MARAT TEL QU'IL ÉTAIT AU MOMENT DE SA MORT
Titre que nous donnons, mais qui n'existe pas au dessin original, par L. David, gravé par Copia. Ce dessin, de mêmes proportions que la gravure, était visible autrefois chez le prince Napoléon, avenue Montaigne, à Paris. En 1863, il fut exposé, avec le tableau de L. David^ représentant Marat assassiné^ au Salon de la société nationale des Beaux-Arts, 26, boulevard des Italiens.
L'AMI DU PEUPLE. Inscription dans une couronne de marguerites placée au-dessus d'un médaillon rond surmonté debanderolles, lesquelles contiennent ces mots:
« Paul Marat, né à Genève l'an il A3 y mort le 13 juillet 1793. »
Dans le médaillon, Marat en buste sur son lit de
mort, avec couronne de feuilles de cbëne sur la tête; la poitrine découveite laissa voir la plaie d'où s'échappent encore quelques gouttes de sang.
Au-dessous du médaillon une tablette sur laquelle on lit :
« U Tut l'ami du peuple, il périt sa victime. Écrivain véhément, observateur profond, Marat sut réunir par un accord eublime, L*esprit de Ju vénal et T&me de Caton. «
Dessiné d'après nature, le samedy 19 juillet 1793. — Se vend rue Poupée, chez Quéverdo, n'* 6.
Hauteur de la planche, 0",155 sur 0",110.
Ce dessin a si peu été fait d'après nature le 19 juillet 1793, que Marat le 16 était inhumé sous les arbres de l'ancien couvent des Cordeliers.
J.-P. MARAT, né à Genève en 17&3. Député à la Convention nationale de France, assassiné le 13 juillet, r<an P^ de la République.
« N9 pouvant me corrompre. Us m'ont aesassiné. •
Dessiné d'après le plâtre moulé sur nature et gravé par Vérité.
A Paris, chez Vérité, graveur, rue Jacques, 31.
Intéressante gravure d'une bonne exécution où Marat, vu de face, est représenté en buste dans sa baignoire. L'étude de la tète rappelle à la fois le masque moulé sur nature morte, et la tête esquisse du tableau de David, représentant Marat assassiné. (Hauteur totale, 0"',150 sur 0",090. — Hauteur de la planche, 0",218 sur 0'»,125).
TOMBEAU DE JEAN-PAUL MARAT, né à Boudry,
comté de Neuchâtel, en Suisse, âgé de quarante-neuf ans, représentant du peuple à la Convention nationale, assassiné à Paris le 13 juillet 1793 par la fille Corday.
Dessiné d'après nature par Pillement, gravé par Née, imprimé par Damour.
Dessiné et gravé d'après le monument élevé sur la tombe de Marat, par J.-F. Martin, sculpteur, cour des cy-devant Gordeliers.
Se vend à Paris, chez Née, graveur, rue des Francs- Citoyens, près la place Michel, n'' 127.
Description : Sur un tertre aux contours escarpés, s*élève une pyramide quadrangulaire surmontée d'une urne; sur la façade du mausolée on lit : Ici repose Marat ^ Vomi du peuple^ assassiné par les ennemis du peuple^ le i3 juillet 1793. Dans le tertre, sous le mausolée, une grotte, fermée d'une grille de fer, sert de sépulture à l'ami du peuple ; près de la grille, à droite, pierre tumulaire avec inscription. De jeunes peupliers entourent ce tombeau élevé sur une place ménagée au milieu des arbres séculaires de l'ancien couvent des Cordeliers. Des groupes de citoyens et de citoyennes rendent hommage à la mémoire de celui qui fut l'ami du peuple.
Grande et belle gravure d'une exactitude historique incontestée. Hauteur 0",203 sur 0™,320
(La même). Âvant touto lettre, et non terminée.
TOMBEAU DE MARAT. Dans le haut de l'estampe et hors ligne, on lit : K*ayant pu me corrompre^ ils m'ont assassiné. — Dans le bas, hors lignes également :
« Le il juillet i793y le corps de Marat qui avait été exposé pendant deux jours [dans le local servant d'église aux ci-devant Cordeliers) à la vénération des
sans-culottes dont il fut le défenseur imperturbable ^ a été exposé après sa pompe funèbre dans un cercueil qu'on plaça dans le caveau sur lequel on édifia un tombeau pittoresque qui se trouve placé dans le même lieu {sous les arbres du jardin des ci-devant Cordeliers) oii il instruisait ses concitoyens.
« Son cœur qui a été donné à la section des Cordeliers {qui était la sienne) dite de Marseilles et de Maraty est enfermé dans un vase qui est sur le bureau de V Assemblée de ladite section. »
A Paris, chez Villeneuve, graveur, rue Zacharie Saint-Severin, maison du Passage, n^" 72.
Descript. : C'est le même tombeau que celui qui est précédemment décrit, mais légèrement tourné de gauche à droite, laissant voir un treillis en bois qui forme une partie de clôture à hauteur d'appui. Sur le mausolée l'inscription est inexacte : Ici repose Marat assassiné par les ennemis du peuple. Sur la pierre tumulaire placé à droite de l'entrée du caveau, 6n lit : Cest du fond de ce noir souterrain que pendant sa vie orageuse Marat désignait au peuple ses amis et ses ennemis. Mort il y retourne. »
Un citoyen montre à une citoyenne le tombeau de l'ami du peuple; près d'eux un jeune enfant avec un tambour.
(Lo même). Dcssin Commande par nous à M. Bernou, et exécuté d'après la précédente gravure appartenant au cabinet des estampes de la bibliothèque nationale, carton grand în-4, Marat n* 2.
Hauteur de ce dessin 0'»,180, sur 0",1.55.