‹ La Bibliothèque du Palais de NiniveChapitre 3 sur 10 · L'ÉCRITURE & LA LANGUE · texte numérisé non relu

L'ÉCRITURE & LA LANGUE

UELQUE aride que puisse paraître cette partie de notre tâche, on ne saurait la passer sous silence sans s'exposer à méconnaître l'importance même que les découvertes assyriennes ont dans l'histoire du monde; nous en parlerons donc aussi succinctement qu'il nous sera possible. Nous avons déjà dit comment on était arrivé à lire sur les murs de Persépolis les différentes écritures en caractères cunéiformes. Lorsque cette lecture fut à peu prés assurée , les recherches sur les textes assyriens firent comprendre qu'on pouvait

jé LA BiBLIOTHÈQJJE DE NINIVÊ

arriver à remonter jusqu'à l'origine même du système graphique.

On s'aperçut que cette écriture était antérieure à la civilisation assyrienne; qu'elle devait avoir été inventée par un peuple qui avait transmis aux Assyriens de nombreux documents de son histoire ; c'est ainsi que nous trouvons des inscriptions dont nous lisons les mots, mais qui ne peuvent être comprises que par les traductions assyriennes qui les accompagnent; ces inscriptions bilingues nous donnent la clef de cette langue antique encore mal définie et si difficile à comprendre et à classer.

D'un autre côté, nous savons que le même système graphique a été employé en Arménie et à Suse pour écrire encore deux langues différentes, et enfin qu'il a été répandu dans toute l'Asie occidentale dès la plus haute antiquité et chez les peuples les plus divers.

Nous sommes loin des trois langues dont les inscriptions de Persépolis nous avaient donné les premiers échantillons.

Pour comprendre maintenant l'étendue des

Page 1