; — \qs Archives du Grand Maître des cérémonies, de 180$ à 181 3, 14 vol. in-4"; — VEtat des dépenses faites au Temple pour la famille royale depuis le 13 cioùt jusqu'au 10 novembre 1792^ par le commissaire Verdier, i vol. in-f", etc., etc.
Dans la littérature, indépendamment des Lettres
et manuscrits autographes de Vauvenargues, qui ont servi à la nouvelle édition de M. Gilbert, nous mentionnerons les Vies des poètes français et divers autres manuscrits de Guillaume et de François Colletet.
M. Baudrillart, membre de l'Institut, inspecteur général des bibliothèques, signale, dans son Rapport au ministre de l'instruction publique sur les pertes éprouvées par les bibliothèques publiques de Paris pendant le siège et la Commune, plusieurs autres ouvrages très importants qui ont également disparu dans l'incendie de la Bibliothèque du Louvre : la Botanique de J.-J. Rousseau, avec dessins originaux de Redouté; les Huit Herbiers, manuscrit autographe de M'"*" de Genlis, avec dessins originaux, gros volume in-4° ; les Oiseaux d'Audubon [the birds of America) avec 43^ planches coloriées 5 V Ordonnance de Louis XI pour V ordre de Saint-Michel, beau manuscrit du xv« siècle ; Paris, Saint-Cloud et dépendances, avec les dessins originaux de Fontaine ; Y Essai sur quelques caractères de Vauvenargues ; les Victoires et Conquêtes des Français, 27 volumes publiés par Panckoucke, exemplaire unique sur vélin, acheté par Charles X cinquante et quelques mille francs ; le Rabelais de l'abbé Morellet, couvert d'annotations manuscrites, 4 volumes in-12, cédé au Louvre par M. Burgault-Desmarets en échange de livres doubles.
Un érudit bibliophile, M. Louis Paris, a publié un catalogue annoté des manuscrits de la Biblio-
thèque du Louvre. Ce catalogue comprend 348 numéros, ainsi divisés : Théologie, 14. — Jurisprudence et diploîJiatie, 65. — Philosophie, Morale, Sciences et Arts, Economie politique, 90. — Belles-Lettres, 5. — Géographie, Voyages et prolégomènes historiques, 27. — Histoire, 139.
Parmi les manuscrits précieux énumérés dans ce catalogue, nous citerons encore :
Une Bible in-4° sur vélin , à deux colonnes , reliure de Simier, portant sur la dernière feuille la note suivante : Ista biblia fuit gloî^iosissimi sancti Ludovici quondam î^egis Francorum.
Consecratio régis, sur vélin, du xiv' siècle, avec ornements encre et couleur ; relié aux armes royales.
Exposition de l'Eglise catholique, par Bossuet, édition originale dite d'amis, imprimée en 1671 à douze exemplaires, portant sur les marges de nombreuses corrections de la main de Bossuet.
Lettres écrites de 1739 jusqu'en 1745 au président à mortier d'Aix, de Saint-Vincent, par Vau^ venargues.
Les Huit Herbiers de M'"" de Genlis, avec dessins originaux, i vol. in-4''. (Dans le tome V de ses mémoires, M™^ de Genlis donne des détails sur cet ouvrage original et singulier.)
Les Problèmes de géométrie pratique, exécutés et mis au trait par le duc de Bourgogne. Vol. in-4% aux armes royales.
Généalogie de la maison de France depuis saint Louis jusqu'à Louis Dauphin, né en 1661, par Serrasois (invenit, pinxit et scripsit) vers 1673 ; manuscrit sur vélin, monté sur soie et formant un rouleau de 14 p. de long sur 20 p. de large, orné de douze portraits peints de rois ou princes, de blasons et de cartouches en or et en couleur.
Copie du temps de la Lettre du roi François P' à M™^ de Savoie, sa mère, quand il fut fait prisonnier.
Lettres autographes de Henri 11, du cardinal de Lorraine, du duc de Savoie, Emmanuel-Philibert, de Martin du Bellay, de Montanus, de Tarannes, du duc de Guise, du cardinal de Alazarin, de Louis XIV.
Aîxhh'es du grand maître des cérémonies ; correspondances et procès-i^erbaux des cérémonies et audiences diplomatiques depuis iSos jusqu'en i^ ^3- 14vol. in-4'', acquis sous Louis-Philippe, et ayant fait partie de la Bibliothèque du comte de Ségur, grand maître des cérémonies sous le premier Empire.
Journal historique et littéraire de Collé, depuis le 4 septembre 1748 jusqu'en 1772. 9 volumes.
Manuscrit de A. Mickiewicz.
Les Croniques et Gestes des très hauts et très vertueux faits du très-crestien roi François, premier de ce nom, comancées au temps de son aduenejnent à la couronne, qui fut Van de grâce du Sr. mil vc xiiii, le lundi premier jor du moj'S, premier jor delà sepmajnie et p\i'e\mier jor de la en bonne estrayne. i vol. in-Pj manuscrit sur véHn in-folio, à deux colonnes, de
64 pages, relié en velours vert, exécuté par ordre de François 1*"^ sous la direction d'André de la Vig'ne, « indigne croniqueur du roj' et secretaij^e de la rojnie, » et contenant une relation complète et détaillée de toutes les cérémonies du sacre. Cet ouvrage, enrichi de peintures et de lettres initiales coloriées de la plus grande beauté, avait été acheté 2,000 et quelques cents francs, par ordre de Louis- Philippe, à la vente de M. John North, pour être remis à la princesse Marie d'Orléans, qui, après avoir conservé le précieux manuscrit pendant plusieurs années, en fit don à la Bibliothèque du Louvre .
Collection de portraits des membres de l'Institut: Dessins originaux, par J. Boilly.
Comptes des recettes et dépenses de la Caisse particiilièî^e de S. AI. VEmpei'eur, dite Petite Cassette, depuis l'année 1804 jusqu'en avril 1814; 2 petits volumes in-folio, manuscrits, reliés en maroquin vert, aux armes impériales.