‹ La bienheureuse Thérese de l'Enfant-Jésus (volume 2)Chapitre 94 sur 115 · RELATION DE LA MIRACULÉE · texte numérisé non relu

RELATION DE LA MIRACULÉE

Je me rendais bien compte que j'allais mourir et j'étais bien résignée à faire à Dieu le sacrifice de ma vie. C’est dans ces dispositions que j'aperçus tout à coup devant moi Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus, tenant dans ses bras, contre sa poitrine, un crucifix ; elle n’avait pas de fleurs comme on la représente habituellement sur les images. Avec une douce bonté, elle engagea la conversation :

« Vous avez beaucoup soufjert et vous voilà bien malade, me dit-elle,

mais vous avez une grande foi ! Votre mari, je le sais, ne pense pas comme vous...

— Non, malheureusement, répondis-je, il ne croit pas à la relision.

— Il croira et deviendra bon chrétien. »

Elle ajouta : « Je voudrais un sacrifice de votre part, une petite aumône pour les pauvres.

— Oh ! bien volontiers. »

Alors, Sœur Thérèse me présenta son crucifix que je baisai avec ferveur. Je tenais dans ma maïn le crucifix que m'avait laissé M. le Curé et ’étendis vers elle la main pour le lui faire baiser. Les témoins de ce geste, fait dans le vide, voulurent me > prendre cette main pour porter la croix à mes lèvres

Non, ne m'arrêtez pas, m'écriai-je, c’est pour le donner à baiser à Sœur Thérèse. »

Je ne m'attendais pas à ce qui allait suivre : à être guérie ! Dans ma

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