‹ La biochimie et les chlorophyllesChapitre 43 sur 59 · H OH H H OH H · texte numérisé non relu

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Bien peu d'azote fixé de même en quelque point du carottène primitif (de 1 p. 100 à 4 p. 100, teneurdes chlorophylles) en fera une chlorophylle. Le carottène, carbure rouge insoluble, optochimique

à bandes sélectives, peut être considéré comme

un des types générateurs des chlorophylles par addition d'azote chromogène et d'oxygène, plus facilement que comme un dérivé de ces dernières.

Il y a à cela des raisons qui ne sont pas tout à fait de sentiment. A Torigine, CO* vient plastifier les germes primitifs de diverses façons et les accroître selon la règle de l'espèce. Mais le carottène, étant toujours présent, fut dès le début une des règles générales des espèces. Or nous savons qu'il est un amas moléculaire où beaucoup du carbone, venant de la rupture rapide de CO* dans le tourbillon optochimique, s'est uni avec peu d'hydrogène né dans les mêmes conditions. Le carottène est très désaturé et la chimie nous apprend que ces corps désaturés, endothermiques, faits avec le secours d'une énergie étrangère^ selon les expressions de M. Berthelot, sont des réservoirs d'énergie ; ils peuvent attirer d'autres atomes. Le carottène présent tend sans cesse vers un équilibre stable et cherche plutôt à perdre sa surcharge d'énergie; sa qualité d'explosif prise dans une œuvre d'énergie violente (CO* = 0* + C), qu'à l'accroître. Il tend plutôt à devenir chlorophylle, puis graisse, puis sucre, que ces corps ne tendent à l'inverse. On conçoit une action génitrice au c€u:*ottène parce qu'il n'y a pas une seule formule à laquelle soit exclusivement dévolue cette action.

Sans doute on peut dire que les amyloïdes,

Jes graisses, les taanins, etc., à peu près saturés peuvent demander au soleil, par les bandes chlorophylliennes, de Fénerg-ie pour se désaturer, car la nature fait ce qu'elle veut. Mais on conçoit moins ces molécules, stabilisées en dehors des appels de nutrition, changer et surtout remonter à leur source. Reste à savoir si, précisément dans Tacte primitif embryonnaire protoplasmique, on constate en fait la désaturation profonde. L'expérience le prouve. Les protoplasmas, les jeunes feuilles sont riches en chlorophylles, en carottène, €t, dans la vie, les dégénérescences graisseuses et amyloïdes sont le fait de la maturité des semences qui précède la mort.

Chaque espèce de molécule est chargée d'énergie remontée lors de sa formation et ne va plus, par la suite, qu'en semant son potentiel.

En admettant le processus de synthèse où les choses débutent en formant du glucose, il faut partir de l'intervention énergétique de la lumière (G02=02+C) avec ±2H20=0*+2H^ pour aboutir à un amyloïde. Le plus simple dont on s'occupe a la formule brute d'un hvdrate de carbone :

dont j'ai développé le mécanisme de formation dans les pages précédentes.

A premier examen, il a absorbé et peut rendre la chaleur de combustion de G*. Mais il n'y a pas

que des amyloïdes, et il faudra qu'à chaque moment il se transforme par des cycles au moins aussi inconnus, en fait, que ceux dont j'ai parlé plus haut; on ne tiendra pas plus compte de Az, P, K, Mn, Na, S,... dans ces actions. Et il faudra faire de nouveaux et fréquents appels au Deus ex machina de l'énergie extérieure pour transformer le glucose en acide gras, — le caproïque.

Une profonde modification thermique ne se produira ainsi que pour atteindre la réduction en carbures saturés que j'ai trouvés dans les végétaux, en essences, en albumines, en alcaloïdes.

A. Etard. 8

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