‹ La biochimie et les chlorophyllesChapitre 48 sur 59 · oS · texte numérisé non relu

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En étendant de plus en plus avec du sulfure de carbone, les limites d'invisibilité 752 (rouge) et 531 (bleu) s'écartent; les bandes secondaires disparaissent et il ne reste à la fin qu'une bande presque linéaire dont l'axe peut être facilement précisé à X = 657. Cette bande reste unique jusqu'à sa disparition.

Loliophylle-1 C*»•H*l^AzO*^ — Dans le cas présent, il a paru convenable de traiter le résidu alcoolique brut par une solution alcaline à 1 p. 100 de potasse. Une partie se dissout dans la liqueur alcaline, mais on peut, par Téther, enlever95 grammes d'une chlorophylle n'ayant pas de fonction

1. Le zéro indique l'obscurité jusqu'au chiffre écrit. L'intensité des bandes obscures est représentée des chiffres. Par exemple le bord le plus foncé d'une bande aura son X éciit en caractères gras, les bandes très fines en italiques.

acide. Cette matière très verte se conserve bien, elle est visqueuse. Une analyse en a été faite après dessiccation à poids constant :

G = 77,4, H = 10,7, Az = 0,7, = 11,2.

Spectres, — Le rrrz de concentration de lolio-

phylle-1 ne donne pas de lumière. Le rr^ laisse

voir 0-752, à 707-601. Ombre d'axe 564.

Le

Le

Ta

Par dilution, on arrive au jj^r^z^ à ne plus voir

que la bande fondamentale réduite à son axe 664, et toujours simple. Il est à remarquer que la chlorophylle brute génératrice avait une bande limite axe 657. De ce fait, je conclus que la potasse

au — n'a pas séparé deux chlorophylles, mais a

dédoublé la première substance en fournissant une chlorophylle neutre insoluble dans Peau alcaline et un autre acide soluble dans le sulfure de carbone, Talcool et Téther. Définie par l'analyse et le spectre, je désignerai encore la chlorophylle

neutre, pour simplifier, sous le nom de loliophylle-i^ l'analyse se traduisant en formule par

C'est le titre du paragraphe. Remarquons que les chlorophylles sont fort peu azotés, à rencontre des albumines.

Mais je ne tiens pas à une exactitude illusoire. Si 0,02 d'Az, au lieu d'être de l'azote, était P ou K^ tout observateur le décompterait dans son analyse, en disant que c'est une cendre bonne à écarter et se trouvant là pour des raisons qu'on ne peut ni ne veut souvent approfondir. En décomptant de même l'azote, les valeurs significatives de la formule conduisent au rapport CH*®G^ Les chlorophylles, pas plus que le carottène, ne sont forcément azotés ; en tout cas, aucune loi ne nousoblige à le penser. Je m'efforce bien plus de relater les faits, propriétés, préparations, identifications et nombres analytiques ou optiques observés qu'à édifier des formules élevées et par suite fragiles. Bien des années s'écouleront avant qu'on possède des formules de constitution certaines sur ces matières.

Lolioph7lle-2 C2•H*^AzO^ — Après extrac-^ tion de la loliophylle-1 par l'éther, les eaux alcalines sont saturées par de l'acide sulfurique

au — en refroidissant. Il vient alors surnager

une matière très verte, presque noire, qu*on enlève encore à Téther. Ayant déjà pensé à une action de dédoublement par la potasse, j'ai entrepris divers essais sur cette matière, dont j'ai eu au début 60 grammes, soit 0,7 p. 100 des feuilles sèches employées et non loin de 0,07 p. 100 de la feuille verte. C'est à l'action du pentane que je me suis arrêté : ce véhicule précipite 5 grammes d'une matière résinoïde grenue très verte, d'un éclat rappelant les couleurs dites d'aniline.

En récapitulant la préparation, on voit que cette loliophylle-2 a passé successivement dans les dissolvants suivants : CS*, alcool, KOH, éther, s'est précipitée et reste insoluble dans le pentane. Ce sont là des caractères d'espèce certains. On sèche dans le vide à poids constant et l'analyse donne, cendres déduites :

G = 71,45-71,52. H = 8,4-8,8, Az = 3,06-3,06, = 17,1-10.6.

Cette chlorophylle à fonction acide est une des plus riches en eusote parmi celles qu'on a l'occasion de rencontrer. Son analyse se traduit en rapports moléculaires par

La loliophyUe'2 est une des matières vertes les plus exactement définies et pures qu'on puisse avojr. Son spectre dans le sulfure de carbone présente un intérêt particulier.

Concentration de ^77^7^. Le spectre est très

obscur, mais là est la condition favorable pour voir une bande nébuleuse 578 à 547 qui disparaîtra plus tard. Cela à part, voici ce que Ton voit avec les concentrations de :

WOOO 50000 400000 500000

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