‹ La bienheureuse Thérese de l'Enfant-Jésus (volume 2)Chapitre 90 sur 115 · L. RAYNAUD, oncle de l’enfani · texte numérisé non relu

L. RAYNAUD, oncle de l’enfani

Mme MoNEsTIer, {ante de l’enfant, qui était présente lorsque la petite Juliette mourante revint à la vie et prononça ces paroles : « Sœur Thérèse de VEnfant-Jésus m'a guérie ! »

Mme Pons-LAVABRE, également témoin.

Mne Marius SoMPAYRAC, qui assista à la visite du docteur, le 16 janvier, lorsqu'il déclara l’enfant sauvée et assura qu'il y avait là une guérison miraculeuse.

Félicien EXAUDE, chanoine honoraire, curé-doyen de Saint-Louis (Gette).

+ Cachet de la paroisse.

Suit le certificat médical reconnaissant la guérison. En septembre 1922, la santé de la petite Juliette se maintenait excellente. |

Guérison subite d’un ulcère de l’estomac et de phlébite, chez une jeune femme veuve de guerre.

LETTRE DE Ms CHAUVIN, ÉVÊQUE D'ÉVREUX À LA MÈRE PRIEURE DU CARMEL DE LISIEUX

22 novembre 1921.

MA RÉVÉRENDE MÈRE

Je suis heureux de vous envoyer sous ce pli le récit d’une guérison miraculeuse obtenue par l’intercession de Sœur Thérèse. Je sais que le médecin qui a soigné la miraculée avant et après la guérison prépare un rapport, lequel devra vous être adressé.

Daignez agréer, etc...

f CONSTANTIN,

Evêque d'Evreux.

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540 La Bienheureuse Thérèse de l’Enfant-Jésus.

LETTRE DE M, LE CURÉ DE NOTRE-DAME DU HAMEL À Me L'ÉVÉQUE D'ÉVREUX

Le 5 octobre 1921.

MoONSEIGNEUR,

Je dois mettre Votre Grandeur au courant d’une très belle guérison, survenue le jeudi 29 septembre dernier, vers 5 h. % du soir, dans ma. paroisse, et attribuée sans nul doute à l’intercession de la Vénérable Thérèse de l’Enfant-Jésus.

Mne Blanche Labbé, 31 ans, veuve de guerre et mère d’une petite fille de trois ans, souffrait depuis six ans d’un ulcère d’estomac. Son

père était mort du même mal à 34 ans... Or, cette dame dut définitive-.

ment s’aliter le 29 juin dernier. Pendant quinze jours, traitement à la glace ; le mal se détermine : l’ulcère était devenu tumeur ; impossible

de supporter des aliments, pas le moindre sommeil pendant trois mois,

souffrances épouvantables de jour et de nuit, que la morphine (au moins deux piqûres par jour) ne faisait qu’atténuer ; dans le début, selles de sang digéré indiquant nettement la nature du mal, vomissements de sang digéré, répandant une odeur fétide; puis arrêt de toutes les fonctions; phlébite de la jambe gauche par suite de la compression du cœur par la tumeur... J’abrège, ne voulant pas prendre la place du médecin. La malade avait dû être administrée dans le courant du premier mois ; son esprit restait parfaitement lucide, elle supportait son mal avec un grand courage et pouvait, grâce à Dieu, communier presque tous les jours.

Le vendredi 23 septembre, je commence avec elle et sa sœur une neuvaine à Sr Thérèse de l’Enfant-Jésus.

Le 27, le docteur revient, constate que l’estomac, jusque-là dur comme un caillou, s’est déballonné sous l’influence d’un collodion, et il peut se rendre compte que la tumeur, large comme les deux maïns, gagne l’abdomen. Il part en disant à la sœur de la malade : « Il n’y a plus d’espoir, et il faut s’attendre à un dénouement rapide. »

Le jeudi 29 septembre au matin, veille de l'anniversaire de la mort de Sœur Thérèse, je fais appliquer sur le mal une relique de la Servante de Dieu. Cette journée fut la plus dure de toutes. Le soir, vers 4 h %, je fais à ma paroiïssienne ma visite habituelle. Elle se trouvait mal à chaque instant. Craïgnant de perdre connaissance, elle réclame une piqûre de

morphine ; c'était la troisième de la journée. La piqüre'est faite et je me

dirige vers la porte lorsque je l’entends crier : « Mais, qu'est-ce qui se passe ? » Je me retourne et vois la malade assise dans son lit, chose qu’il

lui eût été impossible de faire l’instant d’auparavant. Elle me dit : «Je .

ne souffre plus, je suis guérie. » Je lui réponds : « C’est un instant de délire qui vous fait parler de la sorte, restez couchée. — Non, M. le Curé, je ne délire pas, je vais me lever.

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Pluie de Roses. 541

— Ne le faites pas, priez et attendez. Je reviendrai dans une heure et nous verrons. »

. Je partis alors, recommandant à sa sœur de ne parler du fait à qui que ce soit. Il était environ 5 h. %.

Lorsque je revins une heure après, la malade me répéta :

« Je ne souffre plus, je suis guérie..

— Et votre jambe ?

— Je n’en souffre plus du tout.

— S'il en est ainsi, répondis-je très ému, levez-vous et marchez. » Elle se leva aussitôt et marcha devant moi, elle qui ne l'avait pu faire depuis trois mois.

« Maintenant, il faut lui donner à manger », ajoutai-je.

Et elle mangea de grand appétit une grosse soupe aux pommes de terre, un œuf avec du pain et des confitures.

Le lendemain, la guérison me fut confirmée par sa sœur. Sous l’influence de l’émotion et plus encore de la reconnaissance, le sommeil n’était venu qu’à minuit, mais un bon sommeil réparateur. Je fis téléphoner au médecin d’urgence, il était parti pour ne revenir que dans la soirée. Nous lui brûlâmes la politesse et à 1 heure de l’après-midi nous partions pour Lisieux, en auto, remercier Sœur Thérèse. La malade, qui nageait dans ses habits et dans ses souliers, gagna la voiture seule, et les 90 kilomètres de trajet aller et retour ne la fatiguèrent pas. Le médecin arriva comme nous rentrions. C’est l’ex-malade qui alla le recevoir. Stupéfaction !.…

A l’examen très minutieux, toute trace du mal avait disparu.

Le cas m’a.paru très intéressant, Monseigneur, voilà pourquoi j’ai cru devoir le soumettre à Votre Grandeur. M: Poussin de la Barre, médecin traitant, prépare son rapport.

Veuillez agréer, Monseigneur, etc...

F. BAUDIN, Curé de Notre-Dame du Hamel (Êure).

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