‹ La bienheureuse Thérese de l'Enfant-Jésus (volume 2)Chapitre 95 sur 115 · CP TPE CON PT NET PES · texte numérisé non relu

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FE Pluie de Roses. 551

joie de me sentir aidée à mourir par Sœur Thérèse, je dis, quand elle fut penchée pour baiser mon crucifix :

« Oh : quel bonheur, maintenant je puis aller avec lui. »

À ce momeni, la pelite sainte s’avança vers moi et me toucha le front par deux fois, en m'annonçant ma guérison. Mais je trouvais cela trop beau, je ne méritais pas tant de bonheur et je lui dis :

« Ma mère vous a si bien priée que c’est à elle que je doi cette grâce. Oh ! merci. Merci! »

Et se très grand mes bras, je m’écriai encore pendant que disparaissait la vision : « Merci, Sœur Thérèse ! »

Aussitôt alors, je me suis assise sur mon lit et ma mère me demanda : Tu étais avec Sœur Thérèse ?

(Ils avaient entendu toutes mes réponses.)

— Oui, lui ai-je dit, et maintenant je suis guérie. »

En effet, je l’étais entièrement, je ne soufirais plus. Jugez de la joie : de toute la famille. J’ai voulu sans attendre faire partager notre bonheur à M. le Curé, et mon mari alla le chercher pour qu'il puisse constater par lui-même le grand miracle qui venait de se produire dans notre pauvre et simpie demeure. Ah ! que c'était beau et touchant ! Nous avons prononcé tous ensemble un acte de remerciement ; je ne saurais exprimer notre bonheur : nos âmes débordaient de reconnaissance. Et notre joie est d’autant plus complète que ce bienfait a opéré deux conversions : celle de mon mari et celle d’un oncle qui était présent à ma guérison. Ai-je besoin de dire que nous aurons toujours grande confiance en Sœur Thérèse ?

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