CHARLOTTE CORDAY. — MARAT. — BRISSOTIE
— ROBESPIERRE. 1793. den 13*" July abends nach 7Uhr.
Elisabeth Sintzenich Gemahad. — Yon Sintzenich geschabet. Chur Pfalz-Bayrischer Hof-Kupferstecher. Ordentliches Mltgliede der Kôniglichen Académie der Schônen Ktinsten zu Berlin u, Mannheim. Auch in seiaer Drukery gedruckt, u, von ihm heraus gegeben in Berlin. 1795.
Preis drey Friderichsd'or, in Sintzenîchs Kunst- Yerlag zu Berlin.
(Hauteur de la gravure, sans le texte, 0"',395, sur 0»,650 de largeur.)
Descript. : La scène se passe dans la galerie d*un palais somptueux. Charlotte, à droite, vient de frapper Marat; elle est debout, le poignard à la main, dans Tattitude et le costume d'une reine de tragédie. Marat, percé d*un coup au sein gauche, la tète enveloppée, ses longs cheveux épars sur les épaules et la poitrine, tenant encore de la main droite retombée inerte le billet de
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TassassiD, expire dans sa baignoire, entre les bras de quelques personnes empressées autour de lui. Auprès de cette baignoire, d*une magnincence extraordinaire, un vase de même style, un bureau pupitre surlequel est un encrier et sa plume, une lettre cachetée, des manuscrits. De nombreux personnages empanachés font groupes au deuxième plan. Au fond, perspective d'une galerie éclairée de nombreuses fenêtres à grand ceintre.
C'est bien la plus étrange, la plus tragique et la moins viaie de toutes les scènes de l'assassinat de Harat. (Très-belle grav. en manière noire.)
MARATS ERMORDDNG. (Gravure en largeur, de ©•"J/O de haut, sur 0«»,279 de large.)
Descript. : Marat, dans une cuve lui servant de baignoire, le buste nu, hors de l'eau, la tête couverte d'une sorte de bonnet de coton agrémenté de festons, la main gauche cramponnée au bord de la cuve, expire sous le coup de son assassin.
La cuve ne laisse voir qu'un grand buste de Charlotte qui tient encore le poignard de la main gauche près de la poitrine de Marat; dans Igi main droite, appuyée sur le bord de la cuve elle tient une lettre cachetée. Au fond, à droite, porte fermée par un rideau ou tapisserie.
CHARLOTTE CORDAY. Befreyete die Erde von einem Ungeheuer dem Jacobiner Marat dem grôsten feind des unglûcklichen Kônigs, Und starb heldenmûsthig auf dem Blutgeriiste d, 18 Jul; 1793, in Paris. — G. F. Reidel exe, A. V.
.Description : Charlotte, de trois-quarts à droite, dans un médaillon rond, surmonté d'un nœud de ruban. Au-dessous, scène de Tassaiisinat : Marat au
PIÈCES HISTORIQUES. it\
bain dans une ciive placée à droite, tombe à la renverse; de la main gauche qui touche à terre,'il tient .encore le perfide message de Fassassin qui, debout, à droite de la cuve, tient le poignard d'une main et de l'autre désigne sa victime qu'elle s'apprête à fuir.
Hauteur totale de la gravure 0",107, sur 0'»,0ô8.
MARAT stierbt des Fod's, den er fiir andere gepredigt hatte.
Grav. signée : Schubert dele. — Hauteur 0",098, sur 0™,057.
Descript. : Marat au bain, dans une cuve découpée de façon à ménager un appui pour le dos et la tète. Près de lui, sur le devant, Charlotte lui tient le couteau dans la poitrine ; de la main gauche la lettre qu'elle se proposait de faire parvenir à Marat, en cas de refus. Au fond, lit entouré de rideaux presque clos; à la muraille, vêtements d'hommes et une épée.
A SECOND JEAN D'ARC OR THE ASSASSINATION OF MARAT BY CHARLOTTE CORDÉ OF CAEN IN NOR- MANDY ON SCNDAY. July, 14, 1703.
Who nhile he nas Villifying some of ihe more Moderato Men in the Convention and asserting that tliey should lose their Heads Stabed him saying. Villiam thy Death shall précède meirs.
Descrip. : Charlotte en chapeau à longues plumes rouges et vertes, orné de rubans bleus ; robe rose à manches courtes; ample fichu blanc ouvert sur la poitrine ; elle tient de la main droite le couteau ensanglanté avec lequel elle vient de frapper Marat. Celuici, cheveux poudrés, frisés sur les{ tempes, en habit
in DESSINS ET ESTAMPES.
civil couleur marron, gilet jaune, culotte courte de couleur verte, bas blancs rayés bleus, souliers noirs à bouflettes, est renversé sur le sol ; d'une large plaie dans la poitrine s'échappe des flots de sang.
A juger par les détails du dernier plan, la scène se passe sur la voie publique.
Grav. au trait, de 0",218 de hauteur, sur 338 de large.
MORT DE JEAN-PAUL HARAT. Député à la Convention nationale en 1792; né & Genève, et tué d'un coup de poignard, le 13 juillet 1703, par Marie-Anne-Gharlotte Corday, native de Saint-Saturnin-des-Lîgnerets, département du Calvados (Texte anglais en regard).
Belle grav. anglaise, au pointillé, signée : Painted by D. Pellegrini. — Engraved by Nicholas Schiavonetti jun. — London, etc.
Hauteur, 0,"'305 sur 0'",2A5, y compris les lignes.
La scène représente Charlotte assassinant Marat sur un canapé.
Ici, comme dans la précédente gravure, les artistes anglais se sont faits les auxiliaires d'une fausse tradition historique.
LA MORT DE MARAT. Par Hauer, — Belle reproduction par le procédé héliograpbique.
Hauteur, 0*,206 sur 0",161. — Pour l'original, voir section des Peintures^ page 35 A.
LA MORT DU PATRIOTE MARAT, l'une des plus fermes colonnes de la Constitution. Assassiné par une femme du Calvados, le 13 juillet 1793. L'an II de la République française. — Dédiée aux braves sans-
cuIoite9, soutiens inébranlables de la Liberté, etc. Rue de la Bucherie, n» 26.
Alt : Cœurs ssmibUt, cœws /W(m. (De Figaro.)
Amis que notre complainte
Retentisse avec éclat
Ne formons tous qu'une plainte
Sur la porte de Marat.
Chacun est saisi de crainte
En Toyant cet attentat
Fruit d*un complot scélérat, (bit)
Ce coup qui perce notre &me A Jamais d*un vif regret, Part de la main d'une femme Abandonnée au forfait.
Satan créa cette in Ame On y Toit en chaque trait Du tentateur le portrait, {bis)
Pour écarter les alarmes Par un faux air de douceur Son abord offre des charmes Qui déguisent sa noirceur Source d'étemelles larmes, Ce monstre plein de fureur Nous ravit un bienfaiteur. (6m)
Du peuple, ami véritable, Combien ton trépas affreux Dans un état lamentable Va plonger de malheureux.
De ta mort, inconsolable.
On doit invoquer les deux Contre les ambitieux, {bis)
Gravure en manière noire, devenue rare* (La même). Reproduite dans le journal U Autographe^ du 1'"' octobre 1864. — Hauteur de la grav. seulement, O-ylA^ sur 0'°,4i9 de large.
MORT DE HARAT. Dessinée d'après les portraits originaux. (Signée dans la gravure) : R. L. Dumoulin, sculp. — Gravure du temps, mais reproduction infé-
rieure< à l'originale, intitulée : La mort du patbiote Marat. — (Coll. du baron Hennin.)
LA MORT DU PATRIOTE JEAN-PAUL MARAT, DÉ- PUTÉ A LA CONVENTION NATIONALE, en i792; né à Genève.
Assassiné le 13 juillet 1793, étant dans son bain, par Marie- An ne-Charlotte Corday, ci -devant de Saint- Amans, native de SaiQt-Saturnin-des--Lignerets, département du Calvados.
Peuple, Ifarat est mort, l'amnnt de la Patrie Est tombé sous le coup d*une horde flétrie.
Ton ami, ton soutien, l'espoir de l'affligé Pleure, mais Bouviens-toi qu'il doit être vengé.
A Paris, chez Basset, marchand d* estampes, rue Saint-Jacques, au coin de celle des Mathurins. Grav, de 0",168 de haut, sur 0",270.
MORT DE MARAT. Gravure avant toute lettre, de 0*»,072 de haut., sur 0'",H3 de larg; — Scène de l'assassinat, arrangée pour le roman intitulé Paul BrioUa^
MORT DE MARAT. Vignette sur bois, impr. dans le texte du titre de Paul Briolat.
ASSASSINAT DE J.-P. MARAT, le 13 juillet 1793. — Dessiné et gravé par Couché fils. — Terminé par Lejeune. — Baudoin frères, rue de Vaugirard, n* 36, à Paris..— (Grav. de 0'%070 de haut, sur 0'»,111.)
(Le même). Avec ce titre : La Mort de Marat, — Grav. agrandie, sans nom d'artiste. Haut., 0"",094 sur 0",156. Inférieure à la précédente.
ASSASSINAT DE MARAT. WatUer del. — Dunaime,
se. Haut, de la gravure, 0",083 sur 0'"405, y compris les lignes.
ASSASSINAT DE MARAT. 13 juillet 1793. — Raffet del. — Frilley, se. — Perrolin, édit. — (Grav. sur acier, de 0™,087 de haut, sur 0",101, y compris les lignes.)
MORT DE MARAT. Grav.' en manière noire, sans nom d'artiste. — Haut. 0"»,096 sur 0'",145.
Au premier plan, Charlotte appréhendée par deux citoyens dont l'un la menace d'un coup de tabouret; près de la porte, à droite, un autre citoyen menace Charlotte de son bâton. Au deuxième plan, à' g.iuche, Marat dans son bain, expire entre les bras de Simonne Evrard.
MORT DE MARAT. Th. Fragonnard, del et der. — Willaeys Delaire, se. — D. Cavailles, édit. des
Publications historiques. — Grav. sur acier, de 0»,103
de haut, sur 0'",146.
ASSASSliNAT DE J.-P. MARAT, le 13 juillet 1793, ou 25 messidor, an I de la République.
Swebach Desfontaines inv. et del. — Berthault, se.
— N° 83 (d'une suite de sujets sur la Révolution). — Hauteur, 0»,190 sur 0™,243.
Scène à neuf personnages, dans une grande chambre aux parois charpentées, et à solives apparentes.
(Le même). Avaut toutc lettre.
ARRESTATION DE CHARLOTTE CORDAY. Vignette sur bois, impr. dans le texte. — Signée : Ed. Coppin.
— Biseoncuttard. — Au fond, à gauche, Marat dans
4t6 DESSINS £T ESTAMPES.
son bain» le bras droit hors de la bugnoire, a renda le dernier soupir.
CHARLOTTE GORDAY ASSASSINANT MARAT DANS SON BAIN. Duplessi-Bertaux, inv. et del. — Duplessi- Bertaux, aqua forti.
Fragment d'une grande feuille illustrée d'un portrait de Charlotte Corday, par Levachez, et augmentée d*une notice sur Charlotte.
ARRESTATION DE CHARLOTTE CORDAY. Peint par A. ScheOer, gravé par Sixdeniers^ imprimé par Chardon jeune. — Paris, BuUa frères, éditeurs, rue Tiquetonne, 18. — London, Gambard, Junin et C'«, 26, Berners. Sainl-OxP, S^
(( La jeune Corday se relève et brave avec dignité les outrages et les fureurs de ceux qui l'entourent... conduite en prison, elle continue à tout avouer avec la même assurance. »
Grande et belle gravure de O^jAAO de haut sur 0«,560 de large.
MORT DE MARAT. Scheffer, pinxt., Blanchard, se. — Grav. sur acier pour l'Histoire de la Révolution, par Thiers. La meilleure des reproductions de la grav. précédente. — Hauteur, 0",093 sur 0"',132, non compris les lignes.
ARRESTATION DE CHARLOTTE CORDAY. — Foulquier, del., Rosotte, se. — Reproduction du tableau de A. Scheffer, avec disposition différente dans le personnage à l'extrême droite. (Médiocre grav. de 0",110 de hauteur gur 0",173,)
ARRESTATION DE CHARLOTTE CORDAY. Grav. sur
]x>is, signée Launay. — J. Goupil. (Impr. dans le texte du journal la Ruche parisienney 11 avril 1863.)
Reproduction du tableau de A. Scbefler, mais trèspeu exacte dans les détails.
ASSASSINAT DE J.-P. MARAT, le 13 juillet 1793.
« N'ayant pu me corrompre, ils m'ont atsasiini. »
Brion^ pinx. Éditeur et dessinateur des Voyages dans les départements. — Chez Bance, rue Saint- Severin, n® 116. — A Paris, chez l'auteur, rue de Vaugirard, n» 98, près le Théâtre-Français.
Belle gravure de Fépoque, où Marat, hors du bain, est transporté vers le lit, qu'une femme se hâte de préparer. Charlotte est entraînée vers une porte à gauche où se presse un public menaçant. Au fond, deux citoyennes dans le plus grand désespoir.
Hauteur de la grav., 0'",308 sur 0",400.
MOORD VAN J.-P. MARAT, door Charlotte Corday^ op den van Hooymaand, 1793. — Brion, pinx^ — R. Vinkeles et Vrydag, sculp. 1803.
Gravure d'après Brion, mais d'un burin médiocre. Hauteur, 0'»,153 sur 0™,208.
(La môme). Avec les noms des artistes, mai^i avant le titre.
(Même scène). Gravée sur bois, signée Lambert et Grosbie, se. — Publiée dans le texte des Cames célèbreSj édit. popul.
ASSASSINAT DE J.-P. MARAT, le 13 juillet 1793. — Dessiné par Desray, gravé par Marchand. — A Paris, chez Basset, rue Saint-Jacques, au coin de celle des Mathurins. (Hauteur, 0"',216 sur 0™,330.)
4S8 DESSINS BT ESTAMPES.
A droite, dans une baignoire en forme de sabot, Marat, le buste hors de Teau, la tète inanimée renversée à droite. Au milieu, un magistrat, assis devant une petite table, dresse le procès-verbal du décès, derrière lui deux citoyens et une citoyenne. A gauche, Charlotte disparaît, conduite par des citoyens armés.
Gravure du temps, devenue rare.
MARAT ASSASSINÉ. Dessin à l'estompe sur vieux papier fil, par Bernou (non signé). Copié pour nous au
Cabinet des estampes, d'après une gravure par
exécutée d'après le tableau de Louis David. (Hauteur du dessin, Om.Sôô sur 0«,397.)
Pour cette gravure du Cabinet des Estampes, voir le carton grand in-&. Daullé. David AA.
MARAT DANS SA BAIGNOIRE, d'après David. — Grav. sur bois, impr. dans le texte des Cames célèbres^ édit. popul., signée Mariani. — Carbonneau.
Hauteur, 0",100 sur 0™,125.
NE POUVANT LE CORROMPRE ILS L'ONT ASSAS- SINÉ. — Imité de L. David. — Grav. sur bois, non signée, impr. dans le texte de Y Histoire des Montagnards^ édit. popul. (Hauteur, 0",141 sur 0",112.)
MARAT ASSASSINÉ. — Imité de L. David. — Uvis à l'encre de Chine, signé J-F . — Sur la petite caisse devant la baignoire, ces mots : Afarat. 93. (Hauteur, 0«,097 sur 0"sl20.)
MARAT TEL QU'IL ÉTAIT AU MOMENT DE SA MORT (inscription placée au-dessus). — Ne pouvant me corrompre^ ils m'ofU assassiné (autre inscription placée au-dessous).
PIÈCES HISTORIQUES. Ût9
D'un large burin, gravé sur cuivre par Copia, d'après un dessin exécuté d'après nature par Louis David.
Cette gravure, d'un puissant effet de lumière, représente Marat vu de face ; la tête, qui incline à droite, est enveloppée de manière à ne laisser apercevoir que quelques mèches de cheveux sur le front.
Aux quatre angles on lit : A Marat — Cami — du peuple — David.
Hauteur, 0'",!275 sur 0'",220.
(Le même). David, de).. Copia, sculp.
Avec une faute : « corrompe )>. — Hauteur, 0,136 sur 0'",H2, y compris les lignes.
Celle réduction, faite vers 1863, n'est donc pas de Copia, quoiqu'elle porte son nom ; il s'en faut aussi de beaucoup que ce soit une œuvre d'art.