‹ La biochimie et les chlorophyllesChapitre 36 sur 59 · H — CH · texte numérisé non relu

H — CH

H-- = 2H20 + — GHa — CH2-

Élément de chaîne grasse.

Ainsi, à supposer que les hydrates de carbone

soient les seules matières synthétisées à intervenir, on concevrait la formation de ces longues chaînes crasses CH* — CH* — CH« — GH^.. qui existent dans les êtres, et avec elles des graisses végétales et animales.

La filiation chimique de ces matières peut nous paraître correcte. Mais, dans le cas simple de Téquation de Baeyer, une difficulté biologique se présente : c'est qu'on fait jouer un rôle capital à une matière, l'aldéhyde formique, dont on ne peut démontrer la formation, qui certainement n'est pas visiblement, et encore moins largement^ présente dans les plantes, et de plus est un poison pour les cellules. Ce n'est qu'à une substance toujours présente et inofîensive qu'on peut attribuer avec le moins d'erreur la synthèse primitive, surtout si elle se trouve là aux premières heures de la vie verte. On ne peut soutenir comme argument sérieux que les plantes absorbent du saccharose (Bœhm) ni de la glycérine, du glycôl, de l'oxyméthylsulfite de sodium de Bokorny* :

^" -^SOîNa.

Ce dernier est un produit chimique de démons- Iration factice ; il peut, comme les autres corps, nourrir pendant quelque temps, mais n'est pas un

l.Uebersparkebildung am Formaldehvd [Deutsche bolaru Geselhch,, 1891).

A. Étard. 7

produit courant de la vie. Nous pouvons boire de Falcool, mais c'est la fécule, Talbumine et la graisse qui nous nourrissent.

A titre de document soumis à la discussion^ Grato* admet que Tacide carbonique se trouve dans la feuille en dissolution d'acide normal G (OH)*. Cet acide se polymérise :

6[C(OH)*] = G«H6(OH)«-f 602 + 6H80.

Dans ces pures réflexions on passe par la série aromatique pour arriver aux sucres. La lumière, en vertu de son pouvoir, d'ailleurs inconnu de tous, isomériserait Fhexahydrohexaphénol en glucose :

C6HM0H)« = C«Ht8 0«.

Hexahydrohexaphénol. Glucose.

Et nous revenons ainsi à la théorie de Baeyer après un détour par une voie encore moins connue. Au lieu de faire de suite un sucre, on fait d'abord une inosite sans motif.

Bach*, en 1893, aurait obtenu par la lumière en présence des sels d'uranium une réduction de l'acide carbonique. Sur ce fait, décrit dans un mémoire bien peu détaillé, s'édifie encore une théorie qui tend à faire entrer l'cJdéhyde formique

1. Gedunken ûber die Assimilation {Botan. Gesellsch.,t. X, cl892).

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