‹ La bienheureuse Thérese de l'Enfant-Jésus (volume 2)Chapitre 92 sur 115 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Qu'il s'agisse d'un ulcère ou d’un néoplasme de l’estomac, il n’en reste pas moins vrai qu’au point de vue médical, la guérison immédiate et la disparition instantanée de tous les symptômes constatés restent inexplicables.

N.-D. du Hamel, le 25 octobre 1921.

Dr Poussin.

Mwe Labbé écrivait au Carmel, le 5 novembre 1922 :

« Ma santé, depuis ma guérison, est toujours excellente, aussi ma reconnaissance grandit chaque jour envers la Vénérable petite Sœur Thérèse. »

Sont joints au dossier de nombreux témoignages recueillis par M. le Curé de Notre-Dame du Hamel. «

« Le regard de Sœur Thérèse se portait tour à tour sur ma mère et sur moi. »

Nancy (Meurthe-et-Moselle), 43 décembre 1921.

Ma femme, Mne Chéry, née Anne Maurice, fut atteinte, il y a plusieurs années, d’une hernie ombilicale, qui dégénéra en hernie étranglée, opérée en 1912.

Au mois de mai 1921, à la suite d’une violente bronchite, une pérites nite et deux éventrations se déclarèrent.

Le vendredi 13 mai, mon épouse fut administrée, le médecin ne conservant plus aucun espoir; aussi la surprise de ce dernier ne peut se rendre, lorsque le jour de la Pentecôte, c’est-à-dire 48 heures après sa précédente visite, il retrouva la malade assise sur son lit et toute souriante.

La petite sainte de Lisieux avait eu pitié de notre douleur. Dans la nuit du 14 au 15, alors que nous étions tous réunis avec des amis autour de notre chère mourante dont nous attendions la fin, ma fille aînée (19 ans) fut tout à coup favorisée d’une vision de Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus. Notre enfant parut en extase, et nous la vimes soudain, transportée à genoux de la chaise-longue où elle reposait, jusqu’auprès du lit de sa mère. Sœur Thérèse se tenait au-dessus, et de ses mains tombaïent lentement deux pétales de rose. Nous n’eûmes pas le bonheur de jouir de l'apparition, mais nous comprîmes sa présence à l'attitude de ma fille Julia, et à la conversation qu’elle entreprit avec la sainte. :

Au même moment, ma femme ressentit un grand bien-être et l’abdo-

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men se dégonfla instantanément pour revenir à la normale. Dès lors, la malade recommença à s’alimenter, ce qu’elle ne pouvait plus faire depuis quelques jours.

Il était exactement 2 h. 10 du matin quand cette guérison merveilleuse se produisit et, à cette même heure, plusieurs personnes de nos amis qui habitent des quartiers différents de la ville furent réveillés, se demandant ce qui se passait dans la famille Chéry ; parmi elles on peut citer la religieuse qui venait soigner ma femme dans la journée, Sœur Adonia, des Servantes du S.-C. de Jésus.

Nous attribuons avec une reconnaissance émue ce miracle à Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus, en laquelle Mr° Chéry a la plus vive confiance, et dont elle portait la relique. Depuis longtemps, elle s’efforçait de propager la dévotion de l’aimable sainte qui se plut, en retour, à descendre vers elle au moment de l’épreuve.

Ce récit est certifié exact dans les moindres détails par les témoins soussignés :

Edmond CHÉRY,

A. CHÉRY, la miraculée.

Julia CHÉRY, sa fille, M.-L. CHÉRY, idem.

RÉCIT DE Mie JULIA CHÉRY SUR L'APPARITION

Dans la nuit du 14 et 15 mai 1921, je venais de réciter les prières des agonisants avec ies personnes qui entouraient ma pauvre mère, quand, me sentant très fatiguée, je m’étendis sur une chaïse-longue, à trois mètres du lit. :

Après dix minutes de silence, je formulai mentalement cette invocation : « Petite Sœur Thérèse, vous qui avez promis de faire tomber du ciel une « Pluie de roses », effeuillez seulement un pétale sur notre famille ! » Puis je fis intérieurement le vœu si, plus tard, je devenais mère, d'offrir au Seigneur mon premier fils comme missionnaire.

À ce moment, j’eus l'impression que quelqu'un me soulevait, et l’instant d’après, je me trouvais à côté du lit de maman, ayant été, comme

.malgré moi, transportée à genoux. Alors j’aperçus Sœur Thérèse, vêtue d’un manteau blanc, et comme environnée de nuages. Elle étendait sur moi ses mains en un geste de protection, et de chacune d’elles tombait un pétale de rose. Je lui posai plusieurs questions et elle voulut bien yÿ répondre par des signes. Son regard se portait tour à tour sur ma mère et sur moi, avec un sourire ineffable qui restera à jamais gravé dans ma mémoire. Une telle beauté n’est pas de la terre. Avant de s’éloigner, la petite sainte me dit : « Priez toujours bien. » Et dès que ces paroles furent prononcées, elle disparut.

Je demeurai alors immobile. Tous les assistants pleuraient d'émotion.

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Ils n’avaient pas joui de l'apparition, mais l’avaient devinée. « Sœur Thérèse devait être bien belle, me dirent-ils, quelque chose de son reflet céleste se lisait sur votre visage. »

J'aurais aimé garder pour moi seule le souvenir de ces grâces si douces, craignant d’en altérer le charme, mais je cède au désir que l’on m'a exprimé de les faire connaître pour la gloire de Sœur Thérèse.

Julia CHÉRY

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