‹ La bienheureuse Thérese de l'Enfant-Jésus (volume 2)Chapitre 96 sur 115 · LES TÉMOIGNAGES · texte numérisé non relu

LES TÉMOIGNAGES

Le récit complet de cette guérison a été envoyé en reconnaissance à Lisieux. Il était accompagné des signatures de tous les membres de la famille, jointes à leurs observations personnelles.

M. Eugène Baray, croix de guerre, médaille militaire, mari de la privilégiée, certifie avoir entendu plusieurs fois le Dr Gayet lui confirmer l'extrême gravité de l’état de sa femme et le danger de mort imminent , pendant ses crises de faiblesse.

Mme Tannay, une tante de la malade guérie, fait une déposition analogue.

Me Vve Gourbet, sa mère, témoigne avoir recueilli, avec d'autres personnes de la famille, les paroles adressées par la mourante à Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus pendant l’apparition. « Au début, racontet-elle, nous avions supposé une crise de délire, maïs. dans la suite, en distinguant le nom de la sainte, nous avons compris qu'il s'agissait d’une intervention surnaturelle. »

Suivent encore les noms de : Clovis Jamet, oncle, et de Mme Vre V. Martot, tante.

Un rapport circonstancié du médecin traitant, le Dr Gayet, signale les traits caractéristiques de la maladie de Mme Louise Baray :

« Tuberculose pulmonaire du sommet gauche, avec poussée aiguë, de décembre 1921 à janvier 1922. et fièvre continue à 39 et 400. F4

« Après une chute de la température au-dessous de la normale, 35 à 36°, , apparaissent, au début de 1922, des malaises ou syncopes qui vont en k s’aggravant de plus en plus Ces malaises sont de nature pithiatique : ; raideur des membres, battement rapide des paupières, etc. Au cours de la crise du 21 février 1922 qui a été la dernière et dura de 15 à 17 heures, la malade éprouvait en étoufiant l'impression d’un rétrécissement de tout l’organisme. Depuis que je soigne Me Baray, continue le médecin, elle souffrait atrocement au niveau de l’omoplate gauche, et présentait une hypersensibilité de toute la région thoracique de ce même côté. Le fait seul d’appliquer la maïn à plat sur le dos provoquait une vive douleur. De plus, elle avait des accès fréquents d’oppression, et, depuis décembre, une toux quinteuse au moindre mouvement.

« Je témoigne qu’à la fin de février la malade était debout, ne toussait plus et n’accusait aucune douleur, alors que depuis le commencement ; de janvier elle ne pouvait quitter son lit et ne savait faire un mouvement sans souffrir et sans tousser. »

Dr GAYET.

Cet acte, rédigé sur papier timbré, porte la .égalisation de la mairie.

A l'expédition des documents j’ai joint ma déclaration, confirmant et précisant les détails de la guérison.

Elle eut donc lieu le 21 février, à 5 h. 8 /4, subitement, à la suite de à lapparition de la sainte Carmélite ; la nuit, la malade put dormir ; dès f le lendemain, elle se levait quelques heures ; le surlendemain, de 11 heures jusqu’à 8 heures du soir ; et, maintenant, elle regagne chaque jour de nouvelles forces. Les souffrances et les crises de faiblesse ne l’ont pas reprise une seule fois, non plus qu’une toux quotidienne qui duraït depuis quatorze ans. J’ajouterai que le poids de la malade guérie a augmenté progressivement et rapidement depuis le jour de la guérison. Ses forces reviennent et l’heureuse privilégiée de Sœur Thérèse, sans fatigue excessive, assistait à la grand’messe et aux vêpres pour la pre- $ mière fois, le 19 mars. ;

L'événement a fait grand bruit, la confiance en Sœur Thérèse y gagnera encore chez nous, car nous sommes bien touchés de ses attentions et de sa bonté. A la céleste « Semeuse de roses » notre plus ardent merci.

Julien BÉNARD, | & Curé d’Auberville-la-Manuel. Ê

Pluie de Roses: d53

Le 11 septembre 1922, Me Baray, dont la guérison se maintient parfaite, vint s’agenouiller avec reconnaissance sur la tombe de la Bienheureuse, au retour d’un pèlerinage à Lourdes.

« Je suis reine au ciel. »

Florence, Italie, 46 juin 1922.

En septembre 1921, une jeune femme, mère de trois enfants, fut atteinte d’une grave maladie intérieure accompagnée de douleurs aiguës qui la réduisit à une immobilité complète, le moindre pas provoquant aussitôt un redoublement de souffrances. Les spécialistes consultés reconnurent le danger de son état, mais n’indiquèrent d’autre remède qu’une opération très douloureuse, dont l’unique résultat serait de lui conserver une vie de peine et de complète inaction.

C’est alors que, visitant la malade, je lui remis un opuscule relatif à Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus, ainsi qu’une relique, en lui conseillant de faire une neuvaine à cette puissante petite sainte. Elle commença sur-le-champ les prières, et chaque fois qu’elle les récitait, il lui semblait, m’avoua-t-elle, sentir la présence d’un être invisible qui l’entourait de sa tendre protection, et parfois même, elle se trouvait enveloppée d’un parfum de roses.

Néanmoins, les douleurs devenaient de plus en plus violentes. Un des professeurs déjà consultés fut appelé de nouveau, mais il ne sut que répéter son diagnostic précédent : il fallait d’urgence tenter une opération. Cette pénible décision redoubla la confiance de Me X. envers Sr Thérèse de l’Enfant-Jésus, et elle la conjura de venir à son secours. Or, cette même nuit, vers le matin, elle ressentit tout à coup la présence surnaturelle de sa céleste Protectrice, et bientôt, elle vit apparaître une éblouissante lumière. La petite sainte portait des roses et lui dit : « Je suis reine au ciel. » En même temps, le doux parfum des fleurs qu’elle tenait à la main remplit toute la chambre. Aussitôt les souffrances de la malade disparurent, elle se leva dès le matin, se livra pendant toute la journée à ses obligations domestiques et, le soir, fit avec ‘es siens une promenade de plus d’une heure. Il en fut de même pendant les jours qui suivirent. La semaine n’était pas écoulée qu'à la stupéfaction de tous, la privilégiée pouvait, sans l’ombre de fatigue, accompagner sa famille dans un pèlerinage exigeant une heure d’ascension en pleine montagne.

Depuis, elle ne conserve aucune trace des souffrances passées et jouit d’une excellente santé. Son cœur déborde de reconnaissance envers sa céleste Bienfaitrice.

Onorio Puai,

Chanoine de la Basilique de Saint-Laurent.

« Emile, il faut te confesser. »

Page 1