ACTE DEUXIÈME
gent comme vous, d'une bonne intelligence moyenne, ne pèsera pas lourd auprès d'un curé martyr.
Ce sont de pauvres êtres inoffensifs.
M. LEPIC
Bien! Bien! A^otre affaire est bonne.
PAUL
Oh! permettez, monsieur Lepic! Certes, votre vie, malgré ces petits dédommagements, est une vie manquée. Madame Lepic exagère. Je ne croyais pas qu'il y eût de pareilles femmes!...
M. LEPIC
Moi non plus... Elles pullulent!... Mais n'y en aurait-il qu'une, c'est moi qui l'ai.
PAUL
Ce n'est pas une maladie contagieuse.
M. LEPIC
Peut-être héréditaire.
PAUL
Oh! non. Et heureusement pour moi, d'après ce que vous dites, ce n'est pas madame Lepic que j'épouse.
M. LEPIC
Evidemment!
PAUL
C'est mademoiselle Henriette.
C'est elle que je vous ai accordée I Mais si le cœur vous dit d'emmener la mère avec la fille...
PAUL
Je vous remercie. Je ne voudrais pas manquer de respect à madame Lepic..., mais je peux bien dire qu'elle et sa fille, au point de vue physique, ne se
ressemblent pas beaucoup! (Il s'adresse à un portrait peu.lu
au mur.) Ce visage clair, ce front net, ce regard droit ce sourire aux lèvre.?...
M. LEPIC
Ces cheveux noirs 1
PAUL
Oh! magnifiques.
M. LEPIC
C'est un portrait de madame Lepic à dix-lmit ans que vous regardez là.
PAUL
Non!
M. LEPIC
Voyez la date derrière.
PAUL
18841 D'ailleurs c'est encore frappant.