Relazioiii, Discorsi, Memoriali , Lettere, Ra
conti ed altri Scritti di vario argomento.
Paj)., cart., non coté (environ 400 pages), écriture du XVll': siècle.
Les pièces contenues dans ce Recueil sont au nombre de douze.
La VII1« est intitulée : Relatiom vem di lutta il progressa délie cérémonie et fontioni clie fvrono usate e faite nella soleimitù délia coronatione dell'imperalore Carlo F", segtiita nella città di Bologna per mano délia felice memoria di Clémente Fil", lidi 22 e 24 di febraio 1S30, si délia corona-
' Commnitairis de Clidrles-Quint publics pour la première fois. Bruxelles, 1802. In 8» de XLV et 208 pp.
tione del regno di Lombardia, solita farsi in Milano, corne anco di qtiella da farsi in Roma, etc. (Cahier de 20 feuillets.)
Cette Relation, qui paraît avoir été écrite par quelque personnage attaché à la cour pontificale, est très-circonstanciée. Nous ne saurions dire si elle est inédite.
Elle commence ainsi :
Havendo il serenissinio Carlo, re caltolico di Spagna et d'Aragona, cleito quinio rc de Romani, e Cesare felicc et augusto, nel fin delTanno 1329, determinalo venirsenc da Spagna in Ilalia pcr farsi incoronarc, per marc se ne venne a Genova,-di li a Piacenza, a l^aima, et da Parma à Boiogna.
Elle se termine par la phrase suivante :
Et dopo essere stati molli giorni, il papa verso Roma et rimpcratore verso Mantona sene andarono.
11 y est dit, au commencement, que l'empereur traita plusieurs fois avec le pape du lieu où il prendrait les deux couronnes; qu'il fut question entre eux de Rome, de Bologne, de Sienne; qu'enfin il fut résolu que ce serait à Rome, et qu'alors plusieurs cardinaux, prélats et seigneurs partirent de Bologne pour la ville éternelle, mais que, le 24 janvier, dans un conseil général {consiglio générale), la résolution fut changée et l'on décida que le couronnement aurait lieu à Bologne : ce qui obligea ceux qui avaient pris le chemin de Rome à revenir sur leurs pas.
La Relation contient cette particularité, que nous ne nous souvenons pas d'avoir vue ailleurs : « Le dimanche, 20 février, le souverain pontife fit n entendre h l'empereur qu'il ne constait encore ni à lui ni au siège aposto- » lique qu'il fût vraiment élu roi des Romains. Sur-le-champ le comte de » Nassau, grand chambellan de l'empereur, le protonotaire Caracciolo, » Andréa del Borgo, ambassadeur du roi de Hongrie, et Alexandre, secré- » taire de S. M., attestèrent, sous la foi du serment, que ce Charles, roi » d'Espagne, avait été, en leur présence, par les électeurs de l'Empire, élu » cinquième roi des Romains ' ».
' >' Alli 20 di fchraio, di domcnica , il sommo pontcficc fcoc intendcrc a Cesare clie alla sedc apostolica et alla Santilà Sua non constava ancora chc csso fusse vcramcnlc eictto re de Romani. AU'hora il conte di Nassau, cameriere niaggiore di Cesare, il prolonolario Caracciolo, Andréa del Borgo, am-
464 SUPPLFJIENT.
Franc. 679. (Acquisit. noiiv.)
149. — Recueil des Cérémonies et Pompes célébrées aux funérailles de feu monseigneur Charles deCroy, prince de Chimay, faites en l'an 1527.
In fol., pnp., cartonné , 8 feuillets, écriture du temps.
Charles de Croy, qui fut, avant le seigneur de Chièvres. gouverneur de Charles-Quint, décéda à BeaunionI, le H septembre 1527, en l'hôtel du marquis d'Arschot, son beau-fils.
Ses obsèques furent célébrées en l'église de Sainle-Monegonde, à Chimay, où il avait été inhumé, le 19 et le 20 novembre suivants.
C'est une Relation détaillée de cette cérémonie que nous avons ici. L'auteur ne s'en fait pas connaitre; voici ce qu'il dit de lui: « Et pour ce » que souvent je prcns plaisir rédiger et mettre en mémoire aucunes » choses qui sont dignes à y mettre, je m'advisay de prendre papyer, plume » et encre pour bouter en souvenance l'ordonnance et les mystères de l'ob- 1) secque et funérale dudict deffunct. »
Tous ceux qui assistaient aux obsèques sont nominativement désignés dans la Relation. Les seigneurs qui conduisaient le deuil étaient :
.Antoine de Croy, seigneur de Sempy, frère du défunt, adexlré de Robert de Croy, évèque et duc de Cambrai, cousin paternel de celui-ci;
Philippe de Croy marquis d'Arschot, comte de Porcean, de Beaumont, etc., beau-lils du défunt, adextré de Charles de Croy, évèque de Tournai, abbé d'Airiighem, cousin paternel de celui-ci;
Jacques de ('roy, fils d'Antoine, adexlré d'Eustache de Croy, évèque d'Arras.
La grand'messe fut célébrée par l'abbé de Lobbes.
Après l'offrande, frère Gérard, religieux de l'ordre de Saint-François du
bascialoro del rc dX'iigria, et Alessandro, scgrclario di esso Ccsarc, tcstificarono con giuranicnto che csso Carlo, ro di Spagna, alla lorprescnza, da gli eletlori delllniperio era stato eletto quinio rc de Romani. i<
couvent d'A\esnes. lit un sermon en deux parties. La première était consacrée aux louanges du défunt: la seconde contenait la généalogie de la maison de Croy.
Après le diner des membres de la famille au château de Chimay. frère Gérard prononça en leur présence un nouveau discours à la louange du défunt.
La Relation des cérémonies est suivie d une complainte sur la mort de Charles de Croy, où Léaulté, Honneur, Soulfissance, Puissance, Gentillesse, Amour. Vérité, Paix, et enfin l'auteur, prennent successivement la parole.
Baluze 10303.
150. — Mémoire de Henri Masson, présenté en 1571 au duc d'Albe, gouverneur des Pays-Bas, sur les moyens d'entretenir des troupes sans qu'il en coûte rien au roi d'Espagne et sans surcharger les peuples.
Petit iii-4° sur papier.
On lit, .au second feuillet de garde, que ce Mémoire a été présenté au duc d'Albe. à don Frédéric, son fils, et aux conseils d'Etat, privé et des finances, le 22 mai io7l , et qu'un Mémoire précédent sur le même sujet avait été remis au duc le 26 février de la même année.
Masson calculait que les provinces de Brabant, Gucldre, Overyssel, Frise. Hollande, Utrecht, Zélande. Flandre. Artois, Hainaut, Luxembourg, iNamur et Liège (on ne sait trop pourquoi il faisait entrer dans ses calculs ce dernier pays; contenaient 51.5 villes fermées ou ouvertes et 8,G69 villages. Sur cette base, il pioposail que chaque ville, l'une portant l'autre, fût chargée de fournir la taxe de 20 hommes, ce qui donnerait 6.260 hommes, et chaque village celle de 5 hommes, ce qui en donnerait 26,007 : en tout, 52.267 hommes. Une taxe recouvrable sur chaque ménage tenant maison ain-ait servi à procurer ce subside.
On trouve, dans le manuscrit, les objections faites par le conseil des finances au plan de Masson et ses réponses.
Franc. 376. (Acquisit. noiiv.) 151. — Campagnes de Flandres, 1691 à 1710.
In-fol., pap., rel. en veau , '227 pages, écriture du XYII^ siècle.
Ce sont des Relations françaises des campagnes des années 1691, 1692, 1693, 1694, 1093, 1696, 1697, 1702, 1703, 1708, 1710.
Franc. 1515. (Acquisit. noiiv.)
152. — Mémoires sur la guerre de Flandre occasionnée par la mort de l'empereur Charles \1, 1742 à 1748.
In-i", pap., cartonné, CiO pages.
Ce manuscrit est une copie, écrite de plusieurs mains, où les règles de l'orthographe ne sont pas toujouis respectées.
L auteur, dans sa volumineuse compilation, ne traite pas seulement de la guerre de Flandre, comme l'annonce le titre de l'ouvrage, mais il raconte aussi avec détail la guerre d'Allemagne.
Voici comment il débute :
La mort de l'empereur Charles VI, dans qui s'est éleiiKe la fameuse maison d'Auiiiclic, alluma une guerre qui embrasa presque toute l'Europe. Le traite de la pragmatique sanction fut sans elfeis. L'électeur de Bavière réclama des droits fondés sur une substitution de Ferdinand I". Le roy de Prusse, à la tète d'une armée, fit valoir les siens sur la Silcsie. Le roi de Pologne, électeur de Saxe, se joignit à eux et voulut tirer party d'un héritage sur lequel il avait des prétentions, (|ui entre particuliers auraient été fort légitimes., ayant épousé la fille ainéc de l'empereur Joseph, etc.
Il termine son ouvrage à la paix d'Aix-la-Chapelle. Ses dernières lignes sont les suivantes :
Il en coûta à la reine d'Hongrie, rimpéralrice, la Silésie, le comté de Glalz, et, pour quelque temps, en Italie les deux duchés de Parme et de Plaisance. Le roy de Prusse seul gagna à la guerre, qui fut nuisible aux autres puissances.
Siippl. latin 826.
153. — Fasti doctorales Universltatis Lovaniensis, sive Elogia virorom eruditorum qui supremum in S. dieologia titulum aliuiide Lovanium altulerunt, vel eumdem ibidem adepti sunt, ab exordio ejusdem Academiae anno 1 425 usque ad tempus presens.
In-fol., pap., dcmi-rcl. , non coté.
Ce manuscrit est un autographe de Foppens. Le premier docteur qui y figure est :
Nicolaus de JMidij, gallus, diœcesis Ambianensis, S. iheol. doctor Sorbonicus, Parisiis accitus, atque in numeriim Academicorum relatus an. 1432, die Gjunii, primus c facultate thcologica Lovanii rcetor fuit.
Le dernier inscrit, qui porte le n" 297, est :
Chrislianus Franciscus Ter Swaak, Rotcrodamo-Batavus, terlius in scholis artiuni anno 1743, in quo dein pbilosopbiam docuit. Anno 1732, die 20 junii, S. theol. licenliatus Anno 1756, die 3 augusti, S. theol. doctor renunciatus.
Suppl. franc. 3360.
i 54. — Recueil de lois et ordonnances des Comtes de Flandre (ducs de Bourgogne), du XIII^^ au XV^ siècle, en langue flamande.
In-fol., pap., couvert en bois, 90 feuillets, écriture du XV" siècle.
Des feuillets de parchemin ont été appliqués aux revers de la couverture. Sur le premier on lit : « Livinus Stimaert me ligavit in Gandavo. » Sur l'autre: « Desen bouck behoort toe Wautere Van den Foreeste, » filius Adriaens, wonende te Ghent, 153S.
>' W. Foreeste. »
Ce Recueil, qui provient probablement des Archives de la chambre des comptes de Lille, contient les pièces suivantes, que nous rangeons selon l'ordre chronologique :
L — Charte de Gui, comte de Flandre, du lundi après le dimanche des Rameaux 1296, par laquelle il octroie au commun et aux bonnes gens de la ville de Gand les lois, les kcures et les choses qui y sont spécifiées. — Fol. 4-2G.
IL — Lettres de Philippe, fils de roi de France, duc de Bourgogne, et de Marguerite, son épouse, données à Tournai le 8 décembre 158a, par lesquelles ils pardonnent les offenses que les Gantois ont commises envers eux, et statuent sur différentes requêtes que ceux-ci leur ont présentées. — Fol. 63-68.
IlL — Lettres de Philippe, duc de Bourgogne, etc., données à Bruges le !2S août 1401 (?), par lesquelles il approuve une ordonnance faite par les doyens des métiers de la ville de Gand pour la création du doyen (grand doyen). — Fol. 92-93.
IV. — Lettres de Jean, duc de Bourgogne, données à Courtrai le 31 août 1408, par lesquelles il commet Danckaert dOegerlande, son conseiller et bailli de Gand, et Jean Le Chien, son châtelain de Bèvre, pour se transporter en divers quartiers du pays de Flandre, et s'y enquérir de la part
que ceux-ci doivent supporter clans les aides que les quatre membres lui accordent. {En franc.) — Fol. 74 v^-TG.
V. — Pièces concernant les opérations de ces commissaires. — Fol. 76-91.
VI. — Lettres de Philippe le Bon, duc de Bourgogne, données à Gand le 22 février {lauivmaend) 1452. contenant les privilèges accordés par lui aux cinquante-trois métiers de la ville de Gand. — Fol. 27-29.
VII. « Dit es een register omme gheredelic te wetene zo welken tydo dat cost, last ofte subvencien commen op t'ghemeene land van Vlaendren; lioe men die taxeren ende omme selten sal op elke port ende elke casselrie, ende hoe vêle elc ghelden zal in elc hondert pond parisis : welken tax ghegrosseert ende ghetrocken es huten originalen beseghelden brieven die ghemaect waren t'Oudenborch by zekeren commissarissen van ons glieduchs heeren weghe den hertoghe van Bourgoingnen , grave van Vlaenderen. ende van der vier leden weghe, in de maenden van ougst ende van september int jaer Ons Heeren als men screef M. CCCC ende achte. » —
On trouve encore dans ce manuscrit plusieurs documents non datés :
VIII. — « Dit zyn de peregreniaigen die ghecostumeert es (by schepenen chesteldt'. » — Fol. 1-3.
IX. — Déclaration des droits et coutumes concernant les fiefs. — Fol. 30-
X. Notices de faits arrivés dans la ville de Gand. — Fol. 68 ^-72.
3117 franc. (Acquisit. nouv.)
155. — Recueil de trente-sept Chartes de Tournai, de 1269 à 1353.
Grand in-fol.
Ce ne sont pas des chartes qu'il y a dans ce Recueil; ce sont des actes de ventes et autres passés devant les échcvins de Tournai et qu'on a collés sur de grands feuillets de parchemin.
3339 Lat.
156. — Différentes pièces relatives aux affaires d'entre les llois de France et les Ducs de Bourgogne dans le X\ ^^ siècle.
Ces pièces forment un cahier en parchemin de 13 feuillets placé à la fin du volume, lequel contient diverses lettres et traités en latin.
En tète du cahier il est écrit : « Ce sont lettres apportées par nionsei- » gneur l'évcsque de Tournay, chancellier de monseigneur le duc de Bour- » gongne, et délivrées à maistre Jehan de Maroilles, conseiller d'icelui sei- » gneur et garde de ses lettres et chartes estans à Dijon, pour les mettre et .> garder avecques lesdites lettres et chartes, le xvi'= jour de juing l'an mil ■) quatre cens et vingt. »
Puis viennent les pièces suivantes :
1. — Traité fait au Ponceau,à une lieue de Melun. le mardi. 1 1 juillet 1419, entre Charles, dauphin de Viennois, et Jean, duc de Bourgogne
H. — Lettres de Charles VI données à Troyes, Ie6 avril 141 9 avant Pâques, statuant que le duc Philippe et son hoir mâle posséderont les villes, châteaux et chàtellenies de Lille, Douai et Orchies comme les ont possédés les ducs Philippe et Jean de Bourgogne.
111. — Lettres de Charles VL de la même date, qui confirment, en faveur du duc Philippe et de la duchesse sa femme, le transport des châteaux, villes et chàtellenies dePéronne, Roye et Montdidier qu'il leur a fait par des lettres du mois d'août 1418, jusqu'au payement de 120,000 écus stipulé pour la dot de la duchesse.
IV'. — Lettres de Charles VI données à Troyes, le 6 mai 1420, par lesquelles il déclare que les patronages et collations de bénéfices es villes et chàtellenies de Péronne, Hoye et .Montdidier appartiendront au duc et à la duchesse de Bourgogne.
V. — Lettres de Charles VI données à Troyes, le 9 mai 1420,qui adjugent au duc Philippe les pays, terres, rentes, revenus et autres biens meubles et immeubles, appartenants aux rebelles et désobéissants du roi, qui sont situés dans les Etats du duc.
SLPPLEMErST. 471
M — Lettres de Charles VI données à Troyes, le 12 mai i420, qui conlirmcnt le don, prcccdomment fait par lui au duc de Bourgogne, de Ihôtel du feu comte d'Armagnac situé à Paris, près de l'église des Bons-Enfants.
VU. — Lettres de Henri, roi d'Angleterre, hoir de France et seigneur d'Irlande, données à Troyes, le 21 mai 1420, contenant les articles du traité fait entre lui et le roi de France au sujet de la succession de ce royaume et du douaire de madame Catherine.
Au bas de ces copies est le reçu original de Jean de Maroilles du 22 juin
Espag. 318. (Acquisit. nouv.)
157. — Recueil de 127 lettres originales de Papes, Rois, Princes, Généraux et autres grands personnages.
Ces lettres sont adressées, pour la plupart, à Ferdinand le Catholique et à la reine Isabelle, son épouse.
L'ordre des dates n'y est pas observé. La première est écrite, de Rome, à ces princes, le 2 octobre 1515, par le pape Alexandre VI; l'avant-dernière (la dernière est en caractères ottomans) au secrétaire de Ferdinand, Almazan, le 2-3 août ISOa.
Celles qui se rapportent aux Pays-Bas sont les suivantes :
L — Le 16 décembre 1495 larchiduc Philippe et Parchiduchesse Marguerite, sa sœur, écrivent aux rois catholiques quils leur envoient, pour leur dire aucunes choses, messire Jean de Salazar, seigneur de Saint- Martin , chevalier, conseiller et chambellan de lui, archiduc. — Pièce LIX.
Dans le compte de la recette générale des finances du 1<"" janvier au 31 décembre 1596, qui est conservé aux Archives départementales du Nord, on lit (fol. 168) que Salazar partit des Pa>s-Bas pour l'Espagne le l'^' novembre 1495, et qu'il y revint le 50 septembre 1496.
II. — Le 5 avril 1498 Ferdinand et Isabelle mandent. d'Alcala, à M. de Kavenstein, qu'ils envoient à l'archiduc Philippe et à l'archiduchesse son épouse, en qualité de leur andiassadeur, le commandeur Sancho de Lon-
dono . Ie(|uel ils ont chargé tle lui dire plusieurs choses {algunas cosas). — Pièce XIV.
m. — Le 8 août de la même année l'archiduc Philippe fait savoir à sa belle-sœur, Catherine d'Aragon, princesse de Galles, que l'archiduchesse sa compagne fl etichargié et est enchainte d'enff'ant. — Pièce LXXXV.
Trés-liaiilie et trcs-pnissaniL' princesse, très-cliière dame ei belle-seur, je me recommande do bon cuer à vous. Pour ce que je say et cognoy que naturellement désirez savoir et entendre de Testât , convalescence et bonnes nouvelles de ma très-cbièie et trèsaniée compaigne rarehiduehesse et de moy, je vous signiffie que, à la faehon de cestes, n)adite eompaignc et moy estions cl sommes en très-bon estât, sanclé et convalescence de noz jtersonnes, et que, par vraiz signes et Ijonne expérience, espérons que madite compaigne a enchargié et est encbainte d'enfl'anl, en tel estât et disposition que, selon cours de nature et moyennant la grâce de Dieu, elle en pourra estre délivrée en dedens trois ou quatre mois. Ce que vous signifie pour vostre csjoyssement et consolation, et afin que me veullcz ayder à louer Dieu, nosire Ci'éaleur, de la grâce qu'il nous fait, et lui prier que, par sa bonté, il veulle octroyer et permecirc que madite compaigne puist estre délivrée à joye du fruyt quelle porte. Vous priant au surplus que, pour mon csjoyssement et consolation, me veullez aussi signiflier de vostre estât et bonnes nouvelles, avec s'il est cbose que pour vous faire puisse, pour m'y employer de tout mon povoir, aydant Nostre-Seigneur, qui , très-baulle et trés-puissante princesse, très-chière (lame et belle-seur, vous ait en sa sainte et digne garde. Escript en ma ville de Bruxelles le viirjour d'aoust Pan IIH " XVIII.
PiiE, arebiduc d'Ausirice, duc de Bourgoingne, de Brabant , conte de Habsbourg, de Flandres, d'Artois, etc.
PlIE.
Nl.MAX.
A irès-haulie et irès-puisbaiile princesse ma trés-ebière dame et belle-seur la princesse de Galles.
Les espérances de Philippe le Beau se réalisèrent : le 50 novembre l'archiduchesse mil au monde une princesse qui reçut le nom d'Eléonore. C'était le premier fruit de leur union.
IV. — L'archiduc Charles, prince d'Espagne, écrit, de Malincs. le 20 octobre i508 (il n'avait alors qu'un peu plus de huit ans) au roi catholi(|ue, aiin qu'il veuille donner l'évéché de Catane au M» Pero Ruiz de la
Mota. Ce n'est pas seulement en son nom, c'est aussi en celui de l'empereur, son aïeul, qu'il fait cette demande. — Pièce XXIV.
V. — Le 2d novembre lo09 l'archiduchesse Marguerite, régente des Pays-Bas, écrit, de Bruxelles, à Ferdinand, pour l'informer que les trois infantes , Isabelle d'abord, Marie ensuite , et enfin Eléonore, ont été atteintes de la fièvre et de la petite vérole à Malines; que, malgré toutes les précautions qu'elle a prises, le prince (Charles), qui esta Bruxelles, en a été atteint à son tour, et beaucoup plus fortement que ses sœurs: qu'heureusement, grâce à Dieu et aux soins des médecins, ils sont tous quatre à peu près guéris. L'année précédente ils avaient eu la rougeole. — Pièce LXXXII.
MUY ALTO É MUY PODEROSO ReY, Ml SENOR ,
No he escrito à Vuestra Alteza de la indispusicion de los sonores mis sobrinos, el principe é las infantes, sus nieios, por no le dar parle de la congoxa c grand ciiydado que he tenido en sus dolencias. E ha seido su enfermedad fièvres é viruelas, de las quales ha avido ensta tierra muchos enfernios, y no solo ninos mas asâz mancebos. A cuya causa yo hize poner guarda é mucho reeado â los dichos senores , como era razon , porque no se les pégase la dha enfermedad. Pero no aprovechô, que la infante dofia Ysabel las tuvo la primera; e luego hize apariar las otras infantes délia, la quai, como es de mayor conpiession , passé mas ligeramente la enfermedad. E dentro de diez dias las tuvo la infante dofia .Maria, e luego la infante dona Leonor; y como es mas ticrna, estovo en asàz peligro, porque tuvo las lièvres coiitinas mas de ocho dias. E esiando las infantes en Malinas e el principe aqui en Bruxelles, al quai ya hazia mucho guardar, pero tan poco aprovechô que tubo mayores fièvres é viruelas que ninguna de las infantes. Créa Vuestra Alteza que yo he avido grandissima pcna é cuydado en los tener lodos eiifermos, considerando quanto pende de su salud : pero, con la nyuda de î\. S. y grand solicitud de los médicos , cslàii câsi sanos e fuera de todo peligro, é yo, como es razon , no poco ufana, porque del sarampion que tuviéron el ano pasado é desia enfermedad quedan sin peligro e sin lision en sus pcrsonns. Por lo quai yo do infinitas gracias â ÎV. S. y à su gloriosa madrc, â los quales ruego que los quiera guardar é prosporar por largos liempos, é con ellos la muy real persona c estado de Vuestra Alteza. En Bruxelles, XXV de novienhre de quinientos é nueve.
De V. A. muy humilde y ohediente hija, que sus reaies manos besa,
Marguerite.
Al muv alto é muy poderoso principe el I\e\, mi senor.