‹ La bienheureuse Thérese de l'Enfant-Jésus (volume 2)Chapitre 93 sur 115 · ATTESTATIONS DE PLUSIEURS TÉMOINS · texte numérisé non relu

ATTESTATIONS DE PLUSIEURS TÉMOINS

Je soussignée, Louise-Félicie Fieliep, déclare connaître Mme Chéry depuis de longues années et avoir assisté, dans la nuit du 14 au 15 mai 1921, à sa guérison merveilleuse, véritable résurrection. Son état était désespéré et, dans la soirée du 14, elle se trouvait à l’agonie. Cette grâce est due à l’intercession de Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus en qui la malade avait la plus grande confiance.

Félicie FIELIEP.

Je soussignée, Madeleine Joly, certifie avoir constaté que, le 14 mai 1921, Me Chéry était à toute extrémité et que, dans la nuit suivante, vers deux heures du matin, elle a été guérie d’une façon subite, alors que toute sa famille priait autour d’elle, et que l’on invoquait Sr Thérèse de l’Enfant- Jésus.

Fait à Griscourt (Meurthe-et-Moselle), le 17 décembre 1921

M. Jozx.

(Signature légalisée à la mairie.)

Je soussignée, déciare avoir gardé, dans la nuit du 14 au 15 mai, Me Chéry, qui, la veille, avait reçu les derniers Sacrements, car elie était désespérée.

Vers deux heures du matin, alors que parents et amis se trouvaient en prières autour d'elle, elle fut subitement guérie, au moment où l’aînée de ses filles était favorisée d’une vision de Sœur Thérèse de l’Enfant- Jésus.

Fait à Nancy, le 8 décembre 1921. C. C.

Suivent le certificat du docteur Hypollitte, et le témoignage de M. l’abbé Brice, vicaire à la basilique de Saint-Epvre, de Nancy, consfatant la guérison. Ce dernier certifie avec admiration que les 13 et 14 mai, l'état de la malade était désespéré, mais que le dimanche 15 mai, l'ayant visitée vers midi, il la trouva guérie.

Me Chéry s’est maintenue depuis en parfaîte santé, et le récit des événements, tels qu'ils sont relatés plus haut, correspond exactement à la version des témoins dès le premier jour.

Une lettre d'octobre 1922 confirme la persévérance de cette guérison.

Pluie de Roses. 549

Guérison subite de tuberculose pulmonaire.

RÉCIT DE/M, L'ABBÉ BÉNARD, Curé d’Auberville-la-Manuel (Seine-Inférieure).

La guérison de Mne Baray, survenue le 21 février, a causé dans notre région une surprise et une émotion considérables. Tout en nous réjouissant, nous avons cru devoir pendant deux mois garder le silence par prudence. Nous croyons aujourd’hui, pour la gloire de Dieu et de sa Servante et pour le bien des âmes, devoir faire cesser cette réserve en publiant une relation des faits. Les amis et les protégés de Sr Thérèse de l’Enfant-Jésus, si nombreux, se réjouiront avec nous; ils feront monter vers le Seigneur de plus ferventes prières pour obtenir sa Béatification et nous aideront à lui exprimer notre reconnaissance.

Née à Auberville-la-Manuel, le 10 novembre 1883, Mne Baray a toujours été d’une santé déiicate. En 1907, après une bronchite qui devint chronique et se compliqua de laryngite, elle resta affligée d’une forte toux qui, matin et soir, la fatiguait extrêmement.

De plus, très sensible au froid, elle avait souvent, pendant l’hiver, la voix si couverte qu’on l’entendait à peine parler. Elle faisait de la tuberculose dans le poumon gauche et son état demeura bien pénible jusqu’en mai 1921. Alors, survint une aggravation du mal qui se traduisit par un affaiblissement très accentué : en un mois. elle avait perdu sept kilos. Bientôt, elle tomba complètement malade et la fièvre ne la quitta plus : vers la fin de l’année elle se maïintint habituellement entre 39° et 40. Le Dr Gayet, qui lui donnait des soins, paraissait très inquiet.

Au début de janvier 1922, elle dut renoncer à se lever ; la température s’abaissa subitement au-dessous de la normale, entraînant de fréquentes crises de faiblesse qui se prolongeaient pendant des heures entières et la jetaient dans un profond abattement.

Au mois d'octobre 1920, j'avais prêté à la malade et à sa mère, également souffrante, la Vie de Sœur Thérèse. Elles eurent grande confiance, et depuis cette date la mère ne cessa de prier et d’invoquer la chère petite sainte pour sa fille. Sans jamais se décourager elle lui adressait prières sur prières, et lui avait promis une offrande pour son monastère, si elle était exaucée. Sur son inspiration, le 30 janvier, toute la famille fit une neuvaine, à la fin de laquelle je dis la messe et communiai la malade ; mais elle n’eut aucun succès. Je conseillai à la famille d’insister au lendemain de la fête de Notre-Dame de Lourdes et d’en commencer une seconde, ce qui fut fait le 13 février ; mais le 21, jour de la clôture, la malade parut plus atteinte que jamais. A 7 heures du matin, elle fut prise

d’une syncope très grave qui dura plus de 2 heures et à la suite de laquelle elle perdit la vue ; jusqu’à 3 heures de l’après-midi elle souffrit terriblement, perdant souvent connaissance. Le docteur appelé arriva vers 11 heures et trouva la situation très dangereuse. A 3 heures, le mal empira ; la malade fut saisie tout à coup de souffrances excessives, sortes d’étouffements violents, pendant lesquels elle avait la sensation de sentir tout son corps se recroqueviller. Je suivais la malade de près, craignant une issue fatale. Je suis venu quatre fois au cours de la journée. Vers 4 h. %,, la trouvant plus mal, je lui proposai de lui apporter la sainte communion, ce qu’elle accepta avec joie, puis, je lui donnai l’Extrême- Onction : elle fit, avec un grand courage et à plusieurs reprises, sans même y être exhortée, le sacrifice de sa vie, gémissant seulement sur le sort de sa mère qu'elle laissait ici-bas, malade. Je lui avais fait baiser un crucifix acheté à Lourdes il y a dix ans, et qui avait été indulgencié par le saint pape Pie X, lors d’un pèlerinage que je fis à Rome, en 1913. Elle me demanda la faveur de le garder pour mourir. J’accédai volontiers à sa demande et la quittai, craignant bien de ne pas la retrouver en vie le lendemain.

Quelques instants après, s’accomplissait la scène touchante que je laisse l'heureuse miraculée raconter elle-même.

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